Archives de Catégorie: LES AFFAIRES SONT LES AFFAIRES

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Résultat de toutes les élections au Québec et ailleurs

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Le monde en GIF

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"Sommes-nous en train de "fumer" la Terre?" Blaster QuitOn 

La Terre est une ronde bombe. Intra-bombes et extra-bombes.  Vu la capacité de tuer à coups de de largages de bombes, les moustique, eux-mêmes, ne résisteront plus. Qui donc veut  raser la Terre?

Le vinaigre ou vin-aigre 

Les bulletins télévisés, ce sont les fast-foods  de notre intellect: plus on en mange, plus notre peur grossit. Et plus nous sommes emmêlés dans notre jargon de disséquer  les aberrations quotidiennes. Le poison n’est plus seulement dans notre assiette, il est dans nos esprits controuvés, "délicatement" transformés en éponges. Et comme à Jésus, quand il eu soif, on lui a servi du vinaigre.

Les industries et le culte de l’argent sont en couleur, mais la politique est en noir et blanc. Ça fait de belles photos, c’est bien rigolo, mais rien n’avance. La politique est en fauteuil roulant pendant que le développement des énormes corporations mondialistes roulent en formule 1 sur une piste ronde, déchirant les champs d’OGN, de tubulures transporteuses d’or noir, etc. Qui plus est, Nestlé puise l’eau partout et le vend en bouteilles. Ce qui nécessite, pour le transport, autant de pétrole que d’eau.

Face à ces critiques, Nestlé tente de laver son image. Dans le camp de Kebribeyah, en Ethiopie, 20 000 réfugiés bénéficient gratuitement d’un système d’alimentation en eau potable. Ils attendent simplement qu’il soit réparé. Autre exemple édifiant, à Lahore, au Pakistan. Hier, l’eau y était gratuite. Aujourd’hui, on ne sert plus que Pure Life, la nouvelle gamme de Nestlé. Purifiée et enrichie en minéraux, c’est l’eau en bouteille la plus vendue au monde. Les classes privilégiées du Pakistan ont servi de marché test. Mais, près des bidonvilles, les sources s’épuisent et sont de plus en plus insalubres. Désormais inaccessible pour des dizaines de milliers d’habitants, à Lahore comme ailleurs, l’eau potable n’existe plus qu’en bouteille. Le monde 

INF-EAU KARASHI, PAKISTAN 

La télé, l’internet, et le reste en format papier, c’est comme l’eau. Au Pakistan, l’eau coûte une journée de travail, mais si vous la puisez à les quelques sources qui restent, on y trouve des vers, des saletés, et il faut la faire bouillir. Et les enfants souffrent de problèmes intestinaux. Mais Nestlé vide les nappes souterraines, défendant aux habitants de creuser un puits sous la nappe "appartenant" à Nestlé. 

Karashi

Sher Shah est l’un des principaux marchés d’occasion de matériel obsolète. Ici, les ordinateurs, les téléphones et tous les autres objets électroniques non utilisables sont compactés sous forme de cubes. Ces derniers sont ensuite laissés le long des routes et des rivières, menaçant ainsi l’environnement. Des planches affichées à l’extérieur d’une clinique de rue de Karachi montrent les maladies qu’encourent les recycleurs : brûlures provoquées par le mercure, lésions du système respiratoire causées par le plomb, malformations fœtales dues à l’acide chlorhydrique. Selon les scientifiques, à partir du moment où les ouvriers travaillent dans ces décharges, leur espérance de vie n’excède pas dix ans7.  (Wiki) 

La schizophrénie des mélanges bizarres de savoirs et d’ignorance en boucle 

La schizophrénie est une maladie mentale se développant généralement au début de la vie adulte. Elle est caractérisée par des difficultés à partager une interprétation du réel avec les autres, ce qui entraîne des comportements et des discours bizarres, parfois délirants. (Wiki) 

C’est comme ça. À force d’analyser, de vouloir comprendre mais, surtout, de vouloir corriger les sociétés, nous voilà dans un monde en format GIF qui ne permet qu’avoir accès à une partie du film qui se déroule devant nous et EN nous. Tout va si vite et tout est si complexe,  que même sur la toile nous sommes devenus les schizophrènes les plus savants et les plus en santé jamais apparus sur la planète.  Nous avons l’illusion de pouvoir cerner une réalité. En fait, nous ne tournons qu’en rond.

La vie est un film, mais la politique et les organisations sociales sont en format GIF.

INF-EAU, VERSION OCCIDENTALE 

Si nous sommes ce que nous buvons et mangeons, dans ce mitraillage dit d’informations, nous avalons et tentons de refaire le puzzle des mouvements de société – Venezuela, France, USA, Canada- peu importe, car le format d’info est fait de la même manière. On a mondialisé l’information dans un format étriqué pouvant convenir à la plupart des spectateurs.  Pour ce qui est de l’International, la plupart des chaînes n’offrent que quelques minutes. Mais la machine à fabriquer des "coups d’État", elle, fonctionne 24 heures sur 24, avec des moyens payés par les travailleurs de tous les pays.

Information, surinformation, sous-information, information trafiquée, tronquée, c’est la nourriture "intellectuelle" que nous mangeons. Même découpée en morceaux, plus facile à avaler, la rapidité des mouvements des marchands de bonheurs qui concentrent tout en un mot- économie- est une menace voilée de vous enlever vos petits avoirs: terres, emplois, vies, etc. Tout est désormais plongé et centrifugé vers la peur et l’ignorance.

C’est l’eau des occidentaux, bien tranquilles, allant voter, sûr de changer l’Histoire, mais complètement dépassés par les remous frelatés par cette accélération soudaine de la différence entre ce que nous pouvons percevoir, contrôler.

