Obama: de l’esclave à L’ESCLAVE…

2-décembre-2009

“La guerre n’est pas perdue”, a déclaré le président américain Barack Obama à l’Académie militaire de West Point mardi soir.

Souhaitant que l’engagement américain en Afghanistan ne devienne pas un nouveau Vietnam, le président a précisé devant les cadets que cette fois, l’Amérique ne tournerait pas le dos pour panser ses morts. La comparaison est selon lui “une fausse lecture de l’histoire”. Contrairement au conflit vietnamien, a-t-il rappelé, les Etats-Unis sont soutenus en Afghanistan par 43 pays, et ils n’ont pas face à eux un soulèvement large de la population.

Il a nié que sa réflexion ait pu freiner l’effort de guerre, expliquant qu’il avait souhaité avoir une vision large du dossier, pour que “la mission soit clairement définie et une noble cause”. Ainsi, il a pu “poser les questions qui font mal, et explorer les différentes options”.

Le président américain Barack Obama a donné l’ordre d’envoyer 30.000 soldats supplémentaires en Afghanistan “le plus vite possible”. Il a indiqué qu’il enverrait des Marines combattre sur le terrain en Afghanistan dès Noël, et que les premières troupes seraient de retour en juillet 2011, après 18 mois. Ce déploiement doit permettre de “cibler l’insurrection et sécuriser les centres les plus peuplés” a poursuivi Barack Obama. Yahoo

Le soufflet noir

  • soufflet, un outil, constitué de toile ou de cuir, pouvant se replier, pour expulser de l’air, afin d’attiser un feu domestique, ou de diriger cet air vers des organes sonores dans des instruments de musique comme l’accordéon ou l’orgue ;

Pathétique Obama ! Assez triste qu’un noir soit devenu l’esclave d’un système … Les mains liées,la langue liée, le tout dans le déni de la réalité étasunienne. Le grand rêve américain est redevenu à plat, comme une recette …

Un soufflé de crème brûlée…

Un pain blanc toasté.

Les États-unis allaient changer de «politique»… Les ficelles de ce pays sont trop nombreuses pour crier le mot «liberté». Il n’existe plus de liberté aux États-unis. Il n’existe que 325 millions d’humains accrochés à leurs anciennes habitudes, déployées partout, sous des formes fantomatiques mais agissantes.

Le «pays» vient d’avaler un autre humain. Celui qui incarnait la «propreté» et le grand nettoyage n’est  devenu qu’une pièce dans un puzzle de plus en plus difficultueux. Les noirs de l’âme à la Cheney se mélangent aux blancs de l’âme à l’Obama.

C’est l’image du pays.

Pendant que le citoyen moyen mange ce plat indigeste qu’il se voit forcer d’avaler.

Comme si un citoyen pouvait acheter un tank pour protéger sa maison.

Rendus là.

Là ou ça ne mène à rien sinon qu’à une enfilades de guerres toutes perdues.

Ceux qui ont gagné, ce sont ceux qui ne vivent que dans une réalité de parano-schiziphréniques ou le gris domine.

L’âme américaine est moribonde.

Elle n’est plus qu’une image cultivant des images. Un leurre engrossé par la falsification.

Forclusion

DR. Forme particulière de déchéance faisant perdre à une personne la faculté d’exercer un droit par suite de l’expiration d’un délai. La demande d’adhésion doit être formulée, à peine de forclusion, dans le délai d’un an à compter : − soit du 22 août 1967; − soit de la date à laquelle les intéressés cesseront de bénéficier (…) d’un régime d’assurance maladie-maternité (Réforme Séc. soc., 1968, p. 19).

 

Les Etats-Unis : un bateau ayant plus de cordes que de bois.

Et Monsieur Obama est un noir embarqué dans un bateau blanc.


L’Histoire qui se répète… Allemagne-Israël

27-octobre-2009

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Je vous invite à partager une vision humaniste d’un monde où le «progrès» nous a menés à une folie qui démontre que les «adultes» ne savent pas gérer un monde, une toute petite planète. Les «grands» de ce monde ont de grands «projets». Les enfants eux, ainsi que les gens simples ne veulent que vivre une vie simple.Et les femmes qui mettent au monde ces enfants? Des victimes de barbares dégrossis, salauds, nominalistes, etc.

Nous avons tout pour vivre en paix et laisser les enfants jouer et devenir de vrais adultes.

Qu’est-ce qui ne va pas en ce monde?

Sera-t-il toujours ainsi?



Pour la suite, allez visiter Les 7 du Québec.

http://les7duquebec.wordpress.com/2009/10/27/allemagne-1940-israel-2009/

François Marginean

Les nouvelles internationales

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Thanks for visiting!

