Archives de Catégorie: LES AFFAIRES SONT LES AFFAIRES

NIP!NIP!NIP!Hourra!

Credit-Card-Fraud

"Depuis ce jour, quand je me vois dans une glace, je vois mon permis de conduire…"  (GP) 

" Le fumier sert à enrichir les champs et les banques". Robert Meunier, fermier inconnu du net. 

***

Ce matin, je suis allé à une institution financière, honteux, pour faire réactiver ma carte de débit. J’avais inscrit deux fois le mauvais NIP, et plouc! Le système automatisé me refuse l’accès à mon conte. Investir ou encore « préparer » ses vieux jours, c’est un conte en banque.

Mais bon!

C’était pendant une canicule, parce que mon corps ne supporte pas les alentours de 30 degrés. Dehors, ça vacarmait à n’en plus finir avec les travaux d’aqueduc. Au Québec comme ailleurs, on est caduc partout. Tout le monde a des tuyaux pour faire pousser de l’argent à travers l’asphalte.

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L’institution financière serait un fleuron du Québec. Si on la prononce bien, on obtient un potager comme dans « Des jardins ». Mais là, il n’y pousse que de l’argent. Construire pour aider les petites gens, elle s’aide maintenant elle-même en jouant dans le grand circuit de la mondialisation :Money for Nothing, comme dit la chanson.

Je me dirige vers le comptoir, présente ma carte à une jeune employée. Elle est  nerveuse à frémir du regard. Un regard d’écureuil qui a un chien devant lui, sous l’arbre, mais vêtue comme les lys des champs. C’est tellement beau que j’enlève mes lunettes pour ne pas la voir.

En fait, je ne reconnais plus personne. Avant, c’étaient des voisins d’un petit patelin rural qui y  travaillaient. Alors, on s’informait de la vie des enfants, on rigolait et on promettait de se rencontrer lors du prochain festival. Car tous les villages du Québec ont des festivals.  À  Sainte-Perpétue, on a le Festival du cochon. Il faut – entre autres- attraper un cochon graissé. Je sais que c’est difficile à imaginer, mais une image sera parfaite. On graisse le cochon et on essaie de l’attraper.

 Une foule record au Festival du cochon

Photo:  Yves Charlebois / Agence QMI

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Mouton:  retour aux…

Je lui explique le cas, mais elle dit ne pas pouvoir m’aider. En fait, elle ne sait pas comment faire.

- Allez à l’accueil.

À l’accueil, on me dit qu’on n’a pas les outils nécessaires pour activer la carte. – Allons au comptoir.

Oups! J’ai perdu mon rang dans la file. Et la fille dans mon rang. Cette fois, c’est un jeune homme qui a sans doute terminé son secondaire, mais duquel émane un flegme rassurant.

On me demande une carte d’identité. Je tends mon permis de conduire avec cette photo obligatoire de « sans sourire », aussi triste que le monde « contemporain » : c’est-à-dire que vous avez l’air de quelqu’un qui vient de sortir d’une prison. Aujourd’hui, t’as plus le droit de sourire, même devant un guichet et des « personnes réelles » un peu imbibées du robotisme du monde des affaires.

La meilleure question revient à la dame en cheveux jaunes est celle dans laquelle elle  me demande combien de fois j’ai  tapé mon NIP ( Numéro d’Identification Personnel) avant que la carte me soit « retirée ».

 – 2 fois.

Soupçonneuse, elle me regarde et ajoute :

- Pas trois fois?

 -Non, deux.

- Mais on vous a affiché : VOTRE CARTE VOUS EST TEMPORAIREMENT RETIRÉE?

C’est étrange! À la banque, on ne sait plus compter jusqu’à trois : deux essais. Car elle m’avait demandé combien d’essais.  En plus, quelle carte? La carte de la « machine » se nomme carte de débit.  Et non pas   carte de crédit…

C’est du  delirium  

-Venez au comptoir.

***

Beau bureau! On se croirait  à Dubaï. Du moins dans un ascenseur… C’est lustré jusque dans les recoins. Des vitres, des chaises chromées, des dames or donné…

 -Bon, je vois que vous avez un mot de passe de seulement 5 lettres :

*****.

- Ou chiffres… ai-je souri.

- Pour votre sécurité, vous devriez avoir un mot de passe plus … complexe…

A fin de ne pas être victime de vol.

Bien bonne celle-là! Un voleur sait qu’il n’a pas droit à plus de deux tentatives, alors il vous vole votre NIP avant votre carte. Happy together!  :-)

-Madame! On ne peut même pas se voler soi-même…

-Je vous conseillerais…

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais nous vivons dans un monde de « conseillers spécialistes ». Il en pleut. Ils sont partout. Goutte à goutte. Goûte et dégoûte. Des blattes d’institutions. Ils sont tous savants, spécialisés, avec leur petit diplôme affiché au mur. Ils nous arrosent de conseils comme si nous étions des abrutis. Des séchés à froid.

