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L’histoire de mon humanité : de l’homo erectus à l’homo fœtus

Parmi mes nombreuses réincarnations, je me suis fébrilement rappelé mon histoire. D’abord homo érectus, il y a de cela un million d’années, je cherchais le moyen de me nourrir. Je bouffais des fruits, et quand l’un de nous mourait  , j’en prenais note. Pas du mourant, mais de la couleur des fruits et de sa forme.

J’ai bouffé du poisson – les têtes, surtout- croyant que j’allais avaler en même temps son intelligence.

Des souris, des lapins, du furet.

J’étais poilu et je n’avais pas songé une seconde qu’on pouvait se raser. Dire qu’aujourd’hui, il en est qui se font arracher le poil à des coûts astronomiques.

Diantre!

Je serais devenu riche, si j’y avais songé.

Que non! La faim nous rend tous imbécile.

Je vivais dans une caverne. C’était le bon temps. Pas de loyer à payer, pas d’entrepreneurs vicieux, pas de maire et pas d’asphalte.

Il y a 400,000 ans…

Disons que pour les souris sur brochette, je n’étais pas amateur. Je mangeais une sorte de cochon primitif « direct dans le flanc ».

Bang!

Jusqu’au jour où apparut un illuminé avec une torche ressemblant au soleil. Il portait le soleil au bout de la torche.

Je faisais partie d’une tribu peureuse, effrayée, qui au toucher du soleil se rendirent compte qu’il ne fallait pas toucher. Un finfinaud voulut se sauver avec l’invention, mais il se consuma en courant…

Plus il courait, plus il brûlait. Le feu fut – je les sus par la suite – le premier dopage des coureurs olympiques.

Pour les pompiers, il fallait une trentaine de gars qui urinaient en même temps.

Mais, c’était le bon temps!

Nous fûmes tellement excités que Bradabrouamin échappa son lapin dans le feu. On le laissa braiser, mais son fumet fut si attirant que quelques uns, affamés, se mirent à y goûter.

Magdo! Magdo!Magdo!

Dans notre langage, cela signifiait : c’est bon.

Et ça coûte presque aryen.

Mon air de mésolithique

Je vais vous confier le secret de l’agriculture. Il n’y a pas personne qui y a songé. À force de manger des graines et de courir les mêmes sentiers, nous nous rendîmes compte que celle des lunes passées repoussaient.

Alors, on a fait un carré et on a laissé des tas de graines.

Puis à force de courir après les animaux, l’un d’entre nous se lassa : il inventa la massue.

Instrument à pierre qu’on tenait avec un bâton.

Il ne demanda même pas de brevet pour son invention.

Sauf que lorsque les tribus se multiplièrent et qu’il fallait bien des bois et des champs pour se nourrir, la massue devint, par hasard, une arme.

Un frustré qui parlait en soulevant son outil fit une entaille si profond dans la tête de l’autre, qu’il se vida de son sang.

On n’était pas si bête! On ne connaissait pas son groupe sanguin, mais on savait qu’en vidant quelqu’un de son sang, il arrêtait de bouger.

De là est née la guerre.

Devarhim avait écrit sur la pierre : X. Ce qui signifiait «  À la bonne vote ». Car les fêtes furent de plus en plus des luttes entre les clans.

Un jour, on donna un collier, avec au bout une dent d’homme pour le féliciter. Les autres furent encouragés à savoir qui aurait le plus de dents pendues à son cou.

Les tribus qui voulaient de notre jardin n’arrêtaient pas de nous attaquer.

TlerHi eut une idée : pourquoi ne pas former des spécialistes arracheurs de dents?

D’où naquirent les armées.

Vous l’ignorez, mais la première guerre fut celle des yeux bleus contre les yeux bruns.

Pas besoin de costume sophistiqué, juste une couleur de peau.

Mon ère de civilisé

Sais pas pourquoi je me suis réincarné en travailleur d’usine, mais j’ai  foiré ma réincarnation.

D’abord, je n’avais que 4 ans quand on m’a envoyé à l’asile. On n’arrêtait pas de me poser toutes sortes de colles. Pourquoi le ciel est bleu?

Je n’avais plus le droit de jouer. Quand je riais, on me photographiait. Comme si on n’en avait jamais vu rigoler.

On avait enfermé le soleil dans une sorte d’appareil appelé cadran. Quand il sonnait, il fallait que je me lève. À 5 heures du matin. Comme il y a 400,000 ans.

On ouvrait une boîte pour me faire déjeuner le matin, avec des pièces sucrés ayant la forme de tous les animaux que j’avais bouffé des millénaires auparavant.

J’étais paniqué.

Deux ou trois arbres et des repousses vertes nommées gazon. Je suis allé à l’hôpital trois jours pour en avoir bouffé.

Ma mère m’a montré le crâne écrit sur un carton  et planté devant la maison.

Quand je suis sorti de l’école, j’avais trente ans. C’est l’âge où l’on mourrait à l’époque.

C’était pas beau à voir.

Le jardin était tout bousillé et il y avait des hommes armés à tous les coins de rue. Même sur notre territoire.

Je suis allé à l’Université de l’Ignorance ou on ma décerné un diplôme.

J’en ai passé un bout, car les arbres qui servaient à tracer des cœurs se sont transformés en papiers qui ont transformés les tribus en hommes de papiers. Ils passent leur temps à faire des desseins qui n’ont aucun sens.

On m’a enfermé dans un terrain de quelques mètres carré, assez pour bâtir une grotte en bois et y placer une « voiture ».

Car là, je dois faire presque 200 kilomètres pour aller dépecer du porc et tailler des sushis.

Ensuite, on les met dans la glace et on les envoie dans des gros magasins.

Puis ils font 3000 kilomètres pour aller nourrir d’autres gens à l’autre bout de la terre.

Ils sont tellement gentils qu’ils nous renvoient par avion des cargaisons de légumes et de victuailles.

Je ne parle plus à mon voisin, mais seulement à quelques amis au bout de la terre. Avec un appareil que je tiens sur moi pour ne pas me sentir seul.

Pour me rappeler le bon vieux temps, je suis allé à la pêche.

J’ai été attrapé par deux types costumés.

En fait, ça fait trois ans de ça… Car un autre type bizarre, un homo papyrus, est tellement malin qu’il a réussi à retarder mon amende rien qu’en parlant. Et plus il parle, plus je le paye pour parler.

Ils appellent cela des pourparlers.

D’après ce que je sais, tout ce qui fonctionne maintenant ce ne sont pas les jardins, mais ceux qui s’occupent à les protéger.

Il faut voyager comme des légumes pour aller défendre les jardins ailleurs.

3000 ou 4000 kilomètres.

J’arrive pas à comprendre pourquoi ils ne peuvent pas défendre leurs propres jardins.

Qui aurait pensé un jour qu’il faudrait embarquer dans un bateau volant pour aller surveiller les jardins ailleurs?

La faim de la fin…

Je viens de perdre mon job. On a délocalisé mon entreprise de trancheuse à porc.

Quelqu’un m’a dit qu’en tapant sur une casserole, je  pourrais changer les choses.

C’est étrange… On tapait sur des tambours pour demander aux dieux de nous aider.

Maintenant il faut frapper des casseroles pour avoir quelque chose.

En 400,000 ans, n’ayant plus le droit de planter ou d’échapper des graines sur le devant de ma maison, je suis cuit. Encore des poursuites et encore un avocat.

Ruiné.

On m’envoie des papiers avec des chiffres pour payer l’eau.

On m’envoie de papiers avec des chiffres pour payer le tonnerre.

On m’envoie des chiffres pour payer carburant qui transporte des pièces de porc.

On m’envoie des chiffres pour rouler sur une route.

On m’envoie des chiffres parce que je fais partie d’un clan Canada.

On me dit qu’il n’y aura bientôt plus d’eau, plus de graines, plus de champs, plus d’arbres, plus de terrain mais une armée de gars qui écrivent pour nous dirent qu’il n’y en aura plus.

P.S. : Je comprends maintenant pourquoi l’invention de la massue était importante. C’est pas par hasard qu’elle a frappé un crâne. C’est le SIÈGE de la pensée..

Je vis dans un monde où tout le monde garde son sang, mais on doit payer et le faire vérifier à chaque 3 ou 4 lunes pour ne pas mourir.

Je suis vraiment perdu. On se tue à nous prolonger mais en même temps on va se faire tuer ailleurs…

Tous ces mathématiciens, d’ailleurs, sont complètement dingues.

Depuis le début de l’humanité, il n’y a personne qui est sorti vivant de cette aventure.

0 sur 15 milliards?

Il n’y a qu’une leçon à tirer de mes réincarnations : ce sont les crânes qui font pisser le sang.

Il n’y a pas de doute.

Ça fait 400,000 ans qu’on le sait.

Mais c’est comme les graines…

Il faut attendre le « hasard ».

Du moins, une chose est certaine : on est passé de l’érectus à l’écrasus, et nous voilà au fœtus.

Faim de la transmission…

Gaëtan Pelletier

31 juillet 2012

« La nouvelle ruée vers l’Afrique bat son plein »

Tony Busselen

Depuis l’époque coloniale, ceux qui cherchent des matières premières peuvent faire ce qu’ils veulent en Afrique, pratiquement sans entrave. Après la décolonisation, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international ont affaibli bon nombre d’États en leur imposant des réformes structurelles. Aujourd’hui, toutefois, certains gouvernements africains tentent de résister.

Tony Busselen. Au temps du colonialisme, l’Afrique était connue comme fournisseur de matières premières. Aujourd’hui, le continent semble surtout débordé par la misère, la guerre, des dictateurs corrompus ou des seigneurs de guerre. Pourtant, Raf Custers a estimé que c’était le moment idéal d’écrire un livre sur les grandes entreprises minières et les matières premières en Afrique.

Raf Custers. Ça a commencé en 2007 avec un rapport de l’UNCTAD (l’agence des Nations unies pour le commerce et le développement, NdlR) révélant l’ampleur croissante des exploitations minières. C’était une rupture car, pendant deux décennies, les prix des matières premières avaient été bas et il y avait eu peu d’investissements. Le bouleversement est surtout venu des pays émergents, le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine, qui avaient de plus en plus besoin de matières premières et se sont entre autres tournés vers l’Afrique. C’est pourquoi on a également parlé d’une nouvelle ruée vers l’Afrique de la part des grandes compagnies minières, tout comme il y a cent ou cent cinquante ans.

Le ministre malien des Finances a lui-même admis que le gouvernement ne savait pas combien d’or les entreprises minières exportaient…

L’Afrique doit-elle donc s’attendre à une seconde vague de colonisation ?

Celle-ci est déjà en route depuis un bout de temps. Elle a commencé dans les années 1980 et 1990, avec les réformes imposées aux pays africains par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international. On n’appelait pas encore ça austérité, mais ajustement structurel. Mais ça revient au même : l’État a dû dégraisser et les investisseurs privés ont pu agir en toute liberté. Nous savons depuis que ces réformes ont été un flop. C’est pourquoi on entend de plus en plus souvent, en Afrique, des voix qui réclament une seconde indépendance.

