LE MEURTRE DU FOETUS

25-novembre-2009

 

Quand le silence

Aura parlé de mon âme

De la tienne, des nôtres

Et tué le cafouillis des fouillis

Il n’y aura plus d’ombre

 

Les lumières du monde se sont tues

À travers la brume grande des sourds invisibles

Les frémissements sont dans l’oubli

Et le temps, et le temps

N’en finit jamais de faire naître des enfants

À tuer un peu plus tard, juste après l’amour

Si vite oublié

 

Et voilà que les étoiles dansent dans le ciel

Les cendres ou les bougies

La mort ou la vie

Dieu est un nous fragmenté

Et vous est un nous oublié

 

On ne respire plus que du cerveau

La nature n’a plus horreur du vide des horreurs

La paix s’en va à pas de loup

Dans les guerres qui germent

À travers les esprits des fous

Toujours et toujours de plus en plus fous…

 

Gaëtan Pelletier

25 novembre 09


L’OEUF-ENFANT

25-novembre-2009

__

J’ai raclé le sol, ce printemps
Pour qu’il en sorte du vert
Comme je racle ma vie
Chaque matin

Je ne fais rien à peu près. Je fais tout près d’un rien. Quand on a un petit orteil dans l’éternité, les êtres et les choses prennent une belle lumière. C’est comme ça que j’ai le pied sur Terre et l’œil accroché à l’étoile. Je ne sais rien. Je ne veux rien du savoir. Ni même des mots.
J’ai ramassé tant d’herbe séché. Mais je n’en ramasserai jamais autant que toute la paille d’Humains rencontrée dans ma vie.
C’est comme ça.

J’ai raclé le sol, ce printemps
Pour faire repousser l’enfant
À petits pas d’infini
Chaque matin

Je ne fais rien. Je me laisse faire. Personne ne crée les sons. Ils viennent à vous. Toute douceur n’est pas bonne à dire. Les humains, on dirait, parfois, sont des sourds qui ne s’entendent pas dans les guerres.

J’ai raclé ma vie, ces derniers temps
Pour décoquiller l’œuf enfant
Et c’est tout beau
Comme un printemps

Gaëtan Pelletier
19 avr. 09


LE SOURD QUI REGARDAIT LA PLUIE

16-novembre-2009

J’ai toujours aimé la pluie. Je me souviens qu’à douze ans, nous courrions vers la rivière pendant qu’il pleuvait. Et cela sous un ciel noir entaillé de raies de lumière qui tailladaient l’asphalte noire.

Nous foncions vers la rivière, comme pour rejoindre toute cette eau du ciel qui pétaradait dans les rues, ruisselait, cherchait des fissures dans la Terre. Mais nous savions qu’elle finissait toujours à la rivière.

Nous nous jetions à l’eau, pataugeant, heureux. Comme dans le ventre d’une mère.
Chaque gouttelette fêtait le sol. Elles s’y enfilaient comme des aiguilles humides.
Et la rivière enflait, ses courants grossissaient.
Comme le ventre d’une mère.

Je les ai vues, et je les vois encore ….

Faire l’amour à la terre, diamantant les fleurs de perles de lumière. Des grappes de bulles pellucides. Des micas liquides.
Comme pour faire l’amour aux couleurs des fleurs et du vert des fougères.
Des micas liquides…
Je les vois… Je les ai toujours vus…

Aujourd’hui c’est un jour de pluie. Je suis paresseux comme un chat. Même si la société m’a appris à en avoir honte de l’être. Je n’ai pas travaillé : j’ai appris à savoir l’univers.

Alors je me suis assis, après le déjeuner, sur les dalles de pierre, simplement à regarder couler cette nourriture du ciel sur le potager. Silencieux comme dans les grandes peines. Mais heureux d’un silence heureux à simplement regarder et boire la beauté descendre goutte à goutte.

Pendant qu’à la télé, à travers ces hordes de vacanciers qui attendent le «beau temps», j’ai pris conscience que le beau temps n’est que celui que l’on prend quand il est là. Parfois c’est le vent qui de sa rage gifle les arbres et couche les herbes mouvantes.

