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Dans le ventre de la bête

[Note perso : Complémentaire à Un gigantesque centre d’espionnage en construction dans le désert américain  ...  quand on sait comment Darpa et autre entité militaire laisse passer ses découvertes au compte goutte , on peut entrevoir à quel point on est déjà depuis pas mal de temps sous le règne de la surveillance globale...rajoutez y les fichiers nationaux, banques d'ADN, passeports et autres ID biométriques, réseaux sociaux,  GPS, simulations, mixez la tambouille et jetez un coup d'oeil au dessus de votre épaule .... ]

Surveiller en temps réel l’intégralité des communications mondiales – Internet, téléphone, satellite –, même « cryptées », un rêve d’espion impossible ?

La NSA – l’agence américaine chargée du contre-espionnage, l’équivalent de notre DCRI – s’est lancée dans plusieurs projets qui vont lui permettre de réaliser ce rêve. C’est ce que révèle une longue enquête du magazine américain Wired, écrite par James Bamford, un des meilleurs spécialistes de la question.

Un gigantesque complexe
Bluffdale, une bourgade de l’Utah de la banlieue de Salt Lake City, l’agence s’est lancée début 2011 dans la construction d’un complexe – top secret –, d’une ampleur totalement inédite, destiné à stocker et à analyser des quantités phénoménales de données. Les chiffres donnent le tournis :
  • un coût de deux milliards de dollars ;
  • une surface d’un million de m2, soit cinq fois la taille du Capitole à Washington ;
  • 10 000 ouvriers habilités « top secret » ;
  • une consommation électrique de 65 mégawatts (soit un quart de la puissance électriqueconsommée par Google) ;
  • plusieurs milliers de m2 de serveurs, parqués sous deux gigantesques hangars.
A compter de sa mise en service, programmée en septembre 2013, ce centre va être abreuvé des données recueillies par les satellites, les antennes à l’étranger et les postes d’écoute secrets de la NSA dispatchés sur tout le territoire américain.
L’objectif ? Etre capable de traiter des « yottabits » de données. Soit environ 1 000 milliards de fois plus que les disques durs de grande taille disponibles dans le commerce aujourd’hui. Bamford écrit :
« Etant donné la taille des bâtiments et le fait qu’un terrabit de données peut désormais être stocké sur un disque grand comme le petit doigt, la quantité d’informations qui pourront être stockées à Bluffdale est réellement prodigieuse. Tout comme la croissance exponentielle de la quantité de données qui sont récoltées par la NSA et les autres agences. »
Opération Vent stellaire
Bamford apporte de nouvelles informations concernant l’opération Vent stellaire, lancée en 2001 par la NSA afin de surveiller toutes les connexions Internet et téléphoniques entre les Etats-Unis et le reste du monde, mais aussi à l’intérieur du pays. Bamford explique que l’ampleur de la surveillance opérée par l’agence est bien plus grande qu’imaginée jusqu’ici :
« L’opération Vent stellaire ne comportait pas seulement la surveillance des conversations téléphoniques, mais également l’inspection des e-mails. »
William Binney, ancien mathématicien de la NSA, révèle à Wired que pour ce faire, l’agence a déployé sur tout le territoire des Etats-Unis des postes d’écoute, positionnés sur tous les nœuds importants d’Internet.
Il nous apprend également que la NSA utilise le « deep packet inspection » (DPI), une technique complexe qui permet d’inspecter le contenu de tout ce qui passe par le réseau : e-mails, messagerie instantanée (tchats), contenu des pages Internet consultées, notamment grâce à un logiciel développé par une filiale de Boeing. Bamford écrit :
« Le logiciel cherche dans les e-mails des adresses précises, des lieux, des pays, des numéros de téléphone, des noms de personnes recherchées, des mots-clés, des phrases. Toute communication qui éveille les soupçons est automatiquement copiée, enregistrée. »
« On est à ça d’un Etat totalitaire »
On apprend également que ce programme avait accès aux détails de facturations – l’équivalent des fameuses fadettes – du mastodonte des télécoms américain AT&T, ce qui lui permettait de savoir « qui appelait qui aux Etats-Unis et à travers le monde ».
Binney a quitté la NSA pour protester contre la direction prise par l’agence. Peu avant, il lui avait suggéré d’adapter la surveillance des gens en fonction de leur proximité avec une cible. La NSA a rejeté cette suggestion. « Ils stockent tout ce qu’ils récoltent », estime Binney.
Avec ces données, il est facile de tracer un portrait extrêmement fidèle d’un individu, explique-t-il : « On peut regarder tout le monde, tout le temps. » Et d’ajouter :
« On est à ça d’un Etat totalitaire clé en main. »
Un « super-ordinateur » top-secret
On connaissait l’existence du « jaguar », ce super-ordinateur lancé en 2004, classé un temps comme le plus puissant au monde (aujourd’hui dépassé par un ordinateur chinois).
Mais on apprend dans l’article de Wired que la NSA a également mené un projet parallèle, un super-ordinateur top secret bien plus puissant que son homologue public, achevé en 2006.
Cryptographie : « Une énorme percée »
On apprend (encore) que, dotée de cette puissance de calcul sans équivalent dans le monde, la NSA s’est lancée dans une course que tout le monde croyait perdue d’avance : parvenir à casser les systèmes de chiffrage (la terminologie correcte pour ce qu’on appelle généralement « cryptage ») de données les plus complexes jamais conçus.
L’un d’eux – appelé AES – est aujourd’hui réputé inviolable. La NSA elle-même l’a adoubé. Il est aussi l’un des plus utilisés (par les services secrets, les entreprises, les activistes, les terroristes…). Et l’auteur de nous apprendre que l’agence américaine a récemment établi une « énorme percée » dans ce domaine… sans préciser laquelle. Il explique :
« Le super-ordinateur secret de la NSA est modifié spécialement pour la crypto-analyse, et utilisé pour déchiffrer un ou plusieurs algorithmes spécifiques, comme l’AES. »
C’est ainsi que les pièces du puzzle se mettent en place. Jamais rêve d’espion n’avait été aussi proche de la réalité : des capacités de stockage dantesques, des super-ordinateurs d’une puissance inouïe, des sources de données quasi-illimitées et des technologies de chiffrage susceptibles d’être cassées.
Les contre-espions américains sont « à ça » de pouvoir surveiller, intercepter, analyser et comprendre toutes les télécommunications qui transitent sur la planète.

