Archives de Catégorie: LES AFFAIRES SONT LES AFFAIRES

L’ONUlissade

Il passa près de huit ans,
Avec elle, fort à l’aise ;
Il eut jusqu’à huit enfants :
C’était la moitié de seize.

Lapalissade

Après plus de 15 ans de débats, l’Assemblée générale de l’ONU a reconnu mercredi l’accès à une eau de qualité et à des installations sanitaires comme un droit humain.

Radio-Canada

Le corps humain serait constitué d’environ 70% d’eau. Les dirigeants de l’ONU doivent avoir de l’antigel dans les veines.

15 ans.

La réunionite est la maladie du siècle. Les attablés se gavent de Naya, de paperasses, et griffonnent des zidées. Et tous les petits fonctionnaires adorent les réunions. Ça fait grand… Important.

C’est un jour historique pour le monde, un grand pas dans la bonne direction.

— Maude Barlow, présidente nationale du Conseil des Canadiens et militante pour les droits liés à l’eau

S’il y avait des GPS pour le cerveau, ça dépannerait ces oiseaux qui ont perdu le Nord. « Un pas dans la bonne direction… »

J’espère qu’ils n’ont pas manqué de Naya pour faire ce pas…

À cette vitesse, en 2045, on proclamera que manger est un droit humain.

Canada et États-Unis

Ils se sont abstenus…

En votant ainsi, on se garde le droit de commercialiser l’eau, dont le Canada posséderait le quart des réserves… De l’or translucide pour le futur.

Dune, de Frank Herbert

Voilà qui me rame à un roman de Science-fiction : Dune.

Dans un monde raréfié d’au on utilise des Distilles pour survivre.

Le distille recouvre la totalité du corps, mis à part une partie du visage. Des systèmes dans les talons permettent d’activer des pompes lors de la marche. Ainsi, l’haleine, la transpiration et les excréments humains sont récupérés, traités et recyclés et l’eau est acheminée vers des poches où des tubes permettent de s’abreuver. En portant un distille bien ajusté, un être humain est censé pouvoir survivre en ne perdant qu’un dé à coudre d’eau par jour dans le désert profond.(…)

Néanmoins, un bon distille est relativement couteux et rare, puisque seuls les Fremen fabriquent des distilles de qualité. Celles disponibles sur les marchés urbains ne sont que de pâles copies, bien moins efficaces. Distilles

Tant qu’à se livrer à la SF, aussi bien continuer. Qui sait si dans 10 ans si l’eau ne sera pas géré (sic) par une société d’État et livrée par des stations d’eau similaires à celles du Pétrole?

British Pétreaulethomme!

Belle compagnie!

On va se faire forer pas à peu près!

Déjà qu’on l’est…

Tony Spaghetti

Le grand avantage du crime organisé c’est celui des réunions qui ne se font pas à l’eau embouteillée Naya, mais au cognac, au champagne, et aux restes de marchandises non vendues.  Ça vous brasse un cerveau. En plus, ils ne sont pas payés pour travailler à niaiser, ils travaillent pour être payés.

Nous voilà dans un scénario dantesque… Après s’être livré à du trafic de marchandises illicites, – des besoins très secondaires – il se pourrait alors que l’on assiste à un marché souterrain de besoins primaires.

L’eau.

Les réussites de l’ONU

Pétrole contre nourriture est le nom d’un programme visant à satisfaire les besoins humanitaires du peuple irakien après la guerre du Koweït (aussi appelée deuxième guerre du Golfe, la première étant la guerre Iran-Irak). Il est mis en place pour réduire les souffrances prolongées du peuple irakien dues aux sanctions économiques mises en place par l’ONU suite à l’invasion du Koweït par l’Irak en août 1990. Selon certaines estimations, 1,5 millions d’Irakiens auraient péri par manque de nourriture ou de médicaments durant l’embargo international . Hans van Sponeck affirmait alors que les sanctions internationales causaient la mort de 150 enfants par jour.

Temporaire à l’origine, il permet à l’Irak de vendre son pétrole et d’acheter en échange de la nourriture, des médicaments et de nombreux services, cela sous la supervision de l’ONU. Il est interrompu suite à l’intervention militaire des États-Unis et de leurs alliés en 2003.

Conçu comme une « mesure temporaire destinée à couvrir les besoins humanitaires du peuple irakien », le programme « Pétrole contre nourriture » fonctionne de 1996 à 2003, brassant en tout 64 milliards de dollars.

Ce système s’accompagne d’un important réseau de corruption, conçu par le régime irakien comme un réseau d’influence international. Il s’étend en France, en Russie, aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Italie, en Australie, en Inde, et au sein même des rouages de l’ONU, la femme de Boutrous Ghali, le fils de Kofi Annan. Pétrole contre nourriture

L’amputation du bouton à quatre trous

Si le « progrès » continue de nous effilocher, de nous dépiécer, nous allons finir en un « déprogrès » avec un bouton à un trou…

Quelqu’un de sensé peut-il nous expliquer comment on peut en arriver après 15 ans à un délire pareil et  à des coûts astronomiques?