For people who come here visiting «do not ask yourself what you can do for your country, ask yourself NOW what your country can do for you».
History simply shows that our leaders can not make us live in peace, but cultivate war for interests that we are poorly known. So to speak …
It is useless to struggle through ideas, visions, if they are in their results that the people are suffering in slavery.
Whatever the “side”, the facts are there. View all pictures of the wars, there are no heroes, only children, women, old people who die or suffer for unknown causes…
What causes? What causes deserve this barbarism?
As humans we have the right to live a peaceful life. Ask yourself if your government has led you to this peaceful life. It is simply the failure of a world that uses human by a huge lying.
The facts are there.

Guns, Children, Women, blood, misery …
Progress?
Nice progress!
If democracy leads to this, we have a big problem. Our representatives do nothing to make us live in peace. And while the protocol is a big farce that makes us not laugh, but cry.
Blood has no country or policy: it flows in red in everyone. Maybe it’s the only colour we share.
So where is the real progress of our world?
These images are there to show that we have made progress: a pain to another.
Whatever the political or monetary so «called» reason or goals.
Suffering has no cause, it has only effects …
Leaders can wash their hands but they can not clean history.
They make it. In a clumsy and bad way. Both maybe…
Yesterday… Today… What is the difference?
A visible failure: killing is more important than living…



A(H1N1) : LA GUERRE DES MONDES

22-septembre-2009

La  Guerre des mondes est un film que j’adore. Surtout la version 1953. Quoique la version de Spielberg est excellent…

Les extra-terrestres venus de Mars envahissent la Terre en usant de « rayons ardents », d’armes chimiques et de tripodes. Après avoir facilement défait la résistance humaine, les Martiens dévastent l’est de l’Angleterre, Londres incluse. N’étant pas immunisés contre les maladies terriennes, ils finissent par mourir. La narration est faite par un journaliste rescapé des premières attaques, qui cherche à retrouver son épouse en errant à travers un pays désert et désolé. Guerre des mondes

Ces «monstres» venus de l’espace, je ne vous cacherai pas la fin, ont été éliminés par un simple virus de rhume… C’est l’envers des blancs venus conquérir l’Amérique qui tuèrent bien des «aborigènes», étant porteurs de virus qui n’existaient pas dans «la nature».

La Nature a eu raison de l’énorme techno, cette fabulatrice qui nous mène depuis la fin des saignées et la grande aventure de la «petitesse» des bibittes qui nagent à longueur de journée dans notre corps : bactéries et virus.

Malgré toute la panoplie de médicaments, des génies chercheurs, des laboratoires sophistiqués… On n’a pas encore vaincu le rhume.

À vos souhaits!

C’est bien joli. Mais si on faisait la somme de toute l’argent dépensée depuis un siècle pour éradiquer cette malice qui a tendance à muter plus vite qu’un chef de pupitre à Radio-Canada, on aurait de quoi nourrir les enfants du Tiers-Monde … et leur donner de l’eau pour se laver les mains… Un peu de nourriture.

Grippe A(H1N1) : le ministère de la Santé fait des réserves Cyberpresse, Pascale Breton

Mis en place en 2006, dans la foulée de la grippe aviaire, le plan de préparation de Québec prévoyait que 35% de la population serait touchée. Il fallait donc tenir compte que la pandémie ferait 2,6 millions de malades, nécessiterait 34 000 hospitalisations et entraînerait 8500 décès.

Ainsi, 53 millions de paires de gants ont été achetées, 37 000 unités de gel antiseptique, 2,5 millions de blouses non stériles, 23 millions de masques, 15 millions de seringues, 12 000 contenants pour entreposer les seringues usagées.

Stéthoscopes, lits, respirateurs, visières ou thermomètres, la liste de matériel est longue. Elle inclut également 70 sortes de médicaments différents que l’on retrouve habituellement dans les hôpitaux, principalement des antibiotiques.

À cela s’ajoute également l’achat de 15 millions de doses d’antiviraux comme le Tamiflu et le Relenza. L’approvisionnement est constant puisque le ministère doit s’assurer que les médicaments ne sont pas périmés.

Si j’étais né de la dernière pluie, je serais flabbergasté (sic). (ébloui, pantois, syncopé, etc).

Je ne sais si vous avez noté, comme c’est la mode, on vire le gilet à l’envers.

Ils ne viennent plus de l’espace, mais de nous.

Les envahisseurs sont tout menus. Si petits qu’ils se font un monde de vos mains.

C’EST NOUS QUI SOMMES HYPER TECHNO!

Puis-je rappeler, qu’il y a à peine quelques heures, un article de journal nous conseillait qu’il était préférable de se laver les mains au lieu d’utiliser des gels antiseptiques?

Raison : ils risquent de rendre les bactéries et les virus résistants.

Ce doit être la raison pour laquelle la bactérie mangeuse de chair et autres bestioles microscopiques ont tant de plaisir à vivre dans des hôpitaux : c’est le meilleur endroit pour se payer une petite mutation.

Il y a quelques années, une famille de souris s’est installée dans la maison.

