L’HIPPOPOTAME MODÈLE 1929

12-novembre-2009

L‘Etat est le plus froid des monstres froids. Il ment froidement ;

et voici le mensonge qui s‘échappe de sa bouche :

Moi l‘Etat, je suis le peuple.”

Friedrich Nietzsche

 Constat 

 Avant – c’était il y a quelques décennies – c’était L’État qui faisait progresser les sociétés. On avait des projets, des rêves, des visions et des réalisations. Pour l’heure, il n’émerge des dirigeants qu’un filet de discours insipides, un inside patois et, surtout, une addiction au pouvoir à l’odeur  d’une morue qui ne sait pas nager.

Les grands changements se faisaient, il y un demi-siècle, aux décennies, voire aux vingt ans. Le monde a changé : les changements sont rapides. Tout au plus cinq ans.

La structure actuelle de l’État  n’a plus sa fluidité : elle patauge dans la mélasse. La beurrée est lourde et on l’on tente, sans trop de succès, d’y coller la mouche qu’est le citoyen.

L’État blâme le citoyen.

Le citoyen blâme l’État.

Les États modernes

Les États modernes ont bâti leur cible sur la pauvreté et la misère qui a régné avant les années cinquante. Mes parents qui sont passés à travers la crise de 1929, dans une société où le savoir était l’apanage d’un groupe de dirigeant liés au grand pouvoir de l’Église catholique, ont souffert de la faim…Ou des menus pauvres en diversité. Les valeurs véhiculées étaient, elles aussi, tout aussi pauvres : souffrir, mourir, pour aller au ciel. La souffrance était un moyen pour atteindre le Nirvana. Mais plus tard, dans une autre vie…

Vive les usines à fabriquer des âmes!

Et pour ce qui est de l’ouverture d’esprit et de l’amnésie, le présent pape condamne l’homosexualité, la contraception, l’avortement. La liste est longue.

Je reviens à mes parents.

Ces gens-là se sont nourris de légumes-racine, de jarrets de porc, de quelques œufs et de fèves au lard. Quand ils en avaient…

Issu d’un milieu pauvre, j’y ai goûté.

Le menu m’a rempli le ventre. Le vomi qui m’en est resté est celui du bourgeois bien-pensant dont l’œil crachait un regard fielleux sur la pauvreté. La pauvreté n’étant qu’une impuissance, un manque de volonté, dans un monde au nez collé au front.

Le bourgeois-pape a ses valeurs dans une boîte scellée.

C’est pour ça qu’au boxing-day, il se débarrasse de son trop avoir pour chariter les pauvres.

Il vide sa maison.

Finalement, le pauvre est la poubelle de ce gentils bourgeois. Sauf qu’il ne passait qu’une fois par année.

Le stress et la pharmacologie

La génération qui a suivie est devenue de par les richesses acquises, le savoir-margarine, une classe de petits bourgeois se nourrissant d’une cuisine fine, grasse, et pensée… Il est devenu cérémonieux et d’apparat. La valeur se mesurait à ses avoirs, tant culturels que matérialistes.

Le ridicule ne les a pas tués, mais il en a fait mourir plusieurs de crises cardiaques, les artères plus bouchées qu’un discours papal.

Ils ont élevé leur progéniture à la manière de leur façon d’être, sûrs qu’il n’y aurait plus jamais de misère. Dans une vie sans histoire…

Une vie sans Histoire

Vint une nouvelle maladie : le stress. Mais la société découvrit une belle usine : les pharmacies. La pollution, le rythme de vie, les grandes ambitions, firent en sorte que notre humain se rendit compte qu’il travaillait sous pression… Mais… On pouvait le décompresser. Comme un fichier RAR. En capsules, en poisons de tout acabit et de couleurs composites.

Quand on vit vite, on se guérit vite…

Beau crédo!

Une vie sans histoire, ça n’existe pas. Du Houdini chimique. Comme les pubs à la télé : le type avale une pilule et en quelques secondes il s’en va en patins à roulettes poursuivre un bus.

Non, ça n’existe pas.

On a cru aux menteurs. Et encore on y croit.

Et le mensonge est tellement beau que tous les pays de ce «monde» qui ont tous pour nom 1929, voudraient vivre notre rêve.

De la voiture à l’âme

 

Après avoir eu le ventre plein, au point de gonfler – toujours comme la morue – notre Homme, une fois débarrassé de la fausse religion, fut convaincu qu’il était à la mesure de son sac de vidanges : une denrée périssable, un montage de chair, une caverne à émotions.