Que signifiaient alors ces réformes, en pratique ?

Raf Custer
Qu’au Mali, par exemple, des entreprises privées allaient exploiter les mines d’or, mais ç’a été carrément du pillage. Des pays comme la Zambie et le Zaïre de l’époque ont été obligés de morceler leurs grandes entreprises minières et de les transformer en dizaines de joint-ventures où les investisseurs privés occidentaux étaient les patrons. Partout, ces contrats étaient très avantageux pour les sociétés minières. Pendant des années, elles ont été exemptées d’impôt et elles ne paient que de faibles royalties (le pourcentage des recettes payé aux autorités par l’exploitant, NdlR). Et elles donnent du travail à relativement peu de monde.

Les pays riches en matières premières restent souvent très pauvres. Les États africains ne sont-ils pas les premiers responsables de cette malédiction des matières premières ?

Un pays comme le Congo est un exemple typique de ce à quoi peut aboutir un ajustement structurel. L’État y est ramené à une espèce de carcasse dotée d’un appareil d’État impuissant. Les grandes entreprises transnationales y jouissent d’une liberté énorme. L’administration n’a rien. Un exemple : dans le bassin du fleuve Congo, on peut construire des centaines de micro-barrages afin de faire de l’électricité. Dans les années 1990, on a établi un inventaire de ces endroits. Mais, à la société nationale d’électricité, ils n’ont toujours qu’un seul exemplaire de cet inventaire. Que peut faire une telle administration face aux entreprises privées ?

Les entreprises font ce qu’elles veulent. Prenons le Mali, où il y a des mines d’or. Le ministre des Finances a lui-même admis que le gouvernement ne savait pas combien d’or les entreprises minières exportaient…

Mais n’innocentez-vous pas les élites locales ?

Au Congo, l’ancien dictateur Mobutu est à la base de la corruption. Il ne faut pas oublier qu’il était un ami des États-Unis, pendant la guerre froide contre l’influence de l’URSS. Au début des années 1980, il a libéralisé de grands pans de l’économie. Il avait donné comme directive littéralement : « Débrouillez-vous. » Le secteur informel s’est fortement développé. Toutes sortes de réseaux y sont actifs, qui s’infiltrent dans ce qu’il reste encore de l’État, dans l’administration, l’armée, etc. L’Occident essaie d’avoir prise là-dessus. Mais plus l’Occident exerce des pressions, plus ces réseaux se replient sur eux-mêmes. Ce qui se passe à la surface est une chose ; ce qui se passe en dessous, c’est tout à fait autre chose. Je compare ça à une partie d’échecs, mais avec un échiquier à six côtés et quatre étages. Toute une série de joueurs visibles et invisibles déplacent leurs pièces en même temps.

Au Congo, certains acteurs privés sont devenus immensément riches, alors que le peuple vit dans la misère. Les choses ont-elles fondamentalement changé depuis l’époque Mobutu ?

Mobutu a été chassé par une insurrection populaire, mais le système n’a pas disparu tout d’un coup. En outre, une guerre a ensuite éclaté. Le Congo a vécu près de dix ans en guerre, avec des rébellions attisées de l’extérieur. Comment avoir emprise sur un tel chaos ? Comment s’en prendre aux réseaux corrompus ? Le président précédent, Laurent-Désiré Kabila, a essayé de le faire à la fin des années 1990. Les États-Unis étaient alors au sommet de leur puissance. Les mobutistes n’ont jamais entièrement disparu et Kabila a été assassiné. Joseph Kabila a succédé à son père. Il parvient à rester debout dans ce panier à crabes, où ont survécu en partie, forcément, les mêmes pratiques.

Mais, sous sa direction, le Congo progresse. Il se heurte au pouvoir des grandes entreprises minières, il a fait modifier les contrats miniers, il essaie d’agir en souveraineté face à la tutelle de l’Occident. Cela donne des résultats. Le Congo produit aujourd’hui trente fois plus de cuivre qu’il y a dix ans. Et l’État en tire davantage des revenus. Le dernier rapport de l’EITI, l’initiative destinée à rendre visible les flux d’argent entre les sociétés minières et l’État, en dit long à ce propos. En 2010, l’État a perçu 875 millions de dollars des entreprises, soit deux fois plus qu’en 2007. Et ce, du fait que la perception fonctionne mieux et qu’il y a moins de fuites d’argent du système. Cela reste une tâche difficile et de longue haleine. Les joueurs d’échecs invisibles continuent à saboter tout progrès, mais il y a moins de joueurs autour de l’échiquier qu’il y a dix ans. Je vois la situation progresser, et je ne suis pas le seul.

Grondstoffenjagers (Les chasseurs de matières premières), Raf Custers, Ed. EPO, 2013, 264 p., (en néerlandais)

tlaxcala-int.org

Silly Century : Boston! Boston! We are all a Boston Tragedy!

Boston

Il n’y a que deux sortes de gens qui ne changent pas d’idée : les imbéciles et les politiciens.

Gaëtan Pelletier

Les pauvres se cachent. Parce qu’ils pensent que les riches sont riches et les pauvres ont honte d’être pauvres. La chance d’un être humain est d’avoir été pauvre à un moment de sa vie, d’avoir connu la pauvreté, mais surtout la mentalité des « pauvres ».

Un jour, j’ai prêté dix dollars à une de mes élèves qui avait deux enfants. Elle m’a dit qu’ils n’avaient rien mangé depuis 24 heures.

Elle est allée acheter deux sous-marins puis elle les a partagées avec ses enfants. La pauvreté, c’est un peu ça. Si elle avait su que faire avec 10$, elle aurait pu acheter du lait, des pâtes, du pain et des fèves.

Pas brillante la dame? Ah! People of Wall Street do the same thing with our planet. And they show you an image of this “rich” world in which we are living.

Yesterday

Hier et avant hier  j’ai eu la chance de renouer avec des pauvres. Des gens qui se tiennent, qui résistent dans une singulière ’amitié dans laquelle ils ne demandent pas à s’enrichir à vos dépends. Car si vous êtes d’entre eux, en esprit, ils sont prêts à tout vous donner. Par amour, simplement. Par fraternité, tout simplement. Il n’y a rien de compliqué. Ils saisissent rapidement qui  vous êtes, honnête, amical, participatif…

Henri abat des porcs. Il se couche à 20h30 et se lève à 03h00. Salaire minimum. Son père vient de mourir. Toute sa vie, il a bu, mangé, amassé des tas de ferrailles pour vivre.

Henry’father  didn’t know anything about the genius of this world. But he felt that politic was just a way to use poor people as workers. He preferred to be free… At the same time, he felt guilty.

I went to meet a young guy. Just ask him for an old bike I wanted to buy. It was dark in the “showroom”. He showed me 25 bicycles. The day before, one guy gave me a chair for my camp. I told him I really wanted to pay for the chair. He refused. Yes, it was true; eight years ago I gave him all the things in the apartment of my mother. There is no debt. I gave, I gave. He gives, he gives. Know how to receive and you will learn how to give. You never give something; you just give a part of your-self…

 

Dans la grande pluralité et différences  de la vie, dans la complexité de chaque être humain, dans leurs souffrances de la réalité de tous les jours, dans leur simplicité désarmante, il y aurait là un monde à créer à partir de leur beauté à ne prendre que ce qu’ils n’ont besoin. Car, au moment où vous entrez chez eux, il y a cette lumière  étrange que l’on ne retrouve plus dans cette gente des gens d’affaires. Eux, les  pauvres, ne vivent pas pour engranger. Ils vivent pour le plaisir de chaque jour.

The Marathon Man

Poor people are just watching  those guys who run to take the money and run, to hide it into a box. Nobody can eat a box. Nobody. They understood this simple, so simple way of living. But, at the same time, they think that it would be good to be a little bit richer. Not to be richer: just to be free… They think they are…

Quand je suis arrivé, ce matin-là, il était 9h30. On prenait un petit café, tranquillement, et on parlait des attentats de Boston, de la politique canadienne… 

La maison est toute fripée par le temps. Le bois est rongé par l’air salin du Fleuve Saint-Laurent. Peu importe…

Sur la table il y avait une crêpe avec du sirop d’érable. On attendait un invité.

J’étais timide. Il y avait si longtemps que je n’avais pas « flirté » avec ces gens que j’en avais presque oublié leur simplicité et leur charme.

Il n’y avait pas de cadran dans la maison. On se levait à l’heure de ses yeux. Personne ne courait. Surtout pas les grandes causes. Ils ne voulaient pas entrer dans la mêlée des idées. Alors, l’invité s’est assis, a parlé, joyeusement, riant, parlant de la quantité du sucre d’érable qu’il leur avait donné.

L’un donnait les œufs, l’autre le sirop. Dans ce monde, on invite pour partager.

 

The Bombs

In an honest world, there is no need to kill someone, there is no religion, there is just sharing what you have, but, mainly, what you are. So, there is no reason to kill someone who gave you the maple sugar, and you, the eggs. You just want to please. You don’t have time or interest to “invent” a bomb. You are here, each single day, trying to survive, in a simple and real life.

This is just Love.

Love is not to be perfect. Love has nothing to do with what we call “understanding”. Cause understanding just creates a lot of misunderstandings.

They are not well dressed. They are not an image. They are…

And, probably, they really are what we forgot to be: a light through all this dark side of the Earth.

You don’t have to pray. The prayer is what you say, in simple words. You don’t need a church, because the church is in you.

You don’t need to be “smart”, or prove it…

Alors, je suis parti, un peu « renversé ». Les racines de l’humain ne sont pas dans les comptes… C’est ce que l’on a oublié.

Les riches sont parfois  pauvres et les gens dits intelligents sont parfois  cons.

Au moins, la stupidité n’a pas de classe…

Si nous vivons en moyenne 50 ans sur cette Terre, en gens « brillants », nous devrions considérer que dans les milliers d’années d’évolution, les pauvres auront servi à n’être que des vaches à lait pour les éleveurs de banques.

50 ans? Cela vaut-il la peine de se tuer à courir et à tuer ceux qui courent?

Boston n’est que le commencement du cauchemar intérieur.

Dans les petits villages, personne ne tue ceux qui s’amusent à courir et à participer à un défi.

Les politiciens, eux, ne peuvent se l’expliquer, ni vous l’expliquer. À force de tricoter à droite et à gauche, à être étranger aux humains qui leurs sert de rameurs, toute leur science sans amour ne pourra pas apporter rien  à l’humanité.

Il y a des milliers d’années derrière nous pour nous le prouver.

Et ce n’est pas terminé…

Gaëtan Pelletier

17 avril 2013

Nourrir le mousse

Harper de l'eau coulé

caviarder /ka.vjaʁ.de/ transitif 1er groupe (conjugaison)

  1. Recouvrir d’un enduit noir, de façon à cacher aux yeux du lecteur un passage d’un livre ou d’un journal qui déplaît à la censure.