 

J’ignore  si j’avais tort, mais je me voyais  comme participant au  festival du cochon de Sainte-Perpétue. Mais c’est  qui le cochon? Quand on vous demande 7 % à 12% pour un prêt et qu’on vous en donne 1%  pour vos placements,  j’ai vite compris la raison pour laquelle  grand-papa gardait ses avoirs dans un cochon-tirelire. Mais plus encore : au festival, ce n’est jamais le cochon qui,  même en gagnant, mange l’humain qui le saisit et le  rôtit après la fête. Non, le cochon est un amusement pour le public. Il y aurait eu une foule record au festival cette année.  6000 personnes. Soit le double de la population du village.  Et mon « institution bancaire » aurait fait des profits records dans un monde au prêche d’austérité. Prêchons! Prêchons! Dépêchons-nous de prêcher…

Ma photo de permis de conduire est maintenant installée dans tous les visages du « pas le droit de sourire » parce que les affaires sont sérieuses. Quand on parle d’argent… On ne parle plus de la vie. On est des androïdes à la Philip K.Dick. Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques?.  Ma photo est laide comme toutes les photos des gens qui ne peuvent dévoiler leur  sourire.  En plus, comme dans le Blade Runner de P.K. Dick, on doit prouver que l’on a un passé pour prouver que l’on est vraiment des êtres humains et non des androïdes. Mais il s’avère que l’on active le système pour faire le contraire.

***

- Monsieur! Monsieur! -

Votre NIP?

-Bon, je vais en choisir un. Mais j’hésite entre deux.

****************

Je tape :

 

« levoleurdecartes »

- Ça m’a l’air pas mal.

- Un autre?

 

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« jaiperdumonnip ».

 

- Êtes-vous sûr de vous en souvenir?

 

 

Gaëtan Pelletier

5 août 2014

L’impossibilité de la croissance, par @georgemonbiot

Les trois grandes pyramides de Gizeh sont les nécropoles des pharaons Khéops, Khéphren et Mykérinos. Le fils de Mykérinos a déserté les lieux, probablement en raison de l'exposition de la ville administrative aux déluges. © Ricardo Liberato, cc by sa 2.0

C’est simple. Si nous ne parvenons pas à changer de système économique, nous sommes foutus.

Par George Monbiot, publié dans le Guardian le 28 mai 2014

Billet poliment emprunté et gracieusement traduit de l’anglais par @sknob

Imaginons qu’en 3030 avant J.-C, le total des richesses du peuple d’Égypte tenait dans un mètre cube. Et imaginons que ces richesses aient augmenté de 4,5 % par an. Quelle serait la taille du pactole arrivé à la bataille d’Actium en 30 av. J.-C ? Voici le calcul effectué par le banquier d’affaires Jeremy Grantham.

Allez-y, devinez. Dix fois la taille des pyramides ? Tout le sable du Sahara ? L’Océan Atlantique ? Le volume de la planète ? Un peu plus ? C’est 2,5 milliards de milliards de systèmes solaires. Il ne faut pas contempler ce résultat bien longtemps pour parvenir à la conclusion paradoxale que notre salut dépend de notre effondrement.

Réussir est l’assurance de notre destruction. Échouer est l’assurance de notre destruction. Voici le piège que nous nous sommes tendu. Ignorez si ça vous chante le changement climatique, l’effondrement de la biodiversité, l’épuisement de l’eau, des sols, des minéraux, du pétrole ; même si ces problèmes s’évanouissaient d’un coup de baguette magique, l’arithmétique de la croissance composée prouve qu’il est impossible de continuer comme ça.

La croissance économique est une émanation de l’exploitation des combustibles fossiles. Avant que l’on se mette à extraire de vastes quantités de charbon, chaque pic de production industrielle était compensé par une chute de la production agricole, car la puissance en charbon de bois ou en chevaux exigée par l’industrie réduisait les terres cultivables disponibles. Chacune de ces anciennes révolutions industrielles s’est effondrée, car leur croissance n’était pas soutenable. Mais le charbon a brisé ce cycle en permettant – pour quelques centaines d’années – le phénomène que nous appelons aujourd’hui la croissance soutenue.

Ce n’est ni le capitalisme, ni le communisme qui ont rendu possible les progrès et les pathologies (guerres mondiales, concentration sans précédent des richesses, destruction de la planète) de l’ère moderne. C’est le charbon, suivi du pétrole et du gaz. La méta-tendance, le récit principal, c’est l’expansion dopée au carbone. Nos idéologies ne sont que de simples péripéties secondaires. Mais maintenant que les réserves les plus accessibles sont épuisées, nous devons ravager les coins plus reculés de la planète pour préserver notre proposition intenable.