L’état et la science (sic) l’y encourageait. Une fois parti, et sous terre de six pieds, que reste-t-il de nos amours? La science travaille sur ce qu’elle voit et sur une dose contrôlée d’imagination. De peur de sombrer …dans le doute. La certitude étant le nouveau crédo. Une pomme + une orange = 2.

L’intelligence ne veut pas s’aventurer plus loin que ses yeux à travers un prisme cartésien.

Hubert Reeves doute…

Et il est si savant qu’il nous fait douter.

Pourquoi ne pas douter de lui?

Comment tuer le matérialisme

Platon n’a jamais pensé que l’Homme irait un jour sur la lune. Et au coût de près de 300$ milliards USD.

Non.

Il rêvait :

La recherche de la meilleure constitution est le principal souci de Platon, car le but d’une cité bien constituée est de faire mener à ses citoyens une vie heureuse, vie heureuse qui ne se peut réaliser qu’en fonction de l’état de l’âme. L’âme est ainsi toujours la finalité des spéculations, tant politiques que métaphysiques, de Platon.

 

L’état de l’âme… Dans un monde matérialiste, consumériste – ce bouche-trou  qui camoufle les nids de poules de nos cervelles de poulet à la Kentucky, on a l’impression que nos États nous ont créé un Auswitch tellement discret, que même un Hubert Reeves ne pourrait pas le voir.

Les brûlures sont intérieures.

La pharmacie un glaçon.

 

Il rêvait ce à quoi nous rêvons…

Un monde où le véhicule utilitaire ne mène nulle part, sauf ce long chemin qui va du cerveau au nombril.

Les États incompétents

L’État est aux prises avec le plus de la même chose, l’argent. N’étant plus compétent dans la manière de gérer les vies des citoyens, c’est le citoyen qui devra tuer l’État pour accéder à une certaine forme de bonheur.

L’État est un hippopotame dans la mélasse.

Et on attend de lui qu’il nous apprenne à bouger.

Il n’y a plus rien à attendre. Tant qu’il aura des gaz et que les masques à gaz seront disponibles, nous serons dans un coma.

En fait, nous le sommes déjà : on est branchés à des appareils qui nous nourrissent d’un liquide encore plus épais que la mélasse.

C’est sucré.

Mais ça nourrit quoi?

Un corps de 1929?

Mais nous ne sommes plus en 1929.

Sauf dans ces pays de la Terre où on a gardé des humains sur leur faim. La raison est simple : nous, les riches, nous mangeons des humains. Et des enfants, en plus… Et quand on ne les mange pas, on en tue dans les guerres.

On vit encore dans une monarchie : celles des idées.

Oups! Celle de l’idée…

Gaëtan Pelletier

28 décembre 2008

 

 



L’HOMME SARDINE

10-octobre-2009

pierre-folgia1

Pierre Folgia

Il ne faut point aller au bois quand on a peur des feuilles.


Dans un monde d’abondance de ces dits Amériques, non n’a jamais eu peur d’avoir autant peur.

Peur de perdre son luxe, son char argenté, sa retraite dorée, son cabanon de 250,000$. Son train de vie.

Élire un gouvernement, c’est élire un comptable.

Un gouvernement c’est un comptable givré par les grandes compagnies avec des liquidités de centaines de milliards . Pas de pays pour eux. Leur pays, c’est leur avoir.

Ils sautent d’un pays à l’autre. On s’en balance-tu du pouvoir! Les quêteux des compagnies de l’industrie américaine sont des nègres de ces conglomérats qui investissent autant dans l’industrie de la fabrication du poison pour rat que des produits naturels.

Le choix du Président

On a choisi Jean Charest parce que c’est un comptable cool, baveux, lutteur, arrogant,

Poly-tico-logue, harangueur, nargueur, nageur dans l’eau saline du tit mensonge religieux, borderline, frisé de la bouche comme du cuir chevelu.

Parfait.

On le sait imparfait, mais ça nous va. On ne demandera pas  au premier ministre de jouer du Van Halen. Même si c’est un brin le docteur House.

Le grenier

Séraphin a brûlé dans son grenier en comptant son or. Les québécois, les canadiens, gens de tous pays, sont en train de vivre dans le grenier de leur demeure. Ils n’osent plus descendre de peur que le toit leur tombe sur la tête. Ils n’osent plus plonger.