Alors je laisse simplement la vie venir à moi. Qui donc a dit que la pluie était laide? Je viens d’apprendre que quelqu’un a décidé de ce qui était beau. Et j’ai avalé cette notion de beauté… Comme une vérité. Encore….

Je reste là, accroupi. La pluie tambourine sur le toit métallique du garage. Plus près, c’est un son feutré… Sur chaque objet un son différent. Une symphonie de clapotis. J’ai été sourd pendant dix ans. Dix ans… Même maladie que Beethoven… Et depuis que j’ai recouvré l’ouïe, je ne suis plus le même. J’ai appris à lire sur les lèvres, j’ai appris la faim des sons…

Je vois des taches protéiformes : quelqu’un, quelque chose, dessine des formes vivantes sur les pierres de l’entrée. Quelqu’un ou quelque chose tresse des couleurs et des lumières nouvelles sur tout ce qui entoure la maison. Tous mes sens emmêlés sont pris dans cette toile d’araignée invisible. Un yoga sans postures…

C’est beau! C’est beau parce que des diamants habillent des fleurs, et plus encore, ils musiquent sur les feuilles des arbres, descendent du toit… Je ne sais plus si j’entends où je vois.

Les nuages se déchirent et se recousent, griffés par les mains qui brassent le gris et le noir et jettent de temps en temps une raie blanche, ou des cheminées de lumières qui fouillent les environs.
J’ai toujours aimé la pluie.
Mais on m’a défendu de l’aimer.
On m’avait tant dit que la pluie était laide.
Et toutes les chaînes de télévision le disent : « Il ne fera pas beau, il va pleuvoir».
Quelqu’un ou quelque chose a décidé de ce qui serait «beau».
Ce n’est pas New York. Ce n’est pas la Floride. Ce n’est pas non plus une île du Pacifique.
C’est ici.

Le chat est assis, tranquille, sur son promontoire de carton que je lui ai fabriqué. Il hume toutes les odeurs, s’étonne de cet abreuvoir étrange qui tombe du ciel.
Il s’appelle «Café» parce qu’il est noir…Le chat de ma fille…
Mais le café, avant d’être grillé, il est vert.
- On n’est pas mûrs, toi et moi… On ne le sera jamais… On sait s’étonner….

Le chat me regarde. Tout le monde a sept vies, c’est juste qu’on est que trop hypnotisés par la vision des autres…

- On se fait tuer, toi et moi…
- Ronnnnnnnnnnnnn!
- T’as raison… Tu n’est pas le Petit Robert, mais tu dis tout… C’est que les autres ne comprennent pas.
…. Pour dîner? Du poisson en boîte?

Il ne saura jamais que son poisson existe de par ces petits grains tombés du ciel. Tous les ruisseaux, toutes les rivières, tous les océans…

Il faudrait qu’il fasse comme les humains : aller à l’école pour apprendre à vendre des objets et des idées inutiles. Ou bien créer des armées et défendre les commandites de cigarettes sur les voitures F1.

Comme les soldats cravatés qui s’inquiètent du PIB et d’Oussama Ben Laden…

Je l’insulte :
- Viens, espèce de frite brûlée, on va aller s’étendre…

On est là sur le lit, les paupières closes, et les oreilles toutes ouvertes à ces pétarades sur le toit. Quand on tend bien l’oreille, c’est une musique… Comme si Dieu s’était fabriqué un clavier de cette tôle galvanisée…

Le chat ronronne.

La fenêtre a l’air de pleurer sous ses gouttelettes qui coulissent.
Maintenant je sais qu’elle s’en ira à la rivière.
Et ça me rend heureux.
Quand on sait où va l’eau, on entend un peu mieux la voie de la Vie.

Gaëtan Pelletier

11 octobre 2004


LE VACHOPHILE

4-novembre-2009

SOURCE: apprendreenlignepointcom

Il y a de ça une éternuité… Avant la grippe A hache one and one.  J’avais écrit un article sur la digestion des vaches qui produisent du méthanol. La vache et le politicien.

