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Golman Sachs : le Saigneur des Agneaux

En reprenant les chronologie des évènements : du développement de l’endettement dans la décennie 2000 au plan de sauvetage des banques en passant par la faillite de Lehmann Brothers, l’affaire Madoff ou le G20 de Washington, Jean Michel Quatrepoint nous fait un portrait sans complaisance de la finance américaine. Il l’accuse d’avoir créé les conditions de la prochaine bulle et le prochain Krach, cette fois sur les dettes publiques qui se sont envolées avec les plans de sauvetage et de relance. Cette nouvelle bulle de dettes va donner lieu à de nouvelles activités très rémunératrices pour les banquiers. Outre la perception directe d’intérêts conséquents sur la dette publique, la finance va pouvoir continuer à se livrer à ses jeux favoris, élaboration de nouveaux produits financiers sophistiqués, nouvelles spéculations, nouvelles titrisations … jusqu’au jour où, de nouveau, la bulle explosera avec de nouvelles subprimes, ce qui conduira à une brutale remontée des taux d’intérêts qui étrangleront les Etats les plus endettés.

Ce que l’auteur nous décrit n’est ni plus, ni moins, qu’une opération de prédation à grande échelle opérée par une oligarchie mondiale apatride. Elle a commencé en s’attaquant aux travailleurs (mondialisation), elle s’est déplacée ensuite sur les ménages (bulle de l’endettement privé) Elle a désormais entrepris de vampiriser avec la complicité de la classe dirigeante avec laquelle elle est intimement liée, les Etats qui l’ont sauvé pendant la crise ! L’annonce, tombée hier, des 140 Milliards de dollar de bonus, distribués par les banques américaines cette année ne nous dit pas autre chose. Horizons, Le blogue de Malakine

La filouterie

Goldman Sachs semble vouloir tout avaler… Le sang et le contenant du sang. Ce gros serpent se promène à travers les marais de la finance, déjouant toutes les règles, avec un but final… secret.

Pour l’instant, cet aspirateur à monnaie gobe tout ce qu’elle rencontre sur son passage. Et la plus grosse bulle est maintenant celle de « prêter » à des pays… Les laisser couler un peu… Et leur prêter encore.

C’est une bulle au niveau des dettes étatiques… On ne parle plus de maisons, mais de pays.

Se poser des questions pendant dix ans… Et laisser tout aller, ne règle rien.

La technique de Goldman Sachs?

Celle des pires roturiers : gager sur la faillite … Ou sur les faillites. Car ce n’est pas la première fois que le « système » fonctionne…

Sauf, qu’en dernier lieu, la trappe s’ouvrira  tellement grande, qu’elle va engouffrer les États-Unis…

Ne reste qu’à attendre, assis, et à crée des commissions avec des avocats élassssssssssstitttque….

C’est ce qui se passe.

Pouf!

On broutera  quoi?

M. Obama aurait intérêt à utiliser une vieille recette de ses ancêtres : envoyer  le missionnaire GS au chaudron.

La vie après les biscuits électroniques

Gaëtan Pelletier

Le mot salaire vient du latin salarium ou « salarius »:

rétribution en sel, qui avait cours à Rome3 . Wiki

L’homme de l’avenir est celui qui aura la mémoire la plus longue.

Nietzsche

Le silence est un bruit dans le ventre de la mère vérité.

Gaëtan Pelletier

A)    TOME 1 : NON

La pelote de laine du pouvoir économique et politique

Maintenant, si vous voulez jouet à la pelote de laine ou au phentex – dénouer tous les nœuds du pouvoir réel – allez fouiller dans les épitases  de la grande pièce de théâtre du monde des affaires, vous devrez travailler fort pour éclaircir une vitre un peu sale pour voir ce qui se passe réellement dans le monde.  Nouer, dénouer, nier, dénier…

C’est le jeu.

Ce serait fascinant, si c’était pour s’amuser un soir de pluie. Sauf qu’il en est de nos vies, de notre futur, de la classe moyenne, de la survie même de ladite liberté individuelle dans un monde de marché libre. Si libre qu’il est une filature de pauvres. Comme ces clandestins des petites usines souterraines, sans papiers, payés au salaire minimum.

Heureusement qu’on a de petits vantards qui ne peuvent s’empêcher de vendre la mèche. Mais la mèche est encore une plote de laine à fouiller.

Le président Sarkozy, qui a séjourné au domaine Saagard de la famille Desmarais au Saguenay, a décerné en février 2008 la grand-croix de la Légion d’honneur — la plus haute distinction honorifique, qui n’a jamais été décernée à un autre Québécois — à Paul Desmarais père. Le premier ministre Jean Charest était aussi à Paris, mais à titre officieux. Le président Sarkozy avait alors déclaré: «Si je suis aujourd’hui président, je le dois en partie aux conseils, à l’amitié et à la fidélité de Paul Desmarais. Le Devoir

Un peu plus compliqué…

Il  retracer les « placements » et les liens de cet argenterie noble pour retrouver la « raison » d’une amitié qui fait autant sourciller.

Le sniper économique

Le Québec est un petit État. La France est un moyen État. Les États-Unis sont un mélange de petits États pour faire un gros tas d’États.

On constatera que les meilleurs États sont ceux qui prétendre vivre de l’entreprise privée alors que ce sont maintenant les entreprises privées qui vivent de la sueur des petits x.

Le 20e siècle aura été sans doute le plus beau tour de magie de l’Histoire : on a assisté en direct au grand retour d’une royauté hypocrite qui n’a plus de châteaux apparents, ni de bourgeoisie à gratifier,   mais elle  sait savamment se camoufler sous un voile immense de propagande mensongère.

On pense vivre une petite vie tranquille alors qu’on est  ceints de snipers.

La lutte des classes, version 2.00

Les liens entre la famille Desmarais et le gouvernement québécois ont été mis en relief quand Québec a défendu, même avant les audiences publiques du BAPE, le projet Rabaska. Le consortium qui pilotait ce projet réunissait Enbridge, Gaz de France-Suez et Gaz Métro. Les groupes Gaz de France (GDF) et Suez — fusionnés avec la bénédiction de l’Élysée — possèdent 17 % des actions de Gaz Métro, une société québécoise qui appuie aujourd’hui de tout son poids le développement des gaz de schiste au Québec.

Quant au groupe GDF-Suez, il est contrôlé par le financier Albert Frère et le groupe Desmarais via le groupe Bruxelles-Lambert et Pargesa, deux sociétés aussi contrôlées par le tandem Frère-Desmarais.
Total S.A., ajoute la note diplomatique, a investi 6 milliards dans l’exploitation des sables bitumineux et prévoit ajouter 20 autres milliards dans cette industrie dans les 20 prochaines années.
Le Devoir

A)    TOME 2 : NON

« D’abord ils vous ignorent, puis ils vous ridiculisent

avant de vous combattre et, enfin, vous remportez la victoire. »

Ghandi

La réalité dans tout ça, est que les peuples vivant dans une supposée démocratie viennent de se réveiller. Mais on la vend partout dans le monde. Le modèle dit idéal.

La lutte, c’est le peuple contre l’État bidon et son verbiage de pantomine. ( De pantominos, qui imite tout) .

Rien de nouveau…Enregistrez 10 à 20 heures des « discours » de tous les politiciens depuis l’élection 2011, vous vous rendrez compte que la cassette est un ruban monoformulaire  : on pourrait enrouler  la planète en trois segments de milliers de kilomètres.

Et pour la « révolution »?

Les blogues sont inondés de dénonciations du pervers qui ronge l’âme humaine.

Justement, c’est sans doute une révolution à la Ghandi et sa marche du sel… Sous un autre format… Voilà que la presse libre commence enfin à dévoiler les sous-couches du réel pouvoir.

Sommes-nous en train de refaire la marche  de Ghandi?

