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Nouvelle étude : les « conspirationnistes » sont sains ; les suiveurs des gouvernements sont fous, hostiles

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Par willsummer

Par Kevin Barrett et HSN, le 12 juillet 2013

De récentes études de la part de psychologues et sociologues aux USA et au Royaume-Uni suggèrent qu’à l’inverse des stéréotypes des médias mainstream, ceux qui sont étiquetés « conspirationnistes » apparaissent plus sains que ceux qui acceptent les versions officielles des événements.

L’étude la plus récente a été publiée le 8 juillet par les psychologues Michael J. Wood et Karen M. Douglas de l’Université de Kent (Royaume-Uni). Intitulée « What about Building 7? A social psychological study of online discussion of 9/11 conspiracy theories » (Et pour le Bâtiment 7? Une étude socio-psychologique de discussions en ligne sur les théories de la conspiration autour des attentats du 11 septembre 2001, ndt), l’étude faisait la comparaison entre les commentaires « conspirationnistes » (pro-théorie de la conspiration) et « conventionnalistes » (anti-conspiration) sur des sites web d’information.

Les auteurs ont été surpris de découvrir qu’il est maintenant plus conventionnel de laisser des commentaires soi-disant conspirationnistes que conventionnalistes: « Sur les 2174 commentaires recueillis, 1459 furent définis comme conspirationnistes et 715 comme conventionnalistes. » En d’autres termes, parmi les gens qui commentent les articles d’information, ceux qui ne croient pas aux explications gouvernementales d’événements tels que le 11 septembre ou l’assassinat de JFK dépassent en nombre ceux qui y croient par un facteur de plus de deux contre un. Ceci veut dire que ce sont les commentateurs pro-théorie de la conspiration qui expriment ce qui est reconnu comme la sagesse populaire conventionnelle, tandis que les commentateurs anti-conspiration deviennent une minorité isolée.

Peut-être parce que leurs opinions soi-disant mainstream ne représentent plus la majorité, les commentateurs anti-conspiration ont souvent témoigné de la colère et de l’hostilité: « L’étude… a démontré que les gens qui favorisaient la version officielle du 11 septembre étaient en général plus hostiles quand ils essayaient de convaincre leurs opposants. »

De plus, il s’est avéré que les gens anti-conspiration étaient non seulement plus hostiles, mais fanatiquement attachés à leurs propres théories de la conspiration. Selon eux, leur propre théorie pour le 11 septembre – une théorie de la conspiration affirmant que 19 Arabes, aucun d’entre eux ne sachant piloter un avion efficacement, ont perpétré le crime du siècle sous la direction d’un mec sous dialyse dans une caverne en Afghanistan – était indiscutablement vraie. Les soi-disants conspirationnistes, par contre, ne prétendaient pas avoir de théorie expliquant complètement les événements du 11 septembre: « Pour ceux qui pensent que le 11 septembre était une conspiration du gouvernement, l’attention ne se porte pas sur la promotion d’une théorie en particulier, mais sur le démontage de la version officielle. »

Bref, cette nouvelle étude par Wood et Douglas suggère que le stéréotype négatif du conspirationniste – un fanatique hostile scotché à la vérité de sa propre théorie personnelle marginale – décrit avec précision les gens qui défendent la version officielle du 11 septembre, pas ceux qui la contestent.

De plus, l’étude a démontré que les soi-disants conspirationnistes discutent du contexte historique (tel que voir l’assassinat de JFK comme précurseur du 11 septembre) plus que les conventionnalistes. Elle a également découvert que les soi-disants conspirationnistes n’aiment pas se faire appeler ainsi, ou « théoriciens de la conspiration ».

Ces deux découvertes sont amplifiées par le nouveau livre « Conspiracy Theory in America » (La Théorie de la Conspiration aux USA, ndt) écrit par le politologue Lance DeHaven-Smith, publié plus tôt cette année par University of Texas Press. Le Professeur DeHaven-Smith explique pourquoi les gens n’aiment pas se faire traiter de « conspirationnistes »: le terme fut inventé et fait circuler par la CIA pour critiquer et railler les gens qui demandaient des comptes sur l’assassinat de J.F. Kennedy! « La campagne de la CIA pour rendre populaire le terme « théorie de la conspiration » et l’adhésion à de telles théories la cible de railleries et d’hostilité doit, hélas, recevoir le crédit d’avoir été l’une des initiatives de propagande les plus réussies de tous les temps. »

En d’autres mots, les gens qui se servent des termes « théorie de la conspiration » et « conspirationniste » comme insulte le font comme résultante d’une conspiration réelle, largement documentée et incontestée par la CIA pour étouffer l’enquête sur l’assassinat de JFK. Cette campagne, au fait, était totalement illégale, et les agents de la CIA impliqués sont des criminels; la CIA n’a pas le droit de mener des opérations domestiques, mais enfreint régulièrement la loi pour ce faire dans des opérations domestiques allant de la propagande aux assassinats.

DeHaven-Smith explique aussi pourquoi ceux qui doutent des explications officielles de « crimes importants » sont enthousiastes pour discuter du contexte historique. Il souligne qu’un grand nombre d’affirmations de conspirations se sont avérées être fondées, et qu’il semble y avoir des liens forts entre beaucoup de « crimes de l’état contre la démocratie » encore irrésolus. Un exemple évident est le lien entre les assassinats de John F. Kennedy et son frère Robert F. Kennedy, qui ont toutes deux pavé le chemin de présidences qui ont continué la guerre du Vietnam. Selon DeHaven-Smith, nous devrions toujours discuter des « assassinats Kennedy » au pluriel, parce que les deux meurtres semblent être des aspects du même crime plus large.