 

J’avais oublié cet article, mais pas le politicien… Il s’avéra que la vache fit du chemin sur le Google, tant et si tant qu’elle se retrouva en première place… En effet, quand vous tapez le mot «vache», à la recherche d’images, vous vous retrouvez avec un arsenal de photos à lambrisser la couche d’ozone. Et de toutes les recherches sur mon tableau de bord, le mot vache était le plus populaire. J’en ignore la raison… Il doit y avoir des gens qui ont des fixations sur les vaches comme ceux qui en ont sur les troix (sic) XXX…

L’article a beaucoup amusé, jusqu’au jour où je reçus d’un amateur de vaches, affecté de la grattelle du CopyRight. Comme la Compagnie Monsanto qui voulait à un moment donné avoir des droits d’auteurs sur le porc.

Montréal, le 14 février 2007 — Géant mondial du marché des semences qu’elle a largement converti à ses produits modifiés génétiquement, la multinationale Monsanto tente maintenant d’obtenir des autorités américaines un brevet sur des séquences d’ADN de porcs désirables pour l’élevage qu’elle a décodées. Si cette demande est agréée, des animaux qui sont largement présents dans la nature seront assimilés à la propriété intellectuelle de Monsanto. Les éleveurs du monde entier pourraient donc, dans un avenir pas trop lointain, être obligés de verser des redevances à l’entreprise pour des animaux conçus tout à fait naturellement.

 

Par malheur, je pris la première vache de Google qui s’avéra prétendument être la propriété du bonhomme en question.

Il me demande alors de retirer la vache de mon «serveur». Je retire la vache de mon article et la remplace par une vache plus grosse, un Holstein géante.

Le vachophile me rabroue le lendemain en me signifiant que la vache est toujours là. Paniqué – je déjeune aux avocats, par crainte de perdre ma maison, ma raison, mes saucissons et mon cabanon, mes caleçons, mon édredon. Je me vois sur la paille….

J’efface l’article au complet… Car il doit porter un complet…

La vache disparaît de Google, ce «mon serveur».

Comme je suis débilophile, je courre voir sur le net son s(h)ite. Or, il est écrit clairement que l’on peut télécharger la vache.

Dommage que l’on ne puisse télécharger le bonhomme comme dans un épisode de Star Trek. Je l’aurais téléchargé, mais j’aurais coupé le courant au moment de la réintégration de son ADN. Comme un fichier compressé…

Curieux, je retourne googler : je répertoire 50 pages de photos de vaches. Et sur le site du bonhomme, je trouve une photo de celui-ci.

J’ai peine à l’imaginer marié et père… Il est sur ses skis, regardant au loin les montagnes, photographié sans doute par une vache avec un appareil au lieu de la clochette habituelle.

Il doit se situer quelque part sur le Mont Santo.

Le vachier est hautain et droit comme un poteau éclectique. Il fait sa  propre électricité à partir de son lui-même.

Comme égo, j’imagine que son nombril est si long qu’il n’a pas le choix : il lui faut skier. Sinon, il se poserait le pied sur la longueur du cordon ombilical de la longueur d’une queue de vache en position de tapette à mouches. Il fait chaud sur les pentes…

Quelques jours plus tard, je google et tape le mot vache.

Le nombre de vache qui a disparu est effarant. Si on compte sur Google pour boire du lait, l’inflation Pi 3.1416 serait de mise.

Et faites attention,  il n’est pas seulement vachophile, il prend tout en photo ,  les cathédrales, les foules, les quartiers.

Ce bonhomme va vider google…

Pour régler mon compte, j’ai choisi une vache dessinée qui branle de la queue.

Il en est comme ça, qui dans la vie, se prennent pour une queue de vache et les autres des mouches.

Car j’ai été très poli.

Sauf qu’en avocasseries, il paraît qu’il faut ne pas bouger… Car le temps c’est de l’argent.

Surtout à ne rien faire.

