Archives de Catégorie: JUSTICE

Des Indiens d’Amazonie s’unissent contre un géant pétrolier

Les ressources abondantes de leurs forêts procurent aux Matsés une alimentation riche et variée.

© Survival

Des Indiens d’Amazonie péruvienne et brésilienne se sont unis pour empêcher une compagnie pétrolière canadienne de détruire leurs territoires et de mettre en péril la vie de groupesd’Indiens isolés.

Des centaines de Matsés se sont rassemblés samedi dernier à la frontière entre le Pérou et le Brésil exigeant le retrait de la compagnie pétrolière qui s’apprête à dévaster leurs forêts.

Au Pérou, le géant pétrolier canadien Pacific Rubiales a déjà commencé l’exploration de la concession – le bloc 135 – qui se trouve en plein cœur d’une zone destinée à devenir une réserve pour protéger les tribus isolées.

Survival a recueilli le témoignage d’une femme Matsés : ‘Le pétrole va polluer les sources de nos rivières. Que vont devenir les poissons? Quelle eau boiront nos animaux?’

Matsés
Antonina Duni, une Matsés, évoque l’avenir de son fils

Les Matsés, qui représentent une population d’environ 2 200 personnes, vivent à la frontière entre le Brésil et le Pérou. Avec la tribu voisine des Matis, ils étaient connus comme le ‘peuple du jaguar’ en raison de leurs peintures faciales et de leurs tatouages qui rappellent les dents et les moustaches du jaguar.

Les Matsés ont été contactés dans les années 1960 et sont, depuis lors, exposés aux maladies introduites par les étrangers. Des groupes isolés sont également gravement menacés par ces maladies contre lesquelles ils ont peu – ou pas – d’immunité.

Malgré sa promesse de garantir les droits de ses citoyens indiens, le gouvernement péruvien a donné le feu vert à ce projet d’un montant de près de 28 millions d’euros. La compagnie ouvrira des centaines de kilomètres de lignes sismiques à travers la forêt où vivent les Indiens isolés et y forera des puits d’exploration.

Le gouvernement a également attribué une licence d’exploration pétrolière dans le bloc 137, au nord du bloc 135, situé en plein cœur du territoire des Matsés. Malgré la pression de la compagnie, les Indiens résistent fermement à ses activités dans leur forêt.

Deux Matsés inhalent de la poudre de tabac. Sur le bras de l’un des deux hommes on aperçoit les cicatrices des incisons effectuées pour appliquer le poison de grenouille – une pratique traditionnelle permettant d’améliorer leur capacité de chasse.

© Survival

L’exploitation pétrolière aura également des impacts de l’autre côté de la frontière, dans la vallée brésilienne du Javari où vivent plusieurs groupes isolés, les tests sismiques et les puits d’exploration risquant de polluer les sources de plusieurs rivières dont ces groupes dépendent.

Stephen Corry, directeur de Survival International, a déclaré aujourd’hui : ‘L’Etat canadien a été fondé sur la spoliation des territoires indigènes. Lorsque les Européens envahirent le Canada, ils introduisirent des maladies inconnues, s’emparèrent du contrôle des ressources naturelles et furent responsables de l’extinction de groupes entiers. Aujourd’hui, une compagnie canadienne est sur le point de commettre les mêmes crimes contre les Indiens du Pérou. Pourquoi le gouvernement péruvien ne respecte-t-il pas ses propres engagements envers les droits des Indiens? L’Histoire nous a pourtant montré que l’invasion des territoires de groupes isolés amène inévitablement à la destruction, à la maladie et à la mort’

Source: Survival France

wikistrike.com

Le monde va mal, selon l’International Crisis Group

Des rebelles préparent des munitions en Syrie, où... (Photo: Reuters)

C’est simple, il faut remplacer les balles par des stylos, des crayon, pas des croyances…

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VISITE D’UNE PARTIE DU MONDE AUX WALL-STREETERS

«Le contempler (…) c’est saisir la nature
ultime de notre existence en ce monde, le
point ultime où l’homme et le dieu se
rencontrent et s’unissent»
LA CENDRE ET LES ÉTOILES
Jacques Lacarrière

BIDONVILLES

Dharavi

La croissance urbaine mondiale est concentrée à 95 % dans les pays en voie de développement : 5 millions de nouveaux habitants viennent s’installer chaque mois dans les villes.
En 2008, un milliard de personnes vivent dans les bidonvilles, soit 1 personne sur 6 dans le monde, et ce chiffre est en constante augmentation.

Les bidonvilles sont des habitats bâtis avec des matériaux de récupération, où les conditions de vie et le contexte sanitaire sont problématiques. Source

Bombay, plus d’un habitant sur deux vit dans un bidonville, le chiffre monte à plus de 60% si l’on ne considère que les enfants.

Plus d’un million de personnes habitent à Dharavi dans des baraques de taules posées à côté de détritus. Les enfants jouent dans de petites ruelles sombres, marchent pieds nus dans les ordures qui jonchent le sol. Les toilettes communes sont utilisées par des centaines de personnes comme “salle de bain”. A la saison des moussons, les maladies comme le choléra, la malaria, se propagent dans le bidonville.

Humanité : Indépendamment de la race, de la croyance, de l’idéologie, de l’appartenance à un bloc politique (Est ou Ouest) ou à une région économique (Nord ou Sud), l’aspect essentiel et le plus important chez tous les peuples réside dans leur humanité partagée – Le fait que chaque individu, est un être humain. Cette humanité partagée, ajoutée à l’aspiration également partagée d’atteindre le bonheur et d »éliminer la souffrance, de même que le droit fondamental de les provoquer, sont d’une importance capitale »… Précepte de vie du Dalaï-Lama.

Plus de 6 millions de personnes vivent dans la rue ou dans les slums, des bidonvilles plus ou moins salubres et organisés. Ils ont recouvert Bombay comme la gangrène, s’immiscent entre deux centres commerciaux ultrachics, tapissent le moindre terrain vague. On trouve des slums aux abords de l’aéroport international, le long des voies ferrées, derrière les panneaux de chantiers à l’abandon. Et jusque dans les décharges. Des femmes et des enfants grattent pour y récupérer du plastique, racheté par des entreprises de recyclage. Dans certains quartiers, des enfants trouvent refuge dans des bennes à ordures en plastique. Pas très loin de la gare Bandra, une banlieue bobo, des slums croupissent dans une boue noire dégageant une odeur fétide. Ici, on défèque au milieu des rues.

