VISITE D’UNE PARTIE DU MONDE AUX WALL-STREETERS

3-décembre-2009
________________________________________________________________
L’œil.
«Le contempler (…) c’est saisir la nature
ultime de notre existence en ce monde, le
point ultime où l’homme et le dieu se
rencontrent et s’unissent»
LA CENDRE ET LES ÉTOILES
Jacques Lacarrière

BIDONVILLES

_______________________________________________________________

Dharavi

La croissance urbaine mondiale est concentrée à 95 % dans les pays en voie de développement : 5 millions de nouveaux habitants viennent s’installer chaque mois dans les villes.
En 2008, un milliard de personnes vivent dans les bidonvilles, soit 1 personne sur 6 dans le monde, et ce chiffre est en constante augmentation.

Les bidonvilles sont des habitats bâtis avec des matériaux de récupération, où les conditions de vie et le contexte sanitaire sont problématiques. Source

Bombay, plus d’un habitant sur deux vit dans un bidonville, le chiffre monte à plus de 60% si l’on ne considère que les enfants.

Plus d’un million de personnes habitent à Dharavi dans des baraques de taules posées à côté de détritus. Les enfants jouent dans de petites ruelles sombres, marchent pieds nus dans les ordures qui jonchent le sol. Les toilettes communes sont utilisées par des centaines de personnes comme “salle de bain”. A la saison des moussons, les maladies comme le choléra, la malaria, se propagent dans le bidonville.

Humanité : Indépendamment de la race, de la croyance, de l’idéologie, de l’appartenance à un bloc politique (Est ou Ouest) ou à une région économique (Nord ou Sud), l’aspect essentiel et le plus important chez tous les peuples réside dans leur humanité partagée – Le fait que chaque individu, est un être humain. Cette humanité partagée, ajoutée à l’aspiration également partagée d’atteindre le bonheur et d »éliminer la souffrance, de même que le droit fondamental de les provoquer, sont d’une importance capitale »… Précepte de vie du Dalaï-Lama.

Plus de 6 millions de personnes vivent dans la rue ou dans les slums, des bidonvilles plus ou moins salubres et organisés. Ils ont recouvert Bombay comme la gangrène, s’immiscent entre deux centres commerciaux ultrachics, tapissent le moindre terrain vague. On trouve des slums aux abords de l’aéroport international, le long des voies ferrées, derrière les panneaux de chantiers à l’abandon. Et jusque dans les décharges. Des femmes et des enfants grattent pour y récupérer du plastique, racheté par des entreprises de recyclage. Dans certains quartiers, des enfants trouvent refuge dans des bennes à ordures en plastique. Pas très loin de la gare Bandra, une banlieue bobo, des slums croupissent dans une boue noire dégageant une odeur fétide. Ici, on défèque au milieu des rues.

Stéphane Arteta Le Nouvel Observateur

60 millions d’enfants au travail

Établie à New Delhi, l’ONG Bachpan Bachao Andolan (BBA, littéralement “Sauvez l’enfance”) fait ainsi régulièrement des descentes dans des usines de la capitale afin d’arracher ces gamins aux griffes de leurs “employeurs”. Souvent des ateliers de broderie, qui n’hésitent pas à faire travailler des enfants dès l’âge de 8 ou 9 ans.

D’après BBA, un employeur paie entre 500 et 2000 roupies (9 et 35 euros) pour acheter un enfant à ses parents. La plupart des victimes viennent du Bihar, l’État le plus pauvre du pays. C’est le cas de Mohammed, 10 ans, qui a travaillé pendant un an dans cette même usine de broderie. “En un an, j’ai parlé deux fois à mes parents au téléphone. C’est mon père qui m’a donné à un monsieur pour que je gagne de l’argent à New Delhi afin de faire vivre ma famille”. SOURCE Aujourd’hui l’Inde

Caracas

Caracas est la capitale du venezuela – les cabanes à gauche sont appelés ranchos et la plupart des coteaux de la région sont habitées par la population pauvre (un énorme 80% de la totalité de la population de Caracas) dans des logements semblables.