Nous buvons aux puits de ce qui nous est offert. Mais cette effervescence, perçue comme la vitesse du progrès, est sans doute la plus architecturale construction néfaste et empoisonnante,  non pas seulement de l’ignorance, mais surtout de la capacité d’agir sur le développement de nos vies, de nos sociétés, et pire encore, d’une planète entière.

L’obsession du progrès – ce  à quoi nous croyons -, est un énorme subterfuge de celle de la science bouturée à la vie simple. En fait de toutes les activités humaines sous couvert de "science". Une appellation "contrôlée"…

Nous avons vendu nos âmes à des  machinistes magiciens, des mécanos numérisés.

Mais le plus grand problème reste le suivant: comment le prisonnier peut-il sortir de la prison à laquelle il s’est inscrit et à laquelle il croit?

Le prisonnier peut-il changer la prison?

 Gaëtan Pelletier 

15 mars 2014

Pièce en trois actes: Le retour des messies! Mais si…

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Il est des nôtre 
Il Abu son verre comme les autres… 
Chanson à boire 
« Eh bien, capitaine, avez-vous bien dîné ? — Fort bien, monsieur, sauf la merdre. — Eh ! La merdre n’était pas mauvaise. »
Ubu roi

Le retour du Messie 

Pièce en trois actes.

Intrologie 

Le valet entre dans la pièce en hurlant:

- Sa saigneurie! J’ai trouvé ce que veut le peuple.

- Ah! Et que -t-il veut?

- Pardon, que veux-t-il?

- Un messie. Un icône plastique, capable de parler de par les conseillers, dont je suis,  c apable de transmettre des messages aux fins de conduites du pays vers un Pays B mirobolant, pardon miloborant… Un caniche de faïence made in China et s’il le faut, dans un pays d’Afrique ayant quelques affinités avec nos aspirations communes. Une porc-celaine. Un Vassilateur, un vassaliseur, ou vasalisateur,   bavard de la langue et silencieux de l’esprit.

- Mais où dénicher un tel prodige?

- Monsieur le DG , l’argent est le photoshop des institutions modernes.

- Stop! Vous n’êtes qu’un conseiller: écrivez-moi cette phrase que je la passe dans un interview.

- Soit! Mais j’exige une compensation.

- Ah! Et combien?  Je n’ai pas dit laquelle… C’est moi le subtil.

- 1$ US le mot…

- Vous êtes avide.

- Soit, mais efficace…

- Quel est votre plan?

ACTE 2

Le conseiller se penche sur la mappemonde du monde pendant que le DG soupire.

Au delà des horizons lointains, à travers les mirage mirifiques, se dessinent les collines flamboyantes des richesses du monde, remplies de toutes les trésors : or, sang, argent, cuivre et hamburgers.  ( bon! fini la petite lingerie de poésie, allons droit au but)

- Et qui vous fait dire qu’il acceptera notre plan.

Le conseiller arbora un sourire harvardien.

- Connaissez-vous la différence entre un chasseur d’élans et un politicien pieux?

- Pas vraiment…

- La grosseur de l’arme et sa prétendue capacité à contrôler et à détruire tout ce qui lui paraît sauvage, différent, bête… Au début il se renfrogne un peu. Car c’est une homme, à la base, ou une femme à la basse – ça dépend du groupe rock -, qui est bon mais qui finit dans un moule.

- Mais il faut qu’il soit bête…

- Vous avez tout compris! Un missionnaire planétaire armé. Que Dieu ait son arme! …  Il faut d’abord enseigner au peuple l’Histoire du bien et du mal  par le biais du système scolaire. Il faut faire de chacun d’eux un gonflé à bloc. L’État est une religion et les citoyens des gens prêts à aller à toutes les messes que nous offrirons. D’abord, il lui faut se faire amis avec des amis qui ont besoin d’amis. Des amis pétroles, d’anciens amis, des points G, des femmes, etc. Un homme qui enjôle est un homme qui enjôle les autres. Un séducteur Pinocchio.

Il faut tramer, Monsieur DG, il faut tramer, inventer, sculpter des complots. S’il le faut on le fera faussement assassiner. Tous les gens effrayés du terrorisme iront se cacher derrière un nez. Nous aurons un nez d’avance.

- Parfait.

  ACTE 3 

Pendant son règne de 4 ans. 72 moi. Le prêtre de la finance conduisit son peuple à la perte. Mais le DG se porta bien. Il fit venir le conseiller et lui demanda quelques explications.

- Je vais tenter de résumer. J’ai étudié Shakespeare à Yale… Alors, faites-moi confiance.

Nous avons fait assassiner un de ses collaborateur financier sous prétexte qu’il était un dictateur. Peut-être l’était-il, mais peu importe. Pourvu que ça marche. Nous lui avons fait passer une loi qui permettait d’investir dans des paradis fiscaux, de sorte qu’en reprenant vos actifs, les paradis fiscaux ne touchaient pas à votre fortune. Nous avons blanchi de l’argent en accord avec certains trafiquants et investisseurs-blanchisseurs. Nous leurs avons fourni des armes de haut calibres … En revanche. Nous avons ensuite falsifié les preuves concernant l’assassinat de l’une des leurs par personne interposée moyennant une signature d’un falsificateur génial qui est décédé à la suite d’une surdose de cocaïne. Puis nous lui avons créé des maîtresses, dont une femme de chanvre, – héroïnomane par infusion de drogues  par des procédés "propres", en payant une infirmière, morte dans un bête accident de la route avec une voiture trafiquée: les freins cessaient de fonctionner au moment où apparaissait un camion lourd en sens inverse. Le système était ensuite catapulté dans l’ionosphère. Ni vu, ni connu.

- Sublime! Vous méritez une augmentation.

Le conseiller, satisfait, quitta le bureau. On le retrouva suicidé avec une lettre de renvoi vu son accusation à un complot pour terrorisme d’État.