Stéphane Arteta Le Nouvel Observateur

60 millions d’enfants au travail

Établie à New Delhi, l’ONG Bachpan Bachao Andolan (BBA, littéralement “Sauvez l’enfance”) fait ainsi régulièrement des descentes dans des usines de la capitale afin d’arracher ces gamins aux griffes de leurs “employeurs”. Souvent des ateliers de broderie, qui n’hésitent pas à faire travailler des enfants dès l’âge de 8 ou 9 ans.

D’après BBA, un employeur paie entre 500 et 2000 roupies (9 et 35 euros) pour acheter un enfant à ses parents. La plupart des victimes viennent du Bihar, l’État le plus pauvre du pays. C’est le cas de Mohammed, 10 ans, qui a travaillé pendant un an dans cette même usine de broderie. “En un an, j’ai parlé deux fois à mes parents au téléphone. C’est mon père qui m’a donné à un monsieur pour que je gagne de l’argent à New Delhi afin de faire vivre ma famille”. SOURCE Aujourd’hui l’Inde

Caracas

Caracas est la capitale du venezuela – les cabanes à gauche sont appelés ranchos et la plupart des coteaux de la région sont habitées par la population pauvre (un énorme 80% de la totalité de la population de Caracas) dans des logements semblables.

 

Kibera ( AFRIQUE)

Kibera, situé au Kenya aux alentours de la capitale Nairobi, est l’un des plus grands bidonvilles d’Afrique. Les estimations font état d’un million d’habitants.

Aujourd’hui Kibera s’étend sur 256 hectares[1] en plein centre de la capitale. Avec un taux de croissance annuelle de 17% le nombre d’habitants variait en 2006 entre 700 000 et un million,(nombre de ses habitants sont des migrants saisonnier) et ce pour une densité de plus de 2000 personnes par hectare. Avec une densité de 3,2 à 4,6 personnes par chambre, Kibera est aujourd’hui considéré comme le plus grand bidonville d’Afrique.

L’enfant : un charbon pour le développement durable?

Au Népal, des petites filles sont arrachées à leur famille par des trafiquants d’enfants. Certaines partent d’elles même avec un étranger qui leur promet monts et merveilles. D’autres sont vendues par leurs parents. Cette année, il y en a eu 10 000 en Inde. Ces jeunes filles qui n’ont parfois que 7 ans, se retrouvent dans des maisons closes. Selon l’UNICEF, il y a 200 000 jeunes filles qui se prostituent dans les plus grandes villes indiennes, 20% d’entre elles n’atteignent pas l’âge de 16 ans.
D’autres enfants travaillent dans des briqueteries, dans des industries du jouet, du feu d’artifice et dans de nombreux ateliers, tels ceux qui fabriquent des bijoux.

Ils travaillent également dans des ateliers de taille et polissage de diamants et de pierres précieuses. Ce travail spécialement minutieux, est extrêmement pénible pour les enfants.
Mais ils sont aussi : chiffonniers, mendiants, conducteurs de vélos-taxis, livreurs ou domestiques occasionnels.

En Inde on trouve les petits cireurs de chaussures, les vendeurs de bouteilles d’eau ou de verres de thé.
Aux Philippines plus d’1 million d’enfants travaillent dans la récupération de déchets sur les grandes décharges autour de Manille. Au Cambodge et au Viêt-Nam sont apparus de très jeunes enfants exerçant des métiers de la rue (vendeurs de cartes postales, de cigarettes ou de billets de loterie, cireurs de chaussures et ramasseurs d’ordures) ou des adolescents salariés dans des petites entreprises (de textile, de jouets
destinés à l’exportation). Le droit des enfants

L’enfer et le paradis…

Auteur: André Faber

Voici une histoire que j’avais postée sur mon autre blog. Non pas que je fasse de la récup., mais je l’aimais bien et elle reflète bien ma façon de voir la vie. Alors la voici :

Lors d’un de mes innombrables voyages en Asie, je suis tombé un jour sur un vieux businessman chinois à l’Holiday Inn de Beijing. Comme il était féru de français, qu’il maîtrisait d’ailleurs parfaitement, je n’ai pas eu de problèmes pour lier la conversation avec lui.

Autour d’une table garnie d’échantillons délicats de la cuisine orientale, à la saveur aigre-douce (doux au palais, aigres lors de la rédactoin de ma note de frais), il me raconta un jour l’histoire suivante :
<<- Vous savez, j’ai toujours apprécié la gastronomie. J’aime la cuisine française également, mais je trouve notre cuisinie beaucoup plus parfumée et raffinée.
- Personellement, j’apprécie toutes les saveurs de la planète avec le même appétit>>, lui répondis-je (toi qui commence à me connaître, cher lecteur, tu ne me contrediras pas!)
<<- Ho, votre cuisine est beaucoup trop riche pour nous !
- En effet, on risque moins l’infarctus avec vos plats qu’avec nos plats en sauce !
- Ne croyez pas cela ! J’ai eu personellement à souffrir de mes excès de fourchette !
- Ha oui ?
- Triple pontage coronarien, et une semaine dans le coma !
- Ho ? Vraiment ? Un coma ?
- Oui, j’ai cru ma dernière heure arrivée, à tel point d’ailleurs que je me suis retrouvé au ciel.
- …>>
Je me suis alors tu, laissant mon ami poursuivre son récit.
<<Figurez-vous qu’en face de moi se trouvait un être merveilleux. Un être semblant être fait totalement de lumière. "Suis-je au paradis, lui demandais-je ?
- Non, tu n’es ni au paradis, ni en enfer me répondit-il. Tu es dans les limbes, car ton sort n’est pas encore fixé. On ne sait pas encore si tu vas vivre, ou mourir. Mais les chirurgiens qui s’occupent de toi en ce moment y mettent tout leur coeur. Je pense que tu vas vivre.
- Quelle chance ! Je vais pouvoir retrouver mon épouse bien aimée">> Il me confia plus tard que son mariage n’était pas une réussite, et qu’il fallait prendre cette déclaration avec toute la subtilité orientale de l’expression de l’ironie. D’ailleurs l’être de lumière, étant par définition parfait, avait lui saisi cette nuance. Mais laissons le continuer.
<<L’ange (car que pouvait-ce être d’autre qu’un ange) me regarda avec l’air mystérieux d’un sphinx. "Mais puisque tu es parmis nous, je vais t’emmener et te montrer ce qu’est VRAIMENT l’enfer !" me glissa-t-il doucment à l’oreille.
Et là, l’ange m’emmena dans une caverne où des milliers d’hommes et de femmes étaient rassemblés. Il étaient tous horriblement maigres, ce qui ne les rendait pas moins colériques. Ils se battaient continuellement. A un moment, une cloche retentit, et une immense table apparut au milieu de la pièce. Elle était garnie de plats tellement somptueux mon ami, que les plats qui sont là devant nous conviendraient à peine à nos chiens et chats.>>
- Ces plats ne conviendrait pas à vos chiens et chats, mais vos chiens et chats conviendraient à vos plats>> hasardais-je témérairement, je n’ai jamais résister à faire un bon mot, même si je risquais là de froisser mon hôte. Il ne m’en tint pas rigueur et poursuivis avec un sourire en coin.
<< Mais l’accès à la table était interdit par une barrière située à un mètre. Aussi chacun d’entre eux était muni d’une paire de baguette de deux mètres de long. Ils saisissaient des morceaux dans les bols, mais aucun n’arrivait à les porter à sa bouche. Ils pestaient, juraient, et finalement toute la nourriture se retrouvait gaspillée et inutilisable.
"Voilà l’enfer", sussura l’ange.
- Et le paradis ?
- L’ange m’amena alors dans une autre pièce, toute semblable à la première. Dans cette pièce se trouvaient également des gens, mais beaucoup moins nombreux. Cependant, ils étaient tous replets et heureux. Tous se saluaient poliment et devisaient gentiment. Soudain, la même cloche retentit et la même table, avec les mêmes plats et la même barrière apparût. Munis des mêmes baguettes de deux mètres de long, ils saisissaient la nourriture, mais au lieu d’essayer de l’avaler, ils l’ammenaient à la bouche d’un de leurs compagnons situé à deux mètres d’eux, et tous faisaient de même. Aucun n’avait à souffrir de la faim.
- Ca alors!>> M’exclamais-je. Et je restais un instant pensif.