Toute cette machinerie lourde pour aboutir  à une telle « conclusion »…

J’espère qu’un génie du M.I.T se penchera un jour sur la question et nous fera une équation démontrant que plus nous évoluons dans les domaines techniques – en même temps que noyés dans les hyper-organisations finalement stériles- plus nous croulons.

En littérature, on  le théâtre de l’absurde :

La particularité de Eugène Ionesco et Samuel Beckett est qu’ils ont exposé une philosophie dans un langage lui-même absurde qui réduit les personnages au rang de pantins, détruit entre eux toutes possibilités de communication, ôte toute cohérence à l’intrigue et toute logique aux propos tenus sur scène.

L’absurdité des situations, mais également la destructuration du langage lui-même ont fait de ce style théâtral un mouvement dramatique à part entière. Ce type de théâtre montre une existence dénuée de signification et met en scène la déraison du monde dans laquelle l’humanité se perd. Wiki

La Shoa de la paperasse

L’humanité se perd…

  • 884 millions de personnes dans le monde n’ont pas accès à une eau potable de qualité
  • plus de 2,6 milliards ne disposent pas d’installations sanitaires de base
  • environ 2 millions de personnes, pour la plupart des jeunes enfants, meurent chaque année des suites de maladies causées par une eau impropre à la consommation et l’absence de sanitaires. Radio-Canada

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Gaëtan Pelletier

2010, 2014

La possession de THOR

La bataille de Thor contre les géants, réalisé en 1872 par Mårten Eskil Winge.

D’après ces textes scandinaves, Thor est un dieu guerrier, le plus fort de tous. Il possède un char tiré par deux boucs qui lui permet de traverser les mondes. Son attribut le plus célèbre est son marteau Mjöllnir, avec lequel il crée la foudre, et qui lui permet surtout d’être le protecteur des dieux et des hommes face aux forces du chaos, comme les géants, qu’il abat régulièrement et dont il est le pire ennemi. En tant que dieu de l’Orage, il apporte la pluie, ce qui fait également de lui une divinité liée à la fertilité. Il est le fils d’Odin et de Jörd, et a pour épouse la déesse aux cheveux d’or Sif.  Wiki

L’économie mondiale, principalement dans les pays occidentaux, dits riches, est rognée lentement depuis 2008.: Fermetures d’usines, précarité d’emplois, impôts élevés en France comme au Canada, la hache des retraites, le poison des guerres… Lentement, mais sûrement, le sang pisse pour toutes les causes. Alliage de sang et de sueurs. Les petits villages s’éteignent avec les vieux. L’Amérique hache et broie avec ses armes, autant de la bouche que de la goebbellisation planétaire, tout, tout, tout!

Le Thor version 2014 est planqué dans 50 États. Il a fourmillé à travers tous les continents, comme un virus hypocrite. Il a établi ses bases, ses « idéaux », ses valeurs, ses petits rois.

Il reste encore quelques artisans dans le mondes, tel ce vieillard de la Macédoine, qui fabrique encore des barils de chênes vieux de 150 ans. Grand-mère ne tricote plus des bas de laine: La machine à mille grand-mères les ont remplacés. Tricoter, c’était mieux qu’un chapelet. Qui a dit que la prière avait un nom? Elle est incrustée dans la vie simple. Vivre en harmonie, c’est déjà prier.

On coure les dieux d’acier et de plastique.

La décadence par fragmentation. Comme le gaz de schiste. Il faut détruire la vie et la Vie pour un peu d’or liquide.

C’est une lente plastination… On est dégradé par ceux qui accordent des grades ou qui s’autogradent.

Tuer et faire vivre en même temps…

On vous donnera un système de « santé » performant,  gangrené par la finance, mais d’un autre côté on abrégera vos bons jours par la coupe du repos mérité. C’est ça, le « progrès ».  Du moins celui que l’on offre.  Celui qui a comme dénominateur commun: réforme. On devrait nommer toutes ces actions de nos gouvernements « dépréciation du citoyen ». Peu importe le pays. La mondialisation a autant frappé la Chine  pour le moment gagnante que les pays occidentaux qui n’ont aucune idée du jeu auquel ils jouent.

Le meurtre

C’est la simplicité qui écope, le meurtre en série et dans une tornade tourbillonnaire avalant la belle simplicité de la Vie.  Celle à laquelle tant de gens ont rêvé, tant de gens pour laquelle ils ont travaillé, pour en fin de compte n’avoir que pour récolte une longue glissade vers une fin des temps au ralenti.

Derrière tout ça, le grand mensonge de l’espoir et du retour du « bien », du confort, d’une certaine aisance, bref, d’une qualité de vie.  On s’est dit qu’après de milliers d’années à tenter d’avoir un peu de repos, on y avait droit. On s’était dit qu’il fallait attendre deux mille ans. On avait la patience pour se bâtir un petit monde ou l’on jour aux carte, à la pétanque, à rouler à bicyclette, à jeter ses montres à la mer.

Mais non!

Et qui est donc responsable de cette « uniformité »? De ces calamités?