EXCLUSIF - Après les problèmes avec les avions de chasse F-35, c’est l’achat de navires militaires qui risque d’embarrasser le gouvernement. Radio-Canada a appris que les coûts de la plupart des navires ont été largement sous-évalués.

Le gouvernement a prévu investir 33 milliards de dollars dans le cadre de sa stratégie de construction navale, mais ce qu’il pourra obtenir avec cette enveloppe est loin d’être acquis.

Le premier ministre Stephen Harper a annoncé cette entente d’approvisionnement militaire, la plus importante de l’histoire, en janvier 2012, promettant la création de milliers d’emplois.

Le chantier Irving, à Halifax, avait reçu la part du lion, soit un investissement de 25 milliards de dollars pour une commande de 15 navires de combat et six autres de surveillance, tandis que l’entreprise Seaspan Marine de Vancouver héritait d’une commande de sept bateaux civils pour 8 milliards de dollars.

Mais des sources confirment à Radio-Canada que le principal facteur de risque dans l’industrie navale militaire, l’inflation, a été largement sous-estimé lorsque le gouvernement a débloqué ces 33 milliards de dollars.

Selon David Perry, analyste à l’Institut de la conférence des Associations de la défense, le taux d’inflation annuel dans la construction de navires militaires varie généralement entre 7 % et 11 %. Radio-Canada   

 

J’ai entendu dire qu’une arachide pouvait faire fonctionner un cerveau pendant au moins 5 minutes. Dans ce cas-là, il y a un avantage : l’inflation n’a pas le temps « d’arriver ».

Après m’être amusé pendant longtemps sur les grands projets volants, les F-35, je suis fasciné par le projet de M. Harper. D’ailleurs, il devrait se nommer un bateau : Le Harperdelo.

Harper c’est le nègre du nègre ricain, tous nègres de la grande économie de guerre : se protéger. Étant donné que ça pue pas possible la litière de trop de chats qui vont faire leurs besoins, pendant que nous payons pour garder sur un piédestal tous ces animaux de Cie, leurs besoins est une fioriture de rois parfumés qui ne se lavent pas.

Non, ils se parfument.

Il y a comme une odeur de vieille bourgeoisie crasse, qui fait des cernes autours du bain de toutes les rivières, les fleuves, rien que pour faire son trou dans l’histoire.

Ils nous austèrent tous : de  l’Europe jusqu’aux États-Unis, flatteurs du poil keynésien, jouant Jésus et multipliant les pleins, le vain, aux noces du Cana-Da. Le cérémonial a étouffé le pratico-pratique. L’impossible est possible. Ces « preachers » de serre-ceintures ne se lassent pas de rêver et d’accoucher de discours passés au chlore.

Le terrorisme

C’est comme si les amérindiens avaient créés une usine à flèches pour se défendre contre les bisons.

Curieusement, Ben Laden ne nous coûte rien. Au final, ça nous coûte plus cher de se défendre contre nos dirigeants que contre le pseudo terroriste créés et recréées. Les terroristes, c’est des Lazare : ils ressuscitent deux fois et on les jette à l’eau. Puis on dit qu’on les enterre selon leur « religion ».

J’ai l’impression, l’intuition, que plus ça va, plus nous élisons des jardiniers de terroristes.

Les bateaux seraient prêts vers 2020.

Pendant ce temps, nous fournissons de l’argent à ce pay pâle mondialiste qui nous gruge. En avalant une arachide, j’en suis venu à penser que nous élisons des terroristes.

J’ai vu l’entrée bien faste et toute cérémoniale de M. Obama pour son discours du futur. C’est le paradis demain…

En 1991, c’était le paradis demain.

Il doit bien y avoir des demain qui existent?

À force de fabriquer de faux futurs, va-t-on finir par se souvenir de tous les futurs promis?

Il était un petit navire

Dans cette vie, il faut savoir voir… et entendre. Dans la chanson Le petit navire, il n’y avait rien  à manger. Alors, on se prépara à manger le plus jeune : le mousse.

Ben! L’imbécile, c’est le mousse… Get it?

C’Est une chanson pour les enfants qui finit par un miracle : les poissons sautèrent dans le bateau pour nourrir les affamés.

Hein?

Vous n’avez pas compris?

On continue d’élire des mousses. Et on se tue à se jeter sur leur pont pour les faire vivre. C’est l’anti-Petit-Prince de Saint Exupéry :

On sait maintenant ce qu’ils risquent d’être plus tard : des cacapitaines.

Alors, on est dans la merde jusqu’aux coups …d’États.

Morale

À chaque fois qu’on bâtit un bateau pour la guerre, le petit mousse risque de se faire le copier-coller du capitaine.

Dans la nature, les gros poissons se nourrissent des petits.

J’ai peur que nos enfants ne soient que du caviar caviardés…

Mais il y aura toujours des affamés pour manger les œufs avant qu’ils ne deviennent poisson.

Il partit pour un long voyage x2
Sur la mer Mé Qui n’avait ja-ja-jamais navigué x2
Ohé ! Ohé !
Ohé ! Ohé ! Matelot,
Matelot navigue sur les flots
Ohé ! Ohé ! Matelot,
Matelot navigue sur les flots
-Mé-Méditerranée x2
Ohé ! Ohé !
Au bout de cinq à six semaines, x2
Les vivres vin-vin-vinrent à manquer x2
Ohé ! Ohé !
On tira z’a la courte paille, x2
Pour savoir qui-qui-qui serait mangé, x2
Ohé ! Ohé !
Le sort tomba sur le plus jeune, x2
Qui n’avait ja-ja-jamais navigué x2
Ohé ! Ohé !
On cherche alors à quelle sauce, x2
Le pauvre enfant-fant-fant sera mangé, x2
Ohé ! Ohé !
L’un voulait qu’on le mit à frire, x2
L’autre voulait-lait-lait le fricasser, x2
Ohé ! Ohé !
Pendant qu’ainsi l’on délibère, x2
Il monte en haut-haut-haut du grand hunier, x2
Ohé ! Ohé !
Il fait au ciel une prière x2
Interrogeant-geant-geant l’immensité, x2
Ohé ! Ohé !
Mais regardant la mer entière, x2
Il vit des flots-flots-flots de tous côtés, x2
Ohé ! Ohé !
Oh ! Sainte Vierge ma patronne, x2
Cria le pau-pau-pauvre infortuné, x2
Ohé ! Ohé !
Si j’ai péché, vite pardonne, x2
Empêche-les-les-les de me manger, x2
Ohé ! Ohé !
Au même instant un grand miracle, x2
Pour l’enfant fut-fut-fut réalisé, x2
Ohé ! Ohé !
Des p’tits poissons dans le navire, x2
Sautèrent par-par-par et par milliers, x2
Ohé ! Ohé !
On les prit, on les mit à frire, x2
Le jeune mou-mou-mousse fut sauvé, x2
Ohé ! Ohé !
Si cette histoire vous amuse, x2
Nous allons la-la-la recommencer, x2
Ohé ! Ohé !
 Navires de guerre
 
 

Destruction des espaces écologiques : Le capital de la nature est la ressource critique en voie de disparition

Dr. Paul Craig Roberts

 

Il n’y a que dans les romans de science fiction que les humains peuvent échapper aux conséquences de la destruction de leur habitat. Dans Time Enough For Love, de Robert A. Heinlein, la « Grande diaspora de l’espèce humaine » a débuté « il y a plus de deux millénaires » et s’est répandue sur plus de « deux mille planètes colonisées ». La Terre, jadis « adorable planète verte », est une planète misérable à peine capable de maintenir la vie où seuls les plus pauvres subsistent, le capital naturel de la Terre ayant été consumé, il y a plus de deux mille ans. Les humains ont découvert la capacité de se rajeunir et de vivre pratiquement éternellement, mais ils sont incapables de rajeunir les planètes dont ils dévorent le capital naturel. Les humains n’ont pas rencontré « une seule espèce aussi mesquine, mauvaise et dévastatrice que la nôtre ». Tandis qu’homo sapiens épuise les environnements des planètes colonisées, « les vaisseaux de la colonie humaine intergalactique se dirigent déjà vers les confins de l’univers », laissant derrière eux leurs ruines.

Dans son livre, « Effondrement: Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie », le professeur de biogéographie de l’université de Californie, Jared Diamond, décrit le passé non-fictionnel et la destruction actuelle du capital naturel de la Terre. Il est surprenant que Diamond commence son histoire d’autodestruction de l’Île de Pâques, Anasazi et les civilisations Maya avec le Montana d’aujourd’hui et la termine avec l’Australie. Nous pensons que ces deux terres sont magnifiques, faiblement peuplées et largement intactes, mais elles ont été conduites au bord de la ruine. L’idée de Diamond est que l’homme moderne, scientifique et technologique ne fait pas mieux pour gérer le capital de la nature que les sociétés précédentes.

Nombreux sont ceux qui associent la destruction écologique à la pression de la population. Cependant, la toxicité, associée à l’exploitation minière, à la fracturation hydraulique, aux fertilisants chimiques et à l’agriculture OGM, ainsi que les effets négatifs et décisifs de l’abattage des arbres transforment même les Etats à faible densité de population, comme le Montana, en un environnement dont les sols et les eaux sont dégradés.

Dans le Montana, l’exploitation minière a produit un héritage de toxicité – mercure, arsenic, cyanure, cadmium, plomb et zinc. Ces substances toxiques se sont frayées un chemin vers les rivières poissonneuses du Montana et dans les réservoirs. De ces réservoirs, des substances toxiques se sont répandues dans les nappes phréatiques et les puits qui approvisionnent les maisons. En 1981, on a trouvé dans les nappes phréatiques de plusieurs régions du Montana, desservant les puits familiaux, des taux d’arsenic 42 fois supérieurs aux normes fédérales autorisées.

Avant que le Montana puisse trouver des moyens de restaurer ses ressources aquifères, polluées par les écoulements toxiques des exploitations minières, une nouvelle menace est apparue : la fracturation hydraulique. Celle-ci utilise des quantités énormes d’eau de surface, qu’elle injecte avec des produits chimiques toxiques pour faciliter l’extraction des gisements souterrains de gaz et de pétrole qui seraient autrement irrécupérables. L’industrie de l’énergie et ses complices médiatiques vantent « l’indépendance énergétique » afin d’influencer le public pour qu’il s’éloigne des écologistes qui alertent sur le danger.

Une partie des déchets toxiques de la fracturation hydraulique restent dans le sol et suintent dans les nappes, détruisant les ressources aquifères. L’eau toxique qui remonte avec le gaz ou le pétrole doit être éliminée. A l’occasion, elle atterrit dans les usines de traitement de l’eau des villes, lesquelles ne peuvent pas détoxiquer l’eau, et dans des cours d’eau où l’écoulement toxique peut réduire l’azote et le phosphore et produire des algues dorées (prymnesium parvum) qui détruisent toute vie aquatique. L’utilisation d’eau de surface pour la fracturation hydraulique pourrait déjà avoir quasiment asséché les cours d’eau qui l’alimentent, les rendant ainsi vulnérables à d’autres pollutions, comme des écoulement de fosses sceptiques et les algues produites par des températures plus élevées dues à un niveau d’eau plus faible.