Le repas et le reste de la soirée se poursuivit, mais comme je ne veux pas abuser de ton temps, je te raconterais plus tard d’autres histoires qu’il me confia pendant ce repas. Mais je voulais te raconter ça, parce qu’à bien y réfléchir, l’enfer, ou le paradis d’ailleurs, ça n’est pas les autres, mais son point de vue par rapport aux autres. Même si il n’y avait qu’un seul pigeon en enfer pour nourir tous les autres, l’enfer ne serait plus l’enfer. Certes, ça serait toujours le pigeon de service, mais comme j’imagine l’organisation bien faite là haut, je suis sûr que ce brave type irait au paradis.

Source: News of Tomorrow

La photologie

La pauvreté  met le crime au rabais.

Nicolas de Chamfort

La pauvreté est un refus de partager la grande fraternité de la merde.

Romain Gary

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C’est long apprendre l’astrologie… Et je ne suis pas doué en calculs. Alors, j’ai créé une nouvelle « science » : la photologie. Elle consiste à prédire l’avenir des gens par une simple photo.

Ce n’est pas trop malin : au lieu de se fier aux astres, on se fie aux désastres. La culture du désastre a pris bien de la place dans nos sociétés. Et, comme je l’ai déjà mentionné, les enfants sont la matière première des « adultes ». Ce fut, et ce sera toujours, la pépite qui fait saliver les investisseurs et tous les harmonisateurs pour une société monocorde.

Coffie

La plupart des gens me consultent pour connaître leur avenir… C’est la première fois que je vois quelqu’un habillé de mouches…  Ce n’est pas gentil, mais ici on vit assez vieux pour avoir le sens de l’humour. En fait, rire est  un luxe…. Un peu méchant? Ce  ne sont pas des mouches, c’est un essaim de banquiers venus voir si tu étais « potable »…

On voit bien que tu n’as pas mangé depuis longtemps. Attend quelques années, il y aura un McDo…

Tu devrais faire attention où tu mets les pieds. Les adultes  ont un jeu dangereux qu’ils appellent la guerre… Ils laissent traîner leurs jouets partout. Ils en cachent sous terre pour attraper l’ennemi par la jambe. Si tu passes dessus, tu auras encore plus mauvaise mine, comme dirait  Oncle Georges .  Eux, ils sont trop paresseux pour ramasser leurs jouets après  leur jeu. C’est l’argent du jeu qui les intéresse… Surveille bien le petit d’en bas… Il n’a l’air de rien, mais c’est une grosse mouche en puissance. Et qui sait si un jour, pour sauver ton pays, il ne te tirera pas dessus. Tu risques de devenir un dommage collatéral…

Je ne connais rien de ton pays, mais il y a des chances qu’on ait trois ou quatre secondes pour se parler. On ne fait pas long feu chez vous. Parler de ton avenir… C’est déjà s’avancer trop. Sans vouloir t’insulter, tu as l’air d’un œuf mal en point.

Pour l’avenir, rien ne dit que tu en as. Ça dépend qui a acheté le sol que tu as sous les pieds. Mais on ne sait jamais… Avec beaucoup de chance, tu pourrais te rendre à la trentaine. Ce qui ne te donnera pas le temps de faire de toi un réalisateur d’émissions sur les problèmes de la trentaine des Occidentaux dans le grand défilé de cette mode des « psychos narcissiques »  télévisés. Ils ont des problèmes, EUX… : leur blonde, leur voiture, de grands questionnements… Et de temps en temps, ils font des shows pour toi…

Esteban

Pour l’instant, tout va bien. Tu as déjà compris qu’il faut partir avec le butin avant que les autres viennent le chercher.

En partant, on peut voir ton petit air de méfiance… Ce qui pourra t’aider pour ton avenir. Avec de la chance, tu émigreras vers un plus gros village, avec une école, et tu apprendras à lire et à écrire.

À moins que tu ne sois déjà au travail pour quelqu’un et que tu te méfies à savoir combien il va te payer. Pas besoin d’être devin. La réponse est la même depuis des siècles : le moins possible. Si on te paye…

Il y a de fortes chances que tu vives  avec le moins possible. Ton avenir, pour l’instant c’est « le moins possible », mais vivant. C’est encourageant, non?

C’est vrai que le photographe a une sale tête. Et il a peut-être des cheveux blancs. Ce qui n’est pas toujours un signe de sagesse. Ici, ce sont souvent les pires… Mais ça, c’est une autre vie…

Dans ton pays, les cheveux blancs, ça existe. Il n’y a pas trop de grands livres en dessous, il y a de la vie, de l’expérience. On ne cultive plus ça ici, on a passé de la bio au aux modifications génétiques par une série de serpents électroniques pour « modifier » un peu le cerveau.