Quand le grenier est à la bourse, c’est d’autant plus effrayant. Y a un banquier dans le grenier. Ce fantôme rougeau, coiffuré à droite, bien lisse – autant du poil que de la pensée. Comme une piscine de 24 pieds en pleine canicule : elle ne sert pas à grand chose, l’eau est trop chaude. Mais rien qu’à la regarder ça vous rassure.

L’homme sardine

Notre Homme s’est cloisonné dans une boîte de sardine de peur de vivre. Quand on ouvre une boîte de sardines, on se dit qu’elles n’ont plus peur. Elles ont l’air de dormir collées, en bans… et la boîte a l’air d’un bateau de pêche.

On s’est fait pêchés peu à peu. À force de vivre à la religion de la banque, on y a placés nos sardines, et quand nos sardines c’est nous, c’est qu’il ne nous reste plus qu’à nous faire bouffer par les grands pêcheurs qui vident les pays comme on a vidé les océans.

Nous votons et vivons selon nos valeurs. Les politiciens n’ont plus de valeurs ni d’orientations de société.

Et nous n’ont plus.

Vive les poissons que nous sommes!

Vive les sardines!


A(H1N1) : LA GUERRE DES MONDES

22-septembre-2009

La  Guerre des mondes est un film que j’adore. Surtout la version 1953. Quoique la version de Spielberg est excellent…

Les extra-terrestres venus de Mars envahissent la Terre en usant de « rayons ardents », d’armes chimiques et de tripodes. Après avoir facilement défait la résistance humaine, les Martiens dévastent l’est de l’Angleterre, Londres incluse. N’étant pas immunisés contre les maladies terriennes, ils finissent par mourir. La narration est faite par un journaliste rescapé des premières attaques, qui cherche à retrouver son épouse en errant à travers un pays désert et désolé. Guerre des mondes

Ces «monstres» venus de l’espace, je ne vous cacherai pas la fin, ont été éliminés par un simple virus de rhume… C’est l’envers des blancs venus conquérir l’Amérique qui tuèrent bien des «aborigènes», étant porteurs de virus qui n’existaient pas dans «la nature».

La Nature a eu raison de l’énorme techno, cette fabulatrice qui nous mène depuis la fin des saignées et la grande aventure de la «petitesse» des bibittes qui nagent à longueur de journée dans notre corps : bactéries et virus.

Malgré toute la panoplie de médicaments, des génies chercheurs, des laboratoires sophistiqués… On n’a pas encore vaincu le rhume.

À vos souhaits!

C’est bien joli. Mais si on faisait la somme de toute l’argent dépensée depuis un siècle pour éradiquer cette malice qui a tendance à muter plus vite qu’un chef de pupitre à Radio-Canada, on aurait de quoi nourrir les enfants du Tiers-Monde … et leur donner de l’eau pour se laver les mains… Un peu de nourriture.

Grippe A(H1N1) : le ministère de la Santé fait des réserves Cyberpresse, Pascale Breton

Mis en place en 2006, dans la foulée de la grippe aviaire, le plan de préparation de Québec prévoyait que 35% de la population serait touchée. Il fallait donc tenir compte que la pandémie ferait 2,6 millions de malades, nécessiterait 34 000 hospitalisations et entraînerait 8500 décès.

Ainsi, 53 millions de paires de gants ont été achetées, 37 000 unités de gel antiseptique, 2,5 millions de blouses non stériles, 23 millions de masques, 15 millions de seringues, 12 000 contenants pour entreposer les seringues usagées.

Stéthoscopes, lits, respirateurs, visières ou thermomètres, la liste de matériel est longue. Elle inclut également 70 sortes de médicaments différents que l’on retrouve habituellement dans les hôpitaux, principalement des antibiotiques.

À cela s’ajoute également l’achat de 15 millions de doses d’antiviraux comme le Tamiflu et le Relenza. L’approvisionnement est constant puisque le ministère doit s’assurer que les médicaments ne sont pas périmés.

Si j’étais né de la dernière pluie, je serais flabbergasté (sic). (ébloui, pantois, syncopé, etc).

Je ne sais si vous avez noté, comme c’est la mode, on vire le gilet à l’envers.

Ils ne viennent plus de l’espace, mais de nous.

Les envahisseurs sont tout menus. Si petits qu’ils se font un monde de vos mains.

C’EST NOUS QUI SOMMES HYPER TECHNO!

Puis-je rappeler, qu’il y a à peine quelques heures, un article de journal nous conseillait qu’il était préférable de se laver les mains au lieu d’utiliser des gels antiseptiques?

Raison : ils risquent de rendre les bactéries et les virus résistants.