Le 15 février 1930, Gandhi annonce qu’il a décidé de choisir pour objectif de la campagne de désobéissance civile l’abrogation de la loi sur le sel. « En dehors de l’eau, affirme-t-il, il n’y a pas d’article comme le sel dont l’imposition permet à l’État d’atteindre les millions d’affamés, les malades, les infirmes et les pauvres sans aucune ressource. Par conséquent, cet impôt constitue la taxe la plus inhumaine que l’ingéniosité de l’homme puisse imaginer. (…) La conséquence nécessaire du monopole du sel a été la destruction, c’est-à-dire la fermeture des ateliers dans des milliers d’endroits où les pauvres fabriquaient leur propre sel. (…) L’illégalité, c’est qu’un gouvernement vole le sel du peuple et lui fasse payer très cher pour l’article volé. Le peuple, quand il deviendra conscient de son pouvoir, aura le droit de prendre possession de ce qui lui appartient.[3] »

Le 2 mars 1930, Gandhi adresse une lettre au vice-roi, Lord Irwin, dans laquelle il lui lance un ultimatum en le prévenant que s’il ne satisfait pas les revendications essentielles du peuple indien, il organisera, à partir du 11 mars, une campagne de résistance civile en violant délibérément la loi sur le sel. « Si l’Inde, écrit-il, doit vivre comme une nation, si on veut arrêter le processus qui conduit son peuple à mourir lentement de faim, il faut trouver immédiatement un remède qui puisse le soulager. La question n’est plus de convaincre avec des arguments. Le problème trouvera lui-même sa solution par l’une des deux forces qui s’affrontent. Face à des arguments convaincants ou pas, la Grande Bretagne défendra son commerce et ses intérêts en Inde en utilisant toutes les forces dont elle dispose. L’Inde, par conséquent, doit accumuler une force suffisante pour qu’elle puisse se libérer elle-même de l’étreinte de la mort. »

Mais le vice-roi répondra à cet ultimatum par une fin de non-recevoir. Gandhi décide donc de passer à l’action. Bien qu’il ne renonce pas à son ambition de convertir les Anglais, la campagne de désobéissance civile qu’il envisage vise à contraindre le gouvernement britannique à satisfaire les revendications des Indiens. « Supposons, affirme-t-il le 10 mars, que dix personnes dans chacun des sept cents mille villages de l’Inde décident de fabriquer du sel et de désobéir ainsi à la loi, que pensez-vous que ce gouvernement pourra faire ? Même le pire dictateur que vous puissiez imaginer n’arriverait pas à disperser des régiments de résistants civils pacifiques en faisant parler ses canons. Pour peu que vous décidiez de vous mobiliser, je vous assure que vous serez capables de fatiguer ce gouvernement en très peu de temps.[4]« 

Le mercredi 12 mars 1930 à 6 heures trente du matin, Gandhi quitte l’ashram de Sabarmati à la tête de soixante-dix-neuf marcheurs. Il appelle alors tous les Indiens à faire preuve de déloyauté à l’égard du régime colonial : «  »Ce système de gouvernement, affirme-t-il, est ouvertement basé sur l’exploitation sans merci de millions innombrables d’habitants de l’Inde. (…) C’est pourquoi c’est un devoir pour ceux qui ont conscience du mal terrifiant fait par le système de gouvernement de l’Inde, d’être déloyaux et de prêcher ouvertement la déloyauté. Vraiment, la loyauté envers un État aussi corrompu est un péché et la déloyauté est une vertu. »

Le 6 avril 1930 , à 8h 30 du matin, Gandhi s’approche du bord de l’océan, se baigne puis revient sur la plage où il ramasse un peu de sel abandonné par les vagues. A partir de ce moment, il devient un rebelle à l’Empire britannique. Il lance alors le mot d’ordre de la désobéissance civile à tous les Indiens, en leur demandant de se procurer illégalement du sel. le 9 avril, dans un message à la nation, il affirme : « Aujourd’hui, tout l’honneur de l’Inde est symbolisé par une poignée de sel dans la main des résistants non-violents. Le poing qui tient ce sel peut être brisé, mais ce sel ne sera pas rendu volontairement. » La marche du sel, Ghandi

B)    TOME 3 : NON

Non, on ne coulera pas… Il y a des signes de reprises économiques, mais des petites rebellions à mater.

L’économie est insubmersible.

Titaniquer

Il faut marcher pour dénoncer  le gaz de schiste,  la corruption, les mensonges,  les citoyens dévalisés, les banquiers véreux, les Pinocchio, les fabulateurs.

Sinon, déjà appauvris, soumis aux tensions de cette lutte du peuple contre son propre gouvernement, nous risquons tous de souffrir du syndrome des « dettes inventées ». Et de couler…

Actuellement, les compagnies pétrolières engrangent des profits faramineux. 150% de plus pour le raffinage depuis 2008. Il faut des fonds pour se payer un autre scandale à la BP. Qui paye les « amendes » de BP ou autres compagnies « condamnées »?

Un sel noir…

La Plan-Nord du Québec

Avec le nébuleux Plan-Nord, encore une vente aux enchères des richesses du peuple, il faudra plus que l’indépendance du Québec,  mais un renouvellement et,  sans doute, des cellules isolées de petites communautés qui décideront d’échapper à cette folie d’engranger ce qui n’est pas comestible et productif.

Il est temps que s’achève ce monde de galériens qui rament vers un « nowhere land ».

Contentons nous de ce que nous avons… Tel est le discours du politicien. « Ça pourrait être pire ».

Le cauchemar climatisé

Le livre d’Henry Miller n’a jamais été autant d’actualité.

C’est un monde fait pour des monomaniaques obsédés par l’idée de progrès… mais d’un faux progrès qui pue. C’est un monde encombré d’objets inutiles que, pour mieux les exploiter et les dégrader, on a enseigné aux hommes et femmes à considérer comme utiles. »( 1945)

TOME 4 : NON

Personne ne dort.

Tous dodomisés

Quand on aura mangé des biscuits électroniques à satiété, – ces miroirs pour les « sauvages » du 20e siècle -,  qu’il ne restera rien dans le frigo, mais que tout sera chiffré dans une banque, qu’on nous aura plumé jusqu’à l’os, il sera trop tard.

Pour l’instant, Dieu vaut 1500$ l’once…

Oui, tout à l’air beau. Tout rutile.

Le « sauvage » se voit dans un miroir truqué.

La vie artificielle est fascinante… Au point d’avoir perdu tout sens du réel. Pire  encore, la réalité de l’être humain dans une perspective cosmique et à jeter un œil un peu plus loin que celui de son cercueil. Car d’autres suivront…

L’arnaque futée est de  voler l’essentiel et le   vital du  peuple  pour enterrer les   rameurs  d’objets fascinants mais inutiles.

On se fait « démunir » et endormir

Viva!  les dodomisés!

Ne reste plus qu’à rêver au retour à certaines sources dont nous ne pouvons échapper.

Pour l’instant, la lutte réelle et efficace contre ce monde de falsificateurs médaillés, de prix Nobel dubitables, des singes à cravates, se résume à ceci :

Conserver et protéger ce que nous avons de réel : la terre, l’air, l’eau, et les ressources.

Car une fois tout cela transformé en billets de banque, ou en argent électronique, les esclaves, pour survivre, devront devenir une servitude moyenâgeuse.

Retour à la case départ.

Après les biscuits électroniques, la médecine chimique, l’économie « artistique », la nourriture plastique, les mensonges étatiques, les guerres illusoires pour des changements factices, il ne restera …rien.

TOME 5 : NON

( en construction)

Afrique, continent des déchets et du transit de la cocaïne

Transit par l’Afrique

L’engouement stratégique des cartels sud-américains pour l’Europe obéit à une stricte logique commerciale: le marché américain étant saturé, la cocaïne se vend plus cher en Europe où elle demeure plus rare, ce qui gonfle la marge.

L’an dernier, le prix en gros du kilo de cocaïne oscillait en Europe entre 28’000 et 56’600 euros, contre seulement 9000 à 28’000 euros aux Etats-Unis, selon les données de la DEA.

Soucieux de tromper la vigilance des polices, les trafiquants colombiens font de plus en plus transiter la cocaïne par les ports de certains pays africains, où la surveillance est moindre, et la corruption plus répandue.

Pour les contrer, plusieurs pays européens – Grande-Bretagne, France, Irlande, Italie, Espagne, Portugal et Pays-Bas – ont décidé de créer un organisme commun pour monter des opérations policières conjointes en haute mer qui sera inauguré cette année à Lisbonne.