En fait, j’ai tout compris : pour être riche, baveux, chiant, il faut tout simplement prendre l’expression au pied de la lettre : vacher.

C’est comme ça que sur le net, on rencontre des gens aussi bien dans la toile que dans la vie.

Il paraît que les «sauvages» craignaient de se faire photographier de crainte d’être avalés par l’appareil.

D’après le nombre de vaches disparues sur Google, ils ont hélas raison.

Amusez-vous à taper «vache» et images. Vous verrez que le nombre de vaches sur le net est exactement le même que l’argent en circulation aux États-Unis : 3%.

Dix milliards de neurones et 3% de bon sens.

C’est probablement la meilleure photographie de la nature humaine que j’ai pu prendre….

Me manque que le CopyRight…

 

 

 


Le jour du premier jour…

4-novembre-2009

LATTENTE

Le jour du premier jour

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CLIQUEZ SUR LE POÈME-PHOTO POUR DEVENIR CRITIQUE LITTÉRAIRE.

JE SUIS OBLIGÉ D’UTILISER LE POÈME-PHOTO, PARCE QUE CE SAPRÉ WORDPRESS, NE PREND PAS BIEN LES PARAGRAPHES.



RITA

3-novembre-2009


C’est la faute à la vie si nous mourrons.

C’est comme une fenêtre : la lumière y entre, mais en cas de feu, c’est pour sortir. C’est pour ça que de temps en soir, je m’étends sur une plage blanche : j’ai le feu, mais je ne veux pas sortir. J’écris des plages et des plages… Rien que pour voir si un jour poussera un océan.

J’ai toujours trouvé injuste que «Dieu» ne nous ait pas permis de nous pratiquer un peu à mourir avant que ça ne se produise… Et si le temps existe, ce n’est que pour voir l’éternité passer…

Comme une fille trop belle…

Et Rita était belle. Si belle! Elle était simple comme une candeur qui jouait du rire.
S’il y avait une musique plus belle que celle de Rita, comme disait mon oncle, Dieu l’a gardée pour lui.

J’aimais faire l’amour à Rita dans une auto. On s’enroulait sans rouler. On ouvrait la fenêtre et les grillons avaient des orgasmes à nous écouter gémir.

C’était une auto grise figée au bout d’un champ.

La vie est un toujours «en cas de feu». Et tout est une fenêtre. Quand je faisais l’amour à Rita, j’avais le feu sans la douleur du feu. Elle faisait tellement de bruit avec son rire, que le feu fuyait. … Alors on était toujours deux braises sans que nos maisons brûlent.

Ce doit être ça l’amour : tout flamme mais rien ne brûle.

La pensée sans émotion, c’est comme un chat empaillé.

Et Rita, elle, ne pensait pas trop. Un vrai chat… Rita était dévotion. Elle ne vous prenait pas pour vous garder. Elle se gardait de vous prendre. Elle ne demandait pas la lune, elle l’était. Je ne lui ai jamais donnée de fleurs… Lui en donner ça aurait été la prendre et la prendre et tout lui redonner.

Qui donc dans ce monde offre des fleurs à une fleur?

C’est la faute de la vie si nous vivons.

J’évite d’être un chat empaillé, et je ronronne sur le matelas blanc dans le noir. Des feuillets. Comme des autos qui me mènent à cette auto au bout d’un champ.
J’écris pour entendre le rire de Rita.
On dit que l’Univers est né il y a de milliards d’années… Certes, une grande explosion. On l’a dit. Et c’est savant. Je me suis dit que Dieu a eu un orgasme et que nous vivions sur le cadavre d’un spermatozoïde qui a perdu la queue. Et ceux allumés dans l’Univers cherchent encore un vagin… Qui sait?

Et pour la question de fleurs, je vois bien que nous ne sommes que des annuelles. Il faut se replanter à chaque année.

Une auto au fond des bois. Une banquette pour le festin…

Rita-bobo. Rita becquer bobo. Rita la tendresse. Rita la délicatesse.