 

Kibera ( AFRIQUE)

Kibera, situé au Kenya aux alentours de la capitale Nairobi, est l’un des plus grands bidonvilles d’Afrique. Les estimations font état d’un million d’habitants.

Aujourd’hui Kibera s’étend sur 256 hectares[1] en plein centre de la capitale. Avec un taux de croissance annuelle de 17% le nombre d’habitants variait en 2006 entre 700 000 et un million,(nombre de ses habitants sont des migrants saisonnier) et ce pour une densité de plus de 2000 personnes par hectare. Avec une densité de 3,2 à 4,6 personnes par chambre, Kibera est aujourd’hui considéré comme le plus grand bidonville d’Afrique.

L’enfant : un charbon pour le développement durable?

Au Népal, des petites filles sont arrachées à leur famille par des trafiquants d’enfants. Certaines partent d’elles même avec un étranger qui leur promet monts et merveilles. D’autres sont vendues par leurs parents. Cette année, il y en a eu 10 000 en Inde. Ces jeunes filles qui n’ont parfois que 7 ans, se retrouvent dans des maisons closes. Selon l’UNICEF, il y a 200 000 jeunes filles qui se prostituent dans les plus grandes villes indiennes, 20% d’entre elles n’atteignent pas l’âge de 16 ans.
D’autres enfants travaillent dans des briqueteries, dans des industries du jouet, du feu d’artifice et dans de nombreux ateliers, tels ceux qui fabriquent des bijoux.

Ils travaillent également dans des ateliers de taille et polissage de diamants et de pierres précieuses. Ce travail spécialement minutieux, est extrêmement pénible pour les enfants.
Mais ils sont aussi : chiffonniers, mendiants, conducteurs de vélos-taxis, livreurs ou domestiques occasionnels.

En Inde on trouve les petits cireurs de chaussures, les vendeurs de bouteilles d’eau ou de verres de thé.
Aux Philippines plus d’1 million d’enfants travaillent dans la récupération de déchets sur les grandes décharges autour de Manille. Au Cambodge et au Viêt-Nam sont apparus de très jeunes enfants exerçant des métiers de la rue (vendeurs de cartes postales, de cigarettes ou de billets de loterie, cireurs de chaussures et ramasseurs d’ordures) ou des adolescents salariés dans des petites entreprises (de textile, de jouets
destinés à l’exportation). Le droit des enfants

 

 


JUSTICE

15-octobre-2009

Un pauvre c’est quelqu’un qui a été violé par dix riches.

Gaëtan Pelletier


LES CRAVATÉS DE LA FRAUDE

5-août-2009
Source : ZeblogMagestNet

Source : ZeblogMagestNet

Les criminels en cravate sont-ils plus nombreux qu’auparavant? Chose certaine, les crimes financiers retiennent l’attention des médias et du public plus que jamais. En entrevue avec La Presse, le psychiatre Robert Hare, auteur de Snakes in Suits: When Psychopaths Go to Work, dévoile des détails troublants sur la psychologie des fraudeurs.

Q: Existe-t-il un profil type du criminel financier?

R: Ils sont tous différents, mais il y a certaines caractéristiques communes, les mêmes qu’on trouve chez d’autres criminels. Un certain égoïsme, un souci de son propre bien-être au détriment de celui des autres, un sentiment qu’on mérite les choses. Le criminel en cravate a le sentiment qu’il est correct d’enfreindre la loi pour satisfaire ses propres besoins. Cyberpresse

Du cou au nombril

J’étais en train de regarder une feuille, l’autre jour… D’un vert comme une feuille de tomatier après la pluie. Sauf qu’elle a bougé. Alors, j’ai vu que c’était un insecte semi-volant, semi-terrien aussi bien camouflé que Dick Cheney derrière son gros poste. Tel un tireur d’élite la face barbouillée en coloris délirant et qui font crochir l’œil.

Les cravatés la portent pour se montrer normaux. Comme des soldats du régiment des conformistes qui ont des petits postes, de grands postes, et qui deviennent post…

Après.