 

 

Pour l’écrivain italien Roberto Saviano, une grande partie du continent se criminalise à grande vitesse. Principal responsable : le trafic de cocaïne.

L’Afrique aujourd’hui n’est pas noire. L’Afrique n’est pas brune, n’est pas verte, n’est pas jaune. L’Afrique aujourd’hui n’est pas d’ébène, n’est pas couleur de peau, ni couleur de savane ou couleur du désert. L’Afrique est blanche. Blanche non pas comme la peau des vieux descendants des Boers. Ni comme celle des médecins sans frontières qui la sillonnent. Ni comme celle des investisseurs. C’est le blanc de la cocaïne qui est aujourd’hui la couleur de l’Afrique. Toute l’Afrique occidentale est désormais gorgée de cocaïne et de l’argent des trafics de drogue. Toute la cocaïne qui entre en Espagne, en Italie, en Grèce, en Turquie, en Scandinavie, mais aussi en Roumanie, en Russie, en Pologne, toute cette poudre blanche transite par l’Afrique. L’héroïne est afghane. La cocaïne est sud-américaine, bien sûr. Mais aujourd’hui, ce n’est plus l’origine qui importe, l’origine de la culture, de la plante, ou du raffinage. Car désormais, la cocaïne est africaine. L’Afrique est devenue le continent blanc.

En Guinée-Bissau, le président João Bernardo Vieria, parvenu lui aussi au pouvoir par un coup d’État, a été assassiné parce qu’il gênait les intérêts des narcotrafiquants. Le président Vieria prenait un pourcentage sur les navires qui arrivaient d’Amérique du Sud, avait des accords avec les “armateurs” [voir CI n°873 du 26 juillet 2007]. Depuis 2006, les liaisons aériennes ont pris le relais, au départ du Brésil, de Cuba, du Mexique, du cœur de la Colombie, du sud du Venezuela. En 2004, les Etats-Unis lancent la West Africa Joint Operation. En quelques jours, ils saisissent plus de 1 300 kilos de cocaïne au Bénin, au Ghana, au Togo et au Cap-Vert. Les aéroports sont aux mains des narcotrafiquants. Sans eux, pas de kérosène pour les compagnies aériennes, pas d’argent pour les entreprises de nettoyage, pas de contrôleurs dans les tours. Et tout repart ensuite du cœur de l’Afrique équatoriale, soit par la route, soit à nouveau par la voie des airs.

C’est au Maroc que se sont téléscopées deux générations de narcotrafiquants. Les anciens et les nouveaux. Mahmud est policier, d’origine marocaine. Il s’est installé en Italie, voilà des années, pour sauver sa vie, après une longue infiltration des cartels du haschisch. Il me raconte avoir assisté à plusieurs rencontres entre jeunes et anciens trafiquants. Les anciens sont dans le haschisch, les jeunes dans la cocaïne. Les Mauritaniens acheminent la marchandise en provenance du Sénégal et des pays équatoriens à travers le désert, et la remettent aux Marocains qui la stockent dans des maisons situées à proximité du port. Du port, la drogue repart pour ses différentes destinations : l’Andalousie, la Campanie, le Péloponnèse, la Calabre, Vlora [Albanie]. Au Maroc, me rapporte Mahmud, toutes les conversations tournent autour de la même chose. Il m’en relate une, ordinaire, semblable aux autres. Les motivations sont toujours les mêmes, les motifs de dispute aussi. “Nous, on ne peut pas faire passer la cocaïne. Si la cocaïne passe, plus rien ne passe. Ils enverront l’armée, ce sera la guerre sur les plages, assure-t-il. “si ce n’est pas nous qui le faisons, ce seront les Libyens, et si ce ne sont pas les Libyens, ce seront les Algériens”, répondront à coup sûr les jeunes. Les trafiquants de haschisch sont tolérés depuis toujours. Au fond, leur drogue n’est pas une drogue dure, elle leur fait bien gagner leur vie mais ne les rend pas riches non plus. L’économie marocaine repose essentiellement sur le haschisch. Sans lui, la bourgeoisie n’existerait pas. L’histoire remonte à loin, et c’est toujours la même. Les rouages de l’économie écrasent les règles morales. Il en va toujours ainsi. Les patrons de la Cosa Nostra de la vieille génération ne voulaient pas vendre d’héroïne. Ils ont été éliminés par la nouvelle génération de mafiosi qui, elle, entendait se mêler au trafic. Les familles du clan des Casalesi [branche de la Camorra de la région de Naples] ne voulaient pas entrer dans le marché des déchets toxiques, ce qui aurait entraîné la destruction d’une grande partie de leur territoire. Mais elles se sont aperçues qu’en refusant une affaire importante, elles se trouvaient immédiatement fragilisées et perdaient du terrain. C’est ainsi qu’elles ont fini par pénétrer sur le marché.

L’Afrique est blanche. Blanche de la cocaïne. Même les trafiquants d’héroïne iraniens et afghans veulent faire de l’Afrique la plaque tournante de leur commerce. A l’aller, on transporte de la cocaïne et au retour de l’héroïne en Amérique du Sud, d’où elle repart pour les États-Unis – un circuit qui n’a pas encore l’ampleur de celui de la cocaïne en Afrique. Aujourd’hui, l’Afrique est le continent qui peut résoudre les problèmes des trafiquants de cocaïne, d’héroïne et même de déchets toxiques. Ce va-et-vient de drogue s’accompagne d’une augmentation considérable du nombre de toxicomanes africains. Des drogués, des toxicomanes et des cocaïnomanes sur un continent qui demeure associé à la misère et à la faim. Voilà un paradoxe qui en dit long. Les diamants, l’ivoire, l’ébène, le coltan et toutes les autres ressources arrachées à la terre d’Afrique auront essentiellement engendré le crime, et non la richesse.

Mais aujourd’hui, les substances importées, la cocaïne et les déchets toxiques, sont en train de transformer l’Afrique. Aujourd’hui, la richesse de l’Afrique vient de son immensité et non plus, ou plus seulement, du pillage de ses ressources, de son pétrole pompé du sol, de ses diamants arrachés à la terre, de son or extirpé. Le moindre trou fait l’affaire pour y enfouir des déchets toxiques, et l’Afrique entière devient une tombe à ciel ouvert : on ne s’en aperçoit que lorsque survient la tragédie. Le 19 août 2006, le Probo Koala accoste au port d’Abidjan, en Côte-d’Ivoire, avec l’autorisation de décharger 581 tonnes de déchets toxiques, destinés à une décharge unique. Au lieu de cela, ils sont déversés un peu partout, finissant même par déborder sur les terrains voisins. Bilan : 85 000 personnes intoxiquées. Comme en Italie, les déchets toxiques envahissent les décharges africaines. Le poison finit là où devraient finir les déchets ordinaires et les déchets ordinaires finissent dans la rue. Comme en Italie, mais à une échelle infiniment plus vaste, Car l’Afrique n’est pas un recoin d’un petit pays, mais un continent.

Pour émerger, le Continent noir a misé sur un produit qui ne naît pas dans ses mines, qui ne poussent pas dans ses champs. Voilà pourquoi l’Afrique est devenue blanche [voir CI n°965, du 30 avril 2009]. Blanche d’une substance qui ne lui appartient pas, d’un pouvoir qui la dévore, encore une fois incapable de créer le développement, mais seulement une richesse exponentielle pour sa sempiternelle classe dirigeante corrompue. L’Afrique est devenue une plate-forme, une plate-forme blanche où les substances illégales font leur dernier saut. La malédiction africaine ne se résume plus seulement au pillage de ses ressources, mais aussi – et c’est plus terrible encore – à l’absence de justice, à la possibilité d’acheter, avec une poignée de dollars, les âmes, les corps et la cruauté de ses habitants, et la terre d’Afrique, son corps, ses espaces. S’il existe aujourd’hui un “cœur des ténèbres” semblable à celui dont parlait Joseph Conrad, il pourrait être enfoui dans les profondeurs de cette terre empoisonnée. Mais sa couleur, sa substance, son sang, serait blanc.