Épilogue ( si je me souviens bien…) 

La femme du conseiller, une superbe mulâtre, aux fessiers protubérants, entra en souriant dans le bureau du DG. Il l’embrassa et lui donna les 4 nouveaux passeports pour une île regorgeant de palmiers, aux eaux bleus, aux vagues langoureuses et lui promit une visite prochaine.

7 jours plus tard, on retrouva la famille égorgée dans une luxueuse demeure appartenant au politicien aux nombreux scandales.

Le DG fit alors passer une annonce demandant un conseiller pour une compagnie aux tentacules multiples.

Un jeune candidat, issu de Harvard, tiré à quatre épingles se présenta.

- À part vos distinctions,  à quoi vous adonnez-vous  comme hobby.

- Je suis marchand d’art, et j’adore la littérature, l’Histoire, et les biographies.

- Ah! ça. Je vous avoue que c’est unique: les biographies. Je vous engage à condition que vous écriviez la vôtre à la fin de votre vie…

( sourires)

Gaëtan Pelletier

10 mars 2014

Les prisons privées aux États-Unis : un commerce plus lucratif que la drogue.

Telam

TELAM – Des décennies de politiques xénophobes et de main dure (tolérance zéro), et un système pénal ancré dans l’enfermement, ont créé aux États-Unis la plus grande population carcérale au monde et une industrie multimillionnaire de prisons privées.

Il y a un peu plus de 15 ans, la chercheuse étasunienne et militante des années 6O, Angela Davis, inventa le terme de « complexe industriel carcéral » et l’a comparé au puissant et redouté complexe militaro-industriel étasunien.

"Les prisons ne font pas disparaître les problèmes, elles font disparaître les êtres humains. Et la pratique de faire disparaître un grand nombre de personnes des communautés pauvres, immigrantes et racialement marginalisées est devenue littéralement un grand commerce », écrivait la dirigeante communiste.

La plus grande entreprise carcérale des États-Unis, Corrections Corporation of America (CCA) fut aussi la première de cette industrie innovatrice.

Créée en 1983, elle fut conçue par Jack Massey, le même homme qui à la fin des années 60 fonda l"Hospital Corporation of America qui est aujourd’hui la plus grande entreprise d’hôpitaux et de centres de chirurgie privés des États-Unis.

L’année suivante, Wackenhut Corrections Corporation apparut sur le marché, une entreprise qui plus tard sera rachetée par le Groupe Geo, la seconde compagnie la plus grande du complexe industriel.

"L’industrie surgit dans un contexte dominé par la mentalité conservatrice de l’époque de Ronald Reagan et dans le cadre de la politique de la main dure, qui créèrent une demande suffisante pour convaincre un groupe d’investisseurs qu’il existait une opportunité pour les entreprises", expliqua à Télam Donald Cohen, directeur exécutif de l’organisation In The Public Interest

D’après ce qu’il a raconté au téléphone depuis son bureau de Washington, les entreprises commencèrent par construire des « prisons spéculatives », autrement dit, elles construisirent sans encore avoir de contrats avec les gouvernements locaux ou des états.

Les premières prisons furent construites dans des villages petits et pauvres avec la promesse de garantir des emplois, d’augmenter la perception d’impôts et de diminuer les coûts que provoquait pour les gouvernements la population carcérale croissante.

Elles étaient soumises aux mêmes réglementations que les prisons publiques et, une fois mises en service, elles étaient soumises aux contrôles des mêmes entités gouvernementales, mais comme pour toute entreprise, leur objectif final était le profit.

Selon Cohen, depuis les débuts de l’expansion de cette industrie, elle se fonde dans le "coupe de fonctionnaires"

Cela a commencé par les municipalités, les gouvernements des états ont suivi, principalement dans le Sud du pays, près de la frontière avec le Mexique, et finalement, l’Etat Fédéral s’y est mis avec l’arrivée de Bill Clinton à la Maison Blanche,

Clinton a encore durcit la politique criminelle du pays, mais ce fut son implication dans la fin de l’« ère du grand état » qui réduisit dramatiquement la bureaucratie publique qui ouvrit la porte au Département de Justice pour contracter des prisons privées où se retrouvaient par dizaines de milliers des migrants sans papiers et des criminels.

« Au milieu des 90, CCA était une de entreprise les mieux cotées à Wall Street », fait remarquer Judy Green, directrice de l’organisation Justice Strategies, une organisation spécialisée en politique criminelle basée à Brooklyn, New York.

Mais le plus grand boom pour le complexe industriel carcéral naissant vint après la déclaration de « guerre contre le terrorisme » en 2001 et, en particulier, avec la politique pour freiner l’immigration du second mandat du républicain Georges W Bush.

A la fin de 2010 le complexe industriel carcéral hébergeait 8% des prisonniers du système fédéral et des états, et s’était installé avec diverses intensités dans 30 des 50 états du pays selon l’Office des Statistiques de la Justice étasunienne.

En pourcentage, cela paraît peu, mais ce qui retient l’attention, c’est le rythme de croissance de cette industrie en fonction de l’augmentation du nombre de personnes détenues dans le pays.

Entre 1999 et 2010, la population carcérale aux États-Unis grandit de 18% mais le nombre de prisonniers dans les prisons privées fédérales et des états augmenta d’environ 80%.

CCA possède 66 prisons avec une capacité de 91 000 prisonniers, alors que le Groupe Geo possède 65 prisons et peut héberger plus de 65 700 détenus. Leurs bénéfices annuels en 2011 furent de 1 700 millions et 1 600 millions de dollars respectivement.

Au niveau fédéral, cette croissance se base sur la privatisation d’une grande partie du système de détention des immigrants sans papiers, pendant que pour les états, elle fut obtenue grâce à « la coupe des fonctionnaires » par les autorités locales, qui permit la signature de contrat peu conventionnels.

Un rapport de 2012 d’In the Public Interest analyse 62 contrats d’entreprises carcérales avec des gouvernements d’états et révèle que plus de 65% contiennent des clauses qui obligent l’état à garantir une occupation minimale de 80 à 100% des « chambres », même si le taux de criminalité diminue.