Après tous les dommages.

Une telle apparence de normalité est un semis de doutes.

Ils portent une cravate pour joindre le cou et le nombril.

Quelques célèbres…

Thérèse Humbert (1856-1918)

D’origine paysanne, cette femme mariée avec le fils d’un ministre de la IIIe République française fait croire qu’elle a touché un énorme héritage. Grâce à ses dires, elle obtient des prêts, gagés sur cette supposée fortune. L’escroquerie dure 20 ans.

Charles Ponzi (1882-1949)

Il invente la technique de vente pyramidale qui porte désormais son nom et devient millionnaire en six mois.

Barings (1995)

Nick Leeson, courtier à l’emploi de la plus ancienne banque d’affaires britannique, spécule secrètement avec les comptes de ses clients. Ses pertes, qui totalisent plus de 1 milliard, entraînent la faillite de la banque en 1995.

Sumitomo Corporation (1996)

Yasuo Hamanaka, de la maison japonaise de négoce Sumitomo Corporation, a fait perdre 2,6 milliards US à son employeur en faisant des transactions frauduleuses durant 10 ans, jusqu’en 1996.

Enron (2001)

Sous la direction du PDG Kenneth Lay, les dirigeants de cette énorme société américaine, spécialisée dans l’énergie et le courtage, créent plus de 3000 sociétés extraterritoriales pour mieux contrôler les prix de l’énergie. Des pertes colossales sont masquées par des manipulations comptables frauduleuses. Plus de 5000 employés perdent leur travail et les caisses de retraite de centaines de milliers de petits épargnants disparaissent presque complètement.

WorldCom (2002)

Bernie Ebbers lance WorldCom et fait une série d’acquisitions de grandes télécoms à coups de milliards payés en actions de WorldCom qui ne valent rien. Ebbers gonfle les comptes de 11 milliards. La faillite sera de 41 milliards.

Société Générale (2008)

Le courtier Jérôme Kerviel fait perdre 4,9 milliards à la banque française Société Générale par des initiatives non approuvées.

Bernard Madoff (2008)

Le financier Bernard Madoff met sur pied une chaîne de Ponzi qui fonctionnera pendant des décennies. Plus de 50 milliards disparaissent.

Au Québec

Norbourg (2005)

Vincent Lacroix, fondateur de l’entreprise de gestion de fonds de placement Norbourg, est accusé d’avoir floué 9200 investisseurs en détournant environ 130 millions de dollars.

Mount Real (2008)

Mount Real était financé à même les fonds recueillis auprès des investisseurs. La fraude s’élève à 130 millions. Quelque 1600 investisseurs sont floués.

Sources: Archives La Presse, Les Affaires, AFP, Le Monde.


Les avocats

28-juillet-2009
Source: lesmusesdunet

Source: lesmusesdunet

Dans une affaire qui se déroule dans une banlieue, le procureur appelle son premier témoin à la barre, une grand-mère très âgée.

Il s’approche d’elle et lui demande : Mme Jeanne, me connaissez-vous?

Elle répond : “Oh! Oui je vous connais Me Williams. Je vous connais depuis votre enfance et sincèrement vous me décevez beaucoup. Vous êtes un grand menteur, vous trompez votre femme, vous manipulez les gens et vous êtes un médisant et un calomniateur. Vous pensez être “un big shot” alors que vous ne pouvez réaliser que vous n’êtes qu’une mauviette et que vous ne voyez pas plus loin que le bout de votre nez. Oh! Oui je vous connais”

L’avocat surpris, ne sachant que faire, pointa l’autre avocat du doigt et demanda. ” Mme Jeanne connaissez-vous l’avocat de la défense?”

Elle répondit : “Bien sur que le connais. Je connais Me Richard depuis qu’il est tout jeune. Il est paresseux, obèse et il est alcoolique. Il ne peut pas avoir de relation normale avec quiconque et il est l’un des pires avocats de toute la zone. Non seulement il a trompé sa femme avec 3 femmes différentes et l’une d’entre elles est votre femme. Oh! Oui je le connais”

L’avocat de la défense était au bord de l’évanouissement.