1 Geostationary satellites

Four satellites positioned around the globe monitor frequencies carrying everything from walkie-talkies and cell phones in Libya to radar systems in North Korea. Onboard software acts as the first filter in the collection process, targeting only key regions, countries, cities, and phone numbers or email.

2 Aerospace Data Facility, Buckley Air Force Base, Colorado

Intelligence collected from the geostationary satellites, as well as signals from other spacecraft and overseas listening posts, is relayed to this facility outside Denver. About 850 NSA employees track the satellites, transmit target information, and download the intelligence haul.

3 NSA Georgia, Fort Gordon, Augusta, Georgia

Focuses on intercepts from Europe, the Middle East, and North Africa. Codenamed Sweet Tea, the facility has been massively expanded and now consists of a 604,000-square-foot operations building for up to 4,000 intercept operators, analysts, and other specialists.

4 NSA Texas, Lackland Air Force Base, San Antonio

Focuses on intercepts from Latin America and, since 9/11, the Middle East and Europe. Some 2,000 workers staff the operation. The NSA recently completed a $100 million renovation on a mega-data center here—a backup storage facility for the Utah Data Center.

5 NSA Hawaii, Oahu

Focuses on intercepts from Asia. Built to house an aircraft assembly plant during World War II, the 250,000-square-foot bunker is nicknamed the Hole. Like the other NSA operations centers, it has since been expanded: Its 2,700 employees now do their work aboveground from a new 234,000-square-foot facility.

6 Domestic listening posts

The NSA has long been free to eavesdrop on international satellite communications. But after 9/11, it installed taps in US telecom “switches,” gaining access to domestic traffic. An ex-NSA official says there are 10 to 20 such installations.