Tu en as de la chance! À court terme… Tes parents,  ainsi que le gratin de toutes  les organisations possibles et impassibles,  sont en train de te sculpter une personnalité : tu es déjà riche, détendu, sûr de toi.  À moins que ce soit l’effet de l’antidépresseur. C’est dur l’école…

Mais c’est peut-être là que tu démarreras ta première entreprise : la vente de ton surplus de ritalin. Ou encore de diverses substances légales de tes parents.

Tu sais lire et écrire. Tu as déjà une main de prise dans une montre. Deux, on appelle ça des menottes… La prison? Ne t’en fait pas : des riches y vont, mais pas trop longtemps. Le temps que le peuple se calme… Une autre mauvaise nouvelle le lendemain, et c’est fini!

Avec un air comme ça, tous les rêves te sont permis : tu pourrais devenir star de cinéma, chanteur, artiste-peintre, banquier, PDG chez Norbourg ou  à la Caisse de dépôt, ministre, etc. Si ça ne marche pas, tu seras pompier ou infirmier. Dans le pire des cas… Voyons! Tes parents ont dû te le dire!

Tu pourrais devenir  avocat ou médecin. Tu risques d’avoir plus de mouches dans la tête que le premier qui n’a pas d’avenir. On renforcera ta dose de médicaments. On te fournira des psy, des travailleurs sociaux, des idéologistes patentés, supposément crédible.

On te vendra de tout. Tu as les moyens de tout acheter. Le crédit est là pour les gens comme toi. Même des idées…

Pour l’avenir, il y a deux voies : tes ennuis pourraient te conduire au suicide vers la trentaine. Après trois mariages, tu  reviendras vers  la cinquantaine pour me consulter afin de connaître ton passé. Il n’y a pas de Google-Map pour savoir où l’on va dans la vie…

Pour l’instant, tu as les mains dans les poches de ton pantalon. Mais tu te rendras compte  très vite qu’on ne va pas loin avec les deux mains dans ses pantalons. Alors, on te donnera la recette : aller puiser dans les poches des autres.

Si tu es costaud, tu pourras aller dans la construction. Non! Pas planter des clous.. Planter des gens. Passer à la télé. Raconter des mensonges. Et engager des avocats pour dire que tout est vrai.

Au pire, si tu ne sais trop quoi faire, tu achèteras les terres des deux autres enfants en haut de ton image. . On a dû te dire qu’on fait son avenir? …Eh! Oui! Ça se prépare…

Il est écrit quelque part que l’on s’enrichit les uns les autres. Mais ça,  c’est dans les livres d’école. Les livres, ce n’est pas la vie. Et l’école encore moins…

Tu es une sorte d’oie de société… Un « à gaver »…

George

Tes parents doivent être pauvres… Une photo en noir et blanc! Comme un peu de pétrole dilué dans du blanc…

On dirait que s’annonce devant toi une belle carrière : le base-ball. Sauf que ta moyenne au bâton sera sans doute mauvaise. Mais ton camarade Dick Chenille te montrera comment devenir papillon et  ce  qu’on peut faire avec un bâton et des balles. Tu auras un lancer tellement puissant que celles-ci  iront jusque dans des terres étrangères.

Tu iras loin : avec de l’argent et les ethnies. Les ethnies ce sont ceux les deux premiers enfants d’en haut. Ce sont tous des terroristes en puissance. Le petit noir est peut-être en train de creuser pour planter une mine. Et l’autre, il doit avoir fait une cueillette de grenades…

La planète est ton stade. Un grand champ rond … Comme une boule bleue…

L’ultime réussite c’est le grand   Chelem

Comme le dit le cliché : La balle est dans ton camp.

Et le reste de l’arsenal…

Méfie-toi du petit juste au dessus de toi… Au cas où il deviendrait banquier. Car ceux-là ont repris un vieux truc d’il y a bien des lunes…

La légende la plus célèbre sur l’origine du jeu d’échecs[G 14] raconte l’histoire du roi Belkib (Indes, 3000 ans avant notre ère) qui cherchait à tout prix à tromper son ennui. Il promit donc une récompense exceptionnelle à qui lui proposerait une distraction qui le satisferait. Lorsque le sage Sissa, fils du Brahmine Dahir, lui présenta le jeu d’échecs, le souverain, enthousiaste, demanda à Sissa ce que celui-ci souhaitait en échange de ce cadeau extraordinaire. Humblement, Sissa demanda au prince de déposer un grain de blé sur la première case, deux sur la deuxième, quatre sur la troisième, et ainsi de suite pour remplir l’échiquier en doublant la quantité de grain à chaque case. Le prince accorda immédiatement cette récompense en apparence modeste, mais son conseiller lui expliqua qu’il venait de signer la mort du royaume car les récoltes de l’année ne suffiraient à s’acquitter du prix du jeu. En effet, sur la dernière case de l’échiquier, il faudrait déposer 263 graines, soit plus de neuf milliards de milliards de grains (9 223 372 036 854 775 808 grains précisément), et y ajouter le total des grains déposés sur les cases précédentes, ce qui fait un total de 264-1, soit 18 446 744 073 709 551 615 grains. Échecs, Wik

Finalement, Ponzi, c’est du copier-coller… On dirait de l’économie…

Signer la mort du royaume sans s’en rendre compte…

Il ne faut jamais oublier de regarder les vieilles et présumées naïves photos. Les paysans finiront peut-être par avoir raison du désordre de la présentation de l’album.

Les « grands » ne savent pas rester petits…

La vie après les biscuits électroniques

Gaëtan Pelletier

Le mot salaire vient du latin salarium ou « salarius »:

rétribution en sel, qui avait cours à Rome3 . Wiki

L’homme de l’avenir est celui qui aura la mémoire la plus longue.

Nietzsche

Le silence est un bruit dans le ventre de la mère vérité.

Gaëtan Pelletier

A)    TOME 1 : NON

La pelote de laine du pouvoir économique et politique

Maintenant, si vous voulez jouet à la pelote de laine ou au phentex – dénouer tous les nœuds du pouvoir réel – allez fouiller dans les épitases  de la grande pièce de théâtre du monde des affaires, vous devrez travailler fort pour éclaircir une vitre un peu sale pour voir ce qui se passe réellement dans le monde.  Nouer, dénouer, nier, dénier…

C’est le jeu.

Ce serait fascinant, si c’était pour s’amuser un soir de pluie. Sauf qu’il en est de nos vies, de notre futur, de la classe moyenne, de la survie même de ladite liberté individuelle dans un monde de marché libre. Si libre qu’il est une filature de pauvres. Comme ces clandestins des petites usines souterraines, sans papiers, payés au salaire minimum.