 

 http://letemps.sn/societe/1458-trafic-de-cocaine-en-afrique-.html#

Les zombies d’Al Capone

Un homme couché dans la boue, y gagnera un lumbago, tandis qu’une anguille ne se portera nulle part mieux que là.

Tchoang-tzeu

« Dans son essence, la création monétaire ex nihilo actuelle par le système bancaire est identique, je n’hésite pas à le dire pour bien faire comprendre ce qui est réellement en cause, à la création de monnaie par des faux-monnayeurs. »

Maurice Allais

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Vous mendierez tant

(Québec) Quelques jours à peine après avoir fait l’acquisition de l’usine Stryker Médical Québec, la multinationale de la sous-traitance Flextronics a asséné, mardi, un coup de massue aux 300 employés en leur annonçant que l’usine de L’Islet fermera ses portes d’ici deux ans et que les activités de fabrication de lits d’hôpital allaient être transférées au Mexique. Cyberpresse

Les mécaniciens  de la mondialisation s’en donnent à cœur joie : il n’y a plus d’humains, rien que des mouches qui n’ont d’autre choix que de  se coller  à la pourriture des États pour se nourrir au caca de l’entreprise mondialisée.

300 emplois dans un village de 3000 … âmes.

Pendant que qu’à l’Assomption, Électrolux s’apprête à déménager à…Memphis. La ville leur a glissé une belle enveloppe de plus  de 100$millions. Les travailleurs, au lieu de 20$ l’heure, auront 13.50$.

100$ millions et de surcroît  des « accommodements raisonnables »… On en devine les dessous : terrains, taxes, et toute la filière des aromates puants de la culture

Le travailleur-lavette

Nous voilà à l’ère du travailleur-lavette imbibé de la crasse répandue et organisée. Faites-moi rire quand on voit la GRC attraper un petit voleur, un minuscules aiguille dans la botte de foin d’un monde où la racaille est une filière de Capone clonés  se pourléchant   les babines à tordre la race humaine partout sur la planète.

On se fout de l’humain. C’est une abeille niaise dans un monde de fourriculteurs qui plantent l’argent là où ça les tente.

Pour qu’il pousse…

Le libre marché…

Électro-luxe

L’usine produit des électroménagers de cuisine et emploie environ 1300 personnes. Leur moyenne d’âge se situe à 48 ans et ils comptent 18 années en termes de moyenne d’ancienneté. Oui, il y aura un programme de reclassement selon les normes habituelles du gouvernement. Il s’agit du plus gros employeur privé de la MRC de L’Assomption. Hibernivore

Dans une société riche, qui finira par se retrouver à la rue quand le travailleur se retrouvera piégé comme un rat dans le grand labyrinthe des compagnies. Ce qui est déjà fait…

La main invisible n’est peut-être pas celle que l’on pense. Celle qui prend et qui ne donne rien, sauf du rêve…

La grande machination est une longue et savante distillerie à  vinaigre pour   humains.

Dire qu’on se penche sur les 40 anguilles en risque d’extinction, ou en danger de…  sous le prochain échangeur Turcot.

Le « monde »

La Terre?

C’est comme Chicago dans les années 30. Al Capone est bien vêtu…

Et c’est probablement lui qui mène le grand bal maintenant. Le banditisme mondialisé, enterré sous la paperasse, le grand jeu du Monopoly qui crée des échelles virtuelles, mais des serpents réels est en train de faire couler l’âme humaine.

La propagande des États est un amoncellement de fiel, d’acide, sournois, en train de déstabiliser la Vie. Même si on avait 1 mètre de dollars  sous les pieds, les carottes et les petits pois n’y pousseraient pas.

Avec tout ce que l’on sait sur la « manière dont fonctionne le monde », nous sommes victimes d’un énorme alambic qui est en train de reproduire ici et là le même modèle de zombie qu’on enfourne dans les pays sans avoir de réels pouvoirs.

En champagne électoral

Et les politiciens soûls sont des coulis de la petite bière quand on leur donne leur pourboire de 5% de pouvoir et qu’on engrosse leur vanité.

Les reste n’est qu’une culture de bulles. Champagne électoral.

Le monde est un champagne schizophrénique : ceux qui roulent sur les bulles et ceux qui sont noyés dans celles-ci.

La sociopathie est considérée comme un trouble de la personnalité dont le critère principal d’identification est la capacité limitée, pour les personnes montrant les symptômes du trouble, à ressentir les émotions humaines, aussi bien à l’égard d’autrui qu’à leur propre égard. C’est ce qui peut expliquer leur manque d’empathie  quand ils sont confrontés à la souffrance  des autres, témoignant d’une incapacité à ressentir l’émotion associée à l’empathie ou la souffrance. Wiki

Irak

Le bilan annuel pour les américains se décompose ainsi :

  • en 2003 : 486 morts et 2 416 blessés ;
  • en 2004 : 849 morts et 8 002 blessés ;
  • en 2005 : 846 morts et 5 947 blessés ;
  • en 2006 : 822 morts et 6 400 blessés ;
  • en 2007 : 904 morts et 6 103 blessés ;
  • en 2008 : 314 morts et 2 052 blessés ;
  • en 2009 : 149 morts et 693 blessés ;
  • en 2010 : 60 morts et 386 blessés au 8 décembre.

Pertes matérielles
Selon le magazine Raids[107], en mai 2006, on dénombrait dans les forces armées des États-Unis :

  • 2 400 morts et 17 469 blessés, dont 8 137 assez ou sérieusement blessés étant affligés de handicaps permanents, soit un total d’environ 20 000 soldats mis hors de combat, environ 12 % des effectifs engagés ; — avec les rotations, au total, plus d’un demi-million de militaires américains on fait un tour de service en Irak ;
  • 130 hélicoptères perdus, dont 14 CH-47 Chinook et 52 AH-64 Apache (plus de 56 millions de dollars l’unité), et 118 hélicoptères endommagés ;
  • sur 30 000 véhicules terrestres, près de 1 400 ont été détruits, dont 49 chars Abrams M-1 (142 endommagés) et 450 véhicules légers Hummer (430 endommagés).

Les pertes matérielles sont dues aux faits de guerre et accidents, mais aussi aux conditions d’utilisation (poussière, chaleur). On estime que la maintenance des hélicoptères a représenté, depuis le début des opérations d’Afghanistan en 2001, 2,6 milliards de dollars, et la maintenance globale pour 2006 est évaluée à 20 millions d’heures de travail.

Guerres  et guerres économiques, il  n’y a pas de propreté dans le grand alambic pour ces fabricants de mensonges affinés.

Le seul progrès du  21e siècle est d’avoir inventé des pauvres qui se croient riches ( dans une énormité de dettes ) qui  on peur de tout perdre.

Le stress, c’est le sang invisible des pays riches…

Stress professionnel : quels coûts ?

Le stress est la conséquence d’un nombre important de maladies cardiovasculaires, de dépressions et de troubles musculo-squelettiques (TMS).

Une étude de l’Inrs estime que le coût du stress professionnel a représenté au minimum 2 à 3 milliards d’euros en France en 2007 (dépenses de soins, absentéisme, cessations d’activité, décès prématurés).
L’étude n’a pas pris en compte la dimension du coût du stress pour l’individu à savoir la souffrance et la perte de bien-être (il est admis qu’ils peuvent représenter jusqu’à deux fois les coûts des soins et des pertes de richesse).

En Europe, le coût économique annuel du stress au travail dépasserait les 20 milliards d’euros.

Le BIT (Bureau International du Travail) estime que les pertes de qualité, l’absentéisme et le turnover résultant du stress représentent entre 3 et 4% du PIB des pays industrialisés. source

Bientôt, il n’y aura plus que deux classe : les « quêteux » et les riches.

Sauf ceux qui seront morts pour enrichir les vrais dirigeants d’un monde qui s’adonne avec succès à la culture des zombies.

Ceux qui nous « dirigent »….