Le juge demanda aux 2 avocats d’approcher de la barre, et avec un voix très calme, il leur dit “Si l’un d’entre vous demande à cette vieille si elle me connaît je vous envoie tous deux pourrir en prison pour complot.”

_________________________________________________________________

L’autre jour une avocate raconte à un ami : «Je viens de terminer un casse-tête et ça ne m’a pris que cinq mois».

«Cinq mois ?», son ami demande. «C’est pas mal long pour un casse-tête.»

«Pas du tout», explique l’avocate. «C’était écrit 6 à 12 ans sur la boîte.»


JEANNOT ET STEPHEN

27-février-2009

« Quand j’aurai le don de tous les mystères et de toute la connaissance…Si je ne n’ai pas l’amour, je ne suis rien »

Lettre de Saint Paul aux Corinthiens, XIII

La bûche : le citoyen au fourneau

Le citoyen bûche pour gagner sa pitance. Le travail est sa valeur fondamentale.

Et dans un monde normal, il a l’espoir, disons l’ambition d’accéder à un certain confort.  Le confort qu’il revendique n’est pas seulement matériel. L’être humain, simple, sans malice, franc a un grand rêve : celui d’être heureux. Il sait d’instinct. Sa philosophie de vie  n’est pas compassée : il a les deux pieds sur terre.

Il est intelligent, car il sait qu’il a ses deux pieds sur Terre que le temps d’une vie. Il n’a pas d’illusions, il est sain. En un sens, il est élémentaire. Car il est encore lié, soudé à la nature et à la famille, souvent à une religion.

C’est un peu l’agneau en sacrifice.

Mais c’est davantage la bûche  d’une sorte de nouvel Auswitch répandu à l’échelle planétaire se sert de lui pour faire  rouler les usines à fabriquer de la richesse.

L’humain : œuvre d’art

Quand l’Allemagne Nazie  conquit l’Europe, elle pilla sur son passage les œuvres d’art des grands artistes de l’humanité.

Quand les États «modernes» à travers leurs conquêtes économiques passent, éparpillés à travers la planète, , ils pillent ce que l’Humanité a créé de plus éblouissant et complexe : l’humain, ce mélange de chair et d’âme.

Cependant, la récolte du travail du citoyen qui voit son monde en «développement», n’est pas à la mesure de ses attentes pourtant simples, il se fait voler non seulement son travail, mais sa foi en celui-ci.

Notre naïf n’est pas dénué d’intelligence : il sait qu’il perd au change. Son instinct social lui révèle qu’il devait normalement, de par un enrichissement de société, via ses pairs, avoir un peu plus. Mais en qualité, non pas toujours en quantité.

C’est notre homme simple.

1) Vivant avec une péréquation constante entre partenaires sociaux, la population allait manifester moins de respect pour la justice commutative. 2) Elle souffrirait un appauvrissement relatif sociétal constant, par le manque à produire de ceux qui ne participeraient pas au processus de production. 3) Des conflits sociaux naîtraient de la rancoeur de ceux qui porteraient un fardeau démesuré sans en recevoir les avantages correspondants. 4) Une perte de motivation s’installerait, la négation même de cette volonté d’enrichissement individuel et collectif qui est la pierre d’assise de la société. Pierre JC Allard, Coco et l’assistanat

Jeannot et l’entropie des trous noirs

Mais qui donc est Jeannot?

C’est mon cousin.

Jeannot est un travailleur autonome, qui a besoin de bouger, qui garde un contact avec la nature.

Jeannot ne sait rien des travaux de Stephen Hawking. Stephen Hawking

Le jour où ma mère est décédée, nous avons eu une longue discussion philosophique sur la vie et la mort.

Je n’ai jamais tant appris d’un ignorant. Si on passe à travers tous les grands livres du monde pour devenir humaniste, lui, était passé à travers le quotidien et la somme des vies qui l’entouraient.