Depuis, je me suis procuré 144 pièges au  Dollarama

Bienvenue les souris!

C’est l’heure de la bonne nouvelle

C’est le titre d’une vieille émission qui parlait de Jésus, avec un type moustachu qui saccadait ses phrases. Celui qui marchait sur les eaux… Pas le présentateur, Jésus…

La bonne nouvelle c’est qu’à l’envers des années 60 où on craignait la bombe atomique, les dirigeants, en secret, se fabriquaient des terreaux de luxe : les abris anti-nucléaires  pour l’élite.

Il fallait que l’élite survive pour «remettre à flot» ce monde… qu’ils avaient eux-mêmes floués par leur jeu de guerres.

C’était secret.

Je ne suis pas naïf. Je sais qu’on veut notre bien… Au prix où ça coûte, on l’a déjà.

J’en conclu que le secret de cette élite a encore trouvé le moyen de se démarquer :

Elle se lave les mains.

Et pour faire un jeu de mots à la Pérusse : Nous le savons.

Y a pas de secrets, y a pas de complots. Il n’y a que des crétins. Les crétins c’est comme les cultures en éprouvettes : si vous lui accordez un diplôme de Dr, et que vous le laisser se cultiver dans un laboratoire, il risque de boursouffler, de muter vers la direction, de cultiver les placements pour les actionnaires.

Même si c’est «nous le savons», il vous vendra du gel.


HIROSHIMA MON DÉSAMOUR

10-septembre-2009

À son ton naturellement tranchant, il ajouta la suffisance
d’un parvenu. [Rousseau, Les confessions]

« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

Rabelais

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Il ne faut pas oublier les 140 000 personnes qui sont mortes, rein qu’en 1945, à cause de cette bombe. Il ne faut pas oublier que les USA en lâchèrent une deuxième sur Nagasaki quelques jours plus tard. Face à ces actes inqualifiables, la destruction du World Trade Center est presque une anecdote de l’histoire. J’exagère, bien sûr: les deux événements témoignent de l’absurdité d’une logique de mépris, de haine et de guerre, mais les USA pourraient avoir un jour la décence d’admettre qu’ils ont commis en 1945 deux des pires crimes jamais commis contre l’humanité !!! Lettre au Devoir, BG

La pierre au bout du bâton

On a conclu un jour que le singe était intelligent en s’outillant  d’ une paille dans un nid de fourmis : les fourmis s’y agrippent puis  le singe retire la paille et s’en faire une  brochette.

La guerre a des sources diverses. Pendant des milliers d’années,  elle est demeurée négligeable en regard de cette «grande» planète qu’est la Terre. Pierres, javelots, arcs et flèches, furent les outils de tueries pour des causes diverses.

Fier de ses muscles, ce bipède, pas encore chaussé de Nike, courait avec un cache-sexe après son «belligérant». Il n’avait probablement pas encore inventé le feu, mais celui qui courait devant l’avait là où le «bât» blesse.

L’évolution de la technologie des guerres

L’arc et la flèche apparurent il y a environ 20,000 ans. Une manière de frapper sans trop s’approcher du combattant. Deux pièces étant réunies, il n’en fallait plus qu’une troisième pour créer l’ armes à feu Les chinois,  au VII ième siècle…(version bêta… :-) .  Les européens, presque mille ans plus tard.

Notre déluré se fit un trio de génie : il flanqua feu, pierre dans un tuyau pour la propulsion. On commençait à prendre ses distances pour surveiller ses arrières.

Ce fut le premier trio Mc-Do de l’Histoire. Il servait à faire manger de la misère à la race humaine.

Notre homo-diafoirus  (sic) avait découvert qu’il valait mieux se servir de son cerveau  pour protéger ses muscles. Il en usa pour élargir- en mythomane naissant- sa «gamme» : de l’arme légère, il passa à l’arme lourde. Puis  à la multiplication…

Grossir et multiplier. C’était inventer… Son chromosome d’hypocrisie – au stade dormant – se résumait à copier-coller les animaux qui changeaient de camouflages selon les saisons et les climats, paysages, etc. Alors, il se barbouillait la face pour se fondre dans le décor. Plus tard, le fessier bien au chaud, il inventa le complet et la cravate. Voilà que l’œil est incapable de distinguer un salaud d’un bon gars.

Et certains, non contents de se fondre dans le décor, décidèrent de fondre le décor.

Les «échantillons» d’Homme

Étrange que dans un monde où l’on vend des produits sophistiqués en distribuant des échantillons pour taquiner le consommateur, la société a tendance à réduire notre «produit» humain en un échantillon.

On présume toujours que la haine est la cause principale des guerres. En un sens… C’est le jeu de la tire la barbichette. Mais cela va bien plus loin et est  bien plus profond.

Se venger d’avoir reçu un baffle n’est pas suffisant pour les …suffisants. L’esprit de vengeance affidée à la gloriole de la science, se permet des démonstrations grandioses sans regard à la nature du «un», de chaque être humain : un point sur une carte.