Heureusement qu’on a de petits vantards qui ne peuvent s’empêcher de vendre la mèche. Mais la mèche est encore une plote de laine à fouiller.

Le président Sarkozy, qui a séjourné au domaine Saagard de la famille Desmarais au Saguenay, a décerné en février 2008 la grand-croix de la Légion d’honneur — la plus haute distinction honorifique, qui n’a jamais été décernée à un autre Québécois — à Paul Desmarais père. Le premier ministre Jean Charest était aussi à Paris, mais à titre officieux. Le président Sarkozy avait alors déclaré: «Si je suis aujourd’hui président, je le dois en partie aux conseils, à l’amitié et à la fidélité de Paul Desmarais. Le Devoir

Un peu plus compliqué…

Il  retracer les « placements » et les liens de cet argenterie noble pour retrouver la « raison » d’une amitié qui fait autant sourciller.

Le sniper économique

Le Québec est un petit État. La France est un moyen État. Les États-Unis sont un mélange de petits États pour faire un gros tas d’États.

On constatera que les meilleurs États sont ceux qui prétendre vivre de l’entreprise privée alors que ce sont maintenant les entreprises privées qui vivent de la sueur des petits x.

Le 20e siècle aura été sans doute le plus beau tour de magie de l’Histoire : on a assisté en direct au grand retour d’une royauté hypocrite qui n’a plus de châteaux apparents, ni de bourgeoisie à gratifier,   mais elle  sait savamment se camoufler sous un voile immense de propagande mensongère.

On pense vivre une petite vie tranquille alors qu’on est  ceints de snipers.

La lutte des classes, version 2.00

Les liens entre la famille Desmarais et le gouvernement québécois ont été mis en relief quand Québec a défendu, même avant les audiences publiques du BAPE, le projet Rabaska. Le consortium qui pilotait ce projet réunissait Enbridge, Gaz de France-Suez et Gaz Métro. Les groupes Gaz de France (GDF) et Suez — fusionnés avec la bénédiction de l’Élysée — possèdent 17 % des actions de Gaz Métro, une société québécoise qui appuie aujourd’hui de tout son poids le développement des gaz de schiste au Québec.

Quant au groupe GDF-Suez, il est contrôlé par le financier Albert Frère et le groupe Desmarais via le groupe Bruxelles-Lambert et Pargesa, deux sociétés aussi contrôlées par le tandem Frère-Desmarais.
Total S.A., ajoute la note diplomatique, a investi 6 milliards dans l’exploitation des sables bitumineux et prévoit ajouter 20 autres milliards dans cette industrie dans les 20 prochaines années.
Le Devoir

A)    TOME 2 : NON

« D’abord ils vous ignorent, puis ils vous ridiculisent

avant de vous combattre et, enfin, vous remportez la victoire. »

Ghandi

La réalité dans tout ça, est que les peuples vivant dans une supposée démocratie viennent de se réveiller. Mais on la vend partout dans le monde. Le modèle dit idéal.

La lutte, c’est le peuple contre l’État bidon et son verbiage de pantomine. ( De pantominos, qui imite tout) .

Rien de nouveau…Enregistrez 10 à 20 heures des « discours » de tous les politiciens depuis l’élection 2011, vous vous rendrez compte que la cassette est un ruban monoformulaire  : on pourrait enrouler  la planète en trois segments de milliers de kilomètres.

Et pour la « révolution »?

Les blogues sont inondés de dénonciations du pervers qui ronge l’âme humaine.

Justement, c’est sans doute une révolution à la Ghandi et sa marche du sel… Sous un autre format… Voilà que la presse libre commence enfin à dévoiler les sous-couches du réel pouvoir.

Sommes-nous en train de refaire la marche  de Ghandi?

Le 15 février 1930, Gandhi annonce qu’il a décidé de choisir pour objectif de la campagne de désobéissance civile l’abrogation de la loi sur le sel. « En dehors de l’eau, affirme-t-il, il n’y a pas d’article comme le sel dont l’imposition permet à l’État d’atteindre les millions d’affamés, les malades, les infirmes et les pauvres sans aucune ressource. Par conséquent, cet impôt constitue la taxe la plus inhumaine que l’ingéniosité de l’homme puisse imaginer. (…) La conséquence nécessaire du monopole du sel a été la destruction, c’est-à-dire la fermeture des ateliers dans des milliers d’endroits où les pauvres fabriquaient leur propre sel. (…) L’illégalité, c’est qu’un gouvernement vole le sel du peuple et lui fasse payer très cher pour l’article volé. Le peuple, quand il deviendra conscient de son pouvoir, aura le droit de prendre possession de ce qui lui appartient.[3] »

Le 2 mars 1930, Gandhi adresse une lettre au vice-roi, Lord Irwin, dans laquelle il lui lance un ultimatum en le prévenant que s’il ne satisfait pas les revendications essentielles du peuple indien, il organisera, à partir du 11 mars, une campagne de résistance civile en violant délibérément la loi sur le sel. « Si l’Inde, écrit-il, doit vivre comme une nation, si on veut arrêter le processus qui conduit son peuple à mourir lentement de faim, il faut trouver immédiatement un remède qui puisse le soulager. La question n’est plus de convaincre avec des arguments. Le problème trouvera lui-même sa solution par l’une des deux forces qui s’affrontent. Face à des arguments convaincants ou pas, la Grande Bretagne défendra son commerce et ses intérêts en Inde en utilisant toutes les forces dont elle dispose. L’Inde, par conséquent, doit accumuler une force suffisante pour qu’elle puisse se libérer elle-même de l’étreinte de la mort. »

Mais le vice-roi répondra à cet ultimatum par une fin de non-recevoir. Gandhi décide donc de passer à l’action. Bien qu’il ne renonce pas à son ambition de convertir les Anglais, la campagne de désobéissance civile qu’il envisage vise à contraindre le gouvernement britannique à satisfaire les revendications des Indiens. « Supposons, affirme-t-il le 10 mars, que dix personnes dans chacun des sept cents mille villages de l’Inde décident de fabriquer du sel et de désobéir ainsi à la loi, que pensez-vous que ce gouvernement pourra faire ? Même le pire dictateur que vous puissiez imaginer n’arriverait pas à disperser des régiments de résistants civils pacifiques en faisant parler ses canons. Pour peu que vous décidiez de vous mobiliser, je vous assure que vous serez capables de fatiguer ce gouvernement en très peu de temps.[4]« 