Par exemple, dans le Colorado, le nombre de crimes s’est réduit d’un tiers dans la dernière décennie et cela permis la fermeture de 5 prisons publiques depuis 2009.

A l’origine, le gouvernement du Colorado avait défendu la signature de contrats avec des prisons privées en usant de l’argument que les prisons étaient débordées.

Cependant, en 2012, après la fermeture de cinq prisons, le gouvernement local signa un contrat avec CCA pour leur garantir en 2013, l’arrivée d’au moins 3 300 prisonniers dans les trois prisons que l’entreprise possède dans cet état, pour un coût annuel de 20 000 dollars par prisonniers.

A l’égal de l’industrie militaire, l’industrie carcérale a acquis ses talents pour la négociation à coups de millions de dollars investis en lobbying et obtenu une partie de son influence grâce au groupe ALEC (Conseil d’échanges législatifs étasuniens)

ALEC n’est pas formellement un groupe de lobbying.

Son slogan est "gouvernement limité, liberté de marchés, fédéralisme", sa fonction est de rédiger et promouvoir des projets de lois et ses membres comprennent plus de 2 000 législateurs de l’état et directeurs exécutifs de grandes corporations (jusqu’à il y a quelques années CCA et le Groupe Geo)

Leur regroupement est organisé par des commissions, comme celles du Pouvoir Législatif, et chacune d’elles est dirigée par un législateur en fonction et un entrepreneur impliqué dans le secteur en question.

Les medias étasuniens et parmi eux le New YorkTimes et la revue The Nation, relièrent ALEC avec des lois de main dure, comme celle qui permis aux citoyens de tirer quand ils sentaient que leur vie était en danger, ainsi qu’aux principales normes qui permirent la privatisation du système pénitencier.

« Les entreprises carcérales n’ont pas créée les lois, mais elles ont aidé à ce quelles soient approuvées… et cela à un sens. Si tu es côté à Wall Street, tu dois croître. Et pour que tes actions montent, ton marché doit s’agrandir », synthétise Judy Green.

Les 30 dernières années ont démontré que l’unique manière de s’agrandir du système carcéral ce sont les politiques criminelles dures.

Telam

Article original en espagnol Cárceles privadas en EEUU: un negocio millonario CONTRAINJERENCIA, le 3 mars 2014.

Traduction Anne Wolff

Notes de traduction,

résumé d’un commentaire

Certaines prisons privées se sont fait une spécialité des « immigrants sans papiers ». Les conditions de détentions abominables ont été stigmatisées par la LDDH. Les détenus, maltraités physiquement, qui n’y bénéficient d’aucuns soins de santé et doivent dans certaines d’entre elles, payer eux-mêmes leur nourriture (rappelons que ces prisons sont subsidiées à hauteur de 20 000 mille dollars par an et par tête).

Un autre article que j’ai lu à ce sujet évoquait des juges peu scrupuleux qui prononçaient leurs sentences non plus en fonction de la gravité des faits, mais en fonction de quotas à atteindre pour remplir les prisons.

Et j’aimerais aussi attirer l’attention sur le fait que de nombreuses associations espagnoles, lancent l’alerte sur le fait que leur pays prends le même chemin de la dangereuse alliance entre tolérance zéro et privatisation des prisons.

Quelques chiffres et un graphique

D’après l’étude réalisée en 2011 par Roy Walmsley, pour le Centre international d’études pénitentiaires :

Les États-Unis comptent (en 2011) 2 292 133 prisonniers pour une population de 3O8 497 039 habitants soit 743 prisonniers pour 100 000 habitants et 23% de la population carcérale mondiale. (et depuis l’ère Reagan se chiffre ne cesse de croître dans une proportion supérieure à 15% par an !)

En comparaison, la Russie compte 559 prisonniers pour 100 000 habitants, la Chine 122 et la France 102

mondialisation.ca

Poutine-Obama, jumeaux des blocs ego

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Salmigondis: 

A. − ART CULIN., vieilli. Ragoût constitué de différentes viandes réchauffées. Elle fit un salmigondis de toutes les viandes qui étaient restées de la veille (Ac.1935).

Il faudra peut-être un jour cesser de  laisser tuer nos enfant pour ces trafiquants  "globalisés" qui décident du sort du monde par le biais des banques.

Perruches éclatantes qui dans la confusion organisée finissent par passer au gril la jeunesse des "pays".

Qu’ils aillent en duel, qu’ils s’étripent, qu’ils se battent, qu’ils se trempent, pour goûter un peu du sang qui pendant le siècle dernier a coulé suffisamment pour donner une teinte pourpre aux océans.

Nous sommes les pions de chair de leur jeux de blocs Lego.

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Souffrances! Souffrances cultivées! Souffrances inutiles… Citoyen-Jeanne-D’Arc au grand bûché des ego qui passent dans l’Histoire en laissant leurs traces. Adulons-les! Nous ne sommes pas adules… Te…

Chacun est devenu un bloc l’ego pour ces décideurs-comédiens arrivistes arrimés au libéralisme.

Belles sangsues! Vous vouliez des dieux? Les voilà… Vous vouliez des "Yes We Can". Des jumeaux… L’un noir-black-faux, l’autre, blond-serpent.

Vous leur donnez les légumes de vos cultures: ils en font des armes.

Vous leur donnez votre confiance: ils vous renvoient une haine ignorante.

Jumeaux: magiciens d’Oz  et magicien d’os. 

Ukraine

Venezuela 

Afrique

Asie

Iran

Printemps…

 1. … vienne le printemps et ses longues journées molles, chargées de pluie, chargées de silence. Sur les branches encore nues et sur la terre brune, tout se prépare à surgir, précédé, annoncé par l’aubépine dans les ronces et par l’alouette dans le ciel. (…) au fond de nous, un être primitif connaît le cycle de la nature et se réjouit avec confiance d’une suite de jours qui vont verdir (…) nous respirons, dans l’averse qui vient de passer, une force prête à se développer, une vigoureuse espérance, un long espace de plaisir. Barrès, Colline insp.,1913, p. 244.