C’est pour ça que j’arrive à dormir. Si la journée n’a pas été bonne, je me fais un bon matelas dans une auto au fond d’un champ. Car Rita n’est plus là. Je sais qu’elle me cherche dans un trou noir quelque part. Sans auto, sans rien.

Je pense que Rita avait raison. Pourtant sans feuillets…. Et sans mots…

Aimer vraiment n’a pas de mots.

Aimer est un rire qu’on écoute.


LES PAPILLONS

1-novembre-2009

Avec tous tes pas d’ange
Ces cils d’ailes
Tu volais vers moi
D’un jeu de lumières croisées
Entre l’ampoule des soirs d’été
Et les murs des ciels arrêtés
Les papillons que nous fûmes
Eusse déjà toujours été
Si ce n’était la peur
Si ce n’était le temps

Tu es partie, avant la nuit
Je me souviens encore
De ta chair rouille
De tes yeux frileux
Et moi qui jouais distant
Et toi qui criait ma fouille
J’aurais aimé croquer tes dents
De par tes lèvres pour aller voir
Si nos soirs valaient nos veillées

On s’aimait tant, sans pouvoir s’aimer
On s’aimait tant, j’aurais aimé…

Aujourd’hui, il me reste toujours
La brûlure de tes yeux
Sur mes ailes fatiguées

On s’aimait tant
On s’aimait tant
Pourquoi ne pas s’être aimés?


Les printemps incertains

27-octobre-2009

printemps incertains

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////3

Il y avait le vent qui jouait avec la neige

Comme un enfant

Comme un enfant

Et les hommes qui jouaient avec le temps

Comme des enfants

Comme des enfants

Plus j’allais à pas d’ans, à pas de chair, mieux je voyais ce qui était hors temps. Les flaques, le brin d’herbe jauni qui tremblote. Comme s’il me poussait des yeux à mesure qu’avançait la noirceur, à mesure de la mort des fleurs.

C’était en octobre. Les feuilles s’étaient jetées en bas des arbres pour mourir en s’enterrant. La nuit prenait tranquillement la longueur des douleurs. Vous savez, ces temps longs où on ne dort que d’un œil pendant qu’on s’inquiète de l’autre…

Il y avait la pluie et les parapluies

Il y avait les vents et les paravents

Les femmes distinguées s’en allaient droite pour ne pas tomber. Et les pauvres regardaient les plancher des trottoirs, agenouillés.

C’était triste comme un film en noir et bleu.

Je pédalais, avalant les paysages. Et je mangeais, des yeux, la vie. Les petites rivières aux bords souillés. Les nuages décoiffés. Tout brouillon dans le ciel affolé. Et les fourmis humaines s’affairant…

Aimer le jour comme le dernier jour.

Aimer la nuit, comme la nuit dernière. Dans la douleur des toujours éphémères.

Un peu avant l’hiver, ou le blanc enterre les couleurs des yeux intérieurs.

De peur, oui de peur, que je revienne jamais un printemps.

Gaëtan Pelletier

octobre 2009-10-26


VIOLENCE

23-octobre-2009

violences

******************************************************************************************

De toutes petites larme

Coulent sur mes joues

couleur flamme

Pourquoi?

Pout toi

Tu prétends m’aimer

Mais tu ne fais rien pour le prouver

Je me suis jamais correcte

Dois-je être parfaite?

Je ne suis pas à ton goût

Paf!sur la joue

Il ne faut surtout pas en parler

Sinon…ça va barder

Les blessures

Sur ma figure

Ne sont pas des accicdents

Comme je le prétends

Elle viennent malheureusement

De celui que j’aime tant

Ève Bolieu

2000


PARLER À UNE FLEUR

17-octobre-2009

J’ai voulu parler à une fleur
Elle ne m’a pas répondu
Je l’ai crue morte…

Mais sa vie était un parfum.

J’ai voulu parler à un arbre
Il ne m’a pas répondu
Je l’ai cru mort…

Mais sa vie était une sève.

J’ai parlé à bien des humains
Certains m’ont répondu
Je les ai cru vivants…

Mais ils étaient…

Gaëtan Pelletier
28 mai, 2000