7 Overseas listening posts

According to a knowledgeable intelligence source, the NSA has installed taps on at least a dozen of the major overseas communications links, each capable of eavesdropping on information passing by at a high data rate.

8 Utah Data Center, Bluffdale, Utah

At a million square feet, this $2 billion digital storage facility outside Salt Lake City will be the centerpiece of the NSA’s cloud-based data strategy and essential in its plans for decrypting previously uncrackable documents.

9 Multiprogram Research Facility, Oak Ridge, Tennessee

Some 300 scientists and computer engineers with top security clearance toil away here, building the world’s fastest supercomputers and working on cryptanalytic applications and other secret projects.

10 NSA headquarters, Fort Meade, Maryland

Analysts here will access material stored at Bluffdale to prepare reports and recommendations that are sent to policymakers. To handle the increased data load, the NSA is also building an $896 million supercomputer center here.

Le Congo: un gros biscuit pour les “sociétés développées” ….

L’intention cachée des États-Unis en Ouganda, en Afrique centrale et dans la Corne de l’Afrique est la conquête du pétrole et des ressources minérales stratégiques. La poursuite de Joseph Kony et la protection des enfants ougandais ne sont qu’un écran de fumée, un prétexte pour une « intervention humanitaire » dans une région où les « guerres civiles » soutenues par les États-Unis (Soudan, Rwanda, République démocratique du Congo, Somalie, Éthiopie) ont fait plus de huit millions de morts au cours des 20 dernières années :

“Dans une autre manœuvre visant à atteindre l’hégémonie régionale et surpasser la Chine, les États-Unis cherchent à prendre pied par le biais d’AFRICOM dans le bloc incroyablement riche en ressources qu’est l’Afrique centrale. La République démocratique du Congo (RDC) constitue l’une des plus grandes régions du monde privée d’un veritable gouvernement. Elle contient de vastes gisements de diamant, de cobalt, de cuivre, d’uranium, de magnésium et d’étain, en plus de produire plus d’un milliard de dollars d’or annuellement. Il est tout à fait possible pour les États-Unis d’accroître considérablement leur présence en RDC en invoquant le prétexte de vouloir capturer Joseph Kony. (Nile Bowie, Merchandising and Branding Support for US Military Intervention in Central Africa,Global Research, 14 mars 2012.)

Dans une décision récente, le Pentagone confirme l’envoi de Forces spéciales appartenant au Corps des Marines (United States Marine Corps, USMC), pour former des troupes ougandaises non seulement dans la lutte contre Joseph Kony et l’Armée de résistance du Seigneur (Lord’s Resistance Army (LRA)), mais aussi contre Al-Shabaab en Somalie. Joseph Kony est utilisé comme prétexte pour intervenir militairement dans cinq pays africains:

Jusqu’à maintenant, l’unité opérationnelle a déployé de petites équipes dans cinq pays africains, dont certains sont menacés par le groupe terroriste Al-Qaïda au Maghreb islamique, selon un communiqué de presse du Corps des Marines. (Stars and Stripes, 15 mars 2012.)  Source

«Le Congo est un pays aux richesses fabuleuses, rapporte Serge Blais. On y trouve du pétrole, des diamants, de l’or et du cuivre en grande quantité, ainsi que du cobalt et des métaux précieux, qu’on utilise dans les nouvelles technologies. On y trouve également la deuxième plus grande forêt tropicale au monde (après celle d’Amazonie), ainsi que le deuxième plus grand fleuve (en matière de débit), ce qui procure une richesse en agriculture et en hydraulique. On dit même que si on mettait à profit le potentiel hydroélectrique du Congo, on pourrait électrifier toute l’Afrique! Mais, aussi, le Congo se classe bon dernier selon l’indice de développement humain. Ce pays est donc un immense paradoxe, puisqu’il recèle des richesses fabuleuses, mais aussi une pauvreté épouvantable.»