Le mercredi 12 mars 1930 à 6 heures trente du matin, Gandhi quitte l’ashram de Sabarmati à la tête de soixante-dix-neuf marcheurs. Il appelle alors tous les Indiens à faire preuve de déloyauté à l’égard du régime colonial : «  »Ce système de gouvernement, affirme-t-il, est ouvertement basé sur l’exploitation sans merci de millions innombrables d’habitants de l’Inde. (…) C’est pourquoi c’est un devoir pour ceux qui ont conscience du mal terrifiant fait par le système de gouvernement de l’Inde, d’être déloyaux et de prêcher ouvertement la déloyauté. Vraiment, la loyauté envers un État aussi corrompu est un péché et la déloyauté est une vertu. »

Le 6 avril 1930 , à 8h 30 du matin, Gandhi s’approche du bord de l’océan, se baigne puis revient sur la plage où il ramasse un peu de sel abandonné par les vagues. A partir de ce moment, il devient un rebelle à l’Empire britannique. Il lance alors le mot d’ordre de la désobéissance civile à tous les Indiens, en leur demandant de se procurer illégalement du sel. le 9 avril, dans un message à la nation, il affirme : « Aujourd’hui, tout l’honneur de l’Inde est symbolisé par une poignée de sel dans la main des résistants non-violents. Le poing qui tient ce sel peut être brisé, mais ce sel ne sera pas rendu volontairement. » La marche du sel, Ghandi

B)    TOME 3 : NON

Non, on ne coulera pas… Il y a des signes de reprises économiques, mais des petites rebellions à mater.

L’économie est insubmersible.

Titaniquer

Il faut marcher pour dénoncer  le gaz de schiste,  la corruption, les mensonges,  les citoyens dévalisés, les banquiers véreux, les Pinocchio, les fabulateurs.

Sinon, déjà appauvris, soumis aux tensions de cette lutte du peuple contre son propre gouvernement, nous risquons tous de souffrir du syndrome des « dettes inventées ». Et de couler…

Actuellement, les compagnies pétrolières engrangent des profits faramineux. 150% de plus pour le raffinage depuis 2008. Il faut des fonds pour se payer un autre scandale à la BP. Qui paye les « amendes » de BP ou autres compagnies « condamnées »?

Un sel noir…

La Plan-Nord du Québec

Avec le nébuleux Plan-Nord, encore une vente aux enchères des richesses du peuple, il faudra plus que l’indépendance du Québec,  mais un renouvellement et,  sans doute, des cellules isolées de petites communautés qui décideront d’échapper à cette folie d’engranger ce qui n’est pas comestible et productif.

Il est temps que s’achève ce monde de galériens qui rament vers un « nowhere land ».

Contentons nous de ce que nous avons… Tel est le discours du politicien. « Ça pourrait être pire ».

Le cauchemar climatisé

Le livre d’Henry Miller n’a jamais été autant d’actualité.

C’est un monde fait pour des monomaniaques obsédés par l’idée de progrès… mais d’un faux progrès qui pue. C’est un monde encombré d’objets inutiles que, pour mieux les exploiter et les dégrader, on a enseigné aux hommes et femmes à considérer comme utiles. »( 1945)

TOME 4 : NON

Personne ne dort.

Tous dodomisés

Quand on aura mangé des biscuits électroniques à satiété, – ces miroirs pour les « sauvages » du 20e siècle -,  qu’il ne restera rien dans le frigo, mais que tout sera chiffré dans une banque, qu’on nous aura plumé jusqu’à l’os, il sera trop tard.

Pour l’instant, Dieu vaut 1500$ l’once…

Oui, tout à l’air beau. Tout rutile.

Le « sauvage » se voit dans un miroir truqué.

La vie artificielle est fascinante… Au point d’avoir perdu tout sens du réel. Pire  encore, la réalité de l’être humain dans une perspective cosmique et à jeter un œil un peu plus loin que celui de son cercueil. Car d’autres suivront…

L’arnaque futée est de  voler l’essentiel et le   vital du  peuple  pour enterrer les   rameurs  d’objets fascinants mais inutiles.

On se fait « démunir » et endormir

Viva!  les dodomisés!

Ne reste plus qu’à rêver au retour à certaines sources dont nous ne pouvons échapper.

Pour l’instant, la lutte réelle et efficace contre ce monde de falsificateurs médaillés, de prix Nobel dubitables, des singes à cravates, se résume à ceci :

Conserver et protéger ce que nous avons de réel : la terre, l’air, l’eau, et les ressources.

Car une fois tout cela transformé en billets de banque, ou en argent électronique, les esclaves, pour survivre, devront devenir une servitude moyenâgeuse.

Retour à la case départ.

Après les biscuits électroniques, la médecine chimique, l’économie « artistique », la nourriture plastique, les mensonges étatiques, les guerres illusoires pour des changements factices, il ne restera …rien.

TOME 5 : NON

( en construction)

Le F-16 du chômeur

Hier, dans La Presse Affaires, mon collègue Joël-Denis Bellavance nous apprenait que la caisse de l’assurance emploi accumulera un déficit de 15 milliards au cours des trois prochaines années. Pour cet exercice seulement, le déficit de 6,2 milliards de dollars compte pour 11% du déficit budgétaire fédéral de 56 milliards.

Pour renflouer les coffres de l’assurance emploi, il n’y a qu’un seul moyen: augmenter massivement les cotisations des employeurs et des travailleurs. Cela pourrait coûter jusqu’à 350$ de plus par année à un travailleur salarié.

La nouvelle a de quoi faire bondir d’indignation.

Pendant des années, en fait entre 1992 et 2007, les contributions au programme d’assurance emploi ont été largement supérieures aux prestations, ce qui a permis à Ottawa de dégager d’énormes surplus de 57 milliards en 15 ans. Claude Piché, Cyberpresse

L’histoire est assez simple :

On réforme l’assurance-emploi.

On dégage des surplus de 7 ou 8 milliards de dollars par année en augmentant les cotisations.

On trouve ensuite le moyen de courir après les « fraudeurs » chômeurs… Et on coure.

Ottawa a récolté 57$ milliards en 15 ans.

Tout ça sur le dos des chômeurs.

Ce qui a servi au remboursement de la dette, fin des années 90.

Sheila Fraser bougonne.

On accuse le gouvernement de « détournements de fonds ».

La cour suprême, excusez, j’ai oublié le C majuscule… en arrive à la conclusion – et ceci n’est pas dans l’article de M. Piché – que le gouvernement a le droit d’utiliser, de dispenser, d’étaler les fonds vers d’autres secteurs.