Mais où est ledit progrès si nous devons lutter contre ceux qui nous "protègent"?  Mais où est le printemps de tous ces printemps-faux annoncés? L’ère du Verseau. Je viens de comprendre…L’ère dans lequel tu verses tout pour ne rien recevoir.  Tu verses dans les cruches des cruches…

On enverra les boys… 

En Crimée, de jeunes soldats derrière une barrière de fer.  À peine 20 ans… En Allemagne, pendant la WWII on a fini la guerre avec des garçonnets de 12 ans et des vieux dans la sooixantaitn. En Amérique des drapeaux rappelant le nazisme flottent partout. Victime! du "terrorisme"… Victime de l’antiaméricanisme.

On enverra les boys se faire tuer, tuer, car les jumeaux diront qu’ils sont les braves d’un monde à "sauver". Ces braves de 20 ans, un peu fous, payés, en mission. La chair est fraîche…

Les méchants passent. L’Histoire en est parsemée. Mais le peuple reste. En expectative, en attente de… Pendu à des slogans et à des monstre ignares à façade.

Pour s’armer, ils ont bien des cordes à leurs arcs: nous payons, finalement, pour nous faire détruire.

Nous sommes le PNB de PIB, sans pays….

Nous sommes les miséreux des riches. Esclaves frisés blanc…

Dire qu’en cessant tous de "voter", on finirait par s’en débarrasser….

Gaëtan Pelletier

Mars 2014

http://gaetanpelletier.wordpress.com/2012/10/09/obama-le-nouveau-magicien-doz/

Bienvenue au 4 e Reich! Terra Auschwitz…

"Quand un banquier monte au ciel, tout son argent va six pieds sous terre"
 J. Beauregard

Les paradis fiscaux

Selon l’auteur, la décision du premier ministre Paul Martin d’enregistrer sa compagnie, Canada Steamship Lines, à la Barbade en 1995 a sonné le coup d’envoi d’une véritable course au offshore pour les riches contribuables et les entreprises canadiennes.

«À partir de cette date, l’augmentation des placements canadiens à la Barbade sera de l’ordre de 3600 % en quelques années, passant de 628 millions en 1988 à 23,3 milliards en 2001», écrit-il.

Alain Deneault souligne qu’il est absolument impossible que tout cet argent ait servi à réaliser de véritables investissements.

«La Barbade a reçu en 2006 des investissements directs canadiens de l’ordre de 89 millions par kilomètre carré ou de 136 653 $ par habitant. C’est insensé. À l’évidence, certains investissements ne servent pas à acheter des usines.» ( source) 

***

"Nobody is an Island" qu’ils disaient….

Selon Monsieur Deneault, en 2102 , et à la Barbade seulement, 60$ milliards de dollars ont été investis dans ce seul paradis fiscal.

Le Canada est un pays bien prisé par les nouveaux arrivants. Belle qualité de vie! … Sans paradis fiscaux, l’enfer des contribuables, nous serions – nous, la classe moyenne, et les plus pauvres, – le pays le plus pacifique et le plus riche au monde.  On est tellement riche qu’il faut envoyer notre argent dans des îles sur lesquelles nous n’avons pas les moyens de visiter…  Qui donc avait prévu que le pire ennemi de la planète serait un banquier? Avions pas prévu que le molasse et cocu politicien, suave pour les élections, nous a frimé un bon coup dans le tibia et dans les parties…

Ouch!

Ce doit être une de mes dernières réincarnations… Ça fait des milliers d’années que ça dure. Depuis que notre humanoïde se prend pour un génie, juste après avoir décimé des races entières pour avoir leurs terres, eux, à qui rien n’appartenaient, prêtaient même leurs femmes, il a de "GRANDS PROJETS".  "C’est pour mon peuple!" Et on le retrouve avec un ou deux châteaux, des collections de voitures, de toiles, et d’un hélicoptère pour déménager en cas de fausse recherche.

C’est comique, au fond, parce que toutes les écoles du monde n’apprennent aux gens qu’à écrire et à compter pour la race des saigneurs – drones ou pas drones -, qui ont toutes les armes et tous nos avoirs,  sous-sols y compris, pour devenir un esclave instruit…

Ramons! Gonzalez…

Un citoyen canadien doit travailler six mois pour le "gouvernement" ( ceci incluant la bande des cravatés dépoilés, singes adulés) et six mois pour lui.

Le citoyen est devenu la cocaïne des banquiers et hommes d’affaires "ascrupules". Ils nous sniffent sur une table de verre, sorte de boule de billard dans l’Univers: la Terre.

"Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour votre pays."

Nous parlons du Canada… Grand pays de seulement 35 millions d’habitants. Si nous accumulons tous les vols de banquiers, de placiers, d’investisseurs dans un système mondialiste, on comprendra pourquoi les pays font faillite.  Les requins se reproduisent en une sorte de secte secrète.

Bienvenue dans les États-vampires! La dent et Eve.  C’est le 4 ième Reich qui a supplanté celui de Monsieur Hitler. Conquérir le monde! C’est déjà fait. La formule a été enfin trouvée! Il suffisait de scinder toute conscience collective, les amener à l’abreVOIR, de grossir leurs oreilles et d’éteindre leurs intuition en mitraillant le cerveau jusqu’à ce que toute forme de prise de conscience s’éteigne.  Il suffisait de diviser pour régner, mais garder l’image de la soudure sous format de découpage terrestre.