Il a réussi ce que plusieurs ont raté : ne pas être une bûche.

Si Stephen Hawking avait besoin d’une chaise pour «penser», il pourrait lui dessiner et la fabriquer de ses mains.

Si Hawking n’avait pas Jeannot, il ne pourrait pas…penser.

Production des sages : l’usine à fabriquer des chaises

Pour conclure, notre société produit peu de « sage », elle crée certes des comités d’éthique constitués de grands penseurs, mais le plus souvent ils ne sont que le produit de l’instrument, de la structure qui les a formatés. C’est comme si les maîtres tibétains pour former leurs comités de sages choisissaient pour cela un égoïste, un vaniteux, un coléreux et un mauvais père de famille. C’est ce que nous faisons sans cesse et nous sommes surpris qu’il n’en sorte pas de solutions.

Ddacoudre, Agoravox

Il est vrai que notre monde ne s’acharne pas trop à produire des sages. Les sociétés ont avantage à produire des êtres au moule qui fabrique des moules.

Si on créait une usine à sages, il adviendrait probablement que la qualité de nos sociétés, des travailleurs, des gens simples s’améliorerait sans trop nuire aux riches.

Mais le riche est  trop pauvre pour avoir des vues à long terme. Pauvre, socialement… Riche ignare.

Il ne veut pas fabriquer des trônes – il tient au sien, et surtout à le garder  - il fabrique donc des chaises comme celles de chez McDo : inconfortables, pour que le client puisse quitter rapidement afin de faire place à un autre client.

L’esclave griffé : l’Eldorado du «pouvoiré»

Toutes les sociétés semblent avoir eu le mythe d’une terre lointaine d’où peut venir la richesse ou la solution des problèmes. Il y a eu l’Atlantide, Shangri-la, le Klondike… l’Eldorado… Après la décolonisation, les pays dits « en voie en développement » ont été perçus par les entrepreneurs des pays développés (WINS) comme un Eldorado. Toute une génération de managers/gerfauts – pour qui São Paulo ou Bamako n’étaient pas des réalités bien distinctes de Saturne ou de Bételgeuse – sont partis à la quête du Graal des marchés du tiers monde, en y investissant non seulement des sous, mais de grandes ambitions… et leur amour propre. NOUVELLE SOCIÉTÉ

Pierre JC Allard parle ici d’endroits, de lieux, de pays, mais il y a pire.

Le citoyen, le travailleur, est en lui-même une mine à creuser et à exploiter.

Notre exploitant a su utiliser les faiblesses de cet humain : orgueil, ambition, vanité, tout cela est en dormance  dans n’importe lequel être humain. Le pouvoir s’est toujours acharné sur les faibles, les moins nantis, en leur faisant miroiter la richesse, l’illusion du plus. L’illusion du meilleur par le plus.

Certains n’échappent pas  au phénomène du guru.

La faiblesse et la naïveté, bref, toutes combinaisons confondues, peuvent également devenir  cet Eldorado exploitable. Et plus les miroirs sont nombreux, moins la vision d’une réalité solide est brisée, éparpillée, schizophrénée.

Il suffit d’une recette et d’une illusion.

Si le simple citoyen peut avoir accès à une demeure de 200,000$, à certains «plaisirs» semblables à ceux des  grands…Le tour est joué.

Même si sa réussite est une dette, il joue le jeu de ceux qui font semblant que la dette enrichit.

Plus la bûche est gonflée, plus elle chauffe la grande chaudière du château.

On pensait le roi mort.

C’est un tison caché, camouflé.

Satan a su camoufler son habit de charbon pour un beau costume rouge, tout pétillant.


L’ARMÉE «PETER SELLERS»

4-février-2009

Dr Folamour

Stanley Kubrick

___________________________________________________________

Eau.

Le corps humain est ainsi composé à 60 % d’eau (pour l’adulte, et 70% chez les nourrissons).

Chez les militaires?