Le Diable et le Bon Dieu

lE DIABLE ET LE BON DIEU

SOURCE DE LA PHOTO: http://dominique84.over-blog.com/categorie-10999451.html

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Pierre JC Allard, Nouvelle Société

La Nature vient de faire au Honduras ce que les Américains ont fait en Iraq il y a quelques années: détruire à peu près tout ce qui pouvait se détruire. Mais la Nature ayant des moyens plus puissants que le Grand Satan des Iraniens, elle l’a fait en mieux…. c’est-à-dire en pire. 15 000 morts, 2 millions de sans-abri, 3 milliards de dommages, surtout au niveau des infrastructures.J’ai déjà assez d’ennemis en hauts lieux sur cette terre, je ne me lancerai certainement pas ici dans le rouspétage théologique. Disons donc pudiquement que les voies de Dieu sont insondables… et concentrons sur ce qui est la faute du Diable, la faute du Système. 

Ce qui est la faute du Système, c’est qu’il faudra une génération au Honduras pour se remettre des séquelles de la catastrophe, alors que quand un ouragan frappe la Floride, – ou un tremblement de terre le Japon ou la Californie – faisant 10 fois plus de dégâts matériels, on n’en voit plus guère de traces l’année suivante.

Quand le Bon Dieu frappe les pays riches, les pays riches reculent d’un pas et avancent de deux. Quand Il frappe les pays pauvres, les pays pauvres restent à terre longtemps. Le niveau de vie du Hondurien moyen est trente (30) fois moins élevé que celui d’un Américain; il en faut du temps pour économiser le prix d’une nouvelle route… La différence entre un an et une génération, c’est la faute du Diable

Pourquoi les Honduriens sont-ils pauvres? Des milliers de bouquins sont écrits pour expliquer le sous-développement dans le monde moderne, la plupart évitant soigneusement d’en donner les vraies raisons. Je vais vous les dire en 4 paragraphes courts. Quand on vous dira ” Ce n’est pas si simple”, demandez doucement en quoi ce n’est pas si simple et insistez pour qu’on vous explique… et tenez moi au courant.

1. Il y a un peu plus de deux cents ans, nous étions tous pauvres; on cultivait pour manger et on vivait et mourait au rythme des famines. En Occident, la révolution industrielle est venue qui a permis que de moins en moins de travailleurs suffisent à produire la nourriture dont nous avons besoin… et que nous devenions riches de tous ces biens produits par les 97% (au Canada) de la population qui n’ont plus a produire de nourriture.

2. Tous ces produits manufacturés – mais surtout la NOURRITURE ELLE -MÊME – nous pouvions, grâce au machines dont nous disposions, la produire en Occident en surabondance et à bien meilleur prix que les pays qui n’avaient pas pris dès le départ le chemin de l’industrialisation. En vendant ces produits et cette nourriture à vil à ceux-ci, on s’est assuré qu’il ne serait pas avantageux d’y produire ces produits et cette nourriture et que ces pays ne pourraient JAMAIS nous faire concurrence. Ils devraient, au contraire, limiter leur production à ce que nous, Occidentaux, ne produirions pas parce que les machines ne pouvaient le produire.

3. La conséquences perverse immédiate a été que les pays non industrialisés ont cessé les cultures de subsistance – facilement mécanisables – dont ils avaient besoin pour nourrir leur population et se sont spécialisés dans les monocultures à haute intensité de main-d’oeuvre: café, cacao, bananes… Mais comme ils sont bien trop nombreux à cultiver des bananes, on les leur achète au prix que NOUS fixons alors que nous leur vendons les produits alimentaires essentiels et les produits manufacturés au prix qui fait NOTRE affaire. C’est ce qu’on appelle le libre-échange.

4. Pour le “fine tuning”, nous leur offrons une aide bilatérale et multilatérale internationale liée à l’achat de NOS produits… mais qui reste toujours inférieure à l’intérêt que nous leur chargeons chaque année sur leur dette cumulée. Il n’y a donc dans les pays sous-développés que l’argent que NOUS décidons qu’il y soit, ce qui permet d’y garder tous les salaires au prix que NOUS souhaitons, et d’y produire à rabais les composantes de la production industrielle que NOUS choisissons d’y produire sans nuire à NOTRE propre équilibre de main-d’oeuvre… pour la défense et l’enrichissement optimal de NOS exploiteurs. Le Honduras et les autres pays sous-développés seront donc toujours aussi pauvres que NOUS le voudrons.

Je dis NOUS, les Occidentaux, parce que c’est en bloc que nous sommes perçus comme responsables dans les pays du tiers-monde et, aussi, parce que nous sommes tous plus ou moins coupables de fermer les yeux et de ne rien faire pour que les choses changent. Mais, en réalité, nous savons bien que quelques uns seulement parmi nous bénéficient de cette exploitation criminelle du tiers-monde.

Ce sont les mêmes qui travaillent inlassablement à réduire aussi au niveau de subsistance la majorité des populations occidentales. Ceux qui sapent les acquis sociaux pour équilibrer les budgets. Ceux qui ont laissé stagner notre niveau de vie depuis 20 ans, empochant TOUS les gains de productivité réalisés depuis une génération. Ceux qui sont les multiples avatars du Système, les multiples visages du Diable.

Pierre JC Allard

LE DIABLE ET LE BON DIEU

Les albinos africains : une manne blanche à abattre

Parallèlement, un commerce sordide se développe. En Tanzanie, un bras d’albinos se vendrait 2.000 dollars.

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Plus de 50 albinos ont été tués et démembrés depuis deux ans en Tanzanie et au Burundi, et des parties de leurs corps vendues pour des milliers de dollars à des sorciers qui confectionnent des «grigris» prétendument miraculeux. Cyberpresse

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Alerté par ses voisins, Richard, 19 ans, a fui. Une bande de tueurs à ses trousses, il s’est caché deux jours dans la forêt. «On dit que les parties du corps prélevées sur les albinos sont vendues en Tanzanie. On les met sur des mines d’or et cet or remonte à la surface et on n’a plus qu’à le ramasser. Ou alors des pêcheurs les utilisent pour appâter de gros poissons qui ont de l’or dans leur ventre», explique-t-il. Richard bénéficie désormais de la protection des autorités, qui ont décidé de regrouper les 45 albinos recensés de la province pour leur épargner le sort tragique.(lien)

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Anseleme Katyunguruza évoque une “campagne de chasse aux albinos” qui aurait démarré en août 2008. La “demande”, venue de Tanzanie, est étroitement liée au boom de l’industrie de la pêche et à la ruée vers l’or en cours sur le lac Victoria et ses rivages.

“Bien décidés à tirer profit de cette manne, des sorciers ont ranimé la vieille superstition selon laquelle les membres et les parties génitales d’un albinos favoriseraient et accéléreraient le succès des entreprises commerciales”, explique le secrétaire général. Il en a résulté un ignoble trafic qui rapporterait aux criminels entre 200 et 5000 dollars pour chaque meurtre commis. “Nous dénonçons et combattons sans réserve cette effroyable forme de discrimination”, poursuit Anseleme Katyunguruza.

Les volontaires de la Croix-Rouge ont aidé les familles endeuillées à assurer des funérailles décentes aux victimes mutilées. Les choses sont allées si loin qu’il a parfois fallu bétonner les sépultures afin d’empêcher que des pillards ne viennent nuitamment exhumer les corps pour en prélever les ‘organes magiques’. IFRC

« On ne compte plus les légendes africaines qui entourent les albinos, victimes d’une maladie génétique qui se caractérise par une absence de pigmentation de la peau, des poils, des cheveux et des yeux. Mi-hommes, mi-dieux, selon les régions, leur “blancheur” pourrait apporter toutes sortes de pouvoirs, bénéfiques ou maléfiques. Au Cameroun, au Mali et dans d’autres pays du continent, on attribue à ces “enfants blancs” nés de parents noirs des forces surnaturelles. “Ici, dans la région des Grands Lacs, nous sommes considérés comme les enfants du soleil, de la chance, explique avec un air de dégoût Cassim Kazungu, président de l’Association des albinos du Burundi. Alors, certains sorciers, principalement originaires de Tanzanie, racontent que s’ils mélangent nos os et notre sang à certaines potions magiques, ils seront capables de confectionner des gris-gris pour obtenir de l’or, de la chance ou une éternelle jeunesse. On nous assassine pour des histoires de sorcellerie…” C’est principalement sur les bords du lac Victoria que seraient nées ces légendes. Autour du plus grand lac africain, on raconte, par exemple, que verser du sang d’albinos sur une mine d’or pourrait suffire à faire jaillir des pépites, sans même avoir à creuser la terre. Chez les pêcheurs, on soutient que le fait d’appâter les eaux du lac avec un bras ou une jambe découpée sur un corps d’albinos permettrait d’attraper de gros poissons, le ventre gorgé d’or… » Burunditribune

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Un jeune albinos de douze ans, à qui des bandits avaient coupé un bras, a succombé à ses blessures dans le centre du Burundi, a appris l’AFP samedi de sources concordantes.

