LA DERNIÈRE GUERRE MONDIALE (2)

7-février-2009

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2. LA NOTION DE TERRITOIRE

Qu’est-ce qu’un pays?

Nation :

Ensemble de personnes vivant sur un territoire commun, conscient de son unité (historique, culturelle, etc.) et constituant une entité politique.

Le mot pays vient du latin pagus. Il désigne ici un division territoriale. Il peut être également une nation. Mais si plusieurs nations peuvent former un État, il peut former également un groupement d’États. L’ancienne U.R.S.S définissait bien cette notion d’un territoire composé de différentes nations.

Dans les guerres dites classiques, on assistait à des conflits armés entre groupes militaires organisés.

Tout au long de l’histoire les guerres prirent l’envergure de conflits souvent liés à des intérêts de plus en plus mercantiles ou idéologiques.

Les conquêtes des grandes puissances, France, Angleterre, Espagne, tracèrent de par leurs conquêtes respectives les cartes du monde moderne.

Les guerres impériales

Conquêtes et colonisations pour améliorer son niveau de vie au détriment des autres. Les conquêtes des pays ou des territoires peuplés de sauvages mais riches en matières premières sont les racines de la guerre économique actuelle. Le monde s’organisa et devint en quelque sorte momentanément ou visuellement figé. C’est du moins l’image que nous en avons du 20ième siècle.

Hitler brassa la carte de l’Europe et la déchirure de l’Allemagne fut une cicatrice qui se prolongea durant les années subséquentes.

Le développement économique des pays occidentaux après la deuxième guerre mondiale (39-45) fit en sorte qu’il apparut, après ces bouleversements, un semblant de bonne volonté de fixer des territoires, de respecter les idéologies et les peuples.

Mais ce n’était là que façade.

La guerre froide régna.

Si les guerres impériales étaient d’une certaine manière mêlée à l’histoire des religions, celles qui suivirent furent mêlées à l’histoire des idéologies. On voulut fixer des idéologies sans regards aux pays, mais défendant un monde idéal où l’être humain serait libre, et pourrait améliorer ses conditions de vie.

Communisme. Capitalisme.

Le modèle étatsunien

Le communisme s’avéra un échec. L’idéologie de Marx fut appliquée avec la maladresse   qui marque la nature humaine.

La démocratie allait s’implanter  la planète.

Le terme démocratie désigne un corpus de principes philosophiques et politiques, suivant lequel un groupe social donné organise son fonctionnement par des règles : élaborées, décidées, mises en application et surveillées par l’ensemble des membres de ce groupe, a priori sans privilèges ni exclusions. ( Wikipedia)

De la prêche à la pêche

Le rêve américain se répandit à travers le monde. Les moyens de communications de l’internet et des sites tels Voice of America  VOA , furent des modèles de propagande pour la culture et la grandeur des États-Unis.

Ce modèle de propagande  est basé  sur l’utilisation d’un vocabulaire restreint, d’une idéalisation de  peaufinage et d’embellissement. Car à travers le parcours états-unien des années de la guerre du Vietnam jusqu’à celle de d’Irak, apparurent aux yeux du monde comme de simples défendeurs de la liberté humaine.

Ce fut là le parcours visible. Le parcours invisible de ce pays à travers ces multiples outils hypocrites, CIA, FBI, et tout l’appareillage économique se développant à une vitesse vertigineuse établit les bases où l’agressivité économique mêlée à celle guerrière  firent que les deux se fondirent comme il en fut le cas lors des guerres impériales d’antan.

Économie et guerre.

Le leurre dans cet état de fait est que l’apparence d’un territoire réussi peut servir de modèle à un autre pays.

C’était là l’épandage d’une voie qui allait devenir le highway des nations occidentales ou orientales.

La puissance américaine

La puissance américaine combina la puissance économique et guerrière. La guerrière étant d’ailleurs perçue comme une arme nécessaire.

Les autres nations, telle le japon, concentrèrent leur force sur la puissance économique.

Ce fut là l’une des premières failles du système américain.

Avait-on besoin d’armées pour conquérir le monde?

Le modèle japonais – qui écrasa l’industrie américaine de l’auto, des micro ordinateurs, de l’électronique – fut un nouveau modèle en prouvant qu’on pouvait copier et améliorer les produits américains, jusque là standards.

Le hautain modèle  de micro ordinateur IBM, qui levait le nez sur les clones, fut non seulement non seulement rapidement rayé de la carte mais racheté par les chinois en 2004.

Ceux-là même qui avaient créé lesdits clones.