À partir de cet Alzheimer avant la lettre, il n’y a plus eu  de morale qui tienne : on peut bien tuer mères et enfants. L’émotion est perçue comme une faiblesse. Les grands projets sont ceux qui causent les grands drames. Les larmes ? De l’eau d’œil. Voilà notre grisé de la matière qui s’éloigne de plus en plus des «autres».

Le «moi» vient d’être aspiré dans l’égo. Et l’égo utilise de nouveaux outils,  toujours du copier-coller des inventions, pour ce petit singe devenu grand.

L’invention des inventions

La «science» est probablement la plus vaniteuse et la plus fermée des approches humaines. Elle est basée sur des «preuves», des amoncellements de recherches sous le grand chapiteau des mathématiques. Et une multitude de tricheries.  Les chiffres sont le langage des bègues  de l’esprit.

Tesla disait qu’il n’était pas un inventeur mais un découvreur. Observer le monde et découvrir. Et c’est sans doute la raison pour laquelle les chinois inventèrent la poudre à canon.   Découvrir est un progrès en regard de la science. Inventer peut être la pire affliction pour l’humanité. Car, au fond, elle peut créer des combinaisons ( feu, poudre, tubes) bien sophistiquées sans buts «lucratifs» humains…Simplement par démonstration de force.

La science s’est inventé un crédo… Pas meilleur  que la religion. C’est juste que la chaîne de chromosomes de «pensées» a été si savamment orchestrée qu’elle est devenue…foi.

Une beurrée d’égos

Si science  et religion font bataille. Ne vous plaignez pas de voir apparaître un Témoin de Jéhovah le samedi matin. Ils sont inoffensifs.

Quand un pays achète des cerveaux et des égos – ex.  (Von Braun )-  pour enfler son «portefeuille» de réussites de peuplade et qu’il  le greffe à d’autres «sciences», le peuple s’en fait une réussite sociale et des parades de rues.  De sorte que qu’un bœuf nourrissant une flopée de crapauds – par propagande – fait ballonner le troupeau en mal d’estime.   On surchauffe la locomotive d’État pour bouffir en brodant la courtepointe de couleurs si variées que le cerveau en perd un œil…

L’achèvement : Hiroshima, mon désamour

Quand un cerveau fut uni à un autre cerveau… ils s’aimèrent. Comme Roméo et Juliette. Ils se marièrent en gris… Matière obligeant…

Et un bel apogée naquit : un enfant contre nature : la bombe atomique…  Ayant compris la structure de la matière  du canon, dans une grande frénésie, ils décidèrent d’en faire exploser les particules. Au buffet froid de la guerre, on avait savamment préparé «Un champignon pas du tout comestible» ( Sacha Guitry).

Quelques nombrils firent l’amour aux nombrils. Mais en secret… (Les complotistes  ne sont pas toujours sur le net…)

La grande décision ! Car bafoué par Pearl Harbour, Ô Honte !  Il fallait faire preuve de courage.

Le singe à mallette et  décida de donner une leçon aux japonais. Il lança la bombe sur une cible civile : Hiroshima. On the double ! Nagasaki.

Pourtant, des pourparlers de redditions avaient vraisemblablement déjà été entrepris.

Toutes les raisons sont bonnes quand on a un esprit «scientifique», un pays à «défendre» et des leçons à donner. Mais il y avait plus que ça : l’entrée en guerre de L’U.R.S.S contre le japon. Toutefois, après deux bombes, une troisième était prévue pour la fin d’août… La guerre froide avait débuté bien avant entre la Russie et les États-Unis. Une démonstration de force allait peut-être décourager la Russie…

Bref, tout était préparé, reddition ou non. On avait réussit à créer un champignon si vénéneux, que deux villes allaient disparaître  de la carte d’un seul «œuf de B-29» ( Robert Charlebois).

«Le 20 Juillet, 1945, sous les instructions de Washington, je suis allé à la conférence de Potsdam et faire rapport  au secrétaire [de guerre] Stimson sur ce que j’avais appris de Tokyo: ils souhaitaient se rendre à la condition de pouvoir  conserver l’empereur et leur constitution en tant que une base pour le maintien de l’ordre et la discipline au Japon après que la nouvelle dévastatrice fut apprise au  peuple japonais The Decision to Use the Bomb by Gar Alperovitz ( traduction : l’auteur)

Mais voulait-on vraiment écouter le discours des japonais ?

Le transfert de la tumeur

Fendre un crâne en deux ne modifie pas le cours de l’Histoire. La dangerosité des grandes réalisations humaines est que notre «sauvage» a pris encore plus de distance que la flèche et l’arc avec ses adversaires. Pis encore, ces grandes réussites techniques, conjointées à un crapaud en délire devant ce miracle de calculs, a donné naissance à des rejetons de la Little Boy qui pulvérisa Hiroshima.