Ce doit être la raison pour laquelle la bactérie mangeuse de chair et autres bestioles microscopiques ont tant de plaisir à vivre dans des hôpitaux : c’est le meilleur endroit pour se payer une petite mutation.

Il y a quelques années, une famille de souris s’est installée dans la maison.

Depuis, je me suis procuré 144 pièges au  Dollarama

Bienvenue les souris!

C’est l’heure de la bonne nouvelle

C’est le titre d’une vieille émission qui parlait de Jésus, avec un type moustachu qui saccadait ses phrases. Celui qui marchait sur les eaux… Pas le présentateur, Jésus…

La bonne nouvelle c’est qu’à l’envers des années 60 où on craignait la bombe atomique, les dirigeants, en secret, se fabriquaient des terreaux de luxe : les abris anti-nucléaires  pour l’élite.

Il fallait que l’élite survive pour «remettre à flot» ce monde… qu’ils avaient eux-mêmes floués par leur jeu de guerres.

C’était secret.

Je ne suis pas naïf. Je sais qu’on veut notre bien… Au prix où ça coûte, on l’a déjà.

J’en conclu que le secret de cette élite a encore trouvé le moyen de se démarquer :

Elle se lave les mains.

Et pour faire un jeu de mots à la Pérusse : Nous le savons.

Y a pas de secrets, y a pas de complots. Il n’y a que des crétins. Les crétins c’est comme les cultures en éprouvettes : si vous lui accordez un diplôme de Dr, et que vous le laisser se cultiver dans un laboratoire, il risque de boursouffler, de muter vers la direction, de cultiver les placements pour les actionnaires.

Même si c’est «nous le savons», il vous vendra du gel.


EN COMMENÇANT PAR LA FAIM…

11-août-2009

John D Rockefeller

___________________________________________________________

“Contrairement à la croyance populaire, l’idée d’une race nordique dominatrice n’était pas seulement un fantasme nazi. Ses origines s’enracinent dans les États-Unis du XXe siècle.”

Les «grands» de ce monde ont de grandes idées… Ces mythomanes fortunés n’ont de limites que leur égo boursoufflé et leur penchant à se prendre pour des dieux… On ne peut, après voir épluché la couverture de ces «fruits» de la Nature Humaine, ne plus rester aveugle des buts louables camouflés sous d’autres qui le sont moins.

Les grands de ce monde, déshumanisés, «pouvoirés», finissent par perdre leur couverture quand on les sort de leur lit après avoir jeter un œil en arrière sur l’Histoire.

Demain est un autre jour… Mais les préparatifs, sous couverts de bonté, ont préparé un repas peu copieux pour l’être humain normal, qui a le droit de jouir de la vie et de cette planète autant, sinon plus qu’eux.

Hitler est un salaud reconnu…

Qu’en est-il des autres ?

Rockefeller fut un grand philanthrope. Après avoir amassé une fortune équivalente à 200 milliards de dollars, il est considéré comme l’homme le plus riche des temps.

Il laissa un héritage… À la mesure de sa fortune, de ces ambitions, et de ses vues. Ces «hissés» à la hauteur de «dieu» aboutissent à des projets et des idéologies pour le moins surprenantes.

Dans une série de deux articles, François Marginean, trace un portrait de l’eugénisme.

L’eugénisme d’Hitler fut financé dans une large mesure par la même Fondation Rockefeller qui construit aujourd’hui une «réserve de semences du jugement dernier» afin de préserver des échantillons de chaque semence présente sur notre planète. A présent, ceci devient vraiment intriguant. La même Fondation Rockefeller créa la pseudo-science de la discipline de la biologie moléculaire dans leur poursuite incessante visant à réduire la vie humaine à la «définition d’une séquence génique» qui, espéraient-ils, pourrait alors être modifiée dans le but de modifier les caractéristiques humaines à volonté. Les scientifiques de l’eugénisme d’Hitler, dont beaucoup ont été tranquillement amenés aux États-Unis après la guerre afin de poursuivre leurs recherches biologiques eugénistes, ont jeté une grande partie des bases du génie génétique des diverses formes de vie, soutenues ouvertement en grande partie jusqu’au sein du troisième Reich par les généreuses bourses de la Fondation Rockefeller. Eugénisme et l’agenda de dépopulation mondiale, François Marginean

Voici quelques buts avoués à travers l’Histoire de ce «grand homme» et de sa descendance.