Vendredi dernier, quelques jours après que des scientifiques aient annoncé que l’effondrement de la calotte glacière de l’Antarctique de l’Ouest était désormais inéluctable, le gouvernement de l’Équateur a donné son feu vert aux forages pétroliers dans le parc national de Yasuni. Il avait fait une proposition aux autres gouvernements : s’ils contribuaient la moitié de la valeur du gisement dans cette partie du parc, on le laisserait reposer sous terre. On peut voir ça comme du chantage, ou comme du commerce équitable. L’Équateur est un pays pauvre, riche en gisements pétroliers : pourquoi les laisser inexploités sans compensation, a fait valoir son gouvernement, alors que tout le monde creuse jusqu’au premier cercle de l’enfer ? Il a demandé $3,6 milliards, et il a obtenu $13 millions. Le résultat, c’est quePetroamazonas, une société avec de drôles d’antécédents en matière de destruction et de marées noires, va pouvoir pénétrer l’une des zones les plus riches en biodiversité de la planète, où selon certains, chaque hectare de forêt vierge contient plus d’espèces que toute l’Amérique du Nord.

La société pétrolière britannique Soco espère pour sa part pénétrer le plus ancien parc national d’Afrique, Virunga, en République démocratique du Congo ; l’un des derniers bastions du gorille des montagnes et de l’okapi, des chimpanzés et des éléphants des forêts. En Angleterre, où 4,4 milliards de barils de gaz de schiste potentiels viennent d’être identifiés dans le sud-est, le gouvernement rêve de transformer les banlieues arborées en un nouveau delta du Niger. Pour y parvenir, il modifie le droit régissant la violation de propriétépour permettre les forages sans consentement préalable, et il graisse généreusement la patte des résidents. Ces nouvelles réserves ne règlent rien. Elles ne réduisent pas notre appétit pour ces ressources, elles l’exacerbent.

La trajectoire du taux de croissance indique que le saccage de la planète ne fait que commencer. Avec l’expansion de l’économie mondiale, chaque endroit qui abrite des éléments concentrés, inhabituels ou précieux sera débusqué et exploité, ses ressources extraites et dispersées, réduisant les merveilles du monde si diverses et variées en un tapis de gravats uniformément gris.

Certains essaient de résoudre cette équation impossible en invoquant le mythe de la dématérialisation : l’affirmation selon laquelle l’optimisation des processus et la miniaturisation des gadgets feraient qu’au total, nous utiliserions moins de matériaux. Il n’y a aucune indication que ça soit le cas.La production de minerai de fer a augmenté de 180 % en dix ans. L’organisation professionnelle Forest Industries nous dit que « la consommation mondiale de papier a atteint un niveau record et va continuer à croître ». Si nous ne parvenons pas à réduire notre consommation de papier à l’ère du numérique, quel espoir y a-t-il pour d’autres produits de base ?

Observez le train de vie des super-riches, qui donnent le la de la consommation mondiale. Leurs yachts rétrécissent-ils ? Leurs demeures ? Leurs œuvres d’art ? Leurs achats de bois précieux, de poissons ou de pierres rares ? Ceux qui en ont les moyens achètent des maisons de plus en plus grandes pour y stocker des quantités croissantes de possessions dont ils n’auront jamais le loisir de profiter avant leur mort. Imperceptiblement, une proportion croissante de la surface du globe sert à extraire, fabriquer et stocker des choses dont nous n’avons pas besoin. Ce n’est peut-être pas si surprenant que les rêves de colonisation de l’espace — qui nous permettrait d’exporter nos problèmes au lieu de les résoudre — refont surface.

Comme le souligne le philosophe Michael Rowan, les conséquences inévitables de la croissance composée signifient qu’en projetant la prévision de taux de croissance mondial de 2014 (3,1 %), même si nous parvenions à réduire notre consommation de matières premières de 90 %, nous ne repousserions l’inévitable que de 75 ans. L’efficacité ne résout rien tant que la croissance se poursuit.

L’échec incontournable d’une société bâtie sur la croissance et sa destruction des organismes vivants de la Terre sont les fondements accablants de notre existence. Dès lors, ils ne sont mentionnés pratiquement nulle part. Ils constituent le grand tabou du XXIe siècle, les sujets qui n’ont de cesse d’agacer vos amis et vos voisins. Nous vivons comme si nous étions prisonniers du supplément dominical de nos journaux : obsédés par la célébrité, la mode et par les trois pénibles piliers des conversations des classes moyennes : les recettes, les travaux de décoration et les lieux de villégiature. Tout sauf le sujet qui exige notre attention.

Le défonçage de portes ouvertes, le résultat de calculs élémentaires sont traités comme autant de distractions aussi ésotériques que déplacées, tandis que la proposition intenable qui régit nos vies paraît si rationnelle, normale et banale à nos yeux qu’elle n’est même pas digne d’être mentionnée. C’est d’ailleurs à cela que l’on mesure la gravité du problème : à notre incapacité ne serait-ce que d’en débattre.

http://babordages.fr/limpossibilite-de-la-croissance-par-georgemonbiot/

Dix petits nègres…

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Dix petits nègres est un roman policier d’Agatha Christie dans lequel dix personnages, dont chacun, dans le passé, a perpétré un homicide contre lequel la justice est impuissante, sont incités à se rendre sur une île et, bien qu’ils en soient alors les seuls résidents, sont mystérieusement assassinés l’un après l’autre, d’une façon qui rappelle inexorablement les dix couplets d’une comptine.  Ouiqui