La première tumeur sur le visage de la Terre.

Cette puissance permet de trancher la planète en deux, comme un crâne minuscule dans l’Univers.

Cette démence de réussites  techniques   mit au monde une génération amorale, gonflée de ses réussites comme des supers «little boys» enfermant – par soir d’été – des lucioles dans un bocal.

La sagesse-escargot de l’Humanité ne pourra plus rattraper ces zombies dont la tumeur enfle en même temps que les réussites de ces  tueurs en série pieux.

C’est une nouvelle peuplade que l’on on nommait jadis «sauvages».

Elle s’est reformée en un clan de distingués. Très distingué…

Mais ne lui ouvrez pas la porte le matin…

Le testament charbonneux

Tous ceux  de cette «race» qui sont passés dans l’Histoire, et qui dorment maintenant sous six pieds de pissenlits, ont laissé un héritage bien sombre à l’Humanité. Les éclopés des guerres – enfants, femmes, vieillards – les gens simples qui n’aspirent qu’au bonheur tranquille portent tous une cicatrice de ces «grands» violeurs de la paix, «innocents» créateurs de souffrances.

L’autre partie de leur «testament» est encore plus horrifiante : les idées, les haines, les inventions  et leurs valeurs funèbres qu’ils ont léguées se perpétuent. Avec elles, la tumeur.

La bonté et la chaleur humaine sont des démonstrations de fusion.

La haine et la vanité sont des fissions avec nos semblables.

Les  morts «important» sont de loin plus  dangereux que les vivants simples :  les gens normaux ne laissent rien en partant, sinon que quelques photos et bien de l’amour.

Heureusement (sic) nous sommes parvenus à l’ère de ce que d’aucuns nomment   les bombardements chirurgicaux.

À quoi donc a servi Hiroshima ?

Mon père est plus fort que le tien.

Et ta mère ?


LES ANTI-AMÉRICAINS…AMÉRICAINS

25-août-2009

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C’est la question que nous nous posons tous: que pensent les étatsuniens de leur pays? À en croire l’article de John Pilger… la même chose que nous. L’attitude des États-Unis est jugée de l’intérieur mais, on dirait, bien étouffée par une élite dirigeante. Comme toute «démocratie», elle n’existe plus qu’en format vernis, ainsi que la grande illusion qu’ils s’obstinent à entretenir à un coût exorbitant. C’est déjà là une blessure interne infligée à ce peuple qui cherche la paix, alors qu’on leur vend une guerre «perpétuelle» sous toutes ses formes.

« L’histoire sans mémoire », écrivait le magazine Time à la fin du 20eme siècle, « confine les Américains dans une sorte de présent éternel. Ils sont particulièrement incapables de se souvenir de ce qu’ils ont infligé aux autres, par opposition à ce qu’ils ont fait pour eux. »

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John Pilger

Mourn on the fourth of July

Adaptation d’une conférence « Empire, Obama et le Dernier Tabou » donnée par John Pilger à Socialisme 2009 à San Francisco, le 4 juillet.

Texte Original
Mourn on the 4th of July (*)
http://www.johnpilger.com/page.asp?partid=539

Traduction VD pour le Grand Soir  http://www.legrandsoir.infohttp://www.legrandsoir.info/Aux-larmes-citoyens.html

***

Un jour j’ai demandé à une amie, grand correspondant de guerre et humaniste, Martha Gellhorn, de m’expliquer ce terme. « Je vais vous dire ce que signifie « anti-américain », m’a-t-elle répondu. « C’est comme ça que les gouvernements et les intérêts qu’ils défendent appellent ceux qui honorent l’Amérique en s’opposant à la guerre et au pillage des ressources naturelles, et qui croient en l’humanité. Il y a des millions de ces anti-américains aux Etats-Unis. Ce sont des gens ordinaires, qui n’appartiennent à aucune élite, et qui jugent leur gouvernement en termes moraux, même s’ils emploient eux-mêmes plutôt le terme de « décence élémentaire ». Ils ne sont pas vaniteux. Ce sont des gens qui ont une conscience éveillée, qui constituent le meilleur du peuple américain. On peut compter sur eux. Ils étaient dans le Sud avec le mouvement de défense des droits civiques pour faire abolir l’esclavage. Ils étaient dans la rue pour exiger la fin des guerres en Asie. Certes, ils disparaissent de temps en temps, mais ils sont comme des graines sous la neige. Je dirais qu’ils sont véritablement exceptionnels. » EXTRAIT.