“John David Rockefeller III grandit dans un milieu malthusien d’eugéniste et de théoricien de la race tels que Frederick Osborn, Henr Fairchild et Alan Gregg qui tous appartenait à la fondation Rockefeller. pour John David Rockefeller III, il semblait naturel que lui et ceux de sa classe décidassent quels éléments de la race humaine devaient survivre, pour jouir d’une « vie conforme à ce que nous souhaitions qu’elle soit ». Pour eux, il s’agissait simplement de sélectionner les meilleurs éléments du troupeau humain pour en améliorer la race.”
***
“Dès la première guerre mondiale, des noms tels que Rockefeller, Harriman, le banquier JP Morgan, Mary Duke Biddle de la famille des producteurs de tabac, Cleveland Dodge, John Harvey Kellog de la fortune des céréales, Clarence Gamble de Procter & Gamble, étaient tous à l’origine du paisible financement de l’eugénisme, la plupart en tant que membres de la Société eugéniste américaine. Les mêmes furent à l’origine d’expériences de stérilisations forcées sur des « personnes inférieures » et de diverses méthodes de contrôle démographique.”

***

“Pendant plus de 34 ans, Alan Gregg dirigea la division médicale de la Fondation Rockefeller. Inconnu du monde extérieur, il est vraisemblable qu’en plus de trois décennies, il ait eu plus d’influence sur la vie et la mort sur cette planète que Josef Staline et Adolf Hitler réunis.”

***

“Dès l’origine, la Fondation Rockefeller s’était focalisé sur la réduction systématique de la population des races « inférieures ». L’une de ses première dotations fut attribuée en 1923 au Conseil pour la Recherche en Sciences sociales, dans le dessin d’étudier les techniques de contrôle des naissances.”
***
“L’eugénisme était une pseudoscience. Le mot, inventé en 1883 en Angleterre par Francis Galton, cousin de Charles Darwin, est mentionné dans “L’origine des espèces”, ouvrage par lequel celui-ci avait imposé ce qu’il appelait « l’application des théories de Malthus à tout le royaume végétal et animal ». Mais peu avant sa mort, Malthus avait répudié sa propre théorie démographique.”
***
“Contrairement à la croyance populaire, l’idée d’une race nordique dominatrice n’était pas seulement un fantasme nazi. Ses origines s’enracinent dans les États-Unis du XXe siècle.”
***
“En 1904, le Carnegie Institute d’Andrew Carnegie créa l’imposant laboratoire de Cold Spring Harbor, l’Eugenics Record Office, sur la très prospère île de Long Island, à côté de New York. Des millions de cartes de groupes sanguins, d’Américains ordinaires, furent rassemblés afin d’organiser la complète suppression de lignages réputés inférieurs. le terrain de construction de l’institut fut donné par le magnat du chemin de fer, E. H. Harriman, zélote de l’eugénisme.
***
Les Asiatiques, Noirs et Hispaniques à la peau sombre, mais aussi les malades et les retardés, étaient réputés inférieurs par rapport aux normes eugéniques « d’amélioration de la race ». Le but de ce projet de mise en carte était de recenser les lignages de sang inférieur pour leur faire subir ségrégation et stérilisation permanente en vue d’éradiquer la lignée.
***
La Fondation Rockefeller en fut rapidement l’un des contributeurs financiers les plus généreux. Elle déversa des centaines de milliers de dollars dans divers projets eugénistes et démographiques.”
***
“En 1927, la Cour suprême autorisa la stérilisation coercitive de centaines de citoyens américains ou leur persécution en tant qu’êtres inférieurs. Un hôpital psychiatrique de Lincoln, dans l’Illinois, nourrissait ses nouveaux patients avec le lait de vaches tuberculeuses. [...] La Californie était l’État modèle en matière d’eugénisme. Sous l’égide d’une loi promulguée en 1909, tous les déficients mentaux furent stérilisés avant d’être libérés. Tous les criminels trois fois condamnés pouvaient être stérilisés à la discrétion du médecin consultant. La Californie stérilisa ainsi 9 782 personnes, notamment de nombreuses femmes classées « mauvaises femmes », dont beaucoup avait été contraintes à la prostitution.”
***
“L’enthousiasme des Rockefeller pour l’eugénisme ne s’arrêta pas aux côtes américaines. Pendant les années vingt, l’argent de la Fondation joua un rôle majeur pour financer l’eugénisme allemand. De 1922 à 1926, celle-ci alloua, par le biais de son bureau parisien, la somme incroyable de 410 000 $ à plusieurs centaines de chercheurs allemands. En 1926, elle accorda la somme de 250 000 $ pour créer à Berlin, l’Institut impérial wilhelmien pour la psychiatrie, ce qui correspond à 26 millions de dollars de 2004, somme inouïe dans l’Allemagne de Weimar dévastée par l’hyperinflation et la dépression économique.”