 

Un invité va élaborer un plan diabolique pour tuer d’anciens criminels ayant échappé à la justice; lui-même étant un criminel très dangereux …

Nouvelle de dernier leurre:

Papa Bush aurait fait un saut en parachute, à 90 ans. Il n’a pas dit que c’était son dernier, mais toute la planète l’aurait souhaité. Le fils, atteint de fibrose christique,- avec sa monomanie langagière du "God Bless America –  s’est transformé en peintre. Comme Hitler, mais à l’envers… Il se peint les pieds en prenant son bain. Et deux fois  à l’envers, parce qu’il est devenu peintre après la  les guerres.

Peindre son "nettoyage"… Il y aurait de quoi fouiller le cerveau-éponge de cet autre nègre au service la finance, ablutioné , ou s’auto-nettoyant de ses péchés par un des baptêmes à répétitions au savon. C’est Ponce-Pilate qui ne se contente pas des mains… L’immersion complète. Mais aujourd’hui, avec la science du message codé scientifico-magnifique, c’est de l’hydrothérapie.

Un bain pas de tête…

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S’entre tuer "internement"  

Aux États-Unis, il ne se passe plus une semaine sans qu’un "tireur fou" abattre quelqu’un … sans raison.

« Nous sommes le seul pays développé au monde où cela se produit. Et cela arrive à présent une fois par semaine ! On en parle pendant 24 heures et on oublie. Il n’y a pas un seul pays comme ça ! Notre niveau de violence par armes à feu défie les statistiques ; aucun pays ne tolèrerait cela ! »

Ce qu’oublie M. Obama, c’est que ce pays est le seul à se livrer à un massacre planétaire "sans raison", outres que celles invoquées d’autodéfense.  

Hypocrisie des  présidents-nègres élus "démocratiquement".  Money vote!

L’Histoire amnésique 

Les écoles des pays dits développés n’enseignent plus l’Histoire.  Sinon, on saurait qu’en 1917, les États-Unis fournissaient à l’Europe un soutien sous bien des formes, dont  quelque 2 milliards  de dollars prêtés à la France.  Bref, un grand support aux européens…

C’est ainsi que débuta, avec le nègre Wilson, l’idée de la guerre "payante". Les États-Unis entrèrent en guerre avec des fusils de bois pour se pratiquer… 125,000 marines. Mal outillés.  Mal formés. Et mal informés. Il ne connaissaient alors que la guerre interne… Mais cet événement allait les réunir enfin dans un grand projet: gendarme du monde.

Jusque là, l’Amérique ( eh! oui! Qu’une seule…), centrifugée, encore en luttes domestiques découvrit l’Euréka d’Archimède comme Sieur G.W. Bush dans son bain. Mais toujours à l’envers: il s’était découvert bien avant en misant sur le pétrole en baignant dans le monde des affaires.

Le marché "noir"

L’Amérique ( U.S.A), s’offusquant religieusement d’importer des nègres, trouva le moyen d’en sculpter par la "main invisible" du règne de la finance. Les États-Unis se transformèrent donc en un colonialisme "invisible" dans le siècle qui suivit. De sorte que pendant dix décennies, on élira autant de présidents-nègres, réunis sur leur île de 50 États.

Enquête 

Un invité va élaborer un plan diabolique pour tuer d’anciens criminels ayant échappé à la justice; lui-même étant un criminel très dangereux … 

Le problème, vu la situation mondiale, est que le criminel est sur l’île. Mais, dans son nouveau plan luciférien, il faudra chercher le coupable hors de l’île.

Gargantua peut être vu par le peuple comme la personnalisation d’une énergie gigantesque, mais bienfaisante qui ordonne le chaos primordial. Oui? Qui? 

À l’avènement de la mondialisation, le territoire de chasse s’est étendu au point d’accorder un pouvoir illimité à la classe dominante étasunienne de manière à contrôler la "démocratie interne" qui décide qui sera l’assassin sans savoir qu’il est l’assassin. Si Agatha Christie a vendu près de 100 millions d’exemplaires de son livre Dix petits nègres, c’est à sans doute le chiffre correspondant au nombre de victimes  de cette planète en guerres diverses, y compris les dommages collatéraux des crises économiques et du nouveau concept créé pour nourrir ce Gargantua.

Alors, pour être subtil dans la formule du choix, il se pourrait que Hilary Clinton soit la nouvelle présidente des États-Unis. Une femme… Du nouveau!

Peu importe qui sera le prochain nègre des conglomérats financiers internationaux – SANS PAYS -, on continuera de croire qu’une nouvelle négritude s’est formée et que religieusement au cours des dernières décennies.

La propagande, c’est maintenant le monde de la finance qui la contrôle. Mieux encore, elle embauche et contrôle des propagandistes.