__________________________________________________

SHANNON, Québec, Canada

3840 Âmes

243 cas de cancer

_____________________________________

La superficie touchée s’étire sur environ cinq kilomètres de distance. La substance toxique se déverse dans la rivière Jacques-Cartier, à l’ouest de la base, et s’approche très lentement de la périphérie de la ville de Québec, à l’est.

______________________________________________________

Une poursuite majeure en recours collectif qui pourrait atteindre 1 milliard de dollars est en branle à Shannon (Québec) où de l’eau contaminée aurait tué 30 personnes par cancer (contre 8 dans une zone témoin non contaminée).

La poursuite vise le gouvernement fédéral.

L’eau était contaminée au trichloroéthylène (TCE).

Les autorités étaient apparemment au courant de la contamination de l’eau.

SOURCE

La Panthère Rose canadienne

On se croirait dans un film de la Panthère Rose. Je revois encore Peter  Sellers en train de discuter et jouer du billard, déchirant le tapis vert de la table, sans broncher.

C’est du pareil dans la vie : on déchire le grand tapis vert du pays… sans broncher.

Comme ici…

Encore un milliard qui s’envolera.

Dire que le gouvernement du Québec se plaint du calcul de la péréquation.

Deux milliards.

Qui va payer?

Nous.

Nous finançons l’armée canadienne de nos impôts.

Nous finançons le crétinisme aussi. On dirait que c’est du «développement durable»…

Nous finançons aussi toutes les misères de gens crédules, de personnes souffrantes. Mais le financement ne réparera jamais les gaffes de l’armée canadienne. La souffrance ne se répare pas en calfeutrant des comptes en banques.

Le coût du crétinisme et des avocasseries

On ne sait pas qui a manipulé le TCE dans une usine d’armement pour ensuite laisser cette saleté se répandre dans ce que l’on a appelé le Highway du TCE : Les conduits d’eau potable. Trouver les responsables de tels gestes est devenu le sport qu’ont en commun tous les pays.

Notre armée a un beau bilan.

Jusqu’à présent, près de 1400 personnes sont impliquées dans cette poursuite au civil. «J’estime que lorsque les procédures vont débuter, il y aura autour de 2000 personnes», prédit l’avocat de Québec.

Depuis le reportage de Radio-Canada, des gens ont décidé de s’inscrire dans la poursuite.

Selon des documents obtenus grâce à la Loi sur l’accès à l’information, les ministères fédéraux de l’Environnement et de la Défense avaient été prévenus que des eaux usées étaient déversées dans un étang en contact avec la nappe phréatique. Or, les citoyens de Shannon ont bu l’eau contaminée pendant 22 ans avant de découvrir eux-mêmes la contamination en 2000. Un puits de mensonges du fédéral?

Un 7$ milliards

De 1978 à 2002, le gouvernement québécois et les municipalités ont investi plus de sept milliards de dollars afin d’assainir les eaux usées municipales. Ces investissements ont permis à 98 % de la population d’être desservie par des stations d’épuration. Source

Si c’est de la vantardise, c’est raté. Il serait souhaitable et RENTABLE d’investir dans la prévention. On ne parle pas ici uniquement de Shannon, mais des villes et villages du Québec.

L’incompétence au service du pays : l’armée de fonctionnaires et de dirigeants.

Moule zébrée, Fleuve Saint-Laurent, les Grands-Lacs… La liste est trop longue.

Certes, on blâme les gouvernements. Mais ceux-ci se succèdent à un rythme effréné.

La stupidité n’a plus de nom, elle s’est perdue dans les échanges de paperasseries et d’avocasseries.

La pollution ne date pas d’hier. En 1978, les Etats-Unis et le Canada  signent un accord sur la qualité de l’eau des Grands-Lacs. D’après un reportage que j’ai visionné, le Canada était en grande partie responsable des sources de pollution.

On y a montré des poissons à deux têtes.

Mieux qu’un fonctionnaire, qui n’en a même pas une.

30 ans déjà.