La psychologue Laurie Manwell de l’Université de Guelph est d’accord pour dire que l’étiquette « théorie de la conspiration » conçue par la CIA dérange les fonctions cognitives. Elle souligne, dans un article publié dans American Behavioral Scientist (2010) que les gens qui sont anti-conspiration ne peuvent pas penser clairement à propos de tels crimes apparents contre la démocratie que le 11 septembre à cause de leur incapacité à gérer des informations en conflit avec une croyance pré-établie.

Dans le même numéro de ABS, le Professeur de l’Université de Buffalo Steven Hoffman ajoute que les gens anti-conspiration sont typiquement la proie d’une « forte tendance à la confirmation » – c’est-à-dire, ils recherchent des informations qui confirment leurs croyances pré-établies, tout en se servant de mécanismes irrationnels (tel le label « théorie de la conspiration ») pour éviter des informations conflictuelles.

L’irrationalité extrême de ceux qui s’attaquent aux « théories de la conspiration » a été aptement exposée par les Professeurs en communication Gina Husting et Martin Orr de Boise State University. Dans un article de 2007, lu par la communauté scientifique et intitulé « Dangerous Machinery: ‘Conspiracy Theorist’ as a Transpersonal Strategy of Exclusion » (Machinerie Dangereuse: ‘Conspirationniste’ comme Stratégie Transpersonnelle d’Exclusion, ndt), ils ont écrit:

« Si je vous appelle conspirationniste, cela importe peu que vous ayez réellement affirmé qu’une conspiration existe ou que vous ayez simplement soulevé un sujet que je préfèrerais éviter… En vous étiquetant ainsi, je vous exclus stratégiquement de la sphère où la parole, le débat et les conflits publics prennent place. »

 

Mais maintenant, grâce à l’Internet, les gens qui doutent des histoires officielles ne sont plus exclus de la conversation publique; la campagne de la CIA vieille de 44 ans pour étouffer le débat en utilisant la raillerie « conspirationniste » est usée jusqu’à la corde. Dans les études académiques, comme dans les commentaires des articles d’informations, les voix pro-théorie de la conspiration sont désormais plus nombreuses – et plus rationnelles – que celles qui sont anti-conspiration.

Pas étonnant que les gens anti-conspiration ressemblent de plus en plus à des cinglés hostiles et paranoïaques.

Source : presstv.ir

oulala.info

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Les méthodes de l’Empire

Les méthodes de l’Empire

Exemples du Guatemala, du Nicaragua et du Salvador

Les USA sont le plus gros consommateur des mots « liberté » et « démocratie ». C’est sans doute pourquoi il ne leur en reste plus pour les exporter avec le mode opératoire ad hoc. Les peuples doivent se contenter de l’importation (imposée) d’ersatz couleur rouge sang.

Le peuple guatémaltèque connaît bien son grand voisin du nord ( dont la population, au contraire, serait bien en peine de localiser le Guatemala sur une carte) : il a subi pendant 40 ans la tutelle « protectrice »d’un pays qui armait, entraînait et finançaient une armée nationale dont la principale tâche a été de massacrer la population. La policeet les escadrons de la mort faisaient régner l’ordre par la terreur. La moindre revendication de justice sociale, considérée comme une intolérable atteinte aux privilèges, était réprimée dans les bains de sang. Le nombre de victimes civiles, femmes et enfants compris, est estimé à 100 000. En 1982, le président Reagan, visitant le Guatemala, se félicitait de «l’engagement des dirigeants en faveur de la démocratie » tandis qu’Amnesty International comptabilisait des massacres de civils dans 60 villages.

Durant les quinze dernières années, le Salvador a été ravagé par des troubles qui ont fait 75 000 morts (sur 6,5 millions d’habitants) et conduit au déplacement d’un million de personnes. En1990, l’ONUSAL (mission d’observation de l’ONU au Salvador) qui a recueilli 22 000 plaintespour exécutions extrajudiciaires, tortures et disparitionsnotera : « 90% des actes de violence documentés ont été commis par l’armée, les forces gouvernementales de sécurité et les escadrons de la mort. » La clique sanguinaire était sponsorisée par les mêmes parrains qui oppressaient le Guatemala.

Au Nicaragua, les choses étaient différentes avec un président démocratiquement élu, respectueux de la légalité, et dont le gouvernement avait entrepris des réformes. Le puissant voisin regrettait alors à l’époque du dictateur nicaraguayen Somoza et la violence sera donc importée par des mercenaires armés par les Etats-Unis : les Contras dont on apprendra plus tard qu’ils étaient financés grâce à un trafic de cocaïne organisé par la CIA.

C’est dans ce contexte de guerres de « basse intensité » où les idées de gauche ont été éradiquées à coups de fusils, que les Etats-Unis se sont avisés de donner à leur arrière-cour une façade démocratique.

Des élections ont eu lieu au Guatemala et au Salvador. Les partis politiques qui bénéficiaient à la fois de l’argent, de l’armée, de la police, du soutien officiel des Etats-Unis et … de candidats encore vivants l’emportèrent. Le Guatemala et le Salvador étaient donc devenus des « démocraties ».