***

La mousson avait tissé d’épais voiles de brume au-dessus des hauts plateaux du centre du Vietnam. J’étais un jeune correspondant de guerre et je bivouaquais dans le village de Tuylon avec une unité de marines US investis de la mission de gagner les coeurs et les esprits. « Nous ne sommes pas ici pour tuer, » a dit le sergent, « nous sommes ici pour partager la Liberté à l’Américaine comme indiqué dans le Manuel de Pacification. L’objectif est de gagner les coeurs et les esprits des gens, comme c’est écrit à la page 86. »

Le titre de la page 86 était WHAM [Win Hearts And Minds – « gagner les coeurs et les esprits » mais aussi une onomatopée pouvant être traduite par BANG – NdT]. L’unité du sergent était appelée une compagnie d’action combinée, ce qui signifiait, dit-il, « Les lundis, nous les attaquons, et les mardis nous gagnons leurs coeurs et leurs esprits ». Il plaisantait, mais pas tant que ça. Debout sur une jeep à la limite d’une rizière, il a annoncé par porte-voix : « Sortez, tout le monde. Nous avons du riz, des sucreries et des brosses à dents pour vous. »

Silence. Pas l’ombre d’un mouvement.

« Bon, écoutez bien les niakoués, ou vous sortez de vos cachettes ou nous irons vous chercher ! »

Les habitants de Tuylon sont finalement sortis et se sont mis en rang pour recevoir des paquets de riz long grain Uncle Ben’s, des tablettes de chocolat, des ballons gonflables et plusieurs milliers de brosses à dents. Trois WC portables jaunes alimentés par batteries furent mis de côté en attendant l’arrivée du colonel. Lorsque le colonel est arrivé le soir, le chef du district fut convoqué et les WC portables dévoilés.

« M. le Chef du District, et vous tous, » a dit le Colonel, « ces cadeaux représentent plus qu’un ensemble d’objets. Ils portent l’esprit de l’Amérique. Mesdames et messieurs, il n’y a pas d’autre endroit au monde comme l’Amérique. Elle est la lumière qui me guide, et qui vous guidera aussi. Voyez-vous, là-bas chez nous, nous nous disons que nous avons beaucoup de chance de vivre dans la plus grande démocratie que le monde ait jamais connue, et nous voulons partager notre bonne fortune avec vous tous, braves gens. »

Thomas Jefferson, George Washington et Davy Crockett ont eu droit de cité. Il a prononcé maintes fois le mot « phare » et tandis qu’il évoquait la « cité sur la colline » de John Winthrop, les marines ont applaudi, et les enfants ont applaudi aussi sans avoir compris un traître mot.

C’était une belle démonstration de ce que les historiens appellent « l’exceptionnalisme », cette notion selon laquelle les Etats-Unis ont le droit divin d’apporter ce qu’ils appellent la liberté et la démocratie au reste de la planète. Il ne pouvait surtout pas être dit que ces termes cachaient simplement un système de domination, ce que Martin Luther King décrivait, peu avant son assassinat, comme « la plus grande source de violence au monde ».

Comme l’a fait remarquer ce grand historien des peuples, Howard Zinn, Winthrop, avec sa “cité sur la colline”, faisait référence à une colonie du 17eme siècle dans le Massachusetts, Bay Colony, nimbée d’une bonté et d’une noblesse infinies. Mais sa description était rarement confrontée à la réalité de la violence des premiers colons pour qui le fait de brûler vifs 400 Indiens Pequot constituait « une joie triomphante ». Les massacres innombrables qui ont suivi, écrit Zinn, étaient justifiés par « l’idée que l’expansionnisme américain était l’oeuvre d’une volonté divine ».

Il y a peu, j’ai visité le Musée Américain d’Histoire, dans le cadre des célébrations du Smithsonian Institution à Washington, DC. Une des expositions les plus populaires était « Le Prix de la Liberté : les Américains en guerre ». C’était pendant les vacances et des longues files de visiteurs, dont de nombreux enfants, défilaient respectueusement devant une sorte de grotte du Père Noël dédiée à la guerre et à la conquête et où des messages sur la « grande mission » de la nation étaient dispensées. On y trouvait un hommage rendu aux « américains d’exception qui ont sauvé un million de vies » au Vietnam, où ils étaient « déterminés à stopper l’expansion communiste. » En Irak, d’autres coeurs vaillants « ont effectué des frappes aériennes d’une précision sans précédent. » La description révisionniste de deux des crimes les plus épiques des temps modernes était moins choquante que l’ampleur des omissions.

« L’histoire sans mémoire », écrivait le magazine Time à la fin du 20eme siècle, « confine les Américains dans une sorte de présent éternel. Ils sont particulièrement incapables de se souvenir de ce qu’ils ont infligé aux autres, par opposition à ce qu’ils ont fait pour eux. » De manière ironique, c’est Henry Luce, le fondateur de Time, qui avait prédit en 1941 que le « siècle américain » serait celui d’une « victoire » sociale, politique et culturelle américaine sur l’humanité et le droit « d’exercer sur le monde tout le poids de notre influence, pour les objectifs qui nous conviennent et par les moyens qui nous conviennent. »

Tout ceci n’est pas destiné à vous faire croire que les Etats-Unis ont l’exclusivité d’une telle vanité. Les Britanniques ont souvent présenté leur violente domination d’une bonne partie du globe comme une avancée naturelle de gentlemen chrétiens qui cherchaient d’une manière altruiste à civiliser les indigènes, et les historiens de la télévision moderne perpétuent ce mythe. Les Français aussi célèbrent toujours leur « mission civilisatrice » sanglante.