Autrement dit, l’argent des chômeurs a pu servir à n’importe quoi… Supposons l’achat d’un F-16 – beau bijou – pour l’armée de l’air.

Les pauvres ont donc une richesse qui se promène dans les airs… Et je rappelle que le bijou coûtait à l’époque quelque 35, 000$ dollars l’heure à faire voler. Mécaniciens compris…

Ce n’est peut-être pas un détournement de fonds, puisque la Cour suprême le dit, mais le moins que l’on puisse dire, c’est que ça frise drôlement le détournement de fonds. . Claude Piché, Cyberpresse

On se doit d’être poli et correct…

Non, en fait, maintenant c’est prouvé – ou presque – c’est un vol…

Les avocats

Caricature, source: http://fr.toonpool.com/cartoons/de%20Villepin%20avocat%20…_3019

TEST

Dans une affaire qui se déroule dans une banlieue, le procureur appelle son premier témoin à la barre, une grand-mère très âgée.

Il s’approche d’elle et lui demande : Mme Jeanne, me connaissez-vous?

Elle répond : "Oh! Oui je vous connais Me Williams. Je vous connais depuis votre enfance et sincèrement vous me décevez beaucoup. Vous êtes un grand menteur, vous trompez votre femme, vous manipulez les gens et vous êtes un médisant et un calomniateur. Vous pensez être "un big shot" alors que vous ne pouvez réaliser que vous n’êtes qu’une mauviette et que vous ne voyez pas plus loin que le bout de votre nez. Oh! Oui je vous connais"

L’avocat surpris, ne sachant que faire, pointa l’autre avocat du doigt et demanda. " Mme Jeanne connaissez-vous l’avocat de la défense?"

Elle répondit : "Bien sur que le connais. Je connais Me Richard depuis qu’il est tout jeune. Il est paresseux, obèse et il est alcoolique. Il ne peut pas avoir de relation normale avec quiconque et il est l’un des pires avocats de toute la zone. Non seulement il a trompé sa femme avec 3 femmes différentes et l’une d’entre elles est votre femme. Oh! Oui je le connais"

L’avocat de la défense était au bord de l’évanouissement.

Le juge demanda aux 2 avocats d’approcher de la barre, et avec un voix très calme, il leur dit "Si l’un d’entre vous demande à cette vieille si elle me connaît je vous envoie tous deux pourrir en prison pour complot."

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L’autre jour une avocate raconte à un ami : «Je viens de terminer un casse-tête et ça ne m’a pris que cinq mois».

«Cinq mois ?», son ami demande. «C’est pas mal long pour un casse-tête.»

«Pas du tout», explique l’avocate. «C’était écrit 6 à 12 ans sur la boîte.»

LES CRAVATÉS DE LA FRAUDE

Source : ZeblogMagestNet

Source : ZeblogMagestNet

Les criminels en cravate sont-ils plus nombreux qu’auparavant? Chose certaine, les crimes financiers retiennent l’attention des médias et du public plus que jamais. En entrevue avec La Presse, le psychiatre Robert Hare, auteur de Snakes in Suits: When Psychopaths Go to Work, dévoile des détails troublants sur la psychologie des fraudeurs.

Q: Existe-t-il un profil type du criminel financier?

R: Ils sont tous différents, mais il y a certaines caractéristiques communes, les mêmes qu’on trouve chez d’autres criminels. Un certain égoïsme, un souci de son propre bien-être au détriment de celui des autres, un sentiment qu’on mérite les choses. Le criminel en cravate a le sentiment qu’il est correct d’enfreindre la loi pour satisfaire ses propres besoins. Cyberpresse

Du cou au nombril

J’étais en train de regarder une feuille, l’autre jour… D’un vert comme une feuille de tomatier après la pluie. Sauf qu’elle a bougé. Alors, j’ai vu que c’était un insecte semi-volant, semi-terrien aussi bien camouflé que Dick Cheney derrière son gros poste. Tel un tireur d’élite la face barbouillée en coloris délirant et qui font crochir l’œil.

Les cravatés la portent pour se montrer normaux. Comme des soldats du régiment des conformistes qui ont des petits postes, de grands postes, et qui deviennent post…

Après.

Après tous les dommages.

Une telle apparence de normalité est un semis de doutes.

Ils portent une cravate pour joindre le cou et le nombril.

Quelques célèbres…

Thérèse Humbert (1856-1918)

D’origine paysanne, cette femme mariée avec le fils d’un ministre de la IIIe République française fait croire qu’elle a touché un énorme héritage. Grâce à ses dires, elle obtient des prêts, gagés sur cette supposée fortune. L’escroquerie dure 20 ans.

Charles Ponzi (1882-1949)

Il invente la technique de vente pyramidale qui porte désormais son nom et devient millionnaire en six mois.

Barings (1995)

Nick Leeson, courtier à l’emploi de la plus ancienne banque d’affaires britannique, spécule secrètement avec les comptes de ses clients. Ses pertes, qui totalisent plus de 1 milliard, entraînent la faillite de la banque en 1995.

Sumitomo Corporation (1996)

Yasuo Hamanaka, de la maison japonaise de négoce Sumitomo Corporation, a fait perdre 2,6 milliards US à son employeur en faisant des transactions frauduleuses durant 10 ans, jusqu’en 1996.

Enron (2001)

Sous la direction du PDG Kenneth Lay, les dirigeants de cette énorme société américaine, spécialisée dans l’énergie et le courtage, créent plus de 3000 sociétés extraterritoriales pour mieux contrôler les prix de l’énergie. Des pertes colossales sont masquées par des manipulations comptables frauduleuses. Plus de 5000 employés perdent leur travail et les caisses de retraite de centaines de milliers de petits épargnants disparaissent presque complètement.

WorldCom (2002)

Bernie Ebbers lance WorldCom et fait une série d’acquisitions de grandes télécoms à coups de milliards payés en actions de WorldCom qui ne valent rien. Ebbers gonfle les comptes de 11 milliards. La faillite sera de 41 milliards.

Société Générale (2008)

Le courtier Jérôme Kerviel fait perdre 4,9 milliards à la banque française Société Générale par des initiatives non approuvées.

Bernard Madoff (2008)

Le financier Bernard Madoff met sur pied une chaîne de Ponzi qui fonctionnera pendant des décennies. Plus de 50 milliards disparaissent.

Au Québec

Norbourg (2005)

Vincent Lacroix, fondateur de l’entreprise de gestion de fonds de placement Norbourg, est accusé d’avoir floué 9200 investisseurs en détournant environ 130 millions de dollars.