Ce qui est, en somme, une chaîne de Ponzi qui rase la planète avec un rouleau compresseur rapide, efficace, sans vision d’avenir, mais avec un appétit des banques encore plus "hénorme" que celui de Gargantua.

Refrain 
:One little, two little, three little, four little,
five little Injuns boys,Six little, seven little,
eight little, nine little, ten little Injuns boys. 
 

Gaëtan Pelletier, 13 juin 2014

Avoir pignon sur cul

 

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L’avidité, c’est la pauvreté des riches. 

Jocelyn Beauregard

***

La crise économique de 2008 s’est transformée en "austérité". C’est du langage orwellien pour qualifier ce qui perdure et ce qui ne reviendra pas.

Ce ne serait pas arrivé si l’avidité des "institutions bancaires" n’avaient pas copié le modèle américain, la grande arnaque du siècle. Les étasuniens puent du cerveau comme si on les avaient enfouie dans un tas de compost.

T’as besoin d’une pelle? Il y a 3 ou 4 circulaires des magasins à grande surface qui mitraillent leurs faux spéciaux de la semaine. On est des dindes farcies de produits divers qui durent le temps qu’ils veulent qu’ils durent.  Et pendant ce temps-là, les vieux se font "dépensionner", rasés de leurs avoirs et de leurs droits à une vieillesse par un couperet de cerveaux empaillés qui se passent les formules de la réussite entre eux. Copycat.

L’offre dépasse la demande. Mais surtout les besoins. Et l’on coupe… Alors, le carrousel économique, avec des méthodes filandreuses, avec leurs connaissances en fauteuil roulant, vous roulent  "until you die". Jusqu’à la mort. En attendant les affamés – ou tentant d’en créer – du consumérisme attendent… encore plus de consumérisme. Petit bonheur frelaté…

Mais il faut bien offrir un prix "No-Bell", sans sonnette à imbécillité et à la décadence voulue de la vente des maisons. Car ce n’est plus le propriétaire qui fixe le prix, mais l’agent. De sorte que l’on peut vendre une niche à chien à 25,000$ avec un terrain pour caca – bientôt soumis aux "normes environnementales" à 15 mètres carré.

Bizarrement, la recette de la réussite est: " Si l’on ne joint pas les deux bouts", il faut s’endetter.  Et l’on endette avec des moyens crasseux:

Quand ma belle-sœur est est décédée, la compagnie de téléphone a demandé à la famille de poursuivre le contrat lié à l’abonnement de la ligne téléphonique. Trois mois après le décès.

Elle ne m’a pas téléphoné pendant ces trois mois… Mais il a fallu avoir recours à des conseillers pour couper la ligne.

Toute une arnaque! Même mort, t’es endetté.

Le monde de la finance est si avide et retors qu’il endette les morts. Nous en sommes à "fabriquer de la richesse" avec les cadavres.

Beau monde!

Et les petits chevaux courent!

Et les petits chevaux courent!

En rond, en sautillant, étourdis.

Sans savoir la fête foraine des arnaqueurs affiliés, parfois élus, mimes de rien.

C’est quand même génial leur trouvaille pour nous flouer. Le prix des maisons est tellement élevé, l’espace si petit et coûteux, et la bouffe tellement grasse, qu’un jour c’est la maison qui viendra habiter notre arrière train.

 

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Gaëtan Pelletier

11 juin 2014

 

La table

On calcule qu’au moyen âge les gens ne travaillaient guère plus de la moitié de l’année. Il y avait cent quarante et une fêtes chômées (cf. Levasseur, op. cit., p.239, et Liesse, le Travail, 1889, p. 253, sur le nombre de jours ouvrables en France avant la Révolution). 

C’était au temps où les balais étaient faits de fétus de paille. Grand-mère avait une table sur laquelle on faisait ses dimanches. On y mangeait, et après, on y jouait aux cartes avec un verre d’alcool maison, fabriqué la nuit. La table était usée. Comme étaient usés tous les outils de grand-père qu’il accrochait dans une remise aux planches noires. Tout rouillés. Ils avaient travaillé toute une vie. Comme les genoux du vieux, ils étaient pliés, rouillés et marchaient péniblement. Mais il les remisait lentement, la porte de la vieille remise, avec ses charnières encore plus fatiguées que les coudes du grand-père, se lamentant  à chaque qu’on ouvrait les portes.  On aurait dit qu’elles parlaient. Miaulaient comme des chats… Des os de fer écaillés des pluies, du soleil, elle en rotait un coup comme pour avertir les outils.

Si la table avait pu parler, elle aurait pu raconter toutes les histoires de la famille. Même celle des étrangers qui passaient par les jour de juin, au temps des premiers foins : La joie, la misère, le beuveries, les cartes, les colères, la tristesse de ceux qui étaient partis… Même l’absence de mon oncle Joe, qui avait volé la clef des champs pour aller  aux États-Unis  gagner sa vie.