Territoires

Résultat de l’internationalisation des flux économiques et financiers par l’implantation à l’international grâce à la révolution technologique, la globalisation de l’économie est illustrée par les firmes transnationales (FTN), appelées communément multinationales dites mondiales ou globales (aussi appelées FMN pour Firmes Multi Nationales), et marque une nouvelle étape dans l’histoire du capitalisme.

Dans le même temps, des capitaux circulent par milliards d’un pays à l’autre, en raison d’une très grande facilité de communication procurée par les technologies de l’information Cela crée des opportunités spéculatives pouvant être source de déstabilisation financière. ( Wikipedia)

La disparition de la nécessité de conquête économique par le territoire est devenue désuète.

L’armée économique n’a plus besoin du patriotisme ni des valeurs liées aux pays ou territoires. Elle se démarque par la venue d’une nouvelle identité : le financier nombriliste, avide, fonceur et sans

Ce dernier s’allie à des compagnies dont les stratégies en sont celles de diversification du portefeuille, terme répandu chez le petit épargnant.

Les grands conglomérats financiers, les banques, n’ont plus de territoire à couvrir. Le monde leur appartient.

Le citoyen est alors détroussé de ses valeurs monolithiques, de son appartenance pour devenir citoyen du monde et conquérant à son tour. La prestidigitation s’aiguise dans des appareillages discrets et hypocrites.

Ce magicien de l’économie devient alors le modèle des modèles -de par sa réussite – et s’impose comme un va de soi dans une globalisation.

Le modèle n’est plus un pays mais une chaîne d’entreprises aux produits diversifiés et aux portefeuilles diversifiés pour se modeler aux changements rapides de la mouvance des capitaux.

Dingo et le poisson magique

Il est fier de ne plus appartenir à un univers fermé d’un pays et de valeurs -elles aussi monolithiques – dans un modèle en apparence évolué.

Il roule maintenant sur le higway…

Le nouveau citoyen ne comprend pas trop, mais il est fasciné par ce nouveau messie qui multiplie les poissons.

Il se croit alors délivré du travail.

Dingo et le poisson magique est un livre que j’ai lu à ma fille des dizaines de fois. C’est l’histoire d’un type qui veut aspirer au trône de roi, à tous les métiers et honneurs de ce monde, mais qui finit par retourner heureux dans son monde de simple pêcheur.

C’est tout le portrait du citoyen mondialisé aspirant à de grands rêves.

Mais c’est aussi le parfait poisson pour les pêcheurs de la finance.

Pas de territoire; une grande, une immense mer de citoyens désormais à la portée de ceux qui veulent monter des bateaux.



LE DESTIN DE L’HUMANITÉ : UN HOMME ET SON PÉCHÉ

3-février-2009

Pyrite.

Aussi nommée «L’or des fous».

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Un homme et son péché

L’histoire se passe lors de la colonisation du Nord (la région des Laurentides au Québec vers la fin du XIXe siècle (env. 1885-90), près de Sainte-Adèle. Un homme sans scrupule, Séraphin Poudrier, domine la petite communauté en utilisant sa richesse. SOURCE

Désolé de vous raconter la fin du livre : Séraphin Poudrier est mort  en essayant  de sauver quelques pièces d’or dans sa cabane.

L’or des fous

C’est loin d’être neuf dans l’histoire de l’humanité de s’entredéchirer pour la richesse. Les conquérants espagnols qui sont débarqués en Amérique du Sud l’on fait pour découvrir et s’approprier les richesses du continent. Et cela en décimant des peuples, des cultures d’une grande richesse «humaine». La beauté de l’humanité n’a jamais effleuré ces financiers.

Le Canada n’a pas échappé non plus à des conquêtes. Le sauvage étant à convertir pour le rendre «monoculturel». L’appauvrir dans sa différence et sa richesse intérieure. Même du point de vue spirituel. Les peuples amérindiens sont aujourd’hui des habitants enclos dans des réserves. Des prisons à ciel ouvert. Nul n’a cherché à comprendre que cette différence contenait des richesses insoupçonnées.

Et que dire des noirs? On se demandait s’ils avaient une âme…

Non.

On aplani.

Le roi est mort, vive le roi

On a une très vieille et désuète idée de la royauté : une personne, un trône, un sang royal. Mais en fait le «sang royal» était issu d’un pouvoir ayant un lien avec «dieu».

Ensuite ce fut une lignée.

Mais les rois d’aujourd’hui sont ceux qui se sont bâti un empire, d’argent ou d’idées, voire des deux.