Au Nicaragua, le gouvernement légitime a organisé des élections équitables. La population meurtrie, aspirant à la paix, a entendu les menaces des États-Unis au cas où elle aurait mal voté.La gauche progressiste de Daniel Ortega a été battue. Une démocratie nationale a été remplacée par une démocratie pro États-Unis qui s’est empressée de se plier aux diktats du FMI, de liquider les acquis sociaux, de restaurer les privilèges et de faire promptement remonter la misère, l’injustice et le taux d’analphabétisme.

L’ordre règne dans le poulailler et, de plus, il paraît tout propre. Il est paré pour toute visite des docteurs ès démocraties libérales qui confondent allégrement libres marchés et peuples libres, multiplicité des médias et diversité des opinions, Diafoirus pédants qui professent que l’appropriation publique d’organes de presse ( c’est à dire leur gestion sous contrôle de la nation) est dans tous les cas attentatoire à l’objectivité tandis que leurprivatisation serait gage d’impartialité, toujours, partout et à 100 %.

Nous avons choisi ici d’évoquer trois pays d’Amérique latine dont les populations ont étédécimées par leur police et leur armée (manoeuvrées par la CIA) ou par des mercenaires aux ordres de Washington.

La place nous manque pour raconter les malheurs de bien d’autres, partout dans le monde !

Si l’on observe la situation en Amérique latine depuis cinquante ans, on est horrifié devant lapersistance des massacres des populations par les armées nationales, la police, lesofficines privées, les groupes paramilitaires, par les enlèvements, les torturesle pillage systématique des richesses au profit d’une oligarchie dont la fortune trouve refuge dans les banques US, par la misère, l’analphabétisme, la surexploitation des travailleurs, y compris les enfants, le désastreux état sanitaire. Quel pays de la région échappe à ce terrible bilan ? Cuba (depuis sa Révolution de 1959). Cuba, cible permanente decampagnes hostiles, aux États-Unis et en Europe, dans la presse libre et objective de nos grands pays riches et démocratiques. Cuba dont on veut nous faire oublier qu’elle connaissait naguère, sous la férule de Batista, les drames que vivent encore aujourd’hui nombre de ses voisins. »

            Danielle Bleitrach, Viktor Dedaj et Maxime Vivas  (Les États-Unis de mal empire)

http://diktacratie.com/les-methodes-de-lempire/

Moins, c’est mieux…

 

Chiens, médailles, et autres "méritants"…

Coffret reçu en février 1924

Si on donne une médaille à un chien pour sa bravoure, le chien ne comprend pas. Si on donne une médaille à un soldat, il pense comprendre.

Si on donne une médaille au citoyen pour sa bravoure ou son "oeuvre", ils fond.

Gaëtan Pelletier

 

 

Le petit lapin éviscéré

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Nos dirigeants choisissent pour nous de tuer davantage que de faire vivre. L’armement russe 2014 a de quoi faire frémir. Si on ajoute à tout cela le pouvoir de destruction des pays grandement armés, il y a assez d’armes "sophistiquées" pour détruire le système solaire en entier.

"Protéger son pays"? Le quel? Le colonialisme mondialiste intérieur a remplacé celui des "pays pauvres". Mais il en reste… Alors, nous voilà dans un vrille de pouvoirs armées semblables à celle du célèbre Hitler qui a réarmée l’Allemagne en secret en l’espace de trois ou quatre ans.

Nous vivons dans un hitlérisme mondialisé dans lequel toute sueur est dirigée vers la grande mer de la tuerie sous prétexte de se défendre.

Le choix de tuer est devenu plus grand que celui de faire vivre. Nos impôts, nos taxes, sont engouffrés dans les "secrets d’État" dans lesquels s’amusent quelques dirigeants  pour le "bien du peuple", dans une stratégie fumeuse et embuée. Que voyons-nous vraiment?

Rien.

Secret d’État. Surveillance du peuple. Misérabilisme mondialisé nommé "austérité". Tout cela coiffé de discours et de mensonges sirupeux par les marionnettes qui ont perdu tout pouvoir.

Dommage! Grand dommage! Que tous les citoyens soient victimes d’une petite flopée au pouvoir. Dommage que l’on enterre l’âme et le coeur dans une infinie  course à l’armement.  L’Homme, avec une grande H, est cet outil pensant  fort utile pour une bande de psychopathes semblable à celle de l’ère hitlérienne. Non seulement semblable, mais boursouflée et sous le joug des petits  Goebbels que l’on cultive sous formes de kapos dans une formule plus savante encore que le code génétique. Car il existe un code génétique social manipulé.

Autant meurtrière est ce dogme en la croissance infinie qui a terminé son cycle en 2008 : les charognards de Wall-Street ne sont pas près de s’éteindre. La larve humaine rêve. Et la vente des rêves est un cadeau de tous les Noël à venir. Un futur de "moi" ne peut même pas exister sans le futur du "nous".

Nous sommes tous soldats d’un monde. Besoin de vivre! Besoin de manger! Besoin (sic) de consommer. "Besoin" de remplir le vide des éviscérés que nous sommes devenus. Mais avant tout, besoin d’idoles et de modèles, de pouvoir, et de remplissage de "moi" pour suppléer à notre ignorance de vouloir nous connaître dans notre différence et dans nos mutualités.