Serge Blais est chargé de programmes pour la République démocratique du Congo pour le compte de Développement et paix, l’organisme officiel de solidarité internationale de l’Église catholique du Canada. Il a vécu cinq ans au Congo et il y retourne trois ou quatre fois par année afin de superviser les projets que finance son ONG. «Développement et paix est une organisation de solidarité avec les populations qui cherchent à résoudre leurs problèmes, dit-il. Sauf exception, nous n’avons pas de coopérants sur le terrain, nous venons plutôt en appui direct aux populations qui s’organisent sur place.» L’ONG récolte des fonds au Canada pour financer des initiatives conçues et mises en oeuvre par des organisations locales en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

Les conséquences d’un État faible

Ce pays d’Afrique centrale est une fois et demie plus vaste que le Québec et compte dix fois plus d’habitants. C’est le quatrième pays le plus peuplé d’Afri-que, et le plus peuplé de la francophonie. Depuis son accession à l’indépendance en 1960, cet ancien Congo belge s’est successivement appelé Congo-Léopoldville puis Congo-Kinshasa (pour le différencier du Congo-Brazzaville voisin), puis Zaïre jusqu’en 1997. Il est désormais appelé République démocratique du Congo (RDC) ou RD Congo, ou tout simplement Congo. Cette succession de noms illustre l’histoire tourmentée qu’a connue ce pays. Et cette République démocratique n’a rien de démocratique, puisqu’elle est aux mains d’une multitude de brigands.

«Le pays souffre d’une forme d’exploitation qui frise le banditisme», résume Serge Blais. En plus de nos multinationales qui s’en mettent plein les poches, le Congo est aux mains de bandes armées qui contrôlent des portions du pays. «On pourrait dire que ça ressemble au Far West du XIXe siècle, dit-il. C’est-à-dire qu’en l’absence d’un État capable d’assurer le respect des lois sur son territoire, des aventuriers de toutes sortes y sévissent, souvent avec la complicité des dirigeants du pays.»

Ces dernières années, un nouveau joueur s’est ajouté: la Chine, qui investit massivement dans ce pays aux mille richesses. Or, estime M. Blais, le fait que les Chinois sont maintenant présents «ne fait aucune différence». Comme au temps des colonies, «la “métropole” vient chercher les ressources dont elle a besoin pour se développer, dit-il. Le Congo demeure une source de ressources qui sont mises en valeur par d’autres, que ce soient les Européens, les Canadiens, et maintenant les Chinois et les Indiens.»

Victime de guerres civiles à n’en plus finir, on estime qu’au cours des quinze dernières années, de cinq à six millions de Congolais sont morts — soit presque autant que la population du Québec, et le dixième de celle du Congo. Le pays est en outre en proie à une corruption systémique de la part des fonctionnaires de l’État, des policiers et de l’armée. «Ceux-ci ne sont pas payés ou si peu, explique Serge Blais, ce qui fait qu’ils se servent à même la population. C’est ainsi que lorsque le maïs vient à maturité dans les champs, les militaires viennent le voler, ou ils font des barrages sur les routes, ou inventent de fausses taxes dans les marchés… Ils agissent ainsi souvent pour une question de survie, pour nourrir leur propre famille. Mais cela a pour effet de décourager toute population qui tente de s’en sortir.» Source , Le Devoir 

Une vieille “histoire”…. 2006.

Gaëtan Pelletier

Autre article: L’Afrique et le redéploiement militaire des U.S.A

L’Afrique et le redéploiement militaire des USA.

Komla KPOGLI

Le 5 janvier dernier, le président des USA, Barack Hussein Obama présentait, dans un discours, la nouvelle stratégie militaire américaine. Tout en annonçant quelques coupes dans les dépenses militaires (487 milliards de dollar US sur 10 ans), Obama a prévenu la planète qu’elle ne doit pas voir là une perte de la suprématie américaine. Au contraire, les USA demeurent la “première puissance militaire du monde” a averti Obama qui a souligné que bien que soumis à un régime d’amaigrissement, les USA “vont maintenir leur supériorité militaire avec des forces armées qui seront agiles, flexibles et prêtes à réagir à l’ensemble des circonstances et des menaces” et seront capables malgré tout d’affronter plus d’un adversaire n’importe où dans le monde. Aussi, apprend-on, les USA se redéployent militairement dans le pacifique et privilégient l’arme navale et aérienne. Deux pays sont essentiellement visés par ce plan : l’Iran et la Chine. Cette dernière dont la puissance ne cesse de croître a besoin d’être contenue. La Chine n’étant pas dupe a déjà réagi et entend se donner des moyens militaires supplémentaires. “Nous renforcerons notre présence en Asie-Pacifique et les réductions budgétaires ne se feront pas aux dépens de cette région cruciale”, a précisé Obama qui n’a pas évoqué l’Afrique dans cette nouvelle stratégie militaire.