Mount Real (2008)

Mount Real était financé à même les fonds recueillis auprès des investisseurs. La fraude s’élève à 130 millions. Quelque 1600 investisseurs sont floués.

Sources: Archives La Presse, Les Affaires, AFP, Le Monde.

Parlez-vous "bastarachien"?

Travaillant pratiquement 20 heures sur 24 sur la commission Bastarache, je me rends compte que j’apprends une nouvelle langue, disons le «bastarachien». Je lance ici l’idée de dresser une liste de mots ; évidemment avec votre aide chers lecteurs ayant le sens du Devoir. Mais d’où vient donc «caviardé», qu’on répète constamment depuis le début de la commission? Explication trouvée ici : «Il faut savoir qu’en Russie, sous le tsar Nicolas Ier, la censure était fréquente et que, dans les publications et livres imprimés, il n’était pas rare de trouver des taches noires, faites à l’encre [jamais luminescente!], destinées à rendre indéchiffrables les passages qu’on voulait censurer. Or, il se trouve que le caviar, principalement produit en Russie, est également noir. C’est pourquoi, en raison du pays d’origine commun, la comparaison a été très vite faite entre ce mets souvent servi dans les pince-fesses huppés et ces taches matérialisant la censure. Utilisé en argot depuis le début du XXe siècle dans le milieu journalistique, le ”passage au caviar ” a ensuite donné le verbe caviarder.»
Voilà qui explique sans doute l’odeur particulière qui enveloppe les documents «caviardés». Les carnets du Devoir ( Antoine Robitaille)

***

Les avocats ne mangent pas de beurre d’arachide, c’est sûr.

Dans l’Histoire de l’humanité, le règne des crapauds bouffis a fait sauter la planète. Tous les rats aux pages blanches, la race nouvelle d’intellectuels (sic) qui vivent de la rage de leur cerveau ont fait bien plus de ravages que les BP, les sacs de plastique, et la somme des sommes de l’industrie pharmaceutique qui fabrique ses venins doux en laboratoire.

C’est doucement que la Terre s’en va. Ne cherchez pas de coupables, ils sont camouflés dans les sociétés comme les serpents : ils imitent la nature. S’imitent et s’imitent. Et c’est là leur règne.

Des fourmis légionnaires. Un peu dopées à l’ambition.

On se plaint des « moutons sociaux » qui ne comprennent rien à la manipulation mondiale. De quoi se plaint-on? Les bonnes gens n’ont rien à voir avec le phénomène qui persistera toujours et toujours dans l’Histoire : L’Homme est une bête qui passe sur Terre. De tous les temps, les sages les ont identifiés. Et pourtant, ils continuent de se reproduire.

L’ambition doit avoir une chaîne chromosomique pour « le bien de l’humanité »…

 

Comme les fourmis légionnaires…

 

Devon, Royaume-Uni – Des fourmis vivant il y a 48 millions d’années étaient déjà transformées en zombies par un champignon toujours existant de nos jours, ont récemment appris les scientifiques de l’université d’Exeter.

Un champignon-parasite contamine des fourmis avant de les transformer en zombie, c’est ce qu’ont découvert récemment des scientifiques. Ce phénomène se produisait déjà il y a 48 millions d’années, quand le champignon Ophiocordyceps unilateralis prenait contrôle du cerveau de la fourmi grâce à des spores et la forçait à quitter le nid pour rejoindre une feuille réunissant les conditions idéales au développement futur du. Jack35

 

 

 

Au-delà des fourmis : la pépite sociale

Il y a la vie.

La vie des gens simples. Ceux qui cultivent, qui travaillent, qui ont des soucis, qui n’ont qu’une ambition : vivre heureux et partir. Parce qu’eu savent qu’ils vont partir un jour. Mais nous ne vivons plus dans la simplicité, nous vivons dans la « non-complexité ».

Tôt dans la vie, j’ai perdu toute ambition sociale. Puisqu’il y a une fin, c’est là la cible de toute existence et la petite œuvre de terrien. Il n’y a pas d’êtres supérieurs ni d’êtres inférieurs, il y a seulement des fourmis difformes de l’intérieur qui s’habillent comme des princes, courent les honneurs comme ces fous qui fouillaient les entrailles des rivières… L’Eldorado a bien changé…

La « pépite sociale » est née de l’instruction qui se prend pour la connaissance avec un grand C.

Il n’y a pas plus ignorant que celui qui sait tout : il transporte la pierre de l’or, la rivière de l’or, et détruit toutes les habitations autour de la rivière. Pour l’or… S’en couvrir…

Les « pépites sociales » œuvrant dans les institutions dont la rivière est formée des sueurs du peuple, se prennent pour des petits dieux, ou, comme jadis, des représentants de la divinité. Mais une divinité athée…

On ne fait pas mieux dans le genre.

L’oeuvre

Il ne reste plus, après avoir épluché l’Histoire, ses sociétés, ses « grands chefs », ceux qui partent avec des noms d’autoroutes ou de ponts, peu importe. Oui, peu importe. Car au fond, l’Histoire, les humains, la Vie matérielle, tout cela est à distiller.

C’est l’œuvre de l’humain, de la personne humaine, de l’authenticité.

Les autres, ces autres qui disent avoir fait l’Histoire, ont rarement fait autre chose qu’un parcours de serpent camouflé en fourmi « travailleuse ».

Sinon, dommage, la vie aurait été belle ou serait belle sans eux.

C’est le syndrome du verre. Ces gens ne peuvent contenir quelque chose dans leur vide que par le soutènement des matériaux humains et solides de la vie.

Il y a l’amour, la compréhension et le saisissement des choses par autre moyen que cette mécanique du cerveau.

Un quelque « chose » que les zombies ne comprennent pas.

C’est là que l’on finit par comprendre que toute œuvre n’est que « soi ». La difficulté d’échapper à la vanité, ce vide du verre, et d’entreprendre une quête vers l’équilibre entre le « soi » à développer, et les autres.

Heureux ceux qui échappent au piège bien tentant d’avoir une statue après le « mourir ». Ou d’avoir « réussi » sa vie en tricotant des cadavres derrière soi. Si invisibles soient-ils. C’est encore pire. Ils cachent le mépris que l’on a au profit des poisons que l’on crée.

Les vrais ne laissent pas leur nom sur une route.

Ils emportent la route avec eux.

Dieu ou pas Dieu,  ceux qui ont la connaissance ne savent pas qu’ils l’ont : ils la vivent.

Les déjà morts cultivent leur cadavre.