Tout en promettant « l’indépendance énergétique », la fracturation hydraulique menace réellement de détruire nos réserves d’eau douce. Récemment, des chercheurs ont prêté attention au fait que l’eau pourrait être la ressource critique en voie de disparition et finir par valoir plus que le pétrole, le gaz ou l’or.

La fracturation hydraulique n’est est encore qu’à ses débuts, mais la Pennsylvanie est déjà durement touchée. On a été rapporté que certains propriétaires de maisons ont été invités à ouvrir leurs fenêtres lorsqu’ils prennent une douche, parce que le méthane contenu dans l’eau, dans certains cas, est suffisamment important pour que celle-ci s’enflamme.

Les porte-parole de l’industrie de l’énergie soutiennent que le méthane trouvé dans les nappes phréatiques près des sites de fracturation hydraulique est une état naturel. Toutefois, les résidents disent que leur eau ne contenait pas de méthane avant les opérations de fracturation hydraulique. Cela indique que le méthane se déplace vers les ressources aquifères à travers les fractures souterraines.

En 2012, Robert Oswald, professeur de médecine moléculaire à la faculté de médecine vétérinaire de l’université de Cornell, a publié avec un coauteur, la vétérinaire Michelle Bamberger, un article dans une revue professionnelle, qui indiquait un lien entre la fracturation hydraulique et les problèmes neurologiques, de reproduction et gastro-intestinaux du bétail exposé par l’air ou l’eau aux produits chimiques utilisés dans la fracturation hydraulique.

La fracturation, à l’instar du forage en eaux profondes et toutes les autres exploitations dangereuses des ressources de la nature, produit de gros profits à court-terme pour les entreprises aux dépens de tous les autres et du futur. Le coût de la pollution de l’eau, des poissons morts, des êtres humains et des animaux devenus infertiles, des sols et de l’air pollués, ainsi que l’augmentation des maladies, constituent des coûts extérieurs imposés aux parties tierces qui n’ont aucun intérêt financier dans ces profits mal acquis.

La Pennsylvanie, probablement l’Etat le plus corrompu des Etats-Unis, a voté une loi qui empêche les professionnels de la santé de partager l’information sur les effets sanitaires de la fracturation hydraulique. « Je n’ai jamais vu quelque chose comme cela dans mes 37 années d’exercice », dit le Dr Helen Podgainy, pédiatre à Coraopolis, en Pennsylvanie.

Autrement dit, comme dans le livre de Robert Heinlein, Time Enough For Love, dans l’Amérique d’aujourd’hui, une poignée de riches contrôlent tout. Rien d’autre ne compte. Oxfam, une organisation internationale de philanthropie, a annoncé le 18 janvier dernier que les 100 personnes les plus riches du monde avaient gagné chacune en moyenne 2,4 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros) en 2012. Imaginez un peu ! Un revenu annuel de 1.800 millions d’euros, ou un revenu journalier de 4.931.506 euros. Comparé à cela, l’un des premiers milliardaires des années 1990, Sir James Goldsmith, était un homme pauvre. L’Île de Pâques est un exemple clair d’une civilisation qui s’est détruite en ravageant son environnement et ses ressources. Le Pr. Diamond observe : « L’Île de Pâques était aussi isolée dans l’océan que ne l’est la Terre dans l’espace. Lorsque que les habitants de l’Île de Pâques y rencontrèrent des difficultés, il n’y avait aucun endroit où ils pouvaient fuir, ni personne vers qui se tourner pour être aidés ; nous n’aurons pas non plus, nous les Terriens modernes, de recours ailleurs » si nous détruisons le capital naturel de notre planète. Effectivement, interroge Diamond, « si quelques milliers d’habitants de l’Île de Pâques disposant seulement d’outils en pierre et de leurs propres muscles ont réussi à détruire leur environnement et, ainsi, leur société, comment des milliards de personnes disposant d’outils métalliques et de la puissance des machines ne parviendraient-elles pas maintenant à faire pire ? » Diamond aurait pu ajouter que les gens qui produisent les déchets toxiques qui empoisonnent l’air, l’eau et le sol, et qui sont équipés d’armes nucléaires, biologiques et chimiques, sont assurés de détruire la Terre, en particulier lorsque pratiquement tous les gouvernements sont responsables.

Sur l’Île de Pâques, les arbres constituaient la ressource essentielle pour la population. Ils fournissaient la nourriture, les logements, l’élément essentiel qui protégeait contre l’érosion des sols, le compost, et les grands canoës qui permettaient aux habitants que quitter leur île et de pêcher au large. Quelle fut la pensée de son chef, demande le Pr Diamond, lorsque le dernier arbre fut coupé ?

Peur-être que la réponse est que le chef pensait à sa propre gloire. Comment aurait-on pu faire rouler son monument de pierre jusqu’à sa place sans l’aide du dernier arbre ? Ce qui compte, pensait le chef, n’est pas que la population de l’Île de Pâques survive, mais que ne n’aie pas moins de splendeur dans mes monuments que mes prédécesseurs. Ainsi, avec le dernier arbre abattu, l’arrêt de mort de l’Île de Pâques était signé.

Lorsque les colons originels arrivèrent en Australie, ils firent une déduction erronée et conclurent que des récoltes abondantes étaient à leur portée. Hélas, il y a de la salinité sous le sol et l’irrigation ramène le sel à la surface où il détruit les récoltes.

La salinité ramenée à la surface par l’irrigation ruisselle ensuite dans l’eau de surface. Le fleuve Murray/Darling compte pour environ la moitié de la production agricole de l’Australie. Mais tandis que le fleuve coule vers l’aval, de plus en plus d’eau est extraite. Le fleuve devient progressivement salé au fur et à mesure que son volume décroît et plus de dépôts salins libérés s’écoulent dans le fleuve. Diamond rapporte que « certaines années, une si grande quantité d’eau est extraite qu’il ne reste plus d’eau dans le fleuve à son embouchure dans l’océan ».

Vider les terres de leur végétation native contribue à la libération de la salinité. Diamond écrit que 90% de la végétation native originelle de l’Australie a été supprimée.

Les problèmes avec les sols et les eaux de l’Australie sont profonds, mais n’espérez pas que le gouvernement les prennent en compte. Les entreprises capitalistes peuvent réaliser des profits à court-terme en détruisant les sols fragiles et l’eau de l’Australie. La faible population australienne est tout ce que ce pays peut soutenir, en prenant en considération sa fragile écologie.

Cela nous amène aux forêts tropicales du Brésil, l’exemple moderne le plus extraordinaire de la destruction délibérée des immenses ressources naturelles par les forces aveugles de l’avidité capitaliste non-régulée, une force destructrice aussi dangereuse que les armes nucléaires.

Dans The Fate of the Forest [Le sort de la forêt], Susanna Hecht et Alexander Cockburn nous emmènent à travers des siècles de destruction des forêts les plus précieuses sur terre et des peuples indigènes qui les habitent. Ce livre est une expérience instructive extraordinaire et couvre de nombreux siècles de destruction par l’homme des forêts tropicales humides, des plantes médicinales, des eaux, des peuples, des animaux, des légumes et des insectes indigènes d’Amazonie. Tous les projets de développement ont échoué, qu’ils fussent initiés par le gouvernement brésilien, par des capitalistes comme Henry Ford et Daniel Ludwig ou par des organisations internationales.

En bref, ce qui s’est produit est ceci. Afin que des étrangers puissent obtenir des titres de propriété sur des terres habitées par des natifs, des récolteurs de caoutchouc, des ramasseurs de noix du brésil, et les autres qui avaient l’usufruit des forêts et savaient comment les exploiter sans les abîmer, les arbres devaient être abattus, parce que les titres de propriété étaient accordés pour dégager la terre.

Les spéculateurs fonciers et les éleveurs de bétail acquirent d’immenses terres en nettoyant les forêts de l’acajou, des hévéas, et des noyers brésiliens, en même temps que de leurs habitants natifs. Une fois la terre déblayée, privée de ses intendants et de ses nutriments, elle s’est tassée et est devenu infertile après quelques années. L’élevage de bétail est profitable à court-terme avant que le sol ne soit épuisé, mais les profits à court-terme existent seulement à cause des subventions gouvernementales et parce que les coûts externes de la valeur des forêts qui ont été détruites afin d’obtenir un titre de propriété ne sont pas comptabilisés dans le coût du bétail.

The Fate of the Forest: Developers, Destroyers and Defenders of the Amazon

The Fate of the Forest fut publié en 1990 par la prestigieuse University of Chicago Press et révisé en 2011. Hecht et Cockburn rapportent que ce qui restait des peuples indigènes, malgré le meurtre d’un grand nombre de leurs chefs par les barons terriens auxquels on n’a jamais demandé de comptes, a réussi à forcer le gouvernement corrompu du Brésil à établir des « réserves extractives » qui étaient censées protéger l’usufruit sur les forêts des organisations sociales existantes. Ces auteurs indiquent, au moment où ils ont écrit leur livre, que les riches corrompus et disposant de relations purent tirer avantage des réserves extractives pour continuer leur processus de vol de la terre. La même utilisation impropre est faite des parcs nationaux. Les habitants indigènes sont déplacés des parcs nationaux, mais les capitalistes privilégiés en obtiennent l’accès pour exploiter leurs ressources.

Je recommande ce livre à tous [il n'a pas encore été traduit en français, mais on lira avec le plus grand intérêt Le Capitalisme : un Génocide Structurel, de Garry Leech]. Il montre de façon concluante sans être didactique que le capitalisme non-régulé est l’une des plus grandes forces de destruction des peuples, de la faune et de la flore et de l’écologie de la Terre. Ce livre montre que pour le profit à court-terme, les capitalistes sont prêts à détruire des ressources irremplaçables. La profitabilité future n’est pas importante pour eux.

Et nous avons donc les comptabilités nationales qui mesurent les PIB des pays sans prendre en considération le coût de l’air, de l’eau et des sols pollués, et sans prendre en considération, par exemple, les zones mortes du Golfe du Mexique à la suite des déversements accidentels de pétrole et des écoulements de fertilisants chimiques agricoles. Nous ajoutons au PIB la valeur du gaz et du pétrole extrait par fracturation hydraulique, mais nous ne soustrayons pas la valeur des réserves d’eau ravagées des gens et la vie dans les cours d’eau.

Lorsque les grandes entreprises minières font exploser les sommets des montagnes, le PIB compte les minerais extraits comme une addition de valeur, mais ne soustrait pas à cette valeur le coût des paysages ruinés et des effets environnementaux des montagnes détruites.

Lorsque des pêcheurs dynamitent des récifs de corail afin de maximiser leurs prises, la valeur du poisson obtenu en détruisant l’environnement qui a produit celui-ci n’est pas réduite par la destruction de l’environnement corallien qui aurait produit une future réserve halieutique. L’achat de dynamite est comptabilisé dans le PIB, mais les récifs détruits ne sont pas comptabilisés comme un coût à soustraire.