Quotidien

Ce matin, j’ai scié et brûlé les branches de pruniers malades. Ce matin, j’ai conversé avec mon amour. Ce matin, j’ai bu un café tranquille – très bon d’ailleurs – et je me suis dit que l’hiver arrivait et que c’était temps d’arracher les plants de tomates.

Ce matin, le voisin d’en face soulevait sa maison pour l’agrandir et faire un nouveau solage. Il y avait encore de ces papillons blancs qui avaient infesté les poireaux. Mais bon!… On peu s’en accommoder.

J’irai me coucher sur un oreiller de plumes avec pleins d’oiseaux dans ma tête.

Et demain, je ferai un sourire à la jeune fille qui m’a sourit pendant que j’attendais au coin d’une rue.

Le froid va bientôt arriver. Déjà que les grands vents du Sud ont fait tournoyer le courant jet.

Il n’y aura jamais assez de banquiers, de politiciens, d’hommes armés pour me donner un simple sourire. Pourtant, tout est là!  Comme le monsieur qui fabrique des tonneaux de chênes…

Les amérindiens savaient une chose: on ne peut pas tout avoir, car tout nous est donné. Et alors, il n’y a pas de possession…

C’est le noeud du drame: posséder. Mais nous avons franchi une frontière insensée: posséder des « choses » était acceptable.

Maintenant, on veut posséder les humains pour tout posséder ce qu’ils ont. Âme y compris…

Le diable n’est plus dans le détail… On le prie encore pour qu’il nous mène au « ciel ».

Gaëtan Pelletier

sept. 2014

 

IGuette

 

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Iguette= Il guette

***

Arrivera bientôt la montre encore « intelligente » , la IWatch. Avec ça, vous pouvez payer vos comptes.

:-)

On vivra dans un monde de tueries planétaires, crevant de faim, mais sachant l’heure et pouvant payer ses comptes et probablement emprunter avec sa montre. Et ça ne changera en rien l’imbécillité croissante de la petite planète bleue en train d’étouffer, de nous asphyxier lentement, à Gaza, à l’Irak, aux enfants tués dans les guerres et à la déTERRE Iorisation permanente de la race humaine.

Il y a 12,000 ans, on chassait le Mammouth pour survivre. 12,000 ans… C’est court dans les millions d’années de l’histoire d’une petite planète « par hasard » accolée à une étoile en guise de feu de camp pour chauffer la cabane ronde. Maintenant qu’on est au chaud et qu’on dévore du McDo, on dévore également du MAC do… Iphone, IWatch, etc.

Les nouveaux chamans 

On aura une montre et encore des dieux pour s’entre-tuer, parce dans ce cher et périlleux progrès de l’histoire, on aura pour la première fois dans l’humanité été pris dans le filet des miroirs des nouveaux prêtres goebbeliens, sortes  de chamans venus apporter « la bonne nouvelle ».

Son porteur recevra différentes notifications, comme des courriels, des textos, des alertes, des avis de réunion, etc., par le biais d’une légère pulsion au poignet. Il pourra répondre à des messages en utilisant les options variables selon le contexte ou par le biais de la reconnaissance vocale. Siri y est également intégrée. Un haut-parleur permettra les appels ou les messages par walkie-talkie. Deux utilisateurs de la montre pourront échanger des dessins en gribouillant sur l’appareil. Les amoureux pourront même faire sentir à l’autre, en direct, les battements de leurs coeurs!

La Apple Watch pourra contrôler l’Apple TV ou encore servir de télécommande pour l’appareil photo du iPhone.

Plusieurs applications bien connues d’iOS seront disponibles sur l’Apple Watch, comme les cartes, la météo, Passbook, Photos, mais la grosseur de l’écran a obligé les designers d’Apple à les adapter et à trouver une nouvelle façon de les contrôler. La montre est donc tactile (elle détecte aussi la force de la pression), mais se contrôle également à l’aide d’une petite roulette semblable à une montre ordinaire, à droite de l’appareil.

La Apple Watch, résistante à l’eau, plaira assurément aux sportifs puisqu’elle pourra mesurer lors d’une activité sportive la distance parcourue, la vitesse de déplacement, l’intensité de l’effort via le rythme cardiaque et le nombre de calories brûlées. Elle apprendra à mieux connaître son porteur pour éventuellement lui proposer des objectifs pour se tenir en forme. Pierre-Olivier Fortin, Le Soleil 

Dans la prochaine version, on pourra sans doute savoir l’heure de sa mort, la raison de sa mort, combien nous devons en mourant et sans doute que votre compte Facebook, quelques minutes plus tard, rédigé une chronique nécrologique automatique. Puisque Facebook engrange tous les renseignements vous concernant, vous ne verrez plus non seulement votre vie défiler devant vous, mais toute la planète le verra. Fini le tunnel de lumière!  Un système automatisé choisira une photo de vous, – la « meilleure », et lancera un avis de décès triste et émouvant.

Tous vos « amis » seront que vous serez morts. Il y en aura deux ou trois qui larmeront en crocodile… Mais, bon! C’est la vie! comme disent les Iricains.