Si Obama n’a pas évoqué l’Afrique dans son discours sur la “nouvelle” stratégie militaire des USA, n’allons pas croire que ceci est un manque d’intérêt et en conséquence que l’Afrique n’est pas concernée par ce redéploiement.

La vérité est qu’historiquement, tout d’abord, l’Occident essaie de toujours présenter l’Afrique comme un continent sans intérêt et hors du monde. Ainsi, dans les grandes questions internationales, l’Afrique est, au mieux, passée sous silence. Au pire, on la décrit comme n’apportant rien de positif au monde. Ceci est fondamentalement faux, car si un continent a autant suscité de convoitises et de conflits interétatiques c’est bien l’Afrique qui est non seulement par sa situation géographique un continent au coeur du monde mais encore elle est un gigantesque panier de ressources en matières premières pour les pays industrialisés.

Ensuite, en se redéployant en Asie Pacifique, les USA tentent de bloquer la Chine dans son élan, en la confinant dans les limites de ses frontières, avec en toile de fond l’Afrique où la Chine ne cesse d’acquérir des espaces (ces acquisitions restent à consolider par des outils militaires) qui sont jusqu’ici considérés par les occidentaux comme leur domaine réservé.

Aussi, en misant sur les forces aériennes et navales, les USA confirment leur volonté de garder leur main mise sur les airs et surtout les océans qui regorgent d’immenses ressources jusqu’ici peu exploitées, en même temps qu’ils servent de voies de transports. Là encore l’Afrique est en toile de fond, car de nombreux échanges dans le monde se font au travers des mers africaines. C’est le cas des échanges entre l’Occident et l’Orient qui passent par l’ensemble des mers africaines en toute liberté et quasi-gratuitement.

Enfin, pas besoin de citer clairement l’Afrique dans ce discours alors que le dispositif d’AFRICOM avance dans sa réalisation à grands pas.

Au total, l’Afrique est au coeur de ce redéploiement militaire. Mais étant donné qu’elle est totalement paralysée actuellement par une gouvernance coloniale pour qui n’a de conception militaire qu’un corps de milices armées qui terrorise les populations civiles contestataires, l’Afrique ne peut réagir. Ceci d’autant plus que ces fameuses armées africaines sont des constructions coloniales liées aux puissances diverses notamment occidentales par des accords militaires au nom desquels armes (désuètes mais elles suffisent pour contenir des populations africaines désarmées depuis dès les premiers jours de la colonisation), formation, assistance technique…sont distillées. Autant dire que ces fameuses armées africaines n’ont pas de vision du monde, leur seule raison d’existence étant de maintenir les populations africaines dans le cadre colonial.

Aussi, nous africains, nous-mêmes avons été conduits à avoir une vision fondamentalement pacifiste du monde. C’est dire combien il nous sera difficile de comprendre que c’est la loi des armes qui dirige le monde et les relations internationales. Toutefois, nous (combattants pour une autre Afrique) avons l’obligation, si nous voulons vivre et relever la tête, de travailler à doter l’Afrique d’armées véritables qui, avec des armes les plus puissantes possibles sous une gouvernance fondamentalement panafricaniste, protègeront aussi bien notre peuple que toutes ses richesses pour le moment accaparées par d’autres peuples qui en profitent pour résoudre leurs problèmes pendant que nous, africains, mourons de faim sur des mines d’or.

Komla KPOGLI

Web : http://lajuda.blogspot.com