L’Ohio a connu des tremblements de terre causés par la fracturation hydraulique. Combien seront-ils sévères au fur et à mesure que la terre est fracturée dans l’intérêt du profit à court-terme ?

Heinlein a identifié « Mankind the Destroyer » [l'espèce humaine, la destructrice] et dépeint les humains comme des destructeurs, d’abord de leur galaxie, puis des autres galaxies.

La véritable espèce humaine, en comparaison avec celle fictionnelle de Heinlein, aura-t-elle la possibilité de s’échapper d’une Terre détruite vers d’autres planètes ? Ou la destruction de l’écologie de la Terre est-elle plus proche dans le temps que la capacité des humains à coloniser l’espace ?

Les économistes sont responsables de l’ignorance des Terriens vis-à-vis de leur dépendance environnementale. L’économie prétend que le capital fabriqué par l’homme est un substitut au capital de la nature. Au fur et à mesure que le capital de la nature est détruit, le capital reproductible fabriqué par l’homme prendra sa place. Cette supposition est enchâssée dans la fonction de production qui est la base de la théorie économique moderne. Cette supposition est absurde, parce qu’elle part du principe que des ressources finies peuvent soutenir une croissance illimitée. Les économistes devraient commencer leur éducation en prenant des cours de physique.

La description correcte du processus de production est que les ressources naturelles sont transformées en produits utiles et en déchets par le capital travail et le capital fabriqué par l’homme. Le capital de la nature et le capital fabriqué par l’homme sont complémentaires, ils ne se substituent pas. Le capital de la nature s’épuise au fur et à mesure que les ressources sont exploitées pour fabriquer des produits utiles, et l’air, la terre et l’eau deviennent pollués par les déchets issus de la production. La capacité des « cloaques à déchets » de la planète est limitée.

Le calcul du PIB n’inclut pas les coûts de la destruction de l’environnement comme coût de production. Par exemple, les coûts des conséquences inattendues des cultures génétiquement modifiées ne sont pas inclus dans les prix du blé, du maïs et du soja. En 2011, le pathologiste végétal et microbiologiste des sols, Don Huber, a décrit ces coûts au Ministre de l’Agriculture des Etats-Unis. Les effets toxiques sur les microorganismes dans les sols ont bouleversé l’équilibre de la nature, avec pour résultat une augmentation des maladies végétales. La fertilité des sols, les micro-nutriments et la valeur nutritionnelle des aliments ont tous été endommagés. Les problèmes de reproduction, la faible réponse immunitaire et le vieillissement prématuré des animaux sont liés aux OGM résistants aux herbicides qui sont devenus leur nourriture.

Selon l’économiste écologique Herman Daly, si tous les coûts de production sont inclus, la décroissance du capital de la nature pourrait dépasser le valeur de la croissance du PIB. Ainsi que Hecht et Cockburn le disent clairement, cela a certainement été le cas dans l’exploitation de l’Amazonie. La production vaut beaucoup moins que les ressources qui ont été ruinées pour elle.

Il ne reste pas grand-chose sur terre qui n’a pas été ruiné par les humains. Le peu qui reste est l’Antarctique, l’Arctique et quelques parties de l’Alaska, comme les étendues sauvages au-dessus de la baie de Bristol en Alaska. L’Antarctique est protégé par traité, en grande partie parce qu’aucune puissance majeure a imaginé comment le revendiquer. Cependant, Shell Oil Company, avec la bénédiction d’Obama, est à présent impliquée dans le forage offshore dans l’Arctique, et un consortium d’entreprises minières mondiales fait du lobbying au Congrès, à la Maison Blanche et à l’Agence de Protection de l’Environnement (EPA) pour obtenir le feu-vert pour la Mine Pebble, une énorme mine à ciel ouvert qui serait située dans les étendues sauvages au-dessus de la baie de Bristol en Alaska. Les scientifiques ont conclu que cette mine ferait une zone morte d’une immense région de paysages spectaculaires englobant les dernières plus grandes routes de saumons sauvages, ainsi que la vie sauvage, les habitants natifs et les pêcheurs commerciaux dépendants du poisson.

Les scientifiques de l’EPA ont conclu que la Mine Pebble serait un désastre économique et écologique, mais c’est un bien faible argument face à l’avidité de quelques personnes puissantes et pleines aux as qui veulent toujours plus de profits. Exactement comme les habitants de l’Île de Pâques ont coupé leurs derniers arbres, les Américains sont bien déterminés à détruire leurs dernières étendues sauvages et leurs ressources halieutiques, aquifères et de vie sauvage. Les lobbyistes du secteur minier appellent cette destruction écologique « progrès » et « emplois » mais ne comptent pas comme perte les 14000 emplois liés à la pêche du saumon qui seront détruits par la Mine Pebble ou les eaux et les poissons morts, ainsi que la vie sauvage détruite que leurs processus toxiques produiront certainement.

Robert Redford et le National Resources Defense Council [comité de défense des ressources naturelles] se sont déployés avec les scientifiques de l’EPA contre la Mine Pebble. Washington écoutera-t-elle les faits ou l’homo sapiens écartera-t-il une fois de plus les faits pour le profit temporaire et fera-t-il un nouveau pas vers l’achèvement de la capacité à soutenir la vie de la planète ?

Est-ce que les idiots qui dirigent la terre vont la détruire avant que les humains puissent s’échapper vers d’autres planètes. De toute évidence, la destruction de l’écologie terrestre a une énorme longueur d’avance sur la capacité d’homo sapiens à coloniser l’espace.

Paul Craig Roberts

Article original en anglais :

The Destruction of the Earth’s Ecology: Nature’s Capital Is The Limiting Resource , le 27 janvier 2013

Traduction : FG-QuestionsCritiques

Paul Craig Roberts a été Secrétaire-adjoint au Trésor sous Reagan, ainsi que chroniqueur et rédacteur en chef au Wall Street Journal.

LECTURE RECOMMANDÉE :
Le Capitalisme: Un Génocide Structurel, de Garry Leech (Le Retour aux Sources, Aube, 2012)

mondialisation.ca

Mali : comment s’enrichir grâce à la guerre

Ramzy Baroud

La firme britannique de sécurité G4S va engranger d’énormes profits grâce aux crises au Mali, en Libye et en Algérie. Reconnue comme l’entreprise de sécurité la plus importante au monde, le groupe s’était dévalorisé lors des Jeux Olympiques de Londres l’an dernier, en raison de son incapacité à satisfaire aux conditions d’un contrat gouvernemental. Mais avec l’instabilité croissante en Afrique du nord et de l’ouest, on s’attend à un prompt rétablissement de la firme.

Non seulement l’armée française ramène dans ses fourgons l’armée malienne pour que celle-ci réoccupe le nord irrédentiste, mais elle a aussi pour mission d’ouvrir la voie aux multinationales avides de profits juteux, aisés et rapides

La crise des otages du 16 janvier dernier dans l’usine de production de gaz d’Ain Amenas en Algérie, où 38 otages ont été tués, a marqué le retour d’Al-Qaïda, non pas comme de simples extrémistes en mal d’action, mais comme des militants bien entraînés ayant la capacité de frapper profondément dans les territoires ennemis et de provoquer de graves dommages.

Pour les entreprises de sécurité du type G4S, cela se traduit par une demande croissante. « Le groupe britannique (..), voit une augmentation de ses tâches allant de la surveillance électronique à la protection des voyageurs », a déclaré à l’agence Reuters le président de la compagnie pour l’Afrique. « La demande a été très forte dans toute l’Afrique », a confirmé Andy Baker. « La nature de nos activités fait que dans des environnements à haut risque, la demande de nos services augmente. »

Si les affrontements mortels entre l’Algérie et Al-Qaïda étaient suffisants pour que les pays d’Afrique du nord fassent appel à des sociétés de sécurité privées, la Libye doit être pour celles-ci un véritable paradis… Suite au renversement par l’OTAN du régime du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi suivi de son assassinat brutal à Syrte le 20 octobre 2011, de nombreuses milices ont vu le jour à travers toute la Libye, certaines étant équipées d’armes lourdes grâce aux pays occidentaux. Au départ, ces scènes plutôt dérangeantes de milices armées installant des points de contrôle à chaque coin de rue étaient considérées comme une conséquence inévitable d’une réalité post-révolutionnaire. Mais lorsque les Occidentaux eux-mêmes sont devenus des cibles, la « sécurité » en Libye est alors devenue une priorité…

Beaucoup de sociétés de sécurité privées opèrent déjà en Libye, et certaines étaient même présentes dans le pays avant que l’ancien gouvernement libyen ne soit renversé. Certaines de ces entreprises étaient pratiquement inconnues avant la guerre, comme c’est le cas d’une petite entreprise britannique privée, la Blue Mountain Group. Cette dernière était responsable de la garde de la mission diplomatique américaine à Benghazi, qui a été incendiée le 11 septembre dernier. Il est apparu plus tard que l’attaque contre l’ambassade, qui entraîna la mort de quatre Américains, dont l’ambassadeur Christopher J. Stevens, avait été planifiée et bien coordonnée. On ne sait pas pourquoi le Département d’État a choisi d’embaucher cette petite société britannique, au lieu d’une entreprise de sécurité plus importante comme c’est habituellement le cas pour les autres ambassades occidentales et les grandes entreprises qui se disputent la reconstruction d’un pays que leurs gouvernements respectifs se sont acharnés à détruire.

L’activité lucrative de détruire, puis de reconstruire et de sécuriser a été constatée dans d’autres guerres et conflits provoqués par des ‘interventions occidentales. Les entreprises privées de sécurité sont les intermédiaires dont le rôle est d’empêcher les natifs considérés trop turbulents de se mettre en travers de la « diplomatie » et des géants du businessd’après-guerre.

Quand un pays finit par s’effondrer sous la pression des bombes anti-bunker et autres armes de pointe, les entreprises de sécurité se mettent en branle pour venir sécuriser les lieux tandis que des diplomates occidentaux commencent, avec leurs nouveaux relais locaux, leurs négociations sur l’avenir des richesses du pays. En Libye, ceux qui ont le plus contribué à la guerre sont ceux qui ont gagné les plus gros contrats. Bien évidemment, tout le pays est détruit et mis en coupe réglée, et c’est la population locale qui subit les conséquences de la présence de brutes étrangères et armées qui fliquent leurs quartiers au nom de la sécurité.

Il faut dire que le nouveau gouvernement libyen a expressément refusé la présence de sociétés armées du style de Blackwater – alors qu’elles ont déjà une certaine présence sur le terrain – craignant des provocations semblables à celles qui se sont produites dans les meurtres du Square Nisour à Bagdad et de même à travers tout l’Afghanistan. L’objectif en Libye est de permettre des transactions commerciales sans problèmes, sans protestations impromptues provoquées par des étrangers à la gâchette trop facile. Mais compte tenu de la détérioration de la sécurité en Libye, provoquée par la destruction systématique du gouvernement central et de son appareil militaire, trouver une solution à l’absence de sécurité demeure l’objet d’intenses discussions.