Tout faire pour son pays…

On l’a fait. Il nous reste quelques paires de culottes fabriquées au Bangladesh.  Un T-Shirt de Chine et les mémoires d’un certain GW Bush. Le preacher du "God Bless America". La famille qui accroche leurs drapeaux à leur maison… Comme l’Allemagne dans les années 30. Et des dettes à n’en plus finir… Car les banques ont soif comme les déserts. Malgré leurs milliards de "revenus", ils cherchent encore le moyen de remplir leurs coffres en râpant le poisson-citoyen.

La démocratie 4 e Reich

Les élections, c’est la chaise musicales…  Un panneau réclame, fourni par les investisseurs Al Capone, accroché  aux poteaux. Un visage, un slogan, et des réunions pas loin du 4 ième Reich:  pas de territoire, rien que TOUTES les richesses de tous les territoire, y compris les peuples, les indigènes, les indigents, et l’achat de cerveaux. Les rassemblements se font par des moyens "modernes": la télé, l’internet.

L’enfer mondialiste a été créé par les paradis fiscaux, des cloches astiquées, ayant les moyens de se payer des phraséologues patentés. Et nous voilà tout oreille! On écoute… Comme cette phrase qui allait déclencher le jour J:

"Les sanglots longs des violons de l’automne…"

Pourquoi mêler les poètes à la guerre?

Reinhard Heydrich en 1940.

Reinhard Heydrich      était un virtuose du violon en même temps qu’un SS froid et sanguinaire.

Dans le cicuit du 4 e Reich, nous avons tous de ces virtuoses du verbe, du génie méthodique de contrôler, de par les banques, de par les politiciens,  sans empathie, investissant dans les mines anti-personnel, nos vies, le pouvoir de  se construire au lieu de construire "un monde meilleur".  Ce monde meilleur de par l’intellect adulé mêlé à l’infantilisme d’une éponge absorbante et croyants à la tâche criée, hurlée, marquée sur la chair et l’âme.

Alors, la Terre est devenue le plus énorme camp de concentration jamais créé, décimant les "races" indésirables aux grands projets pour le "bien" de l’humanité.

Auschwitz. Là où le train mène à l’extinction de la différence.

En ce début de 21 e siècle, nous allons là où nous mènent ceux pour qui l’humain n’est qu’une bûche pour enfourner de l’avoir virtuel…

Entrée de Birkenau (Auschwitz II), vue depuis l'intérieur du camp

Gaëtan Pelletier

Février 2014

politicien: compost de riches aux jardins des merveilles… l’argent. Dur à cuire…

À lire, et quel beau dé-lire à lire!

http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/400873/dans-l-ombre-des-paradis-fiscaux

Le petit lapin éviscéré

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Nos dirigeants choisissent pour nous de tuer davantage que de faire vivre. L’armement russe 2014 a de quoi faire frémir. Si on ajoute à tout cela le pouvoir de destruction des pays grandement armés, il y a assez d’armes "sophistiquées" pour détruire le système solaire en entier.

"Protéger son pays"? Le quel? Le colonialisme mondialiste intérieur a remplacé celui des "pays pauvres". Mais il en reste… Alors, nous voilà dans un vrille de pouvoirs armées semblables à celle du célèbre Hitler qui a réarmée l’Allemagne en secret en l’espace de trois ou quatre ans.

Nous vivons dans un hitlérisme mondialisé dans lequel toute sueur est dirigée vers la grande mer de la tuerie sous prétexte de se défendre.

Le choix de tuer est devenu plus grand que celui de faire vivre. Nos impôts, nos taxes, sont engouffrés dans les "secrets d’État" dans lesquels s’amusent quelques dirigeants  pour le "bien du peuple", dans une stratégie fumeuse et embuée. Que voyons-nous vraiment?

Rien.

Secret d’État. Surveillance du peuple. Misérabilisme mondialisé nommé "austérité". Tout cela coiffé de discours et de mensonges sirupeux par les marionnettes qui ont perdu tout pouvoir.

Dommage! Grand dommage! Que tous les citoyens soient victimes d’une petite flopée au pouvoir. Dommage que l’on enterre l’âme et le coeur dans une infinie  course à l’armement.  L’Homme, avec une grande H, est cet outil pensant  fort utile pour une bande de psychopathes semblable à celle de l’ère hitlérienne. Non seulement semblable, mais boursouflée et sous le joug des petits  Goebbels que l’on cultive sous formes de kapos dans une formule plus savante encore que le code génétique. Car il existe un code génétique social manipulé.

Autant meurtrière est ce dogme en la croissance infinie qui a terminé son cycle en 2008 : les charognards de Wall-Street ne sont pas près de s’éteindre. La larve humaine rêve. Et la vente des rêves est un cadeau de tous les Noël à venir. Un futur de "moi" ne peut même pas exister sans le futur du "nous".

Nous sommes tous soldats d’un monde. Besoin de vivre! Besoin de manger! Besoin (sic) de consommer. "Besoin" de remplir le vide des éviscérés que nous sommes devenus. Mais avant tout, besoin d’idoles et de modèles, de pouvoir, et de remplissage de "moi" pour suppléer à notre ignorance de vouloir nous connaître dans notre différence et dans nos mutualités.

Voilà la somme des armement de la Russie. Voilà un aperçu de ce que nous sommes vraiment: un lapin éviscéré. Dire que l’on parle d’humanisme dans un monde où les poètes n’ont pas une seule ligne, les intellectuels un seul mot pour "changer" le monde.

Nous ne sommes qu’une proie pour les chasseurs de pouvoir, les chasseurs de richesses.

Nous y laissons notre peau.

Chez les tribus primitives, ils se font des animaux une nourriture en sachant qu’ils arrachent la vie à la Vie.