 À l’écoute des Aléoutes 

Le tribus de Sibérie ou celles frontalières à la Chine, nomades, sous la tente, ont maintenant leur antenne parabolique. Alors, vraisemblablement, sans être Nostradamus, ils auront leur IWatch. On pourra même les voir tuer un renne et boire son sang en HD. Mais ça ne s’arrête pas là… Une fois qu’ils seront trop intégrés, on les mettra sous la tutelle des espèces en voie de disparition et on les subventionnera pour qu’ils poursuivent leurs coutumes qui seront une bonne nouvelle pour les gens bien assis devant leur téléviseur: les voyageurs télé.

Mais bon! Avec les réchauffement de la planète, les rennes volants de Noël, il se pourrait que tout cela devienne fabulation et que les sapins deviennent des sapins de plastique en provenance de Chine. Et la neige pourrait être artificielle. D’ailleurs, les rennes n’ont jamais volé et le père Noël non plus. C’est des inventions d’adultes…

Imagine 

Je vous laisse imaginer le reste.

Mais pour une piste, je suis bon pour un coup de pouce.

On se lèvera le matin, plus besoin de regarder la télé: on a été licencié.

Ou alors, le réveille-matin de la montre sonnera. Le travail! Vous le fermez. Il se met en mode alerte.

- Chérie! Chérie! ma montre est brisée.

Vous allez courir chez le réparateur qui ne répare plus rien mais vous en vendra une autre.

En l’ouvrant, tout sourire de votre nouveau gadget, La IWatch 666, vous aurez accès à Facebook et à la nécrologie annonçant la mort de votre amour. Vous l’auriez su en vous retournant dans le lit pour regarder le regard froid de votre amour!

Comme chantait Piaf! « Dieu sépare ce qu’il a uni »

ET STEVE JOB AUSSI!

Gaëtan Pelletier

9:41

10:36

Lunch: darne de saumon  à base de sardines du Chili. Version améliorée 3.347.10.111

8:20

Pouls: 71

Nouvelle de l’heure: un homme meure suite à un accident de travail. La boîte noire de sa montre sera analysée.

etc.

NIP!NIP!NIP!Hourra!

Credit-Card-Fraud

« Depuis ce jour, quand je me vois dans une glace, je vois mon permis de conduire… »  (GP) 

 » Le fumier sert à enrichir les champs et les banques ». Robert Meunier, fermier inconnu du net. 

***

Ce matin, je suis allé à une institution financière, honteux, pour faire réactiver ma carte de débit. J’avais inscrit deux fois le mauvais NIP, et plouc! Le système automatisé me refuse l’accès à mon conte. Investir ou encore « préparer » ses vieux jours, c’est un conte en banque.

Mais bon!

C’était pendant une canicule, parce que mon corps ne supporte pas les alentours de 30 degrés. Dehors, ça vacarmait à n’en plus finir avec les travaux d’aqueduc. Au Québec comme ailleurs, on est caduc partout. Tout le monde a des tuyaux pour faire pousser de l’argent à travers l’asphalte.

***

L’institution financière serait un fleuron du Québec. Si on la prononce bien, on obtient un potager comme dans « Des jardins ». Mais là, il n’y pousse que de l’argent. Construire pour aider les petites gens, elle s’aide maintenant elle-même en jouant dans le grand circuit de la mondialisation :Money for Nothing, comme dit la chanson.

Je me dirige vers le comptoir, présente ma carte à une jeune employée. Elle est  nerveuse à frémir du regard. Un regard d’écureuil qui a un chien devant lui, sous l’arbre, mais vêtue comme les lys des champs. C’est tellement beau que j’enlève mes lunettes pour ne pas la voir.

En fait, je ne reconnais plus personne. Avant, c’étaient des voisins d’un petit patelin rural qui y  travaillaient. Alors, on s’informait de la vie des enfants, on rigolait et on promettait de se rencontrer lors du prochain festival. Car tous les villages du Québec ont des festivals.  À  Sainte-Perpétue, on a le Festival du cochon. Il faut – entre autres- attraper un cochon graissé. Je sais que c’est difficile à imaginer, mais une image sera parfaite. On graisse le cochon et on essaie de l’attraper.

 Une foule record au Festival du cochon

Photo:  Yves Charlebois / Agence QMI

***

Mouton:  retour aux…

Je lui explique le cas, mais elle dit ne pas pouvoir m’aider. En fait, elle ne sait pas comment faire.

- Allez à l’accueil.

À l’accueil, on me dit qu’on n’a pas les outils nécessaires pour activer la carte. - Allons au comptoir.

Oups! J’ai perdu mon rang dans la file. Et la fille dans mon rang. Cette fois, c’est un jeune homme qui a sans doute terminé son secondaire, mais duquel émane un flegme rassurant.

On me demande une carte d’identité. Je tends mon permis de conduire avec cette photo obligatoire de « sans sourire », aussi triste que le monde « contemporain » : c’est-à-dire que vous avez l’air de quelqu’un qui vient de sortir d’une prison. Aujourd’hui, t’as plus le droit de sourire, même devant un guichet et des « personnes réelles » un peu imbibées du robotisme du monde des affaires.