Les sociétés de sécurité privées sont essentiellement composées de mercenaires qui offrent leurs services afin d’épargner aux gouvernements occidentaux un coût politique trop élevé au cas où il y ait trop de victimes militaires. Même si leurs sièges sociaux sont souvent basés dans des villes occidentales, nombre de leurs employés viennent de pays dits du Tiers-Monde. Pour tous les intéressés, procéder ainsi est beaucoup plus sûr, car lorsque des employés de sécurité asiatiques, africains ou arabes sont blessés ou tués en service, ce sera mentionné, si jamais c’est le cas, comme une simple dépêche d’agence avec très peu de conséquences politiques dans les audiences du Sénat ou les enquêtes du gouvernement.

Le Mali, ce pays d’Afrique occidentale qui souffre de multiples crises – un coup d’État militaires, la guerre civile, la famine et enfin une invasion guerrière dirigée par les Français – est la prochaine victime probable ou opportunité pour cette combinaison infernale : des gouvernements occidentaux, des grandes entreprises et bien sûr, des entreprises de sécurité privées.

En effet, le Mali est le terrain idéal pour ces cliques d’opportunistes qui ne ménagent aucun effort pour exploiter ses énormes ressources potentielles et sa position stratégique. Depuis des années, ce pays ouest-africain est tombé sous l’influence politique et militaire occidentale. L’année 2012 a vu l’application d’un parfait scénario qui a finalement et de façon prévisible conduit à une intervention militaire extérieure, laquelle a eu lieu le 11 janvier lorsque la France a lancé une opération militaire visant, officiellement, à évincer des extrémistes islamistes armés. Les opérations militaires dureront « aussi longtemps que nécessaire », a déclaré Hollande, le président français, singeant littéralement George Bush quand celui-ci déclara sa « guerre contre le terrorisme ».

Mais pour autant que l’on puisse en juger, la situation parait autant complexe qu’imprévisible. Aucune chronologie simple ne peut réellement rendre compte du déroulement de la crise. Mais tous les indicateurs pointent vers d’importantes caches d’armes qui ont fait leur chemin à partir de la Libye jusqu’au Mali après la guerre de l’OTAN. Un nouvel équilibre des pouvoirs s’est alors installé, renforçant la position des Touaregs toujours opprimés et inondant la partie désertique du pays de militants endurcis appartenant à divers groupes islamiques. Deux lignes symétriques de bouleversements se sont développées en même temps au nord et au sud du pays. D’un côté, le Mouvement National Touareg pour la libération de l’Azawad (MNLA) a déclaré son indépendance dans le nord et a rapidement été rejoint par Ansar Dine, Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) et le Mouvement pour l’Unité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (MOJWA). De l’autre côté, Amadou Haya Sanogo, capitaine de l’armée malienne et formé aux États-Unis, procéda à un coup d’État en mars dernier dans la partie sud du pays, renversant le président Amadou Toumani Touré.

L’histoire récente du Mali évolue donc rapidement, donnant l’impression qu’il n’y avait pas d’autre possibilité qu’une confrontation imminente entre le sud et le nord. La France, ancien maître colonial du Mali, n’a pas tardé à brandir la carte militaire et s’est activée avec diligence pour impliquer les pays d’Afrique de l’ouest dans ses projets guerriers. Il était souhaité que l’intervention apparaisse comme s’il s’agissait d’une initiative purement africaine, bénéficiant juste d’un appui logistique et politique des supposés bienfaiteurs occidentaux. En effet, le 21 décembre, le Conseil de sécurité a approuvé l’envoi d’une force dirigée par des Africains (de 3000 soldats) et venue de la Communauté économique des États d’Afrique occidentale (CEDEAO), afin de lancer la chasse aux militants du nord dans le vaste désert malien.

Cette guerre était prévue pour septembre 2013, afin de laisser un peu de temps à la France pour former un front uni occidental et remettre sur pied des forces maliennes pour l’instant en lambeaux. Mais la capture par les militants islamiques de la ville de Konna, sur la route de la capitale Bamako, aurait obligé la France à intervenir plus tôt sans le consentement des Nations Unies. La guerre qui a été menée, soit-disant au nom des droits de l’homme et de l’intégrité territoriale du Mali, a déjà suscité des protestations d’importantes organisations des droits de l’homme, contre les crimes commis par les forces étrangères et leurs partenaires de l’armée malienne. Toutefois, ce qui pour l’instant a des allures de conquête française facile, fait que d’autres puissances occidentales se lèchent déjà les babines sur les richesses potentielles du Mali, lequel ne risque pas d’avoir de sitôt un véritable gouvernement central.

Le 25 janvier, la page de l’Agence de presse africaine [APA] sur le Mali était remplie d’articles de presse sur une implication occidentale désireuse de manifester sa solidarité avec l’initiative de guerre français. Cela allait de « l’Italie va envoyer des avions pour aider les transports de troupes au Mali » à « l’Allemagne s’engage à aider l’intervention au Mali. » Tous les appels pour un dialogue politique, d’autant plus que les conflits ethniques sont susceptibles de dévaster le pays pour les années à venir, semblent tomber dans l’oreille d’un sourd. De plus, selon l’APA, le Royaume-Uni propose d’aider le Mali à trouver une « feuille de route politique » visant à garantir « l’avenir politique de ce pays ouest-africain. »

Alors que la France, les États-Unis et les pays de l’Union Européenne décident de l’avenir du Mali via des actions militaires et des feuilles de route politiques, le pays lui-même est trop affaibli et politiquement déstabilisé pour imaginer n’importe quelle possibilité de s’opposer à ces interventions extérieures. Pour les entreprises de sécurité G4S et autres, le Mali est aujourd’hui en tête de la liste dans le marché émergent de la sécurité en Afrique. Le Nigeria et au Kenya suivent de près, avec des possibilités qui apparaissent encore ailleurs.

De la Libye au Mali, une histoire typique est en train de se dérouler sous nos yeux, avec de juteux contrats et d’énormes possibilités de toutes sortes. Lorsque les entreprises de sécurité privées parlent d’un marché émergent en Afrique, on est amené à supposer que ce continent va une fois de plus tomber sous la coupe d’interventions militaires et de pratiques commerciales déloyales. Alors que G4S est susceptible de refaire briller son blason un peu ternie, des centaines de milliers de réfugiés africains (800 000 pour le seul Mali) continueront leur voyage sans fin vers des frontières inconnues à travers d’impitoyables déserts. Leur sécurité n’intéresse personne, et les entreprises privées de sécurité n’ont que faire de réfugiés sans le sou.

Ramzy Baroud (ramzybaroud) est un journaliste international et le directeur du site PalestineChronicle.com. Son dernier livre, Mon père était un combattant de la liberté : L’histoire vraie de Gaza (Pluto Press, London), peut être acheté sur Amazon.com. Son livre, La deuxième Intifada (version française) est disponible sur Fnac.com

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Le jeu risqué de Netanyahou à Gaza : même moment, même endroit - 3 décembre 2012
Palestine occupée : donations et pressions politiques - 14 novembre 2012
Égypte : la question non résolue de l’économie - 10 novembre 2012
Les différentes faces de la « résistance populaire » en Palestine - 30 octobre 2012
Rhétorique électorale : les États-Unis et le Moyen-Orient - 26 octobre 2012
Turquie : du « zéro-problème » au maximum d’ennuis - 15 octobre 2012
L’Empire pris au piège - 7 octobre 2012
Le boycott d’Israël commence à faire son chemin au niveau des gouvernements - 27 septembre 2012
Soumission politique, économie de charité : pourquoi il faut en finir avec Oslo ! - 21 septembre 2012
La petite fille au blouson vert… - 16 septembre 2012

info-palestine.net

Camps de travail en Chine: la lettre d’un détenu demandant de l’aide

Cartes des camps de travail

La découverte dans un produit acheté aux États-Unis d’une lettre qui aurait été écrite par un travailleur (ou une travailleuse) d’un « camp de rééducation » chinois remet à l’avant-plan l’existence de ce système de détention controversé.

Le 21 octobre dernier, Julie Keith, de Portland, en Oregon a fait une découverte troublante dans un emballage de décorations d’Halloween qu’elle avait acheté au Kmart l’année précédente. Entre les blocs de styrofoam qui retenaient en place les accessoires se trouvait une lettre manuscrite pliée en huit. Radio-Canada

Cette lettre se présente ainsi:

lettre grand format

« Les gens ici doivent travailler 15 heures par jour, sans congé le samedi, le dimanche ni aucun autre jour. Autrement, ils sont victimes de torture ou sont battus. » — Extrait de la lettre

Selon Wikipedia, il y aurait environ 4000 de ces camps. On notera  toutefois que si Radio-Canada parle d’environ 3000 détenus, certains avancent les chiffres de 2 à 4 millions. Il n’y a donc guère d’information précise sur la quantité des camps copiés sur le système des goulags dans l’ancienne U.R.S.S. On parle d’un salaire de 1.60$ par mois. Ce système de rééducation devrait être revu vers 2013 par la Chine. C’est du moins ce dont les autorités promettaient en 2009.

 Du point de vue répressif, le système de « rééducation par le travail » autorise à enfermer les délinquants ou les opposants politiques « pour une durée pouvant aller jusqu’à quatre ans, de manière extrajudiciaire, sans procès ni possibilité de recours à un avocat…. 

« La tâche essentielle de nos installations du laogai est de punir et réformer les criminels. Pour définir concrètement leurs fonctions, elles remplissent leurs tâches dans les trois domaines suivants :

  1. punir les criminels et les garder sous surveillance.
  2. réhabiliter les criminels.
  3. Faire participer les criminels au travail et à la production, créant ainsi de la richesse pour la société.

Nos installations du laogai sont à la fois des services de l’État et des entreprises spécialisées. » Wikipedia

Ces camps de travail politique ne sont pas les seuls camps de travail. En effet, les conditions normales de travail semblent être en tout point semblables, outre les assassinats, à celles des camps politiques. Voici quelques extraits à propos des conditions de travail (glanées ici et ) en Chine.

Foxconn

Foxconn n’eset pas un camp de travail, mais une usine aux conditions découvertes et traitées par la presse occidentale.

« Les ouvriers ne peuvent pas gagner un salaire leur permettant de vivre avec leurs seules heures de travail normales et sont contraints d’effectuer un trop grand nombre d’heures supplémentaires ». […] La durée du travail est comprise entre 10 et 14 heures par jour, avec de fortes variations saisonnières, liées à la demande pour des produits sans cesse mis à jour ou renouvelés. Durant la haute saison manufacturière, les ouvriers font des heures supplémentaires excessives, travaillant souvent jusqu’à l’épuisement […] les ouvriers devaient répéter la tâche qui leur était assignée toutes les trois secondes, debout et sans discontinuer pendant dix heures. »

« Entre janvier et novembre 2010, 18 salariés de Foxconn se sont jetés du haut des dortoirs où ils logeaient : 14 sont parvenus à mettre fin à leurs jours. Un rapport produit par 20 universités chinoises qualifia alors ces usines de «camps de travail». La vague de suicides s’est estompée depuis que Foxconn a fait placer des filets sous les fenêtres de certains dortoirs. L’entreprise a également «privatisé» une partie de ses logements afin de se dégager de toute responsabilité directe. De manière assez singulière, la direction demande depuis 2011 à ses recrues de signer un document engageant leurs familles à ne pas solliciter d’indemnisation s’ils mettent fin à leurs jours. » IRIS

On peut trouver des photos et des information sur les usines de Chine.  Nous n’avons toutefois pas d’informations réelles tant quantitatives que qualitatives. Toutefois, un couple chinois a révélé, pour avoir passé un an dans un camp de travail à un salaire de 1$ par mois.