Et c’est eux qui sont nos dirigeants. Nous qui sommes les cerfs à qui nous envoyons notre argent… Par le biais de l’État?

On dirait…

Normalement, nous aurions évolué. On pourrait penser qu’on évolue en améliorant la condition humaine. Certes, l’argent est un moyen. Sauf que les sociétés, la mondialisation  et le banditisme étatisé ont  fait en sorte que nous sommes dans une impasse où le roi est en train de saccager son royaume en espérant qu’il lui restera quelques sujets à son …service.

Les troupes du Capitalisme

Dans un billet de Pierre JC Allard sur le site des 7 du Québec, on peut – si on a l’esprit ouvert et éveillé (dans le doute, toujours douter ), se faire une idée du fonctionnement de nos sociétés.

Il faut le lire pour se situer dans cette «hiérarchie» la plus polluante et la plus  aplanissante  parue sur Terre depuis le début de l’humanité.

Organisée, riche, hypocrite.

Jusqu’à vous donner des médailles.

On ne peut pas apprendre si on ne doute pas. Et l’on ne peut pas se délivrer de son esclavage si on ne comprend pas comment fonctionne ce nouvel ordre à la structure complexe comme un camouflage sans cesse renouvelé. On ne peut pas «refaire» le monde, c’est à dire sa mentalité si le savoir vient du diktat des «chefs de file».

Les chaînes sont invisibles… Ou presque. Mais l’esclave est réel…

Mais le but caché est hélas le même : détruire un humain pour l’or des fous. Détruire le «moi», la singularité de chaque humain pour un nous que l’on nomme «projet de société».

La belle affaire!

La manipulation politique commence par un système d’éducation qui ne véhicule que les valeurs dites “néo-libérales”. Le citoyen, émasculé dès l’école de tout esprit critique, est ensuite suivi par un réseau de médias et d’agents culturels qui lui redisent ce qui est bien et ce qui est mal et, surtout, qui lui impose, avec toutes les ressources subliminales dont dispose la technique moderne, la conviction que l’argent EST la richesse et vaut bien ce qu’on nous dit qu’il vaut.

Pierre JC Allard

J’ai choisi cette partie pour la simple raison que la nature humaine fonctionne sur les bases de l’enfance et de l’adolescence. On «structure» en bas âges. Hitler en a été le champion en fondant sa jeunesse hitlérienne qui a défendu Berlin… Des soldats de 12 ans, entièrement hypnotisés au grand projet du Reich d’un millénaire et de la théorie de la race supérieure. Ce qui revient au même une fois transposé : le riche est supérieur. Et qui vous rendra riche? Le supérieur des supérieurs…

Vous avez déjà une médaille.

La croix de faire…

Faire de telle manière.

Et on vous dictera les manières.

La manipulation par le miroir pour le sauvage qui sommeille en chacun de nous.

La toute dernière, se trouve dans un billet de Jimmy St-Gelais.

Je ne sais si je l’interprète bien mais j’en conclu à ce questionnement : « La démocratie a-t-elle déjà existée?»

Ou alors celle-ci : « Ne vivons nous pas sous une autocratie toujours mouvante qui change de visage? »

Ni vue, ni connue…

Un Halloween non pas à l’année, mais au siècle des siècles…Amen!

«La « dictature verte » ne considérera pas les intérêts des hommes d’affaires qui s’enrichissent en polluant l’environnement, elle ne respectera pas la démocratie ou la justice sociale, mais appliquera unilatéralement et sans distinction les mesures nécessaires à la pérennité du genre humain, avec toutes les dérives qui sont l’apanage de tout régime autocratique.

Elle redéfinira notre mode de vie, nos valeurs humanitaires et nos conceptions des relations sociales. La liberté individuelle sera tassée sur le bas-côté pour laisser passer le train de la survie de l’Humanité.» La dictature verte Jimmy St-Gelais

Le mouchoir de papier

Et comme dans toute «bonne société», c’est à l’école que tout commence : on apprend aux enfants à être responsables de leur environnement. Car ce sont eux qui polluent. C’est le citoyen qui pollue. Et il doit apprendre à ne pas polluer en ne jetant pas son mouchoir de papier dans la cour de l’école… Située tout près d’une usine de papier qui crache un gros panache puant.

Mensonge.

Ce n’est pas le citoyen qui pollue, c’est l’industrie. Entre autres…

On vous refile par l’école la culpabilité. La malléabilité du cerveau de l’enfant est un outil extraordinaire. C’est comme bâtir une chaîne chromosomique de «savoirs et de foi » en quasi permanence.