La meilleure question revient à la dame en cheveux jaunes est celle dans laquelle elle  me demande combien de fois j’ai  tapé mon NIP ( Numéro d’Identification Personnel) avant que la carte me soit « retirée ».

 - 2 fois.

Soupçonneuse, elle me regarde et ajoute :

- Pas trois fois?

 -Non, deux.

- Mais on vous a affiché : VOTRE CARTE VOUS EST TEMPORAIREMENT RETIRÉE?

C’est étrange! À la banque, on ne sait plus compter jusqu’à trois : deux essais. Car elle m’avait demandé combien d’essais.  En plus, quelle carte? La carte de la « machine » se nomme carte de débit.  Et non pas   carte de crédit…

C’est du  delirium  

-Venez au comptoir.

***

Beau bureau! On se croirait  à Dubaï. Du moins dans un ascenseur… C’est lustré jusque dans les recoins. Des vitres, des chaises chromées, des dames or donné…

 -Bon, je vois que vous avez un mot de passe de seulement 5 lettres :

*****.

- Ou chiffres… ai-je souri.

- Pour votre sécurité, vous devriez avoir un mot de passe plus … complexe…

A fin de ne pas être victime de vol.

Bien bonne celle-là! Un voleur sait qu’il n’a pas droit à plus de deux tentatives, alors il vous vole votre NIP avant votre carte. Happy together!  :-)

-Madame! On ne peut même pas se voler soi-même…

-Je vous conseillerais…

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais nous vivons dans un monde de « conseillers spécialistes ». Il en pleut. Ils sont partout. Goutte à goutte. Goûte et dégoûte. Des blattes d’institutions. Ils sont tous savants, spécialisés, avec leur petit diplôme affiché au mur. Ils nous arrosent de conseils comme si nous étions des abrutis. Des séchés à froid.

 

J’ignore  si j’avais tort, mais je me voyais  comme participant au  festival du cochon de Sainte-Perpétue. Mais c’est  qui le cochon? Quand on vous demande 7 % à 12% pour un prêt et qu’on vous en donne 1%  pour vos placements,  j’ai vite compris la raison pour laquelle  grand-papa gardait ses avoirs dans un cochon-tirelire. Mais plus encore : au festival, ce n’est jamais le cochon qui,  même en gagnant, mange l’humain qui le saisit et le  rôtit après la fête. Non, le cochon est un amusement pour le public. Il y aurait eu une foule record au festival cette année.  6000 personnes. Soit le double de la population du village.  Et mon « institution bancaire » aurait fait des profits records dans un monde au prêche d’austérité. Prêchons! Prêchons! Dépêchons-nous de prêcher…

Ma photo de permis de conduire est maintenant installée dans tous les visages du « pas le droit de sourire » parce que les affaires sont sérieuses. Quand on parle d’argent… On ne parle plus de la vie. On est des androïdes à la Philip K.Dick. Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques?.  Ma photo est laide comme toutes les photos des gens qui ne peuvent dévoiler leur  sourire.  En plus, comme dans le Blade Runner de P.K. Dick, on doit prouver que l’on a un passé pour prouver que l’on est vraiment des êtres humains et non des androïdes. Mais il s’avère que l’on active le système pour faire le contraire.

***

- Monsieur! Monsieur! -

Votre NIP?

-Bon, je vais en choisir un. Mais j’hésite entre deux.

****************

Je tape :

 

« levoleurdecartes »

- Ça m’a l’air pas mal.

- Un autre?

 

************

« jaiperdumonnip ».

 

- Êtes-vous sûr de vous en souvenir?

 

 

Gaëtan Pelletier

5 août 2014

L’impossibilité de la croissance, par @georgemonbiot

Les trois grandes pyramides de Gizeh sont les nécropoles des pharaons Khéops, Khéphren et Mykérinos. Le fils de Mykérinos a déserté les lieux, probablement en raison de l'exposition de la ville administrative aux déluges. © Ricardo Liberato, cc by sa 2.0

C’est simple. Si nous ne parvenons pas à changer de système économique, nous sommes foutus.

Par George Monbiot, publié dans le Guardian le 28 mai 2014

Billet poliment emprunté et gracieusement traduit de l’anglais par @sknob

Imaginons qu’en 3030 avant J.-C, le total des richesses du peuple d’Égypte tenait dans un mètre cube. Et imaginons que ces richesses aient augmenté de 4,5 % par an. Quelle serait la taille du pactole arrivé à la bataille d’Actium en 30 av. J.-C ? Voici le calcul effectué par le banquier d’affaires Jeremy Grantham.

Allez-y, devinez. Dix fois la taille des pyramides ? Tout le sable du Sahara ? L’Océan Atlantique ? Le volume de la planète ? Un peu plus ? C’est 2,5 milliards de milliards de systèmes solaires. Il ne faut pas contempler ce résultat bien longtemps pour parvenir à la conclusion paradoxale que notre salut dépend de notre effondrement.