Wang Yi a été détenue dans un camp de travail pendant un an.

Wang Yi, témoignant de son expérience d’un an dans un des camps de travail.

TÉMOIGNAGE DE PENG HONG ENVOYÉ DANS UN CAMP POUR UNE PLAISANTERIE

PENG HONG A ÉTÉ ENVOYÉ AU CAMP DE TRAVAIL DE CHONGQING, SPÉCIALISÉ DANS L’ACCUEIL DE DÉLINQUANTS OU DE DROGUÉS MALADES DU SIDA.

La plaisanterie lui a coûté très cher, deux ans de sa vie. En ce jour de l’automne 2009, Peng Hong flâne chez lui sur Internet. À 35 ans, il vit dans une banlieue de Chongqing, la mégapole sudiste, travaillant ici et là sur des chantiers de construction. Mais il s’intéresse aux sujets de société et à la politique.

Il tombe sur une caricature de presse, montrant l’ancien chef de la police de Chongqing, Wen Qiang – depuis condamné à mort et exécuté -, sous un parapluie qui symbolise l’ex-maire de la ville le protégeant. L’internaute publie un commentaire s’en amusant. Quelques secondes plus tard, un message apparaît sur son écran, lui enjoignant de se rendre au bureau de la police de l’Internet. Surpris, il éteint vite son ordinateur mais n’obtempère pas. Quelques jours plus tard, des policiers débarquent chez lui pour l’arrêter.

«Le camp possède une usine de pièces électroniques, raconte-t-il, on y travaille de 6 heures du matin à 5 heures de l’après-midi. Normalement, il y a un jour de repos par semaine, mais le rythme n’est pas respecté.» Les 300 détenus du camp sont logés à 10 par chambre. «La nourriture était terrible, pire que ce que j’ai connu pendant les famines des années 1960, dit-il. Si on voulait manger quelque chose de correct, il fallait acheter un plat.» Sa famille avait le droit à une visite par semaine. Le Figaro 

A quoi ressemblent les camps de travail chinois 5/18

A quoi ressemblent les camps de travail chinois 7/18

Les deux dernières images sont en provenance de Chinamobide.com À quoi ressemblent les camps de travail chinois. 

On y trouve une série de 18 photos ainsi que le témoignage d’un ancien détenu.

Sources:

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2013/01/30/010-camp-travail-chine.shtml

http://www.oregonlive.com/happy-valley/index.ssf/2012/12/halloween_decorations_carry_ha.html

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/07/12/conditions-de-travail-inhumaines-dans-l-industrie-electronique-chinoise_1547650_3216.html

http://www.liberation.fr/economie/2012/09/30/chine-la-mort-ou-la-revolte-dilemme-des-ouvriers-de-foxconn_849931

http://www.lefigaro.fr/international/2012/09/07/01003-20120907ARTFIG00597-deux-ans-de-camp-pour-un-bon-mot-sur-la-toile.php 

http://www.franceculture.fr/emission-du-grain-a-moudre-goulag-laogai-comment-entretenir-la-memoire-des-camps-rencontre-entre-lia

Démonstration de tortures au camp de Chongqing :

http://fr.minghui.org/news/0502/26/E57674_20050218_fr.html

 

Gaëtan Pelletier , Janvier 2013

 

U.S.A. Le veau d’or en raquettes assermentées

Rassemblement 21 siècle

"Personne n’a plus intérêt à un monde en paix que le pays le plus puissant"

Barack Obama

 

Citant le texte de la déclaration d’indépendance face à plusieurs centaines de milliers de personnes rassemblées devant le Capitole, le 44e président américain a affirmé à ses compatriotes : "Notre voyage ne sera pas terminé" tant que ces questions ne seront pas réglées. "Maintenant, plus encore que jamais, nous devons faire tout cela ensemble, comme un seul pays et un seul peuple", a-t-il lancé sous les acclamations de la foule.

 Le monde

Il y a des animaux qui se fondent dans la nature, au point où on ne les voit pas…

Il doit exister, ou il faudrait l’inventer, une loi de la gravité qui stipule que plus la cérémonie est féérique et gonflée comme les muscles d’Arnold –jadis-, plus il ya des anguilles qui s’agitent sous roche.

Dommage que l’on ait pu créer et entretenir un monde où la jeunesse s’est faite Alzheimerisée au grand total par des systèmes « d’éducations » dans lequel l’étudiant est une marchandise à vendre à l’État. Si la vie n’était pas une série d’échecs et d’expériences, nous ne pourrions rien apprendre de nos erreurs. C’est comme ça, qu’à la « fin », on devient un peu plus savants et sage. C’est une loi qui égale celle de la gravité… On tombe de haut, alors que jeune, on pensait voler…

Mais…

Voilà le mais… L’Histoire, et ses tricotés du grandiose, a fait en sorte que se perpétue cette saleté d’ignorance. Car l’ignorance, c’est l’oubli. Ne pas trop se gaufrer de savoirs comme le Big Mac ou le poulet  « triché » à la Kentucky… On meure tous d’une indigestion de la vie… Alors, pour les amateurs de « règne de mille ans », comme je le disais, il faudrait des psys pour les peuples. Le gras et le sel servent d’appât pour les amateurs de fast food.  C’est une partie du cerveau qui, jadis, avait besoin de faire des réserves pour survivre. Mais de quoi donc se nourrissent les peuples?

De cette délectation  enrobée d’une couche de « dieux »… Le veau d’or? Ça ne vous dit rien?

Le symbole de l’idolâtrie…

« Pendant l’ascension du mont Sinaï par Moïse, pour recevoir les tables de la Loi, les Hébreux, nouvellement libérés du joug du Pharaon, pressèrent Aaron de leur construire une idole d’or, en fondant les bracelets et colliers qu’ils avaient réussi à prendre avec eux. Il construisit un veau d’or qu’ils adorèrent à l’imitation du taureau Apis qui était adoré en Égypte. »

Nous vivons maintenant dans un monde dans lequel nous nous fondons tous pour satisfaire l’appétit des dieux qui passent et repassent dans l’Histoire. À la queue leu leu…

À la queue leu leu..  (Vieilli) Jeu d’enfants [1] [2], ainsi appelé parce qu’à ce jeu on marche à la suite les uns des autres, comme marchent les loups, qu’on appelait autrefois leux dans certaines régions du nord de la France.

On fond l’or et les humains pour des causes putrides dont les odeurs se répandent partout sur la planète.

Qui donc peut « croire » aux vertus de ce nazisme rose?

Obama discours

Des mots, des signes, des croyants…

Face au président de la Cour suprême, John Roberts, Barack Obama a ensuite levé la main droite et posé la gauche sur deux Bibles, tenues par son épouse Michelle : celle d’Abraham Lincoln, sauveur de l’Union et émancipateur des esclaves, et celle de Martin Luther King dont, coïncidence, la mémoire est honorée lundi aux Etats-Unis. Le monde

Deux bibles?

Pourquoi pas quatre? Pourquoi pas dix?

L’authenticité et l’ouverture sur le reste de la planète, de la simplicité et de la beauté de l’unicité de chaque être humain ne fait pas partie du « plan » des États-Unis. Les États-Unis ont un « plan » pour le monde…

Tous les mots, toutes les bibles, toutes les religions n’amélioreront en rien ce monde si nous ne pratiquons pas ce que nous lisons et si nous n’avons pas un esprit critique sur les veaux qui nous mènent à l’abattoir.

Billy Pèlerin avait le pouvoir de voyager dans le temps et de mener plusieurs existences à la fois. Il se trouvait, dans une bulle de verre, sur la planète Tralfamadore auprès de la belle Montana Patachon. Mais il est, en même temps, en février 1945, au fond d’un abattoir de Dresde sous le plus terrible bombardement aérien de la Seconde Guerre mondiale. Pendant que les savants de Tralfamadore observaient son accouplement avec Montana, Billy se trouvait également dans son magasin d’optique d’une petite ville des États-Unis et, toujours au même instant, dans une colonne de prisonniers américains en Allemagne. Le futur de Billy Pèlerin faisait partie de son passé et il lui restait encore à vivre les événements dont il gardait déjà le souvenir. Abattoir 5, ou la croisade des enfants

De la science fiction…

Qui nous apprend une chose : si nous ne savons pas voyager dans le temps de par nos connaissances, notre savoir, notre attention, nous allons faire en sorte que se reproduisent les veaux d’or.

On s’arrachera la peau comme des grands brûlés…

À queue l’eau l’eau… Pour s’éteindre quand il sera trop tard.

Depuis la mort de « Dieu », il n’y a plus personne de méchant : il n’y a que des grandes causes qui, elles, persistent.

Nous sommes tous des dommages collatéraux d’une guerre de croyants et de fanatiques,  nourris par une sorte de nourriture hypocrite intraveineuse, ou intra-cervicale.

Peu importe… Nous vivons le résultat.

L’autruche a un gros derrière mais la tête dans le sable…

Cultivons nos gros derrières. On est dans le sable. Mais on est beaux à en pleurer. Sang et eau pour Wall-Street et les Compagnies à numéros.

Vous valez plus que ça… C’est juste qu’on vous a fait croire que vous ne valez rien sans l’État-Dieu et son veau brûlé que vous élisez.

Vous avez échangé votre être pour un autre « monté pièce par pièce », irréel, en imagerie concoctée savamment (sic).

Jésus a multiplié les poissons et le vin… Aux noces de Cana.

Da.

Donnez votre vieillesse à l’État, vos reins, votre sueur, votre bravoure, vos nerfs, votre tranquillité, votre bonheur.

Les cordes de l’État, c’est l’argent. Il a les moyens de se sculpter un Pinocchio qui parle.

Ou une bonne raquette…

La raquette à neige, appelée plus communément raquette, est un instrument qui permet de marcher sur des couches épaisses de neige molle.

C’est comme un amas de moutons, mais congelés…

Gaëtan Pelletier à

22 janv. 13

Biopiraterie : Ong et peuples des quatre coins du monde réunis pour lutter contre ces pratiques illégitimes

Atelier au Sommet des peuples de Rio

Depuis une semaine, le Collectif pour une alternative à la biopiraterie est à Rio dans le cadre de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable et du Sommet des peuples organisé en parallèle. C’est dans l’enceinte de ce sommet que s’est tenu hier un atelier sur la biopiraterie, en présence notamment de Vandana Shiva et de Benki Ashaninka.