Quatre bandits armés de fusils et de machettes ont attaqué une famille où se trouvaient trois enfants albinos sur la colline de Gahweza dans la nuit de jeudi à vendredi. Ils ont coupé le bras gauche d’un garçon de 12 ans avant de s’enfuir parce que la famille s’était mise à crier“, a annoncé à l’AFP l’administrateur de la commune de Kiganda, Joseph Ntahuga.

La commune de Kiganda dépend administrativement de la province de Muramvya, au centre du Burundi.

Le petit Ephraïm Havyarimana a succombé à sa blessure quelque temps après, alors que l’ambulance arrivait sur place pour le conduire à l’hôpital“, a-t-il poursuivi.

En octobre 2010, deux garçons albinos ont été tués et démembrés dans le sud-est et dans le nord du Burundi, alors que les autorités burundaises pensaient avoir mis fin à ces crimes rituels qui avaient frappé jusqu’ici la province de Ruyigi, frontalière de la Tanzanie.

Huit personnes accusées d’assassinats et tentatives d’assassinats d’albinos ont été condamnées par la justice du Burundi à des peines allant de un an de prison à la perpétuité en juillet 2009.

Il s’agit du 16ème albinos tué dans des conditions inhumaines au Burundi depuis le début de cette vague de crimes odieux en 2007 et cela touche désormais tout le pays“, a dénoncé à l’AFP samedi le président d’Albinos sans frontière, Kassim Kazungu.

Les albinos de ce pays vivent dans l’angoisse d’être tués à tout moment et dans une terreur permanente, nous demandons au gouvernement de ce pays de rétablir la peine de mort dans ces cas pour y mettre fin“, a-t-il plaidé, en donnant pour exemple le cas de la Tanzanie, “où les assassinats d’albinos ont cessé parce que leurs assassins sont tués“.

Ils se rabattent au Burundi où ils risquent seulement la prison dont ils vont s’échapper par la suite“, a ajouté M. Kazungu.

Ces albinos sont victimes d’un trafic d’organes vers la Tanzanie voisine où certaines parties de leurs corps serviraient à confectionner des charmes censés apporter la richesse à leurs possesseurs, selon la justice burundaise. RTBF

La photologie

La pauvreté  met le crime au rabais.

Nicolas de Chamfort

La pauvreté est un refus de partager la grande fraternité de la merde.

Romain Gary

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C’est long apprendre l’astrologie… Et je ne suis pas doué en calculs. Alors, j’ai créé une nouvelle « science » : la photologie. Elle consiste à prédire l’avenir des gens par une simple photo.

Ce n’est pas trop malin : au lieu de se fier aux astres, on se fie aux désastres. La culture du désastre a pris bien de la place dans nos sociétés. Et, comme je l’ai déjà mentionné, les enfants sont la matière première des « adultes ». Ce fut, et ce sera toujours, la pépite qui fait saliver les investisseurs et tous les harmonisateurs pour une société monocorde.

Coffie

La plupart des gens me consultent pour connaître leur avenir… C’est la première fois que je vois quelqu’un habillé de mouches…  Ce n’est pas gentil, mais ici on vit assez vieux pour avoir le sens de l’humour. En fait, rire est  un luxe…. Un peu méchant? Ce  ne sont pas des mouches, c’est un essaim de banquiers venus voir si tu étais « potable »…

On voit bien que tu n’as pas mangé depuis longtemps. Attend quelques années, il y aura un McDo…

Tu devrais faire attention où tu mets les pieds. Les adultes  ont un jeu dangereux qu’ils appellent la guerre… Ils laissent traîner leurs jouets partout. Ils en cachent sous terre pour attraper l’ennemi par la jambe. Si tu passes dessus, tu auras encore plus mauvaise mine, comme dirait  Oncle Georges .  Eux, ils sont trop paresseux pour ramasser leurs jouets après  leur jeu. C’est l’argent du jeu qui les intéresse… Surveille bien le petit d’en bas… Il n’a l’air de rien, mais c’est une grosse mouche en puissance. Et qui sait si un jour, pour sauver ton pays, il ne te tirera pas dessus. Tu risques de devenir un dommage collatéral…

Je ne connais rien de ton pays, mais il y a des chances qu’on ait trois ou quatre secondes pour se parler. On ne fait pas long feu chez vous. Parler de ton avenir… C’est déjà s’avancer trop. Sans vouloir t’insulter, tu as l’air d’un œuf mal en point.

Pour l’avenir, rien ne dit que tu en as. Ça dépend qui a acheté le sol que tu as sous les pieds. Mais on ne sait jamais… Avec beaucoup de chance, tu pourrais te rendre à la trentaine. Ce qui ne te donnera pas le temps de faire de toi un réalisateur d’émissions sur les problèmes de la trentaine des Occidentaux dans le grand défilé de cette mode des « psychos narcissiques »  télévisés. Ils ont des problèmes, EUX… : leur blonde, leur voiture, de grands questionnements… Et de temps en temps, ils font des shows pour toi…

Esteban

Pour l’instant, tout va bien. Tu as déjà compris qu’il faut partir avec le butin avant que les autres viennent le chercher.

En partant, on peut voir ton petit air de méfiance… Ce qui pourra t’aider pour ton avenir. Avec de la chance, tu émigreras vers un plus gros village, avec une école, et tu apprendras à lire et à écrire.

À moins que tu ne sois déjà au travail pour quelqu’un et que tu te méfies à savoir combien il va te payer. Pas besoin d’être devin. La réponse est la même depuis des siècles : le moins possible. Si on te paye…

Il y a de fortes chances que tu vives  avec le moins possible. Ton avenir, pour l’instant c’est « le moins possible », mais vivant. C’est encourageant, non?

C’est vrai que le photographe a une sale tête. Et il a peut-être des cheveux blancs. Ce qui n’est pas toujours un signe de sagesse. Ici, ce sont souvent les pires… Mais ça, c’est une autre vie…

Dans ton pays, les cheveux blancs, ça existe. Il n’y a pas trop de grands livres en dessous, il y a de la vie, de l’expérience. On ne cultive plus ça ici, on a passé de la bio au aux modifications génétiques par une série de serpents électroniques pour « modifier » un peu le cerveau.

Tu en as de la chance! À court terme… Tes parents,  ainsi que le gratin de toutes  les organisations possibles et impassibles,  sont en train de te sculpter une personnalité : tu es déjà riche, détendu, sûr de toi.  À moins que ce soit l’effet de l’antidépresseur. C’est dur l’école…

Mais c’est peut-être là que tu démarreras ta première entreprise : la vente de ton surplus de ritalin. Ou encore de diverses substances légales de tes parents.

Tu sais lire et écrire. Tu as déjà une main de prise dans une montre. Deux, on appelle ça des menottes… La prison? Ne t’en fait pas : des riches y vont, mais pas trop longtemps. Le temps que le peuple se calme… Une autre mauvaise nouvelle le lendemain, et c’est fini!

Avec un air comme ça, tous les rêves te sont permis : tu pourrais devenir star de cinéma, chanteur, artiste-peintre, banquier, PDG chez Norbourg ou  à la Caisse de dépôt, ministre, etc. Si ça ne marche pas, tu seras pompier ou infirmier. Dans le pire des cas… Voyons! Tes parents ont dû te le dire!

Tu pourrais devenir  avocat ou médecin. Tu risques d’avoir plus de mouches dans la tête que le premier qui n’a pas d’avenir. On renforcera ta dose de médicaments. On te fournira des psy, des travailleurs sociaux, des idéologistes patentés, supposément crédible.