Réussir est l’assurance de notre destruction. Échouer est l’assurance de notre destruction. Voici le piège que nous nous sommes tendu. Ignorez si ça vous chante le changement climatique, l’effondrement de la biodiversité, l’épuisement de l’eau, des sols, des minéraux, du pétrole ; même si ces problèmes s’évanouissaient d’un coup de baguette magique, l’arithmétique de la croissance composée prouve qu’il est impossible de continuer comme ça.

La croissance économique est une émanation de l’exploitation des combustibles fossiles. Avant que l’on se mette à extraire de vastes quantités de charbon, chaque pic de production industrielle était compensé par une chute de la production agricole, car la puissance en charbon de bois ou en chevaux exigée par l’industrie réduisait les terres cultivables disponibles. Chacune de ces anciennes révolutions industrielles s’est effondrée, car leur croissance n’était pas soutenable. Mais le charbon a brisé ce cycle en permettant – pour quelques centaines d’années – le phénomène que nous appelons aujourd’hui la croissance soutenue.

Ce n’est ni le capitalisme, ni le communisme qui ont rendu possible les progrès et les pathologies (guerres mondiales, concentration sans précédent des richesses, destruction de la planète) de l’ère moderne. C’est le charbon, suivi du pétrole et du gaz. La méta-tendance, le récit principal, c’est l’expansion dopée au carbone. Nos idéologies ne sont que de simples péripéties secondaires. Mais maintenant que les réserves les plus accessibles sont épuisées, nous devons ravager les coins plus reculés de la planète pour préserver notre proposition intenable.

Vendredi dernier, quelques jours après que des scientifiques aient annoncé que l’effondrement de la calotte glacière de l’Antarctique de l’Ouest était désormais inéluctable, le gouvernement de l’Équateur a donné son feu vert aux forages pétroliers dans le parc national de Yasuni. Il avait fait une proposition aux autres gouvernements : s’ils contribuaient la moitié de la valeur du gisement dans cette partie du parc, on le laisserait reposer sous terre. On peut voir ça comme du chantage, ou comme du commerce équitable. L’Équateur est un pays pauvre, riche en gisements pétroliers : pourquoi les laisser inexploités sans compensation, a fait valoir son gouvernement, alors que tout le monde creuse jusqu’au premier cercle de l’enfer ? Il a demandé $3,6 milliards, et il a obtenu $13 millions. Le résultat, c’est quePetroamazonas, une société avec de drôles d’antécédents en matière de destruction et de marées noires, va pouvoir pénétrer l’une des zones les plus riches en biodiversité de la planète, où selon certains, chaque hectare de forêt vierge contient plus d’espèces que toute l’Amérique du Nord.

La société pétrolière britannique Soco espère pour sa part pénétrer le plus ancien parc national d’Afrique, Virunga, en République démocratique du Congo ; l’un des derniers bastions du gorille des montagnes et de l’okapi, des chimpanzés et des éléphants des forêts. En Angleterre, où 4,4 milliards de barils de gaz de schiste potentiels viennent d’être identifiés dans le sud-est, le gouvernement rêve de transformer les banlieues arborées en un nouveau delta du Niger. Pour y parvenir, il modifie le droit régissant la violation de propriétépour permettre les forages sans consentement préalable, et il graisse généreusement la patte des résidents. Ces nouvelles réserves ne règlent rien. Elles ne réduisent pas notre appétit pour ces ressources, elles l’exacerbent.

La trajectoire du taux de croissance indique que le saccage de la planète ne fait que commencer. Avec l’expansion de l’économie mondiale, chaque endroit qui abrite des éléments concentrés, inhabituels ou précieux sera débusqué et exploité, ses ressources extraites et dispersées, réduisant les merveilles du monde si diverses et variées en un tapis de gravats uniformément gris.

Certains essaient de résoudre cette équation impossible en invoquant le mythe de la dématérialisation : l’affirmation selon laquelle l’optimisation des processus et la miniaturisation des gadgets feraient qu’au total, nous utiliserions moins de matériaux. Il n’y a aucune indication que ça soit le cas.La production de minerai de fer a augmenté de 180 % en dix ans. L’organisation professionnelle Forest Industries nous dit que « la consommation mondiale de papier a atteint un niveau record et va continuer à croître ». Si nous ne parvenons pas à réduire notre consommation de papier à l’ère du numérique, quel espoir y a-t-il pour d’autres produits de base ?

Observez le train de vie des super-riches, qui donnent le la de la consommation mondiale. Leurs yachts rétrécissent-ils ? Leurs demeures ? Leurs œuvres d’art ? Leurs achats de bois précieux, de poissons ou de pierres rares ? Ceux qui en ont les moyens achètent des maisons de plus en plus grandes pour y stocker des quantités croissantes de possessions dont ils n’auront jamais le loisir de profiter avant leur mort. Imperceptiblement, une proportion croissante de la surface du globe sert à extraire, fabriquer et stocker des choses dont nous n’avons pas besoin. Ce n’est peut-être pas si surprenant que les rêves de colonisation de l’espace — qui nous permettrait d’exporter nos problèmes au lieu de les résoudre — refont surface.