Voilà la somme des armement de la Russie. Voilà un aperçu de ce que nous sommes vraiment: un lapin éviscéré. Dire que l’on parle d’humanisme dans un monde où les poètes n’ont pas une seule ligne, les intellectuels un seul mot pour "changer" le monde.

Nous ne sommes qu’une proie pour les chasseurs de pouvoir, les chasseurs de richesses.

Nous y laissons notre peau.

Chez les tribus primitives, ils se font des animaux une nourriture en sachant qu’ils arrachent la vie à la Vie.

Dans un monde moderne, on bouffe tout pour le plaisir de la chasse égotique.

http://gaetanpelletier.wordpress.com/2013/11/07/la-capiteuse-histoire-de-loutil-pensant/

http://gaetanpelletier.wordpress.com/2013/10/11/nous-ne-sommes-rien-si-nous-ne-sommes-pas-tous/

Courez! Les zombies arrivent lentement

zombie

J’étais en train de me tricoter une paire de bas pour essayer d’enrayer le fléau des importations chinoises, assis devant la télé. La méthode n’est pas efficace, mais comme en tout, on ne tricote que son être en ce  (vraiment) bas monde.

Une paire de bas tricotée, ça n’a plus de valeur. L’artisan est "avaleur" avalé par la machinerie lourde des industries lustrées qui bouffent des Charlie Chaplin. Personne ne l’a remarqué, mais tricoter ou tirer des doigts des grains de chapelets, c’est quasiment pareil: le cerveau se met en mode de méditation transcendantale. Le chapelet, le tricot, le OM, c’est du même acabit: on devient sourd au vacarme de l’esprit, ce petit cheval affolé qui coure de désirs en désirs. Et quand il en a plein le QI, il désire ne plus rien avoir.

Je me suis découvert une nouvelle manie: regarder les infos de France. Tout est pareil à "ici", au Québec. Sauf que les visages changent. Ce soir-là, j’étais rendu au talon du bas, là ou le bât blesse quand on le rate, quand est apparu un certain Manuel Valls. Quand on lui a posé une question, le cerveau de M. Valls s’est mis en mode zombie. Il pensait au ralenti… Ou en "slow motion". Comme s’il tricotait avec des charpentes d’acier, enlisé dans son discours, tentant de ne pas répondre à la question que par des réponses "collatérales". On a rien su…

C’est pareil au Canada: on ne sait rien. Nous sommes menés, malmenés, mal menés par une clique de zombies. On dirait qu’une fois au pouvoir, ils sont atteints de paralysie cérébrale. Ils articulent comme s’ils avaient une balle de foin dans la bouche. Avec ce qu’on connaît de l’Histoire, on peut maintenant les classer dans la familles des ruminants. Les vaches ont trois estomacs. Le cerveau du politicien a trois étages: alors, on comprendra que rendu au troisième il est essoufflé.

Alors, le peuple, quand arrive les élections, il se dit qu’il va se débarrasser du zombie pour élire quelqu’un de vivant, rapide, articulé. On ne lui demande surtout pas d’être un génie. Surtout pas…

C’est à ce moment-là que mon cerveau  a eu une étincelle: à force de rester sur le sofa à tricoter, en me levant, par simple effet de frottement, mes neurones ont été drôlement secoués.  J’ai eu une vision. Une énorme vision. Le système étant en majeure partie fabriqué par des compagnies : "la main invisible" d’Adam Smith, mais gantée du cuir du politicien, la belle valse des polichinelles est une merveille de camouflages. podborka_98

Le lendemain de la veille 

La vie, c’est comme une longue cuite: le lendemain, on se réveille avec une migraine à se demander pourquoi on est venu au monde. On a couru pour tous ces zombies qui nous attaquent avec leur "bonheur d’avoir", sans savoir que le "bonheur d’avoir" devrait servir au "bonheur d’être". À force de tricoter des bas, on finit par comprendre la structure des pieds qui sont nos gourouverances. 

"C’est un grand pas pour l’Humanité". Tricot, tri cons…

Compostelle avec un turbo-réacteur 

C’est assez contradictoire: l’humain est une personne qui aime la vie, lente, joyeuse, aux prises avec un zombie lent mais qui le fait courir pour à la fin n’emmagasiner que de l’avoir dans les banques.

On en vit plus, on produit. Quant tu tricotes une paire de bas, tu travailles. Quand tu réponds en trois paliers à une question, t’es  "intelligent". ON  te demande de courir, de peur que des zombies te transforment en ce qu’ils sont. Et ils réussissent.

On fait des débats sur travailleurs du sexe, et ça brasse. Le menteurs ont une certaine "morale".  On nous fait grassement chier avec la morale. Une putain au coin d’une rue ou un politicien au coin d’un pays, c’est pas loin du pareil au même. On a qu’à organiser un concours de la meilleure putain du monde.

C’est la reine d’Angleterre: elle vit dans un château, elle est entretenue, mais elle n’a rien à offrir en échange. Elle ne tricote même pas… Mais il en est des millions à ses pieds.

J’oubliais…

La réussite des zombies c’est qu’ils sont nombreux et lents. Alors que nous courons pour leur échapper. Mais une fois mordu, vous faites partie de ces morts-vivants participant à la destruction de la Vie en vous.