On te vendra de tout. Tu as les moyens de tout acheter. Le crédit est là pour les gens comme toi. Même des idées…

Pour l’avenir, il y a deux voies : tes ennuis pourraient te conduire au suicide vers la trentaine. Après trois mariages, tu  reviendras vers  la cinquantaine pour me consulter afin de connaître ton passé. Il n’y a pas de Google-Map pour savoir où l’on va dans la vie…

Pour l’instant, tu as les mains dans les poches de ton pantalon. Mais tu te rendras compte  très vite qu’on ne va pas loin avec les deux mains dans ses pantalons. Alors, on te donnera la recette : aller puiser dans les poches des autres.

Si tu es costaud, tu pourras aller dans la construction. Non! Pas planter des clous.. Planter des gens. Passer à la télé. Raconter des mensonges. Et engager des avocats pour dire que tout est vrai.

Au pire, si tu ne sais trop quoi faire, tu achèteras les terres des deux autres enfants en haut de ton image. . On a dû te dire qu’on fait son avenir? …Eh! Oui! Ça se prépare…

Il est écrit quelque part que l’on s’enrichit les uns les autres. Mais ça,  c’est dans les livres d’école. Les livres, ce n’est pas la vie. Et l’école encore moins…

Tu es une sorte d’oie de société… Un « à gaver »…

George

Tes parents doivent être pauvres… Une photo en noir et blanc! Comme un peu de pétrole dilué dans du blanc…

On dirait que s’annonce devant toi une belle carrière : le base-ball. Sauf que ta moyenne au bâton sera sans doute mauvaise. Mais ton camarade Dick Chenille te montrera comment devenir papillon et  ce  qu’on peut faire avec un bâton et des balles. Tu auras un lancer tellement puissant que celles-ci  iront jusque dans des terres étrangères.

Tu iras loin : avec de l’argent et les ethnies. Les ethnies ce sont ceux les deux premiers enfants d’en haut. Ce sont tous des terroristes en puissance. Le petit noir est peut-être en train de creuser pour planter une mine. Et l’autre, il doit avoir fait une cueillette de grenades…

La planète est ton stade. Un grand champ rond … Comme une boule bleue…

L’ultime réussite c’est le grand   Chelem

Comme le dit le cliché : La balle est dans ton camp.

Et le reste de l’arsenal…

Méfie-toi du petit juste au dessus de toi… Au cas où il deviendrait banquier. Car ceux-là ont repris un vieux truc d’il y a bien des lunes…

La légende la plus célèbre sur l’origine du jeu d’échecs[G 14] raconte l’histoire du roi Belkib (Indes, 3000 ans avant notre ère) qui cherchait à tout prix à tromper son ennui. Il promit donc une récompense exceptionnelle à qui lui proposerait une distraction qui le satisferait. Lorsque le sage Sissa, fils du Brahmine Dahir, lui présenta le jeu d’échecs, le souverain, enthousiaste, demanda à Sissa ce que celui-ci souhaitait en échange de ce cadeau extraordinaire. Humblement, Sissa demanda au prince de déposer un grain de blé sur la première case, deux sur la deuxième, quatre sur la troisième, et ainsi de suite pour remplir l’échiquier en doublant la quantité de grain à chaque case. Le prince accorda immédiatement cette récompense en apparence modeste, mais son conseiller lui expliqua qu’il venait de signer la mort du royaume car les récoltes de l’année ne suffiraient à s’acquitter du prix du jeu. En effet, sur la dernière case de l’échiquier, il faudrait déposer 263 graines, soit plus de neuf milliards de milliards de grains (9 223 372 036 854 775 808 grains précisément), et y ajouter le total des grains déposés sur les cases précédentes, ce qui fait un total de 264-1, soit 18 446 744 073 709 551 615 grains. Échecs, Wik

Finalement, Ponzi, c’est du copier-coller… On dirait de l’économie…

Signer la mort du royaume sans s’en rendre compte…

Il ne faut jamais oublier de regarder les vieilles et présumées naïves photos. Les paysans finiront peut-être par avoir raison du désordre de la présentation de l’album.

Les « grands » ne savent pas rester petits…

La bible des salauds

C’est moi, dieu

Le grand artiste des chiffriers

Qui tient ta vie par un filet bien tressé

Ma finesse est aiguisé comme un pieux pieu

Avec ton sang je ferai couler des guerres

A longueur du rond de la Terre

J’achèterai tes jardins

Tous les jardins par ta faim

Les arbres, les oiseaux, les singes, les taureaux

Des fleurs, des arbrisseaux, biomasse

Et toute ta crasse

Chair à canon

Chair à paille

Dans ta chaumière au fond des terres

De par la salive des banquiers

Des politiciens cyclopes

L’œil rivé à leur nombril

J’arracherai tes ongles et  tes os

Par la faim de la faim

Aux fins de mes fins

Doucement, comme un souffle coupé

Par l’étranglement savamment orchestré

Il y eut un soir, il y eut un matin

Et j’ai pensé faire du sol déjà le ventre de ta mort

Je vis sous des acronymes

Chevalier noir des apocalypses des jours

Sniper affiné, l’élégance des vautours

Me rend anonyme

C’est l’enfer du grand feu du fil de l’Histoire

Que je tresse heureux, te nourrissant d’histoires

Aux fins heureuses tricotées de tes malheurs

Que je vends  de mots doux et de papiers vaudou

Gaëtan Pelletier

21 janvier 2010

L’Imposture de la Modernité par Pierre Rabhi

Sélectionné par Tchels0o, pour “Nos Libertés”, le 26 septembre 2011.

Je ne partage pas l’idée selon laquelle l’économie de marché a sorti le monde de la précarité. Je suis témoin du contraire. Dans cette oasis du Sud algérien où j’ai grandi, j’ai vu une petite société pastorale bouleversée par l’arrivée de l’industrie houillère. Mon père, qui faisait chanter l’enclume pour entretenir les outils des cultivateurs, a dû fermer son atelier pour s’abîmer dans les entrailles de la terre. Au Nord comme au Sud, des hommes ont été consignés pour faire grossir un capital financier dont ils n’avaient que des miettes. Ils y ont perdu leur liberté, leur dignité, leurs savoir-faire. J’avais 20 ans quand j’ai réalisé que la modernité n’était qu’une vaste imposture.

Je n’ai cessé, depuis, de rechercher les moyens d’échapper au salariat, que je considère, à tort ou à raison, comme facteur d’aliénation. C’est ainsi que je suis devenu “paysan agroécologiste sans frontières”. Depuis trente ans, j’enseigne en Afrique des techniques que j’ai d’abord expérimentées sur notre ferme ardéchoise. Je rencontre des agriculteurs pris dans le traquenard de la mondialisation. Des hommes à qui l’on a dit?: « Le gouvernement compte sur vous pour produire des devises avec des denrées exportables. Vous devez cultiver plus d’arachide, de coton, de café. Il vous faut pour cela des engrais, des semences, des pesticides. » Dans un premier temps, on leur distribue gratuitement. Cadeau empoisonné. Car, à l’évidence, la terre est dopée et la récolte est plus abondante. Impressionné, le paysan retourne à la coopérative. Cette fois, les produits miracles sont en vente, à prix indexé sur celui du pétrole qui a servi à produire des engrais. « Tu n’as pas d’argent?? On va te les avancer et on déduira de la vente de ta récolte. »

Le paysan sahélien qui cultivait un lopin familial se retrouve alors propulsé par la loi du marché dans la même arène que le gros producteur de plaines américaines?; endetté, puis insolvable. On a ainsi provoqué une misère de masse, bien au-delà de la pauvreté. Le travail que nous faisons au Burkina Faso, au Maroc, au Mali et, depuis peu, au Bénin et en Roumanie, consiste à affranchir les agriculteurs en leur transmettant des savoir-faire écologiques et en réhabilitant leurs pratiques traditionnelles.

Pendant des siècles, on a su travailler la terre sans intrants et sans la crise qui affecte aujourd’hui même les pays dits prospères. Je réfléchis à la création d’un modèle qui s’appellerait “un hectare, une famille, un habitat”. Demain, on ne pourra plus assurer les retraites, les indemnités de chômage. Il faudra réapprendre à vivre avec un potager, un verger, un clapier, un poulailler, une ruche et des petits ruminants. Retrouver une performance qui ne se fonde pas sur une croissance illusoire mais sur la capacité à satisfaire ses besoins avec les moyens les plus simples.