Avant la deuxième guerre mondiale, le mot « impérialiste » était considéré comme une médaille politique que l’on arborait avec fierté en Europe, alors qu’aux Etats-Unis on lui préférait le terme « age de l’innocence ». L’Amérique était différente du Vieux Continent, affirmaient les mythologistes. L’Amérique était la Terre de la Liberté, indifférente aux conquêtes. Mais que dire alors de l’appel de George Washington en faveur d’un « empire à construire », et celui de James Madison pour « jeter les fondations d’un grand empire » ? Que dire de l’esclavage, du vol du Texas au Mexique, de la soumission sanglante de l’Amérique centrale, de Cuba et des Philippines ?

La mémoire nationale qui est imposée relègue ces éléments dans les marges de l’histoire et le mot « impérialisme » a été pour le moins discrédité aux Etats-Unis, surtout après qu’Adolf Hitler et les fascistes, avec leurs idées de supériorité raciale et culturelle, aient légué un sentiment de culpabilité par association d’idées. Après tout, les Nazis étaient eux aussi fiers d’être des impérialistes, et l’Allemagne aussi était « exceptionnelle ». L’idée d’impérialisme, le mot même, fut littéralement bannie du vocabulaire américain, « parce qu’il attribuait à tort des motivations immorales à la politique étrangère de l’occident, » selon un historien. Ceux qui persistaient à employer ce terme étaient « inspirés par la doctrine communiste » ou des « nègres intellectuels qui avaient des comptes personnels à régler avec le capitalisme blanc ».

Pendant ce temps, la « cité sur la colline » continuait à être le phare de la rapacité tandis que le capital US s’apprêtait à réaliser le rêve de Luce en recolonisant les empires européens après la guerre. C’était « la marche en avant du libre entreprise ». En réalité, la marche était impulsée par le boom d’une production subventionnée dans un pays qui n’avait pas été ravagé par la guerre : une sorte de socialisme pour les grandes entreprises, ou un capitalisme d’état, qui a permis à l’Amérique d’accaparer la moitié des richesses de la planète. La pierre angulaire de ce nouvel impérialisme fut posée en 1944 lors d’une conférence des Alliés à Bretton Woods, dans le New Hampshire. Présentée comme « des négociations pour la stabilité économique », la conférence a marqué le début de la conquête par l’Amérique de la majeure partie du reste du monde.

Ce que l’élite américaine exigeait, écrit Frederic F Clairmont dans The Rise and Fall of Economic Liberalism (montée et déclin du libéralisme économique – ndt), « n’était pas des alliés mais des états serviles. Ce que Bretton Woods a donné au monde est un plan totalitaire visant à accaparer les marchés mondiaux. » La Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International, la Banque Asiatique de Développement, la Banque Interaméricaine de Développement et la Banque Africaine de Développement ont été créées comme autant d’armes entre les mains du Trésor américain pour organiser et contrôler le nouvel ordre. L’armée américaine et ses alliés étaient chargés de monter la garde devant ces institutions « internationales », tandis qu’un « gouvernement invisible » des médias imposerait le mythe, selon Edward Bernays.

Bernays, décrit comme le père de l’ère des médias, était le neveu de Sigmund Freud. « Le mot propagande », écrivit-il, « était devenu un gros mot à cause des Allemands… alors j’ai du chercher d’autres termes [tels que] Relations Publiques. » Bernay a eu recours aux théories de Freud sur le contrôle du subconscient pour promouvoir la « culture de masse » destinée à cultiver la peur des ennemis officiels et la servilité du consumérisme. C’est Bernay qui, au nom des industries du tabac, a fait campagne auprès des femmes américaines pour les convaincre que fumer était un acte de libération féministe, en qualifiant les cigarettes de « torches de la liberté » ; et c’est sa notion de désinformation qui a été employée pour renverser des gouvernements, tels que celui de la démocratie guatémaltèque en 1954.