La religion, l’Histoire, c’est comme la petite roulotte placée en image: elle s’adapte à toutes les critiques et les analyses en modifiant son camouflage. Dans la nature, c’est tout beau: le lièvre devient blanc en hiver…

Gaëtan Pelletier

Sous le règne de Ponzicius

Ponzifius 2

"Celui qui sait obéir saura ensuite comment commander"  Confucius 

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Un système de Ponzi (Ponzi scheme en anglais) est un montage financier frauduleux qui consiste à rémunérer les investissements des clients essentiellement par les fonds procurés par les nouveaux entrants. Si l’escroquerie n’est pas découverte, elle apparaît au grand jour le jour où elle s’écroule, c’est-à-dire quand les sommes procurées par les nouveaux entrants ne suffisent plus à couvrir les rémunérations des clients1. Elle tient son nom de Charles Ponzi qui est devenu célèbre après avoir mis en place une opération basée sur ce principe à Boston dans les années 1920. Wikipedia 

Le clone du 21 ième siècle 

Nous vivons maintenant dans un format OGN globalisé sous le règne de  dictateurs  mélange de Ponzi et de faux Confucius qui se reproduisent  …en chaîne de Ponzi.

D’apparence sage, ce roi du Big Business, de la globalisation  encensée, est un minable fraudeur. Jésus marchait sur les eaux, lui marches sur les os. Le "petit" holocauste auquel s’acharne Dieudonné  n’est sans doute qu’un moustique, "la mouche du cocher".

Le passé nous fascine, mais nous nageons dans le présent: nous avons peur de l’eau. L’océan du temps est trop immense.  Si on pouvait "miniaturiser" l’Histoire, franchement, nous en serions à une seule formule: massacre à la tronçonneuse. La sophistiquée… L’arsenal payé par le petit qui trime, qui transpire, appauvri par la machine, mais qui continue d’y croire.

L’Homme lavabo 

Le dernier des sages est un est un amalgame en développement exponentiel fort ressemblant  au clan nazi: dans un organigramme complexe, chacun devient le levier blanc, sans tache, le travailleur "parfait". Devant l’échec de la globalisation , notre serviteur modèle continuera de croire qu’il n’existe pas de modèle autre. Pour fouetter le citoyen, on distribuera des médailles, des récompenses, mais surtout des titres. Avec un dénominateur commun: spécialiste.

On voulait le tout.

On les voulait tous comme travailleurs obligatoires… pour servir leur propre cause. C’est là l’argument des prolifiques propagandistes à l’écoute de leur cerveau. Des emmurés gris.  Car une fois tous les  labeurs vendus , les âmes sculptées  par la "route" des  religions,  vivre sera  désormais un esclavagisme "libre"  né de pompeux et venimeux personnages que les masses monétaires accumulées mirent en place. Élection d’imbéciles  cacatoès  sculptées par une séquelle formatée d’homme d’affaires et d’autres "mis en place" pour un Nouvel Ordre Mondial.  Imbéciles pompeux, mais affamé de pouvoir. L’Homme évidé, narcissique, égotique. Le vrai. Le seul. Le malade mental qui a un seul hôpital: la Terre. Mais c’est lui qui possède l’hôpital…

La créature humaine est un missionnaire laïc qui sert de pion dans les guerres. On habille le pion et on  le solde. Une fois soldé, il est vendu au plus offrant. Nous parlons de guerre, mais la guerre économique est l’équivalent civil du combat "citoyen vs État".

L’humain "tritisé "

La titrisation (securitization en anglais) est une technique financière qui consiste classiquement à transférer à des investisseurs des actifs financiers tels que des créances (par exemple des factures émises non soldées, ou des prêts en cours), en transformant ces créances, par le passage à travers une société ad hoc, en titres financiers émis sur le marché des capitaux.

Wikipedia 

Dommage que l’on ne donne plus de cours "réels" en économie. Le Québec se prépare à instaurer des cours d’Histoire pour comprendre…le Québec. Le passé. Hélas! On ne peut plus comprendre le passé – à la manière "historique" – quand le présent avale tout. En l’espace de 5 ans, le monde a tellement "changé" que l’on ne peut plus inscrire le phénomène empoisonnant de la globalisation. Le reste est folklore…

Le folklore n’a jamais nourri personne. C’est une sorte de nostalgie issue du monolithisme des peuples "avant" , oui bien avant que l’on massacre hypocritement toutes les sociétés pour faire déménager des masses dites de "réfugiés", volontairement déchirées par la globalisation. Le "tissus" social et en lambeaux. Et Ponzicius  est nourri par la masse.

La sueur de petit travailleur, la base économique de cette grandiose arnaque est l’abreuvoir des conglomérats qui déménagent au gré du plus "cheap labor".

On a cru que Frankenstein était horrible. Nous voilà avec un monstre pire encore: Frankeinstein. Le savoureux barbu qui carbure à la E=MC2  pour tuer. Ou le clone… La vie est désormais une entreprise qui avale toutes les entreprises.

On dira que c’est de la concurrence.

On achève bien les chevaux… 

Un fois dressé, bien dressé, pas un cheval ne se révoltera en arrachant ses harnais pour reprendre sa liberté.

cheval

Le cheval est un animal fier… Tout comme les humains.

Le salariat, c’est le foin…

Une fois débarrassé de son jardin ou de ses terres, ce qui nous reste est à la banque. Entassé pour ne rien nourrir, sauf le trou béant des psychopathes qui font le tour de la Terre pour devenir des rois.

Car les rois peuvent tout titriser.

Gaëtan Pelletier

5 janvier 2014

Le squelette des révoltés

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"Je me révolte, donc nous sommes".