Pierre Rabhi

Pour aller plus loin sur ce sujet on pourra consulter, notamment :
- Le Blog de Pierre Rabhi
- Colibris

http://blip.tv/play/AYLVj3sC.htmlhttp://a.blip.tv/api.swf#AYLVj3sC

Le totalitarisme en pantoufles

Chaque costume est emballé dans des sacs en poly. Séparez Gear sacs pour chaque Suits sont également disponibles sur demande Spacial (sic) . Alibaba, Chine

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Les dictateurs et les bandits manchots exercent un pouvoir totalitaire.
 En Asie, Pol Pot assassinait le peuple. Chez nous, Jack Pot le rançonne.
Philippe Bouvard 

Les parfums du totalitarisme

Est-ce l’émergence d’un totalitarisme insidieux qui est en train de s’installer  dans nos sociétés? Sans trop qu’on s’en rende compte?

Avec tout ce qui se passe sur la planète, on dirait que quelqu’un fait pousser des policiers en serre. On s’attend à voir un gros policier bedonnant, tout beigné, et voilà qu’on se retrouve devant une créature  de la Guerre des étoiles, avec des costumes qui doivent coûter très cher aux contribuables. Ils n’ont pas l’air de se vêtir chez Wall-Mart.

Lors des réunions des G, là où on se partage le gros gâteau du monde des travailleurs, on ne lésine pas sur les moyens. Pour le G20 de Toronto, le Devoir mentionnait le chiffre de

929$ millions.

L’industrie de la  peur

La protection civile est presque devenue une industrie. Ne reste plus qu’à en vanter les retombées économiques. La peur également. J’entre maintenant dans ma maison avec la technique FBI : je me colle le dos au mur, je fais trois tour, j’entre la clef, je tourne lentement la poignée et je tire sur la porte. Toujours le dos gommé au mur. Je ne prends pas de chance. Un terroriste pourrait s’être introduit dans ma demeure. Ou un membre des Navy Seals… Non, je ne prends pas de chance; je me rase chaque matin…

La peur d’aller manifester également. N’est-ce pas décourager les citoyens d’un tel geste faisant partie de la « démocratie »?

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Les peuples protestent. Mais les grands jardiniers des serres de nos avoirs, responsables de l’assèchement des biens  des contribuables et d’avoir renfloué des banques et des compagnies privées, ne cessent leur mouvement d’étranglement menant à l’asphyxie.

La police est là pour maintenir l’ordre, certes. Elle ne s’interroge pas sur la légitimité de « l’employeur ».

Une paire d’yeux; un émeutier.

Des règlements sur mesure

Lors des G8 et G20, au Canada,  on a adopté en catimini une loi qui permet :

A)    D’appréhender toute personne à moins de 5 mètres de la clôture

B)    Exiger une pièce d’identité aux personnes près de la clôture

C)    500$ d’amende à ceux qui refusent se s’identifier et deux mois de prison

D)    Fouiller n’importe qui…

Loi supposément étendue qui existe depuis 1939.Étendue aux sommets des G…   Radio Canada  

 

Le totalitarisme sournois  

Le totalitarisme n’apparaît jamais  soudainement : il est présenté, comme chez Mussolini ou Hitler, en  une idéologie philanthropique pour le bien des peuples.

Mussolini exposait  son totalitarisme  comme un bienfait dans la  formule suivante :

«  Une farouche volonté totalitaire, appelée à délivrer la société des oppositions et des conflits d’intérêts ». De ce « bienfait » se répand la notion du bien et du mal représenté  par tout citoyen devenant un ennemi de la communauté. Ou pire encore : un danger pour les chefs d’État.

Du totalitarisme au pas de l’oie (sic) ou à celui de loi, il n’est qu’un pas.

Les  rideaux d’affaires

Les marionnettes, comme le clame Alex Jones, ne sont que les servants de systèmes politiques qui ont perdu tout pouvoir. Mais ils ont tous les droits… Entre autres,  celui de piger dans nos poches les fonds pour l’achat de costumes et de clôtures.

 

L’État de droit prend de sérieux coups. Les États sont en pleine crise de légitimité. La matrice de cette crise est évidente : les États sont davantage contraints aujourd’hui par les créanciers anonymes que sont les marchés financiers que par la volonté populaire. La légitimité de leur pouvoir était due au fait qu’ils portaient le bien commun et la solidarité nationale. L’impôt – la mutualisation des ressources pour le bien commun, qui est la base même de la légitimité de l’État – nourrit désormais la machine rentière des marchés financiers. Du coup, les États sont en quête d’une légitimité alternative : la légitimité de la peur vers laquelle tous les régimes penchent de plus en plus Bastamag: l’augmentation des émeutes:  un phénomène mondial

Grèce

La seule et véritable démocratie est de reconnaître  la volonté populaire. Les chefs d’États, sourds, sont par le fait même devenus des Gurus mécaniques. Ils rejettent même les concepts et idéaux  qu’ils martèlent dans leurs discours.  Un format démocratique minimaliste, volonté de le modifier ni de l’améliorer.

Nous voilà revenus au modèle hitlérien avec sa SA.

La question est la suivante : certains corps policiers protègent-ils les citoyens ou aident-ils au pouvoir à demeurer en place même si ce dernier abuse de « son autorité »?

Autant de besoins pour mater les peuples sont déjà signe que quelque chose ne va pas…

Le totalitarisme mondialisé

À l’air si cher de la récupération, le système actuel n’est même plus récupérable, il faudra en bâtir  un autre. La crise, la vraie, celle qui ne pourra être prolongée par une carte de crédit, nous frappera  d’ici quelques années, sinon  quelques mois.

Cette bienfaitrice (sic)  mondialisation  a fait en sorte que tout est maintenant relié n’épargnera personne.

La mondialisation qui nous retombe sur la tête c’est celle que l’on a envoyée en l’air à coups de dérégulation, de libre-échange forcené, de privatisations, de délocalisations, de circulation incontrôlée de capitaux et de marchandises, de financiarisation, d’endettement de peuples et d’états. Elle se heurte aux acquis sociaux historiquement constitués qui deviennent ainsi pour nos mondialisateurs des « contraintes internes » qui freinent leurs objectifs et dont ils doivent se débarrasser pour obtempérer aux ordres des marchés. La compétition internationale devient l’arme de l’antisocial et dévaste les territoires. Le mérite du débat sur la démondialisation est de bien montrer l’affrontement des logiques des deux contraintes, l’une fabriquée pour mieux combattre l’autre  [1] et d’identifier les gagnants (les facteurs mobiles : capital et finance, grandes firmes, maffias) et les perdants (les facteurs fixes : peuples et territoires). La démondialisation, le débat interdit

Si c’est un État policier qui protège des ambitions mondiales destructrices, pour prolonger ce système qui nous a appauvris et a miné nos vies ( 30 ans, dit-on),   il est temps d’enlever nos cataractes.

Sans compter que tout cela est payé – et a été payé –  par les peuples eux-mêmes…

Le mouvement « Occupy Wall-Street » est en train de se répandre aux États-Unis. Non seulement  il se répand, mais il s’organise. 800 arrestations. Tout cela pacifiquement. Les mouvements commencent à se déplacer et les groupements se répandre.

Il pourrait, d’ici quelques mois, se mondialiser. Après New York, Chicago, Denver, Los Angeles, San Diego… Il n’y a pas de limites. Des 700 qu’ils étaient, les voilà à 2 millions.

Dès lors, il est possible que les pantouflards se chaussent de bottes pour …protéger le système.

On aura enfin compris que « l’austérité » qu’on nous a vendue comme « définition », n’aura été en définitive qu’un pillage des peuples.

Et une lutte conte une Halloween perpétuée…

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P.S. : dommage qu’on n’enseigne plus réellement l’Histoire. On comprendrait ce qui va bientôt survenir : la  SA  ayant pris trop de pouvoir, elle fut purgée par  La Nuit des longs couteaux  sous prétexte de fomentation de coup d’État. Par une police plus forte que la Police : les SS.

Gaëtan Pelletier