Dans un monde moderne, on bouffe tout pour le plaisir de la chasse égotique.

http://gaetanpelletier.wordpress.com/2013/11/07/la-capiteuse-histoire-de-loutil-pensant/

http://gaetanpelletier.wordpress.com/2013/10/11/nous-ne-sommes-rien-si-nous-ne-sommes-pas-tous/

CONCURRENCE ET MONDIALISATION

 

La concurtoboganrence internationale est telle que pour survivre, il faut soit s’adapter, soit disparaître. Bien ! Présenté comme cela, il n’y a aucune place au doute. Il n’y a rien à faire, la mondialisation ne peut être remise en cause : c’est une loi physique du même ordre que lorsque l’on lâche un caillou il tombe au sol. Il y a des forces que l’on ne peut remettre en cause. Sauf que la mondialisation n’est pas une loi physique, ni la volonté d’un vieil homme avec une barbe blanche : la mondialisation est du ressort de la décision des hommes !

Les donneurs d’ordres sont peu nombreux dans le monde, ce sont eux qui distribuent le travail et influent sur les logiques salariales. Les pays du sud produisent à bas prix, mais la majorité des usines qui fabriquent dans ces pays sont des usines occidentales, et 80% de leur production sont vendus sur les marchés des pays riches. La mondialisation est une chimère qui permet à certains de produire aux coûts les plus bas puis de vendre dans les pays où les gens ont les moyens d’acheter !

La mise en concurrence est organisée par les industriels eux même qui délocalisent une partie de leur production et qui ensuite la mettent en concurrence avec celle restée dans leur pays d’origine. Tout cela pour le plus grand malheur des salariés du Sud comme du Nord et le plus grand bonheur des actionnaires. Pour le capital le développement des pays du Sud ne doit pas supprimer l’exploitation d’une main d’œuvre bon marché, et doit continuer à faire pression sur les salaires des pays du nord. L’arnaque est parfaite, surtout que le monde ouvrier est loin d’être aussi uni que le monde des affaires !

L’ouverture des pays de l’Est et leur adhésion à l’union européenne ont été réalisées pour deux raisons La première pour qu’ils ne retombent pas dans le giron de la Russie et pouvoir installer des bases militaires principalement américaines, pour contrôler la sphère d’influence russe. La seconde est que ces pays possédaient une main d’œuvre bien formée et qui n’avait aucune notion de droit social, les syndicats comme nous les concevons n’existaient pas, tout était régi par l’État et lorsque l’État a été démantelé les salariés ont été livrés aux multinationales.

Si dans un pays sous traitant, des salariés se regroupent pour former un syndicat et réclamer de meilleures conditions de travail et de salaires, les donneurs d’ordres n’hésitent pas à fermer et à redélocaliser dans un pays voisin, il ne faut pas donner de mauvaises idées à d’autre, cela pourrait être contagieux. Dans certains cas on se débarrasse des meneurs, parfois de manière définitive. L’on soutient des régimes suffisamment corrompus pour qu’ils ferment les yeux sur certaines pratiques.

La concurrence effrénée est souvent factice, ce sont les mêmes représentants qui siègent aux divers conseils d’administration de ces grands groupes. Il s’agit pour eux d’un jeu, d’un gigantesque «monopoly», d’un casino, ou parfois l’on peut perdre, mais comme en plus ce sont eux qui contrôlent la banque ! Non les véritables perdants, se sont ceux qui dans l’espoir de garder leur emploi, acceptent de travailler plus, de baisser leur salaire, de voir disparaître leurs acquis sociaux au nom de la mondialisation imposée par une bande d’escrocs.

«Il n’y a pas de croissance infinie dans un monde fini, les seules personnes qui croient le contraire sont des fous ou des économistes»…K.BOULDING

http://2ccr.unblog.fr/2014/01/13/concurrence-et-mondialisation/

L’esprit de Noël: faites suer un chinois pour une Barbie

La poupée Barbie à l'effigie de la GRC.... (Photo tirée du site The Mountie Shop)

Rousse, maquillée, le chapeau stetson bien droit et la veste rouge parfaitement ajustée, la poupée Barbie lancée cette semaine par la Gendarmerie royale du Canada (GRC) est déjà en rupture de stock, dépassant toutes les attentes.

Chaussée de bottes montantes à lacets et vêtue d’un pantalon moulant noir à bande jaune, la reproduction, vendue 30 $, est tout à fait fidèle à la tenue protocolaire des agents de la GRC. Il manque juste le pistolet.

Commercialisées lundi sur la boutique en ligne de la GRC et dans quelques magasins, les 1200 poupées se sont arrachées en 48 heures, a rapporté mercredi le National Post. Cyberpresse 

Conditions de travail (sic)

Mattel : 'Barbie ouvrière' dénonce les conditions des travailleurs chinois

(Boursier.com) — Qui se cache derrière l’image glamour de Barbie… ? A l’approche des fêtes de Noël, deux organisations humanitaires, "Peuples Solidaires" et "China Labor Watch" cherchent à sensibiliser les consommateurs sur les pratiques des usines de jouets Mattel en Chine. Munies de leur "Barbie ouvrière" bâillonnée, vêtue d’un bleu de travail sous le slogan "Modèle indémodable, conditions de travail inchangées depuis 15 ans", elles mènent des actions de rue surprise, partout en France. Parallèlement, une pétition a été lancée sur internet afin  de dénoncer l’exploitation des travailleurs et de demander à Mattel de revoir ses pratiques…

13 heures de travail par jour

"Jusqu’à 13 heures de travail par jour, sept jours sur sept, des dortoirs surpeuplés, des produits toxiques manipulés sans protection, des papiers confisqués lors de l’embauche", voilà à quoi ressemblerait le quotidien de ces ouvriers… L’ONG "China Labor Watch" a enquêté clandestinement d’avril à septembre dans six usines du groupe, publiant un rapport sur les conditions de travail des ouvriers chinois. Au total, elle aurait constaté 18 catégories de violations de la loi chinoise ou de l’éthique.