Comme le souligne le philosophe Michael Rowan, les conséquences inévitables de la croissance composée signifient qu’en projetant la prévision de taux de croissance mondial de 2014 (3,1 %), même si nous parvenions à réduire notre consommation de matières premières de 90 %, nous ne repousserions l’inévitable que de 75 ans. L’efficacité ne résout rien tant que la croissance se poursuit.

L’échec incontournable d’une société bâtie sur la croissance et sa destruction des organismes vivants de la Terre sont les fondements accablants de notre existence. Dès lors, ils ne sont mentionnés pratiquement nulle part. Ils constituent le grand tabou du XXIe siècle, les sujets qui n’ont de cesse d’agacer vos amis et vos voisins. Nous vivons comme si nous étions prisonniers du supplément dominical de nos journaux : obsédés par la célébrité, la mode et par les trois pénibles piliers des conversations des classes moyennes : les recettes, les travaux de décoration et les lieux de villégiature. Tout sauf le sujet qui exige notre attention.

Le défonçage de portes ouvertes, le résultat de calculs élémentaires sont traités comme autant de distractions aussi ésotériques que déplacées, tandis que la proposition intenable qui régit nos vies paraît si rationnelle, normale et banale à nos yeux qu’elle n’est même pas digne d’être mentionnée. C’est d’ailleurs à cela que l’on mesure la gravité du problème : à notre incapacité ne serait-ce que d’en débattre.

http://babordages.fr/limpossibilite-de-la-croissance-par-georgemonbiot/

Dix petits nègres…

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Dix petits nègres est un roman policier d’Agatha Christie dans lequel dix personnages, dont chacun, dans le passé, a perpétré un homicide contre lequel la justice est impuissante, sont incités à se rendre sur une île et, bien qu’ils en soient alors les seuls résidents, sont mystérieusement assassinés l’un après l’autre, d’une façon qui rappelle inexorablement les dix couplets d’une comptine.  Ouiqui

 

Un invité va élaborer un plan diabolique pour tuer d’anciens criminels ayant échappé à la justice; lui-même étant un criminel très dangereux …

Nouvelle de dernier leurre:

Papa Bush aurait fait un saut en parachute, à 90 ans. Il n’a pas dit que c’était son dernier, mais toute la planète l’aurait souhaité. Le fils, atteint de fibrose christique,- avec sa monomanie langagière du « God Bless America –  s’est transformé en peintre. Comme Hitler, mais à l’envers… Il se peint les pieds en prenant son bain. Et deux fois  à l’envers, parce qu’il est devenu peintre après la  les guerres.

Peindre son « nettoyage »… Il y aurait de quoi fouiller le cerveau-éponge de cet autre nègre au service la finance, ablutioné , ou s’auto-nettoyant de ses péchés par un des baptêmes à répétitions au savon. C’est Ponce-Pilate qui ne se contente pas des mains… L’immersion complète. Mais aujourd’hui, avec la science du message codé scientifico-magnifique, c’est de l’hydrothérapie.

Un bain pas de tête…

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S’entre tuer « internement »  

Aux États-Unis, il ne se passe plus une semaine sans qu’un « tireur fou » abattre quelqu’un … sans raison.

« Nous sommes le seul pays développé au monde où cela se produit. Et cela arrive à présent une fois par semaine ! On en parle pendant 24 heures et on oublie. Il n’y a pas un seul pays comme ça ! Notre niveau de violence par armes à feu défie les statistiques ; aucun pays ne tolèrerait cela ! »

Ce qu’oublie M. Obama, c’est que ce pays est le seul à se livrer à un massacre planétaire « sans raison », outres que celles invoquées d’autodéfense.  

Hypocrisie des  présidents-nègres élus « démocratiquement ».  Money vote!

L’Histoire amnésique 

Les écoles des pays dits développés n’enseignent plus l’Histoire.  Sinon, on saurait qu’en 1917, les États-Unis fournissaient à l’Europe un soutien sous bien des formes, dont  quelque 2 milliards  de dollars prêtés à la France.  Bref, un grand support aux européens…

C’est ainsi que débuta, avec le nègre Wilson, l’idée de la guerre « payante ». Les États-Unis entrèrent en guerre avec des fusils de bois pour se pratiquer… 125,000 marines. Mal outillés.  Mal formés. Et mal informés. Il ne connaissaient alors que la guerre interne… Mais cet événement allait les réunir enfin dans un grand projet: gendarme du monde.

Jusque là, l’Amérique ( eh! oui! Qu’une seule…), centrifugée, encore en luttes domestiques découvrit l’Euréka d’Archimède comme Sieur G.W. Bush dans son bain. Mais toujours à l’envers: il s’était découvert bien avant en misant sur le pétrole en baignant dans le monde des affaires.

Le marché « noir »

L’Amérique ( U.S.A), s’offusquant religieusement d’importer des nègres, trouva le moyen d’en sculpter par la « main invisible » du règne de la finance. Les États-Unis se transformèrent donc en un colonialisme « invisible » dans le siècle qui suivit. De sorte que pendant dix décennies, on élira autant de présidents-nègres, réunis sur leur île de 50 États.