Albert Camus 

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Mourir, c’est continuer de vivre enchères (1) et en os:  c’est cesser de se révolter.  On a la petite crise à 16 ans, on rue dans les brancards, on chiale contre "le monde", les bourgeois, l’incendie du Reichstag, l’école, l’acné, les parents "has-been", etc. On pense que ça n’aura plus de fin. L’ado-désespérados. C’est vivace au point de croire que l’enfer est dans une couette mal placée.

Et puis, plouf! On va  à la "university" se pêcher de la diplomation, sceau d’État, tampon à marquer les bêtes dans la catégorie "intelligent". So sot!… So insipidius!

La révolte c’est comme les comètes,  les jours, les chansons des Beatles, et les bleuets: ça passe trop vite. C’est crevant la révolte!  On se fatigue à lutter  … Vaut mieux se tapir et se faire tricoter de la laine sur le dos. Agneau d’État. Ils ont troqué leur chapelet, leur petite religion du dimanche,  pour la grande mission des "pays". MON PAYS. C’est toujours, MON PAYS. Le pays, c’est une feinte des grandes corporations . Le "tissus social" est maintenant celui d’un SDF mondial.   Une gilet troué comme le jeans du chanteur  Kurt Cobin.

L’humain respire trop d’air… Et de compensations nébuleuses. Alors, à gober de l’air, on ballonne. Un citoyen pressé compressé. Parfait pour faire rouler la machine à raser pour tout rassembler dans des paradis fiscaux, globaliser, et frimer.

Le conformiste  est rentré dans son trou pour hiberner avant d’aller se refaire coffrer entre quelques planches de sapins (2) récupérés à Noël. Être vert, aujourd’hui, c’est aussi se moucher dans le coude . C’est "intégré"… Le conformiste  ramasse les languettes des canettes de cola pour en faire des fauteuils roulant.  Lavons nos cure-dents! Nous allons sauver le monde! (3) Comme si notre charpentier, copier-coller Goebbels nous avait "subliminé" pour la vie.

Il n’y a pas que les arbres qui partent, rasés, entraînant dans leur chute mortelle tout le secret de la Vie qui nous est cachée.

C’est là, quand on ouvre bien les yeux, que l’on voit les gens tels qu’ils sont:

passés au rayon X. Le vote… Cet outil dépassé de la fermentée démocratie.

Gaëtan Pelletier

10 décembre 2013

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NOTES:

1. Dans le texte…

2. Sapins et cercueils. Dans 5 ans maximums, les cercueils seront en plastique et fabriqués en Chine. Aucune inquiétude: les gens se font de plus en plus incinérer. Notez que ça a du bien: un dirigeant de Monsanto, une fois incinéré, c’est de l’engrais NATUREL.

3. En Amazonie, quand on abat un arbre, à l’heure du souper, tous les habitants de la planète ont sans doute entre les dents un arbre. Un seul. Des milliards de cure-dents. Je suis en train de calculer… Les chiffres sortiront… en… bof! quand Bush fils aura résolu le mystère des deux tours dans son sac.

Conscience politique et résistance au totalitarisme (George Orwell)

Résistance 71
mer., 20 nov. 2013 07:04 CST

« Très tôt dans ma vie, j’ai remarqué qu’aucun évènement n’est jamais rapporté correctement dans la presse ; mais en Espagne, pour la première fois, j’ai vu des journaux rapporter des choses qui n’avaient absolument rien à voir avec les faits qui s’étaient déroulés, même pas une relation qui serait impliquée dans un mensonge des plus simples. J’ai vu de grandes batailles qui furent rapportées là où il ne se passa strictement rien et un silence total sur des faits qui virent la mort de centaines d’hommes… Ce genre de chose me fait vraiment peur, parce que cela me donne souvent le sentiment que le concept même de la vérité objective s’estompe de la face du monde. Après tout, les chances existent que ces mensonges, ou des mensonges plus simples, passeront pour faits historiques. »

George Orwell, 1942

« Hitler a reconnu au début des années 1920 l’affinité entre les mouvements nazi et communiste: ‘Dans notre mouvement les deux extrêmes se rejoignent: les communistes depuis la gauche et les officiers et les étudiants depuis la droite. Ces deux entités ont toujours été les éléments les plus actifs… Les communistes furent les idéalistes du socialisme. »

Hannah Arendt citant Konrad Heiden, 1951

Georges orwell

© Inconnu

Sur le totalitarisme

George Orwell, extraits de son essai The Prevention of Literature (1946)

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

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Les ennemis de la liberté intellectuelle essaie toujours de présenter leur argument comme étant le cas de la discipline contre l’individualisme. L’issue de la vérité contre le mensonge est toujours tenue le plus à l’écart possible. Bien que le point d’emphase puisse varier, l’écrivain qui refuse de corrompre ses opinions est toujours catalogué comme un égoïste… En cela, le catholique et le communiste sont identiques en assumant qu’un opposant ne peut pas être à la fois honnête et intelligent. Chacun d’eux affirme tacitement que « la vérité » a déjà été révélée et que l’hérétique, s’il n’est pas simplement fou ou idiot, est secrètement au courant de la « vérité » et lui résiste à des fins égoïstes. Dans la littérature communiste, l’attaque sur la liberté intellectuelle est généralemement masquée derrière l’artifice oratoire d’« individualisme petit-bourgeois », ou des « illusions du libéralisme du XIXe siècle » etc… et renforcé par un vocabulaire abusif tel que « romantique » et « sentimental », qui n’ayant pas de signification vraiment unanime, est difficile à contrer. De cette manière la controverse est déviée du vrai problème.