12 centimes reviennent à l’ouvrier

Parmi elles : l’absence de cotisation retraite des salariés et l’amputation d’une partie de la rémunération des ouvriers, déjà très faible. Sur son compte Twitter, " Barbie Ouvrière ", rappelle ainsi que pour une poupée vendue 15 euros, l’employé(e) chinois(e) l’ayant fabriquée touche seulement 12 centimes… Les impayés s’élèveraient entre 6 et 8 millions d’euros sur une année. " La multinationale continue à tirer les prix et les délais vers le bas, au détriment de la dignité de celles et ceux qui fabriquent ses jouets", regrette "Peuples Solidaires" qui exhorte Mattel à respecter, entre autres, la durée légale de travail…  Boursier

GP

19 décembre

Enbridge BBQuébec : L’histoire d’Adam et et crève

BBQ 2

Enbridge Pipeline

La science fiction, c’est quand les nuls calculent le futur et qu’il n’arrive jamais selon les données. Mais il arrive toujours… Avec ou sans données…

John Smith

Barils

Il poursuit en qualifiant l’approche d’Enbridge, concernant le système de détection des fuites et les plans d’intervention «d’inadéquats ». Selon lui, il faudrait jusqu’à «quatre heures pour l’amorce d’une intervention d’urgence pour les régions métropolitaines de Toronto et de Montréal». La Presse

***

En 2029, le pipeline de la Cie Enbridge qui passait près de Montréal, Henri et Noah étaient en train de cuire un magnifique BBQ. La bière coulait à flot. Les enfants jouaient, criaient, et s’arrosaient. C’était le 31 juillet et le mercure indiquait 31 degrés.

 Pendant ce temps, un employé de la compagnie, qui devait vérifier le pipeline fora un trou pour y insérer une caméra d’inspection. Se trompant dans ses calculs, il perça le pipeline. Sous une chaleur qui lui donnait le tournis, il ne rendit pas compte que la mèche utilisée était la plus grosse,  étant donné qu’il avait placé la boîte à l’envers et que ses lunettes étaient accrochées à son cou.

Les enfants jouaient, criaient, s’arrosaient. Et le poulet grésillait…

Les 40 pigeons qui habitaient la maison de Marcel partirent dans une volée affolée dans un bruit d’applaudissements dans l’air : Clap! Clap! Clap! Clap.

-          Sales oiseaux, se lamenta Henri.

Une dizaine de rats cachés dans les égouts virent passer le grand filet noir. Ils s’enfuirent à griffes ouvertes.  Les rats avaient un langage que ne comprenaient pas les humains. Mais dans une hâte soudaine, 1 50,000 rats se mirent à quitter les bas-fonds de la ville pour échapper au massacre.

Et les enfants s’arrosaient, criaient, chantaient.

***

L’employé qui avait émis un message à la compagnie était affalé sur le gazon,  regardant son émission préférée sur sa télé imbriquée dans le panneau du camion, Il  s’impatientait. Il sortit alors, en soupirant, un paquet de cigarettes et scruta l’image des poumons noircis , puis, poussant un soupir, décida d’en griller une.

Au moment où il alluma sa clope, des milliers de rats, tous couverts de pétroles bruts, sortirent des égouts. À travers la file de voitures électriques branchées pour être chargées, le troupeau de rats se mit  à se trémousser pour se débarrasser du pétrole. Ils se secouaient comme des chats mouillés.

L’employé échappa sa clope, écarquillant les yeux, tenta de l’éteindre et émit un gémissement. En une fraction de seconde, il entendit dans son Walkie-Talkie un message : « Nous partons ».

Il paniqua, courut vers son costume « antibrûlure », l’enfila au même moment qu’eût lieu l’explosion.

Les Chinois n’auraient pas fait mieux : Tous les rats de la ville se mirent à voler et se mêlèrent à tous les pigeons du quartier. On entendait pétarader les voitures électriques, rapidement carbonisées explosaient en laissant l’acide des batteries se répandre dans l’atmosphère.

Un peu avant que l’employé fermât les yeux, les rats carbonisés, les pigeons, et un nombre incroyables d’humains eux aussi noircis, étaient devenus volants. Il lui apparut alors qu’ils demeurèrent pendant longtemps en suspend. Si longtemps que la dernière image qu’il pût voir fut celle d’un brasier de flammes sur lequel dansaient des cadavres dans un mouvement circulaire comme celle des BBQ.

***

Pendant ce temps, au Parc des SDF, parmi les 250,000 encore vivants depuis la crise 2008, 25, 000 se faisaient une soupe avec les restes de poubelle des restaurants chics de la ville et s’arrosaient de l’eau qu’on leur avait donnée, en geyser, par pitié. De l’’eau sortie de l’asphalte quand le système automatisé de la ville les démarrait au moment où la température atteignait 30 degrés Celsius.

Armand, Roland, Jean-Marc, Thierry, Arnold, priaient pour qu’un jour Dieu intervienne, levèrent les yeux vers le ciel en guise de désespoir.

Les lèvres gercées, les yeux bouffis par la misère, ils restèrent bouche bée : du ciel arrivait  le plus beau, le plus gigantesque  BBQ du monde, enfin un repas envoyé du ciel : volaille, porcelet, cuisses, poitrines, pattes de grenouilles, jambons,  jarrets, etc. Le festin…

Ils criaient, s’arrosaient et chantaient.

Un déchu ayant fait faillite, se dit qu’il était venu le moment de s’enrichir : au lieu de manger, il ramassa tout ce qu’il put et les accrocha aux arbres pour les vendre par la suite.

On vit au loin de grandes lueurs rouges, des camions d’incendie et des autos pétarader dans le ciel en feux d’artifice agrémentant la fête.

Hourra!

Et des centaines de SDF revinrent des quartiers riches avec des milliers de bouteilles de vin et de bière.

Tard dans la nuit, une équipe de sauvetage de la Compagnie retrouva le corps de l’employé : le corps, à moitié immergé dans son habit de protection était quasiment intact.

Il ne manquait que la tête.

Gaëtan Pelletier

13 décembre 2013

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