Enquête 

Un invité va élaborer un plan diabolique pour tuer d’anciens criminels ayant échappé à la justice; lui-même étant un criminel très dangereux … 

Le problème, vu la situation mondiale, est que le criminel est sur l’île. Mais, dans son nouveau plan luciférien, il faudra chercher le coupable hors de l’île.

Gargantua peut être vu par le peuple comme la personnalisation d’une énergie gigantesque, mais bienfaisante qui ordonne le chaos primordial. Oui? Qui? 

À l’avènement de la mondialisation, le territoire de chasse s’est étendu au point d’accorder un pouvoir illimité à la classe dominante étasunienne de manière à contrôler la « démocratie interne » qui décide qui sera l’assassin sans savoir qu’il est l’assassin. Si Agatha Christie a vendu près de 100 millions d’exemplaires de son livre Dix petits nègres, c’est à sans doute le chiffre correspondant au nombre de victimes  de cette planète en guerres diverses, y compris les dommages collatéraux des crises économiques et du nouveau concept créé pour nourrir ce Gargantua.

Alors, pour être subtil dans la formule du choix, il se pourrait que Hilary Clinton soit la nouvelle présidente des États-Unis. Une femme… Du nouveau!

Peu importe qui sera le prochain nègre des conglomérats financiers internationaux – SANS PAYS -, on continuera de croire qu’une nouvelle négritude s’est formée et que religieusement au cours des dernières décennies.

La propagande, c’est maintenant le monde de la finance qui la contrôle. Mieux encore, elle embauche et contrôle des propagandistes.

Ce qui est, en somme, une chaîne de Ponzi qui rase la planète avec un rouleau compresseur rapide, efficace, sans vision d’avenir, mais avec un appétit des banques encore plus « hénorme » que celui de Gargantua.

Refrain 
:One little, two little, three little, four little,
five little Injuns boys,Six little, seven little,
eight little, nine little, ten little Injuns boys. 
 

Gaëtan Pelletier, 13 juin 2014

Avoir pignon sur cul

 

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L’avidité, c’est la pauvreté des riches. 

Jocelyn Beauregard

***

La crise économique de 2008 s’est transformée en « austérité ». C’est du langage orwellien pour qualifier ce qui perdure et ce qui ne reviendra pas.

Ce ne serait pas arrivé si l’avidité des « institutions bancaires » n’avaient pas copié le modèle américain, la grande arnaque du siècle. Les étasuniens puent du cerveau comme si on les avaient enfouie dans un tas de compost.

T’as besoin d’une pelle? Il y a 3 ou 4 circulaires des magasins à grande surface qui mitraillent leurs faux spéciaux de la semaine. On est des dindes farcies de produits divers qui durent le temps qu’ils veulent qu’ils durent.  Et pendant ce temps-là, les vieux se font « dépensionner », rasés de leurs avoirs et de leurs droits à une vieillesse par un couperet de cerveaux empaillés qui se passent les formules de la réussite entre eux. Copycat.

L’offre dépasse la demande. Mais surtout les besoins. Et l’on coupe… Alors, le carrousel économique, avec des méthodes filandreuses, avec leurs connaissances en fauteuil roulant, vous roulent  « until you die ». Jusqu’à la mort. En attendant les affamés – ou tentant d’en créer – du consumérisme attendent… encore plus de consumérisme. Petit bonheur frelaté…

Mais il faut bien offrir un prix « No-Bell », sans sonnette à imbécillité et à la décadence voulue de la vente des maisons. Car ce n’est plus le propriétaire qui fixe le prix, mais l’agent. De sorte que l’on peut vendre une niche à chien à 25,000$ avec un terrain pour caca – bientôt soumis aux « normes environnementales » à 15 mètres carré.

Bizarrement, la recette de la réussite est:  » Si l’on ne joint pas les deux bouts », il faut s’endetter.  Et l’on endette avec des moyens crasseux:

Quand ma belle-sœur est est décédée, la compagnie de téléphone a demandé à la famille de poursuivre le contrat lié à l’abonnement de la ligne téléphonique. Trois mois après le décès.

Elle ne m’a pas téléphoné pendant ces trois mois… Mais il a fallu avoir recours à des conseillers pour couper la ligne.

Toute une arnaque! Même mort, t’es endetté.

Le monde de la finance est si avide et retors qu’il endette les morts. Nous en sommes à « fabriquer de la richesse » avec les cadavres.

Beau monde!

Et les petits chevaux courent!

Et les petits chevaux courent!

En rond, en sautillant, étourdis.

Sans savoir la fête foraine des arnaqueurs affiliés, parfois élus, mimes de rien.

C’est quand même génial leur trouvaille pour nous flouer. Le prix des maisons est tellement élevé, l’espace si petit et coûteux, et la bouffe tellement grasse, qu’un jour c’est la maison qui viendra habiter notre arrière train.

 

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Gaëtan Pelletier

11 juin 2014