Après deux verres, on se demandait où était passé Joe. Joe n’avait jamais aimé la table, car elle ne bougeait pas assez pour lui. Pas assez grande pour lui . Lui qui avait dans la tête une table grande comme la Terre. Il avait avalé trop de livres avec de grands yeux pendant les longs hiver. Hiver à ne rien faire, sauf à chauffer la maison et aller attraper quelques lièvres que l’on accrochait au murs, gelés, raides, congelés dans la forêt d’hiver.

Tout était sur la table, incrusté. Incrus-table… Rayée, écorchée, les jambes un peu molles, elle tenait le coup. Et sous la table, toutes les jambes s’étaient frottées, taquines des amours cachés et muettes, des colères avalées, des frustrations, des accidents… Le plancher détestait la table… Surtout quand une assiette était échappée…

Mais elle était solide cette table .  On l’avait fabriquée  pou une vie ….  Et encore:  après les décès, certains emportaient la table avec eux et lui donnaient une autre  vie dans une autre demeure . Les tables se réincarnaient. Du moins on s’arrangeait pour qu’elles se réincarne. Quand on est pauvre, tout se réincarne… Quand on est riche, tout meure… Aujourd’hui, les table ne se réincarnent plus: elles ne veulent plus revenir sur plancher pour servir. Elles voudraient être vivantes, comme jadis.

Mais un soir d’hiver, pendant les fêtes, la table fut tellement surchargée d’ustensiles, de bouteilles, d’assiettes, de pâtés, que même à quatre pattes, l’une d’elle lâcha. Le plancher émit un grand cri… On sortit le balai, un ramasse-poussière et on continua la fête avec deux caisses de beurre en bois. La fête continua. Il n’y avait plus suffisamment d’assiettes, mais Grand-père alla dans sa remise et revint avec 5 assiettes de granit d’une petite teinte bleuâtre avec quelques blessures aux rebords. Et un peu de neige…

***

Pendant l’hiver, pendant qu’on attendait le printemps, grand mère fit réparer la table. La vieille, aussi barbouillée  que son tablier demanda à Joseph de ne pas la remplacer par  de ces nouvelles pattes en érable…

- Tu aimerais ça, toi, avoir la jambe d’un autre.

Il prit un mois à réparer la blessure de la patte et revint tout fier de son travail. Et il avait raison… La vieille chercha toutes les traces de blessure, penchée, ses lunette embuées, mais se releva avec un grand sourire: "C’est bien elle! Elle est revenue".

Elle lui donna deux lièvres, un flacon de gin, deux pains, et des graines de semence de carottes.

- Tu es content?

Il parut gêné.

- Ben! J’aurais aimé des graines de tomates…

- Fallait le dire! On donne à quelqu’un de ce qu’il a besoin, pas de ce qu’on a de trop…

***

Le temps passa…  À mesure que les gens s’enrichirent, ils se se préoccupèrent plus de la vie des tables. Elles allaient souvent terminer leur vie au dépotoir.  Pis encore, la vie des tables changea. On fabriqua de grandes tables pour les gens qui ne mangent pas mais qui décident qui va manger. Des tables de discussion… Propres et lustrées comme le dedans des gens qui se sont laqués pour  faire leur frais chié.

Ils n’ont plus aucun respect pour la table. Tout se passe en dessous: ils trichent aux cartes, se parlent tout bas, et la table est si grande que l’oncle Joe avait raison: il existe des tables aussi grande que le monde.  Elles ne servent même pas à manger. C’est une façon de parler… Elles servent à manger le monde… La terre des gens, leurs outils, et même leurs tables. Les malins ont réussi à créer des tables sans vie…

L’oncle Joe n’est jamais revenu de son voyage à "l’étranger". Il n’était pas souvent à table avec les autres. L’oncle Joe rêvait…  L’oncle Joe a dû finir sa vie chez l’oncle Sam… C’était au temps où les familles, las de la terre, allaient puiser ailleurs un  "salaire". Comme pour se prémunir de la misère… Dans l’État du Maine. Un "salaire". Un "pas d’hiver" et pas d’attente des graines, des lièvres gelés, et des printemps incertains.

Quand son neveu, lui-même parti dans le Maine fit des recherches, il ne retrouva qu’une usine fermée depuis longtemps où l’on fabriquait des tables. Il s’est avéré que l’oncle Joe  travaillait sur la fabrication de pattes. Rien que des pattes, toujours des pattes. Et à tous les six mois, les modèles des pattes changeaient. L’histoire de la famille dit que l’oncle Joe n’avait finalement rien compris des tables… Et lorsqu’il comprit, c’était un soir en octobre, dans la Province de l’Ontario qu’on le retrouva mort avec un pistolet, la tête sur une table. Avec un trou et plein de sang. La facture de l’achat de la table fut retrouvée dans son tiroir: elle datait de la veille. C’était une table qui n’avait rien partagé. Un peu comme le monde ne partage plus rien… Oncle Joe était un avant-gardiste. Mais il se questionnait un peu trop sur le sort du monde. La table ne contenait que du sang, des larmes et un peu de poudre. Et quelques "écritures" de son cerveau. Avec un petit papier retrouvé sous la table. Il était bizarre oncle Joe:

" Je voulais détruire la table, la tuer, parce que je n’ai jamais compris la table. Mais étant donné qu’elle est déjà morte juste après avoir été construite, je dois détruire ce diable et me détruire en même temps".