Trafiquée, la chaîne. De l’ignorance… Le plus longtemps possible.

L’écologie, obstacle au développement

« La misère, la pauvreté et le chômage sont en augmentation, et cela est pour l’essentiel la faute du capitalisme mondial ». Et Lula da Silva a renchéri : « Le monde développé nous disait ce que nous devions faire en Amérique latine. Ils semblaient infaillibles et nous incompétents (…) Ils nous ont dit que le marché développerait les pays. Et ce marché a fait faillite par manque de responsabilité et de contrôle ».

Pierre R. Chantelois  SOURCE

L’Amazonie, qui abrite le plus grand réservoir de biodiversité au monde et joue un rôle essentiel dans l’équilibre climatique de la planète, a, en 40 ans, perdu 17% de ses arbres. « Pour Lula et son gouvernement, l’écologie représente surtout un obstacle au développement », a affirmé le chantre de la théologie de la libération, Leonardo Boff.

Pierre R. Chantelois  SOURCE

Oui, l’écologie peut apparaître comme un obstacle au développement. C’est pour cette raison que le protocole de Kyoto est quasiment balayé sous le tapis.

Dans un monde hyper organisé, l’écologie de mouchoirs de papier est une cynique hypocrisie. Sacs de plastique, si vous voulez… Ou toute autre composante qu’on refuse de détruire ou de remplacer pour ne pas effacer des jobs…

La cendre des esclaves

Je vous avais dévoilé la fin du livre. Mais la fin de l’humanité est d’une certaine manière différente.

Séraphin Poudrier n’était qu’un amateur.

Notre «financier» qui mène le Village Global ne risque pas de mourir dans sa cabane. Il risque, tout au plus, de perdre certains esclaves. C’est là sa «foi»…

Mais Ô combien seront fidèles ceux qui resteront dans la peur.

Une Terre brûlée pour une cabane sauvée.

Et on ne chauffe pas au poêle à bois, mais à l’humain.

La cendre des esclaves fait un excellent compost.


LA DERNIÈRE GUERRE MONDIALE

9-avril-2008

1.LA NOTION DE GUERRE

Vous êtes en guerre, mais vous l’ignorez. La guerre a changée, évoluée, devenue plus occulte, hypocrite.

La guerre, la vraie, la seule, celle qui est en train de détruire l’humanité est devant vous. Sous vos yeux. C’est la guerre économique sournoise que se livrent non plus les nations, mais les compagnies, les industries diverses, qui utilisent les pays comme camouflage et le travailleur comme soldat.

Esclaves dans un pays libre. C’est ce que vous êtes.

Tout le monde est un soldat de la mondialisation. Dès qu’un individu naît et est intégré dans une société dite développée, il en en lien direct de par son éducation, son travail, voire sa vie entière voué aux et puissants conglomérats. Du PDG au simple plongeur de restaurant. Il en devient l’acteur sans trop le savoir. Le soldat.

Certains apparaissent en héros, d’autres occupent des arrière-postes plus obscurs.

La fin sera lente et tragique : la fin d’un monde ou de l’humanité, si un changement radical ne se produit pas.

Si, jadis, on se battait pour les territoires ou pour des raisons idéologiques ou religieuses, la guerre a transformé la planète en un vaste champ de bataille ou chacun essaie – peu importe le pays – de s’emparer des richesses de celui-ci, matérielles ou humaines.

Le capital est plus important que l’humain. Les richesses accumulées et fortement concentrées, deviennent plus grandes et plus concentrées à mesure que pillent les vrais dirigeants de notre monde  les richesses matérielles et richesses humaines sans considération de pays ou d’âge ou de sexe.

Le territoire n’est pas un État, un pays, une nation, il est celui de l’avoir à tout prix; pire, au meilleur prix.

Les batailles sont orchestrées dans les tours à bureaux par ces généraux que sont les homocravatus, carnassiers de la finance, amoraux, fin finauds , souvent fraudeurs, mais surtout sournois et agressifs.

La proie c’est vous, la victime c’est vous.

Vous êtes un soldat. Votre arme principale est le travail, votre territoire : le monde de l’avoir.

Vous êtes un rameur dans un navire dont on vous a dit qu’il était indestructible. Un navire que vous n’avez pas le temps de visiter, trop occupés à ramer.

Et vous oeuvrez, sans le savoir, pour la plus grande mafia de l’Histoire : le monde souterrain de la finance, des grands projets, et pour des délateurs amoraux dont la seule vraie devise est Après moi le déluge.

Il arrive.