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2. LA NOTION DE TERRITOIRE
Qu’est-ce qu’un pays?
Nation :
Ensemble de personnes vivant sur un territoire commun, conscient de son unité (historique, culturelle, etc.) et constituant une entité politique.
Le mot pays vient du latin pagus. Il désigne ici un division territoriale. Il peut être également une nation. Mais si plusieurs nations peuvent former un État, il peut former également un groupement d’États. L’ancienne U.R.S.S définissait bien cette notion d’un territoire composé de différentes nations.
Dans les guerres dites classiques, on assistait à des conflits armés entre groupes militaires organisés.
Tout au long de l’histoire les guerres prirent l’envergure de conflits souvent liés à des intérêts de plus en plus mercantiles ou idéologiques.
Les conquêtes des grandes puissances, France, Angleterre, Espagne, tracèrent de par leurs conquêtes respectives les cartes du monde moderne.
Les guerres impériales
Conquêtes et colonisations pour améliorer son niveau de vie au détriment des autres. Les conquêtes des pays ou des territoires peuplés de sauvages mais riches en matières premières sont les racines de la guerre économique actuelle. Le monde s’organisa et devint en quelque sorte momentanément ou visuellement figé. C’est du moins l’image que nous en avons du 20ième siècle.
Hitler brassa la carte de l’Europe et la déchirure de l’Allemagne fut une cicatrice qui se prolongea durant les années subséquentes.
Le développement économique des pays occidentaux après la deuxième guerre mondiale (39-45) fit en sorte qu’il apparut, après ces bouleversements, un semblant de bonne volonté de fixer des territoires, de respecter les idéologies et les peuples.
Mais ce n’était là que façade.
La guerre froide régna.
Si les guerres impériales étaient d’une certaine manière mêlée à l’histoire des religions, celles qui suivirent furent mêlées à l’histoire des idéologies. On voulut fixer des idéologies sans regards aux pays, mais défendant un monde idéal où l’être humain serait libre, et pourrait améliorer ses conditions de vie.
Communisme. Capitalisme.
Le modèle étatsunien
Le communisme s’avéra un échec. L’idéologie de Marx fut appliquée avec la maladresse qui marque la nature humaine.
La démocratie allait s’implanter la planète.
Le terme démocratie désigne un corpus de principes philosophiques et politiques, suivant lequel un groupe social donné organise son fonctionnement par des règles : élaborées, décidées, mises en application et surveillées par l’ensemble des membres de ce groupe, a priori sans privilèges ni exclusions. ( Wikipedia)
De la prêche à la pêche
Le rêve américain se répandit à travers le monde. Les moyens de communications de l’internet et des sites tels Voice of America VOA , furent des modèles de propagande pour la culture et la grandeur des États-Unis.
Ce modèle de propagande est basé sur l’utilisation d’un vocabulaire restreint, d’une idéalisation de peaufinage et d’embellissement. Car à travers le parcours états-unien des années de la guerre du Vietnam jusqu’à celle de d’Irak, apparurent aux yeux du monde comme de simples défendeurs de la liberté humaine.
Ce fut là le parcours visible. Le parcours invisible de ce pays à travers ces multiples outils hypocrites, CIA, FBI, et tout l’appareillage économique se développant à une vitesse vertigineuse établit les bases où l’agressivité économique mêlée à celle guerrière firent que les deux se fondirent comme il en fut le cas lors des guerres impériales d’antan.
Économie et guerre.
Le leurre dans cet état de fait est que l’apparence d’un territoire réussi peut servir de modèle à un autre pays.
C’était là l’épandage d’une voie qui allait devenir le highway des nations occidentales ou orientales.
La puissance américaine
La puissance américaine combina la puissance économique et guerrière. La guerrière étant d’ailleurs perçue comme une arme nécessaire.
Les autres nations, telle le japon, concentrèrent leur force sur la puissance économique.
Ce fut là l’une des premières failles du système américain.
Avait-on besoin d’armées pour conquérir le monde?
Le modèle japonais – qui écrasa l’industrie américaine de l’auto, des micro ordinateurs, de l’électronique – fut un nouveau modèle en prouvant qu’on pouvait copier et améliorer les produits américains, jusque là standards.
Le hautain modèle de micro ordinateur IBM, qui levait le nez sur les clones, fut non seulement non seulement rapidement rayé de la carte mais racheté par les chinois en 2004.
Ceux-là même qui avaient créé lesdits clones.
Territoires
Résultat de l’internationalisation des flux économiques et financiers par l’implantation à l’international grâce à la révolution technologique, la globalisation de l’économie est illustrée par les firmes transnationales (FTN), appelées communément multinationales dites mondiales ou globales (aussi appelées FMN pour Firmes Multi Nationales), et marque une nouvelle étape dans l’histoire du capitalisme.
Dans le même temps, des capitaux circulent par milliards d’un pays à l’autre, en raison d’une très grande facilité de communication procurée par les technologies de l’information Cela crée des opportunités spéculatives pouvant être source de déstabilisation financière. ( Wikipedia)
La disparition de la nécessité de conquête économique par le territoire est devenue désuète.
L’armée économique n’a plus besoin du patriotisme ni des valeurs liées aux pays ou territoires. Elle se démarque par la venue d’une nouvelle identité : le financier nombriliste, avide, fonceur et sans
Ce dernier s’allie à des compagnies dont les stratégies en sont celles de diversification du portefeuille, terme répandu chez le petit épargnant.
Les grands conglomérats financiers, les banques, n’ont plus de territoire à couvrir. Le monde leur appartient.
Le citoyen est alors détroussé de ses valeurs monolithiques, de son appartenance pour devenir citoyen du monde et conquérant à son tour. La prestidigitation s’aiguise dans des appareillages discrets et hypocrites.
Ce magicien de l’économie devient alors le modèle des modèles -de par sa réussite – et s’impose comme un va de soi dans une globalisation.
Le modèle n’est plus un pays mais une chaîne d’entreprises aux produits diversifiés et aux portefeuilles diversifiés pour se modeler aux changements rapides de la mouvance des capitaux.
Dingo et le poisson magique
Il est fier de ne plus appartenir à un univers fermé d’un pays et de valeurs -elles aussi monolithiques – dans un modèle en apparence évolué.
Il roule maintenant sur le higway…
Le nouveau citoyen ne comprend pas trop, mais il est fasciné par ce nouveau messie qui multiplie les poissons.
Il se croit alors délivré du travail.
Dingo et le poisson magique est un livre que j’ai lu à ma fille des dizaines de fois. C’est l’histoire d’un type qui veut aspirer au trône de roi, à tous les métiers et honneurs de ce monde, mais qui finit par retourner heureux dans son monde de simple pêcheur.
C’est tout le portrait du citoyen mondialisé aspirant à de grands rêves.
Mais c’est aussi le parfait poisson pour les pêcheurs de la finance.
Pas de territoire; une grande, une immense mer de citoyens désormais à la portée de ceux qui veulent monter des bateaux.
Publié par gaetanpelletier 
Publié par gaetanpelletier
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