Aujourd’hui, Grand-mère n’aurait pas compris que l’on mange parfois sur des tables métalliques, fabriquées dans des pays dont on ne connaît pas les gens. L’oncle Joe avait raison tout en ayant tort: les gens veulent seulement avoir une table pour manger et se défaire de certaines misères. Alors, le monde est devenu  comme l’avait pensé l’oncle Joe: la table est grande comme le monde. Et peu importe s’ils viennent y manger ou pas, on sait qu’à l’autre bout du monde quelqu’un mange à une table. Mais ce n’est jamais simple: certains n’ont pas de table et mangent bien… Tandis que d’autres ont les moyen d’avoir deux tables sans avoir rien à manger sur celles-ci.

Le monde est comme ça. Mais il ne devrait pas être " comme ça"…

Et c’est ça qui fait que tout le monde n’a pas besoin de comprendre une table. Ce dont il faut se méfier, c’est de ceux qui ne mangent pas sur une table mais qui  s’en servent pour faire autre chose. Maintenant, il doit y avoir autant de table dans le monde qui servent à mettre des "téléphones intelligents", des ordinateurs et des bouteilles d’eau volées  dans des puits du Maine.

Mais ils ne veulent jamais se mettre à table…

Gaëtan Pelletier

15 mai 2014

P.S.: En souvenir de la famille Pelletier-Robichaud, de l’oncle Joe, et de la belle simplicité de tous ces gens qui fabriquent des tables pour manger.

 

 

 

 

L’immonde du travail

Le monde est bien conçu: après avoir "étudé" les coûts de la vie et l’inflation galopante, j’en ai conclus que lorsque je mourrai, je serai de toute manière trop pauvre pour vivre. 

Ce qui se nomme de la planification organisationnelle des sociétés.

 

GP

Avant, ils disaient que le travail n’a jamais fait mourir personne. Maintenant il est en train de faire mourir tout le monde. Étant donné que tout le monde a la langue dans sa poche, qu’il est étranglé du mimétisme de ladite "évolution", cambré et en apparence heureux de participer au grand défilé de têtes enflés du vide des sociétés – meneurs de claques et automates élus -, la parole est au suivant. Comme dirait Sieur Proust: après que le premier eusse mourut.

Le travail c’est comme l’armée: tu trouves un imbécile placide, religieusement "paysagiste" de son pays, qui fait l’amour à son drapeau et qui l’accroche à la sortie de sa maison… Quand il en a une. Il n’y a pas de drapeaux dans les bidonvilles. On utilise les manches pour chauffer et la bouse de vache. Ailleurs, ça gaze.

Le plus grand plaisir du travail est d’en sortir. Et vivant… Parce qu’une fois "mourut", t’as ta pension qui s’en ira fabriquer des douilles de balles.

Bon! Passons au bureau: moi y en a vouloir des soûls… 

Dans le domaine de la santé, l’autre jour, une dame à bout de force, pour se requinquer, se mit à voler des médicaments pour persévérer dans sa belle carrière, élever ses enfants, mais surtout être "heureuse". Qui donc peut-être malheureux dans cette charmante et délirante parades de rameurs acculés à l’austérité? Avant, quand un galérien souffrait du corps, épuisé, on le fouettait. Maintenant, il se fouette en dedans avec les restes des outils pour "guérir les malades". Avec les mêmes outils… Alors, comment distinguer un malade d’un travailleur? L’un fait semblant de ne pas l’être…

La joufflue tomate du frère Armand 

J’avais 14 ans et j’avais fait un sale coup: j’étais allé frappé à la porte de la l’école des Frères du Sacré Coeur pour les réveiller. À 21h00… C’est en cognant dans la porte que je vis la tête du directeur de l’école, soutané, me faire signe: À demain. C’est difficile de dormir sur ses deux oreilles sauf si on a un lit placé dans un espace de 33 cm avec deux oreillers au mur…

Nous étions tellement pauvres: pas de Facebook pour cracher sur le gros bonhomme noir, en robe… Et enrobé…

***

Bureau.

Il sort sa strap pour châtiment corporel. Sorte de bande en cuir Made in Vache et non In China. 10 coups. À mesure que ma main rougie, son teint rougit. Il s’écarlate tellement que je finis par penser qu’il s’accorde un plaisir inconscient qui frôle les états de grâce du célèbre Marquis de Sade.

Mais je ne lâche pas des yeux. J’ai peur que son visage éclate. Boum! Du sang partout sur les murs. Un frère éclaboussé… Les murs deviendront des toiles célèbres.