Durant toute une semaine, les membres du Collectif ont pu prendre part à des ateliers organisés dans l’enceinte de la Conférence officielle Rio 20 mais surtout dans celle du Sommet des peuples. Ces moments ont permis au Collectif de rencontrer de nombreuses organisations mobilisées sur des thématiques en lien avec la biopiraterie. La biopiraterie consiste en l’appropriation illégitime de ressources biologiques et des connaissances traditionnelles qui y sont associées. Elle est principalement mise en œuvre par les firmes cosmétiques, pharmaceutiques et agroalimentaires via le système des brevets, allant à l’encontre de l’intérêt des peuples autochtones détenteurs de ces savoirs sur ces ressources naturelles.

La biopiraterie concerne donc les peuples autochtones mais aussi les ONG de défense des biens communs, des savoirs traditionnels ou encore mobilisées contre le brevetage du vivant…Le Collectif a ainsi pu participer à la Conférence globale des peuples indigènes en début de semaine, évènement organisé dans le cadre de Rio 20. Mais nos membres étaient également présents sur le campement libre des peuples indigènes brésiliens au sein du Sommet des peuples, ou encore à la grande marche de mobilisation internationale du 20 juin.

Hier, jeudi 21 juin, le Collectif Biopiraterie a organisé un atelier d’information et de mobilisation au sein du Sommet des peuples de Rio, en présence notamment de Vandana Shiva et de Benki Ashaninka. Cet atelier visait à échanger, s’informer, débattre et trouver des alternatives concrètes à la biopiraterie. L’atelier a duré 2h30 et a réuni jusqu’à 250 personnes !

Dans un premier temps, Vandana Shiva et Benki Ashaninka ont pu évoquer les problèmes et enjeux globaux posés par la Biopiraterie. Vandana Shiva a ainsi défendu sa thèse selon laquelle la Biopiraterie est un pillage des ressources du Sud par les entreprises du Nord via le système des brevets et représente ainsi une nouvelle forme de colonisation. Le cas de Biopiraterie sur le Neem et le cas plus récent de l’aubergine modifiée et brevetée par Monsanto, ont pu illustrer ses propos. Vandana Shiva en a profité pour annoncer le lancement début octobre d’une grande campagne sur la souveraineté sur les semences avec de nombreuses autres organisations internationales (plus d’informations sur la seed freedom campaign sur le site Navdanya).

Benki Ashaninka, représentant du peuple Ashaninka de l’Etat d’Acre au Brésil, a ensuite pris la parole pour dénoncer le cas de biopiraterie sur le muru muru, plante brevetée par une entreprise brésilienne, malgré son utilisation traditionnelle par les peuples indigènes de la région.

L’atelier a ensuite été consacré à la présentation d’outils de prévention contre la Biopiraterie et d’alternatives concrètes et vertueuses. Ilko Rogovich est intervenu pour présenter le travail de l’Initiative ando-amozonienne de prévention contre le biopiraterie, mise en place par la SPDA au Pérou. Cette initiative fait écho à la création par l’Etat péruvien d’une Commission nationale de lutte contre la Biopiraterie, qui a déjà pu contrer avec succès 11 cas de biopiraterie, en partenariat avec des ONG, dont celui du Sacha Inchi breveté par Greentech et dont le brevet a été finalement retiré suite à l’action conjointe de la Commission péruvienne et du Collectif biopiraterie.

Lourdes Laureano, représentante de communautés rurales de l’Etat du Cerrado au Brésil et coordinatrice de l‘articulation Pacari, a présenté ensuite son travail sur les pharmacopées populaires comme alternative au brevetage par les entreprises, afin de valoriser et enregistrer les savoirs, pour une gestion par et pour les communautés.

Michael Schmidlemner, de l’ONG Amazon Link, a quant à lui présenté le  projet Aldeias Vigilantes (Communautés vigilantes) visant à sensibiliser les communautés aux enjeux liés à la Biopiraterie et aux outils pour y faire face. Cela passe entre autres par l’utilisation des techniques du théâtre de l’opprimé ou encore des formations sur les différences entre les lois de la communauté et les lois internationales les concernant…

Enfin, l’atelier s’est terminé par un débat avec la salle et les ONG mobilisées sur des thématiques connexes et des idées ont pu être échangées afin de renforcer le réseau international mobilisé contre ces pratiques illégitimes : le renforcement des liens entre les universités et les ONG, l’inclusion de la biopiraterie dans les enjeux centraux des mouvements sociaux ou des mouvements mobilisés contre l’agrobusiness, l’agrochimie, les OGM, les semences…

Les membres du Collectif Biopiraterie présents à Rio ont pu prendre contact avec une centaine d’organisations ou personnes intéressées pour développer des partenariats et joindre nos forces, suite à cette rencontre à Rio, pour lutter contre la biopiraterie.

mondialisation.ca

Marcher sur ses bas

"La vie échappe aux formules et aux systèmes que notre raison s’efforce de lui imposer ; elle s’avère trop complexe, trop pleine de potentialités infinies pour se laisser tyranniser par l’intellect arbitraire de l’homme… Toute la difficulté vient de ce qu’à la base de notre vie et de notre existence, il y a quelque chose que l’intellect ne pourra jamais soumettre à son contrôle : l’Absolu, l’infini.

Sri Aurobindo

Technique : Le concept BVSport est une chaussette de contention agissant de manière spécifique : la pression exercée est faible au niveau du pied et de la cheville et maximales et adaptées sur le mollet (breveté® et validé scientifiquement).

Par son effet "compression" sur le mollet, la chaussette procure une sensation de bien être rapide et durable, et est le complément indispensable des autres techniques de récupération en prolongeant leurs effets bénéfiques. Bas sport

Nous sommes dans une bataille entre singes et humains, entre humains et inhumains. Nous sommes une incarnation sous forme animale d’un dieu bien caché en nous, que nous cherchons ailleurs. C’est là la guerre de toutes les guerres. Et l’inutilité du conflit… Car c’est à la base, notre conflit intérieur. Mais en fin de compte, tous les conflits intérieurs mènent au résultat des conflits actuels.

Sri Aurobindo avait compris qu’il règne en nous un dieu et une bête. Et, parfois, un mélange assez étonnant des deux, puisque la bête a le pouvoir d’aller puiser dans la force divine pour diaboliser son être.

C’est comme ça…

Et ça l’est encore davantage, puisque le 20e siècle fut le siècle des armes extrêmes, autant celles de l’esprit que des machines de guerres créées pour anéantir les races, les différences, toujours au profit du profit. L’Homme est une brute « sombre et primitive ».

Nous voilà dans le primitivisme exacerbé. Le culte de la bête armée de ses neurones n’a jamais autant écrabouillé les âmes. Au point où nous en sommes, l’Histoire de l’humanité pourrait être représentée par un escabeau qui aurait atteint le sommet dans son « art » de tripatouiller, de violer, de déchirer, à grands crocs sophistiqués, les masses humaines.

C’est l’histoire du gars qui a créé la « pelouse parfaite » devant sa demeure. En tuant tout ce qui était différent de la pelouse.

Il faut des milliers de litres pour soustraire une once d’or.  Mais il faut également des milliers de litres de sang humain pour aller chercher l’or là où il est. Mais là ou il est, sont ceux qui vivent de l’eau, et non de l’or. De sorte que nous voilà tous fondus dans la marmite du mondialisme, cette créature boursoufflée d’orgueil. Comme des grosse joues d’enfants…

Le « singe appliqué » est au bord du gouffre. Mais le « singe appliqué » persiste et signe sont chant.

L’énigme de la vie ne sera jamais résolue. La « raison » de l’existence non plus, puisqu’en partant, nous cultivons la bête qui règne sur les simples et les âmes laineuses dont on tire la tonte et la tonte et la tonte.

J’aime bien le mot anglais : « limitless ». Sans limites… Aucune. Sinon que la soulerie des meneurs de claques et de clappements dans grandes assemblées.

L’animalité humaine est indubitablement ancrée en chacun de nous. Jadis nous nous en remettions – et encore nous le faisons  – aux « mains de Dieu ». Voilà que nous nous laissons notre vie aux mains de tueurs psychopathes enivrés, naïfs, épluchant la Terre comme une pomme avec… les outils de nos mains, notre argent, nos sueurs et notre sang que nous répandons avec « honneur ». Avec « honneur ».

Patriot Act.

Toutes les formes de sciences du 20e siècle nous ont menés  – non pas à l’éclaircissement, mais à une confusion plus grande.

On a inventé le mensonge virtuel de par l’argent virtuel par un gros tapis de formules des économistes.

La richesse illusoire, et la misère sous le tapis, car  tout est sous tapis. C’est le grand règne des hypocrites. Marchants du Temple rond… La Terre. La plus belle église du « monde ».

Nous souffrons tous – du moins pour la plupart – d’une cataracte de l’existence. Les enfants voient des moutons dans les nuages. Les adultes élisent des chiens déguisés en moutons comme dans les bandes dessinées.

Clément Adler nommerait cela «  un complexe d’infériorité psychosocial ». Chaque vote fait de nous un sculpteur d’une statue d’or… Une putain qui couche avec des brasseurs d’or…

La planète est un lupanar investi…

Vendons nos corps.

La sortie

On cultive la boue, on fomente des coups, et cela à tous les étages de la vie.

La vie ressemble à un bas tricoté en cinq  fibres différentes :

45 % polyester, 23 % laine, 22 % acrylique, 6 % coton et 4 % spandex.

La course vers la sortie, c’est le pourcentage de la « fibre investie » qui fait le confort.

Présentement, nous sommes en face d’une paire de bas « État ». Le citoyen étant un peu « spandex » et n’occupant que 4% du pouvoir.

Le réel pouvoir est le polyester, représenté par le tricot mondialiste des banksters et des hommes d’affaires.

23% de laine : le minimum de moutons complètement rasés.

L’acrylique c’est le synthétisme des dirigeants.

En vérité, en vérité, je vous le dis, nous marchons sur nos bas croyant courir avec des souliers.

Il faudra plus que des économistes pour trouver la formule qui nous permettra de trouver un peu de bonheur ici-bas.

Le monde reviendra sain le jour où chacun se mettra au tricot plutôt que de se laisser manger la laine sur le dos par des machines  à tondre et à nous tricoter un monde insoutenable.

P.S. : Personnellement, la seule chose qui m’attire dans l’achat de vêtements, ce sont les bas. On nous a tournés à l’envers : quand les pieds sont au chaud, le cerveau va bien. Je vous invite donc à consulter mon article Bah! .  La simplicité volontaire, c’est le pied… Pas l’apparence.

Quand vous aurez compris, vous ne pleurnicherez pas en enterrant un politicien véreux ou un type de Wall-Street. Non.

L’avenir appartient à ceux qui aimeront les bas. Mais méfions nous des amours trop ardents : il pourrait apparaître un spécialiste des bas, directo from Harvard, qui vous fera une cérémonie d’enterrement de vos bas à des prix exorbitants. Un spécialiste, c’est un idiot de couloir, mais consacré avec sceau (sot) d’État.

Un diplômé.

Gaëtan Pelletier

12 janvier 2012