Invitation à consulter les :

Archives de Radio-Canada

Date de diffusion : 11 octobre 1988

À la fin des années 1980, la Commission mixte internationale inventorie 42 sites considérés comme des « secteurs préoccupants », en raison de l’état avancé de pollution des eaux. Le journaliste Alain Borgognon a visité cinq de ces sites où la situation est qualifiée de « grave ». À travers ce voyage dans le cœur toxique de l’Amérique se dessine, chaque fois, le conflit entre des industries qui emploient des travailleurs, favorisant la prospérité d’une région, et les effets dévastateurs de la production industrielle sur l’environnement.

Depuis leur création, les industries de la région des Grands Lacs ont fabriqué de l’acier, du papier, des produits chimiques, des automobiles et autres produits manufacturés. Une grande partie de l’industrie de l’acier est concentrée dans les Grands Lacs, parce que le minerai de fer, le charbon et le calcaire peuvent être transportés sur les lacs, des mines jusqu’aux aciéries. Les industries de pâtes et papiers sont également concentrées le long des Grands Lacs supérieurs. Ces industries ont déversé des tonnes de produits toxiques dans les lacs. Onze produits sont qualifiés de « polluants critiques » en raison de leur forme liposoluble et de leur caractère rémanent, c’est-à-dire qui subsiste dans l’environnement.

L’argent des fenêtres

Les gouvernements ont l’art de jeter l’argent par les fenêtres. La valse des milliards est-elle un jeu de Monopoly nouveau?

L’argent des fenêtres passe par l’eau. On nous dit que c’est la richesse de demain.

Peut-être une sorte de d’or blanc du 21 ième siècle.

L’assurance crétinisme

Je suggérerais aux gouvernements en place et ceux à venir de prendre une assurance contre le crétinisme auprès d’une Cie privée, puisqu’elles sont devenues plus riches que le pays.

Les primes seraient certes élevées, mais les dommages «collatéraux» seraient  sans doute moindres.

Nos enfants soldats

Nous en aurions nous aussi.

La fin de l’école primaire ou le début du secondaire arrivent, sachez qu’il peut y avoir un agent recruteur dans votre entourage. Les parents d’un jeune voisin ou d’un ami, un entraîneur ou même un membre du personnel de l’école peuvent être instructeur dans un corps de cadets.

Aussi absurde que la chose puisse paraître, les forces armées canadiennes approchent vos enfants dès l’âge de 12 ans. Nous avons donc nos propres enfants-soldats.

Bien sûr, rien de comparable avec les enfant-soldats mobilisés de force dans les pays en guerre. Tout de même, à travers le Canada, 50 000 jeunes sont embrigadés dans les corps de cadets de l’armée de terre, de l’air ou de la marine. NORMAND BEAUDET

J’en avais un, il y a deux semaines dans ma classe : il dormait sur son bureau. Deux semaines d’entrainement   intensif. Entraînés à …ne pas dormir.

Belle ironie!

Le nouveau soldat

Les «scouts» sont toutefois en «pleine évolution». High Tech, nouvelles stratégies, tout le baratin des hypnotisés fascinés.

De plus, les soldats de demain intégreront dans leurs équipements des capteurs thermiques, sonores et visuels qui transmettront en temps réel à leurs collègues ou aux officiers de commandement des informations cruciales sur le déroulement des opérations, permettant ainsi de modifier les plans de bataille et de faire face aux imprévus sur le terrain. CHAMPS DE BATAILLE ET SOLDATS DE DEMAIN. Source

Et l’eau?

On n’arrête pas le progrès, ni la bêtise humaine. Il y a belle heurette que les champs de pratique de l’armée canadienne sont des «sites d’enfouissement».

La bataille risque d’être longue.

Dans la froideur des tours bureaucratiques et des tours de phrases polis, prudents… Les lettres d’échanges sont à la mesure de notre société : déshumanisées, technocratisées, bref, sales et contaminées de notre vie où on tue sans coupables.

C’est ce que vivent les gens de Shannon.

Froideur de paperasse et eaux bouillies.


JUSTICE

9-septembre-2008

Si on jette un riche par la fenêtre d’un building de 26 étages, il arrive au sol en même temps qu’un sans-abris.