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Le mensonge organisé pratiqué par les états totalitaires n’est pas, comme cela est souvent avancé, un expédient temporaire de la même nature que le mensonge militaire. C’est quelque chose d’intégral au totalitarisme, quelque chose qui continuerait même si les camps de concentration et les forces de police secrète cessaient d’être nécessaire… Du point de vue totalitaire, l’histoire est quelque chose qui doit être créé et non pas appris. Un état totalitaire est en fait une théocratie et sa caste dirigeante, afin de garder sa position, doit être pensée comme étant infaillible. Mais comme bien sûr en pratique, personne n’est infaillbible, il est donc fréquemment nécessaire de réarranger les évènements du passé afin de montrer que cette erreur-ci ou celle-là ne furent pas faites ou que ce triomphe imaginaire-ci ou celui-là s’est en fait bien déroulé. Ainsi là encore, chaque changement de politique demande un changement correspondant de doctrine et une réévaluation des figures historiques prominentes. Ce genre de chose apparaît en fait partout, mais clairement cela a plus de chance de mener à une falsification totale dans les sociétés où seulement une seule opinion est permise à quelque moment que ce soit.

Le totalitarisme demande en fait, l’altération continue du passé et sur le long terme demande probablement un manque de croyance dans l’existence d’une vérité objective. Les amis du totalitarisme dans ce pays, tendent généralement à argumenter que la vérité absolue et sincère n’est pas atteignable et qu’un gros mensonge n’est pas pire qu’un petit. Il est noté que toutes les archives historiques sont biaisées et imprécises, ou alors que la physique moderne a prouvé que ce qui nous paraît être le véritable monde n’est en fait qu’une illusion et que par conséquent croire en ce que nous disent nos sens n’est que vulgaire pensée philistine.

Une société totalitaire qui parvient à se perpétuer elle-même mettrait probablement en place un système schizophrénique de pensée, dans lequel les lois du sens commun tenues pour juste dans la vie de tous les jours et dans certaines sciences exactes, pourraient être ignorées par les politiciens, les historiens et les sociologues. Il y a déjà un grand nombre de personnes qui jugerait scandaleux de falsifier un livre scientifique, mais qui ne trouve rien à dire sur la falsification du narratif d’évènements historiques. C’est à ce point où la littérature et la politique se croisent que le totalitarisme exerce sa plus grande pression sur l’intellectuel.

Pour maintenir la chose en perspective, laissez-moi ici répéter ce que j’ai dit au début de cet essai : En Angleterre, l’ennemi immédiat de la vérité et donc de la liberté de pensée, est le groupe constitué des grands patrons de la presse, des magnats du cinéma et des bureaucrates, mais que sur le long terme, l’affaiblissement de désir de liberté parmi les intellectuels eux-mêmes, est le symptôme le plus sérieux d’entre tous.

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Aussi loin que la liberté d’expression soit concernée, il n’y a pas de différence entre un simple journaliste et l’écrivain imaginatif les plus « apolitique ». Le journaliste n’est pas libre et est parfaitement conscient de son manque de liberté, lorsqu’il est forcé d’écrire des mensonges ou de supprimer ce qu’il considère pourtant comme une nouvelle importante : l’écrivain imaginatif n’est pas libre quand il doit falsifier ses sentiments subjectifs, qui de son point de vue sont des faits. Il peut déformer et caricaturer la réalité afin de rendre sa pensée plus claire, mais il ne peut pas mal représenter la scène de sa propre pensée: il ne peut pas dire avec une grande conviction qu’il aime ce qu’il n’aime en fait pas, ou croit ce à quoi il ne croit pas. S’il est forcé à le faire, le seul résultat sera qu’il verra ses facultés créatrices se tarir… Il n’y a pas de littérature non politique à proprement parler, certainement pas dans une ère telle que la nôtre, lorsque les peurs, les haines et les loyautés d’un genre politique direct sont si près de la surface de la conscience de tout à chacun.

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Il s’ensuit de tout ceci que l’atmosphère totalitaire est mortelle à tout écrivain de prose, tandis qu’un poète, un poète lyrique, pourrait parfaitement trouver l’atmosphère respirable. Dans toute société totalitaire qui survit depuis plusieurs générations, il est plus que probable que la littérature de prose, du même type que celle qui a existée depuis les quatre derniers siècles, devrait en fait toucher à sa fin.

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La littérature allemande a pratiquement disparue durant la période hitlérienne et ce ne fut pas plus brillant en Italie mussolinienne. La littérature russe, aussi loin que l’on puisse s’en rendre compte par les traductions disponibles, a sérieusement déclinée depuis les premiers jours de la révolution, malgré que quelques vers apparaissent bien meilleurs que la prose en général. Il y a très peu de romans russes vraiment digne de ce nom qui ont été traduits ces quinze dernières années. En Europe occidentale et en Amérique de larges segments de l’intelligentsia de la littérature sont soit passés aux partis communistes ou leur sont favorables, et ce vaste mouvement de gauche n’a produit que très peu de prose valant vraiment la peine d’être lue. (NdT: Orwell considérait Jean Paul Sartre par exemple comme un faquin, une baudruche emplie d’air…)