Les artisans de la morale 

Le fanatisme, tout comme la foi religieuse, sont pour Nietzsche un aveu de faiblesse chez tous ceux qui y adhèrent. En qualité de représentant de l’humanité, l’homme est bien plus ce qu’il est dans la création que dans l’obéissance. Nietzsche  

Chacun ses vaches et les états seront bien gardés…  Les nouveaux prêtres de la religion du matérialisme sont inconscients de tout ce qu’ils "dirigent" et de tout les soubassements psychopathologiques de leurs rôles de moralisateurs face à un monde en déconfiture de totalitarisme et de fascisme souterrain. Tant et tant que l’Histoire, vue à la loupe, pourrait aisément démontrer que les "meilleurs" de ce monde ont fait plus de ravages que le petit rameur vitement jeté à la mer par manque de VOLONTÉ.

Les dépossédés, une fois dépossédés de leur bateau, ne peuvent aller pêcher. Ils deviennent rameur par obligation. Peu importe les titre et les sous-titres que l’orgueil et la vanité avalent goulûment. Et qui a le bateau a les poissons…

La Terre est devenue un lupanar mondialiste. Pour vivre, il faut se vendre. La cravache est une privation d’emploi et une transmission vers le travailleur de sa culpabilité de "son" chômage.

Comprenons que les corporations, visibles et invisibles, ont mainmise sur les pays, et les élus, religieusement pieux, s’évertuent dans leur ignorance à accepter leur perte de pouvoir. Leur perte de pouvoir, on s’en fout, car c’est nous qui perdons au jeu de l’austérité "nécessaire".

Ce sont de ces faux Christ qui multiplient les dettes pour nous faire marcher sur l’eau. Et aux noces des canots, ne manquez pas le bateau: soyons tous vertueux et kapos.

Les États ont toujours une livraison d’armes et de fouets pour les brutes et les éponges à propagandes déguisées.

Soyons fiers de participer à déconstruction du monde!  Bref, sans trop le savoir, à la nôtre, un par un, mais en groupes.

Quelle belle trouvaille! Diviser pour rayer…

Gaëtan Pelletier

11 mai 2014

 

 

 

 

L’Homme vitrine

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La langue de l’amour est morte. Et dans la fébrilité inconsciente de la chair aux enchères, la pauvreté de plastique, de gadgets, d’immolation continue, la vie est une sorte de terre cuite derrière une vitrine astiquée où tous les pantins sont à vendre pour un job.

Les cerveaux sont moulés.

Usinés.

Pas plus "profonde" et monocolore qu’une Ford-T sociale. Machiné. À la chaîne. Figés.

"Vos enfants sont les enfants de la Vie", disait Khalil Gibran. Ils sont maintenant les enfant des états. Ils sont peut-être si affamés de leur BIG MOI qu’ils vendent leur cerveaux aux états. Fiers à bras, fiers à neurones.

Notre petit penseur ne sait pas qu’il est pensé. Il est ciselé aux doctrines martelées incessamment, abonné à tout le frelaté qu’il avale chaque jour. Il est pourrissant, mais vivant. Soutenu par les "spécialistes", cette horde de zombies calcinés au savoir scientifique, vendeurs de salades mondialistes.

Imbriqué dans toutes les formes de contrôles numérisés, se débattant dans le grand filet des technologies, – à la fois s’y baignant de plaisir -, sans savoir nager dans l’océan de la Vie.

Le petit simiesque est "écoutatif". On ne lui parle pas de réalité, ni d’Histoire, ni de philosophie, pour décoder l’image du monde, de sa venue sur Terre, de son essence.

Plus de passé, un présent contaminé par la destruction du passage des autres, des sociétés, des guerres, etc. Non. Notre nature est désormais d’être un fonctionnaire aux mains javellisées qui a " une vision du futur".  On a barbouillé l’image de la trajectoire de l’humanité, caviardé le passé, embrumé le présent. Il ne reste que le futur incertain mais prometteur par la chimie des nouvelles molécules et l’espoir de trouver de l’eau sur Mars alors que l’Afrique en manque.

Il n’est plus inspiré… Il est respiré jusqu’à son dernier souffle. Déryhtmé. Sa vision est celle d’un aveugle guidé par des chiens.

Détêté. Le dépoisson… Issu de l’eau, on lui bouffe la tête pour qu’il ne se serve plus de la structure cachée et lumineuse de son entièreté liée à la  grandeur des ondes vibratoires camouflée sous ce montage de chair.

C’est maintenant une machine, un montage plastique.

Pourvu qu’il serve!

C’est sans doute le plus étrange des nègres concocté par le besoin fourbe et matérialiste des fabulateurs à formules répétitives.

Quand on a vendu son corps, on a vendu son âme. Nous sommes dans une ère de décapités à coups de sabres roses. À coups de discours aux phrasés des langues de lames aiguisées de leur spécialité.

La vente de "certitudes" des corporations est maintenant une sorte de monoxyde de carbone hypnotique mais vraiment efficace.

Nous vivons de la mort du vivant. Les plantes, les forêts, les terres, les pays, les "idées".

La Vie est une vente de feu…

Allumez! avant d’éteindre…

Gaëtan Pelletier

Avril 2014