***

“Le psychiatre en chef de l’Institut impérial de l’époque était Ernst Rüdin, achitecte du fulgurant parcours du programme hitlérien d’eugénisme médicalisé systématique. En 1932, la nomination de Rüdin comme président de la Fédération eugéniste mondiale, fut financée par la Fondation Rockefeller. Dans son programme fondateur, cette association appelait à la liquidation ou la stérilisation des personnes dont l’hérédité constituait un « fardeau public ».”
***

“À la fin des années trente, l’institut, dirigé par Rüdin, avait reçu des « cervelles par lots de 150 à 200 » prélevées sur les victimes du programme d’euthanasie nazi, mené à l’hôpital d’État du Brandebourg. La recherche neurologique profitait des expérimentations nazies sur les Juifs, les Tziganes, les handicapés mentaux et les autres personnes jugées « défectueux ».

L’argent de Rockefeller était la base du financement de l’eugénisme dans sa forme la plus pure.”

***

“Rüdin dirigea également le programme nazi et fut en 1933, l’un des premiers architectes de la loi en faveur de la stérilisation eugénique forcée. [...] Sous l’empire de la sa loi, quelques 400 000 Allemands diagnostiqués maniaco-dépressifs ou schizophrènes furent stérilisés de force, et des milliers d’enfants handicapés simplement tués.”

“Hitler écrivait à l’eugéniste américain Madison Grant pour le féliciter personnellement de son ouvrage de 1916, “Le Déclin de la grande race”, dans lequel Grant déplorait que «l’Amérique fût infestée d’un nombre grandissant de personnes faibles, diminuées et mentalement handicapées de toutes les races… » [...] En saluant Grant, Hitler saluait un frère d’arme, le cofondateur de la Société eugéniste américaine. Vers 1940, des milliers d’Allemands des hospices de vieillards et d’établissements psychiatriques furent systématiquement gazés. [...] Leon Whiteney, secrétaire exécutif de la Société eugéniste américaine financée par Rockfeller, déclara, à propos des expériences nazies : « Alors que nous tournons autour du pot, les Allemands appellent un chat, un chat. »”

“En mai 1932, la Fondation Rockefeller adressa ce télégramme à son bureau parisien, qui canalisait les fonds vers l’Allemagne : « Réunion du comité exécutif de juin : neuf mille dollars sur une période de trois ans pour l’institut KWG d’anthropologie pour la recherche sur les jumeaux et les effets sur la descendance de substances toxiques. Cela se passait une année avant qu’Hitler ne devienne chancelier.”

“À la grande satisfaction de von Verschür, le Dr Mengele, son assistant de toujours, fut affecté après mai 1943 à la direction du camp de concentration d’Auschwitz, où il fut surnommé « l’Ange de la mort » et connu pour les expériences mortelles qu’il menait sur les prisonniers. Désormais leur expérience « scientfique » pouvait se poursuivre sans inhibition.”

“Le pragmatisme primant toujours sur les principes, la fondation Rockefeller ne cessa de financer l’eugénisme nazi qu’en 1939, quand les Nazis envahirent la Pologne.”

“En 1949, Otmar Freiherr von Verschür, médecin d’Auschwitz, fut nommé membre correspondant de la Société américaine pour la Génétique humaine, nouvelle organisation fondée en 1948 par les principaux eugénistes, camouflés derrière la bannière du terme moins infâme de génétique. [...] Von Verschür devait une part importante de sa nouvelle identité remaniée, à la situation dont il bénéficia après la guerre au Bureau pour l’Hérédité humaine de Copenhague, nouvellement créé. la Fondation Rockefeller fournit le financement nécessaire à la fondation de cet établissement danois, où les mêmes activités eugénistes purent progresser plus tranquillement. Ce bureau pour l’Hérédité humaine reçut une lettre de von Verschür l’informant que les archives des recherches menées à Auschwitz avaient été transférées à Copenhague en 1947, au bon soin du directeur danois de l’institut, Tage Kemp.”

“En 1952, John D Rockefeller III était prêt pour accomplir le grand œuvre de sa vie. Il créa le Conseil à la Population de New York, pour promouvoir les études sur les dangers de la surpopulation et les problèmes connexes.”

Seed of Destruction2