Le catholicisme orthodoxe, une fois de plus, semble avoir eu un effet écrasant sur certaines formes littéraires, spécifiquement le roman. Durant une période de trois cents ans, combien de personnes ont-elles été de bon romancier(e)s et de bons catholiques ? Le fait est que certains thèmes ne peuvent pas être célébrés avec des mots et la tyrannie est l’un d’entre eux. Personne n’a jamais écrit un très bon livre vantant l’inquisition. La poésie pourrait survivre dans un âge totalitaire ainsi que certains autres arts ou demis-arts comme l’architecture par exemple, pourrait même trouver la tyrannie être bénéfique, mais l’écrivain de prose n’aura d’autre choix entre le silence et la mort. La destruction de la liberté intellectuelle handicape le journaliste, l’écrivain sociologue, l’historien, le romancier, le critique et le poète, dans cet ordre…

Il apparaît plus plausible que la culture libérale dans laquelle nous avons vécu depuis la Renaissance arrive en fait à sa fin, l’art littéraire va dépérir et mourir avec elle.

Bien sûr, l’impression sera toujours utilisée et il est intéressant de spéculer sur le type de littérature qui survivrait dans une société totalitaire rigide… Les livres seraient planifiés dans leurs grandes lignes scénariques par des bureaucrates et passeraient au travers de tant de mains que lorsque le processus serait fini, cela ne serait pas plus un produit individuel qu’une voiture Ford en bout de chaîne de montage. Cela va bien sûr sans dire que tout ce qui sera produit sera de la littérature de caniveau, mais tout autre littérature représentera un danger pour l’État. Quant à la littérature du passé, elle sera soit supprimée ou filtrée et réécrite (NdT: ceci est le thème central du roman de science-fiction de Ray BradburyFarenheit 451, remarquablement adapté à l’écran par François Truffaut).

Cependant, le totalitarisme n’a pas totalement triomphé partout. Notre propre société est toujours libérale au sens large du terme. Pour pouvoir exercer votre droit à la liberté d’expression, vous devez lutter contre la pression économique et contre de fortes sections de l’opinion publique, mais pas encore du moins, contre les forces d’une police secrète (NdT: Observons la transformation de la société depuis le 11 septembre 2001 et l’imposition du renforcement des états policiers au nom de la « guerre contre le terrorisme »… 1984 a t’il été plus d’actualité que depuis 12 ans ??..) Vous pouvez dire ou imprimer pratiquement tout ce que vous voulez tant que vous le faites dans votre trou. Le plus sinistre dans cette affaire et comme je l’ai dit au debut de cet essai, est que les ennemis les plus consciencieux de la liberté sont ceux pour qui la liberté devrait avoir le plus de signification. Le public s’en fiche d’une manière ou d’une autre. Il n’est pas en faveur de persécuter les hérétiques et il ne se fatiguera pas à les défendre non plus. Il est à la fois trop mentalement sain et trop stupide pour acquérir la forme totalitaire. L’attaque consciente directe sur la décence intellectuelle vient en fait des intellectuels eux-mêmes.

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Pour le moment, l’état totalitaire tolère le scientifique, parce qu’il a besoin de lui. Même les scientifiques en Allemagne nazie, à part les scientifiques juifs, furent relativement bien traités et la communauté scientifique allemande dans son ensemble, n’offrit aucune résistance à Hitler.

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A un moment donné dans le futur, si l’esprit humain devient totalement différent de ce qu’il est aujourd’hui, nous pourrons apprendre à séparer la création littéraire de l’honnêteté intellectuelle. Pour le présent, nous savons que seule l’imagination, comme certains animaux sauvages, ne se reproduit pas en captivité. Tout écrivain ou journaliste qui nie ce fait et pratiquement toutes les louanges actuelles envers l’URSS contiennent ou impliquent un tel déni, demande en fait sa propre destruction.

Les surveillants surveillés : offre d’emploi du Big Brother

CANADA

Le gouvernement fédéral recherche une entreprise qui puisse «surveiller en permanence les médias sociaux sur une base quotidienne en temps quasi-réel, et offrir des données et des capacités de signalement en ligne».
Cela comprend filtrer «les blogues, les microblogues, les sites de réseautage social comme Facebook et Twitter, les forums et babillards électroniques, les sites d’information traditionnels et les sections des commentaires, ainsi que les sites de partage de contenu (photo et vidéo, comme YouTube)».
Le soumissionnaire devrait également garder un oeil sur les sites de nouvelles et blogues d’information francophones et anglophones. Ce service, précise le document, doit être offert 24 heures sur 24, sept jours par semaine.  
Un aspect du travail consistera à évaluer les émotions et le ton des messages, et de déterminer leur portée. Source 
 

Tout un monde! Les réseaux sociaux, les blogs, passent leur temps à surveiller les gouvernements. Le peuple résiste à la mondialisation, au Nouvel Ordre Mondial, et à la quincaillerie machiavélique et tordue de l’art de dépenser l’argent des citoyens. Pas les humains, les citoyens. Sorte de paquet de chair en sueur, chiffré, envenimé par Big Pharma et sa panoplie de chimie dévastatrice.

Bref, on surveille tous les responsables de l’arnaque 2008, des grands projets qui grugent la masse monétaire livrée à l’État.

Maintenant, c’est l’État qui prend notre argent pour embaucher des surveillants de surveillants.

Nous payons pour être surveillés.

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