Mais, plus que tout, l’objectif était de distraire et d’éliminer les pulsions sociales-démocrates des travailleurs. Le Big Business, perçu jusqu’alors par l’opinion publique comme une sorte de maffia, fût élevé au rang de force patriotique. La « libre entreprise » devint une divinité. « Au début des années 50, » écrit Noam Chomsky, « 20 millions de personnes par semaine regardaient des films sponsorisés par l’industrie. L’industrie du divertissement fut enrôlée pour servir la cause et présenter les syndicats sous les traits de l’ennemi, un intrus qui vient perturber l’ « harmonie » du American Way of Life… Tous les aspects de la vie sociale étaient visés, les écoles, les universités, les églises et même les programmes de divertissement en étaient imprégnés. En 1954, la propagande commerciale dispensée dans les écoles publiques équivalait à la moitié des dépenses effectuées pour les livres scolaires. »

Le nouveau mot en « isme » était l’américanisme, une idéologie dont la particularité est de nier sa qualité d’idéologie. Récemment, j’ai vu la comédie musicale de 1957 Silk Stockings (Belle de Moscou en français – NdT), avec Fred Astaire et Cyd Charisse. Entre les merveilleuses scènes de danse sur une musique de Cole Porter, on entend des gages de loyauté qui auraient pu être écrits par le colonel au Vietnam. J’avais oublié à quel point la propagande était ouverte et généralisée ; les Soviétiques n’étaient vraiment pas à la hauteur. Un serment de fidélité à tout ce qui était américain est devenu un engagement idéologique auprès des monstres du Big Business : de l’industrie de l’armement et de la guerre (qui aujourd’hui consomme 42% des impôts) jusqu’à l’agroalimentaire (qui reçoit 157 milliards de dollars de subventions par an).

Barack Obama est l’incarnation de cet « isme ». Dès ses premiers pas dans la vie politique, son thème récurrent n’a pas été « le changement », comme le slogan de sa campagne électorale, mais le droit de l’Amérique à diriger et à organiser le monde. En parlant des Etats-Unis, il dit « nous dirigeons le monde en combattant le mal qui menace et en défendant le bien suprême… Nous devons diriger le monde en créant une armée du 21eme siècle afin de garantir la sécurité de notre peuple ainsi que celle de tous les peuples. » Et aussi : « Au siècle dernier, dans les moments de grand danger, nos dirigeants ont fait en sorte que l’Amérique, par ses actes et par son exemple, mène le monde et que nous défendions et luttions pour les libertés chéries par des milliards de personnes au-delà de nos frontières ».

Depuis 1945, par ses actes et par l’exemple, les Etats-Unis ont renversé 50 gouvernements, dont des démocraties, écrasé 30 mouvements de libération et soutenu des tyrannies de l’Egypte au Guatemala (voir les écrits de William Blum). Bombarder est un acte typiquement américain. Après avoir bourré son gouvernement de va-t-en-guerre, de copains de Wall Street et des pollueurs rescapés des administrations Bush et Clinton, le 45eme président ne fait que maintenir une tradition. La farce au sujet des coeurs et des esprits à laquelle j’ai assisté au Vietnam se répète aujourd’hui dans les villages d’Afghanistan et, par procuration, ceux du Pakistan, qui sont les guerres d’Obama.

Dans son discours prononcé lors de la remise de son prix Nobel de Littérature 2005, Harold Pinter a dit que « tout le monde savait que des crimes terribles avaient été commis par l’Union Soviétique dans la période d’après-guerre, mais les crimes américains commis à la même époque n’ont été que vaguement rapportés, encore moins documentés, encore moins reconnus comme tels. » C’est comme si « Rien ne s’était passé. Rien du tout. Même lorsque ça se passait, rien ne se passait. Il faut tirer son chapeau à l’Amérique… déguisée comme une force de bien universel. C’est un numéro d’hypnose brillant, génial même, et très efficace. »

Tandis qu’Obama envoie des drones pour tuer (depuis janvier) quelques 700 civils, certains progressistes distingués se réjouissent que l’Amérique soit redevenue une « nation d’idéaux moraux », selon les mots de Paul Krugman dans le New York Times. En Grande-Bretagne, l’élite a longtemps vu l’exceptionnelle Amérique comme un lieu propice pour exercer « l’influence » britannique, bien que ce ne soit qu’en tant que laquais ou marionnette. L’historien pop Tristram Hunt dit que l’Amérique sous Obama est un pays « où se produisent des miracles ». Justin Webb, jusqu’à récemment le correspondant de la BBC à Washington, se réfère béatement, comme le colonel au Vietnam, à la « cité sur la colline ».

Derrière cette façade « d’intensification du sentiment et de détérioration de la signification » (Walter Lippmann), les Américains ordinaires s’agitent comme peut-être jamais auparavant, comme s’ils avaient renié la déité du « Rêve Américain » selon laquelle la prospérité était garantie à ceux qui travaillaient dure et dépensaient avec parcimonie. Washington a été submergée par des millions de courriers électroniques rageurs envoyés par des gens ordinaires qui exprimaient une indignation que l’élection d’un nouveau président n’a pas calmée. Au contraire, ceux qui ont perdu leur emploi ou leur maison voient le nouveau président récompenser des banquiers escrocs et des militaires obèses, et se consacrer pour l’essentiel à protéger le clan Bush.

Je pense qu’un populisme émergera dans les prochaines années et déclenchera une force puissante qui sommeille dans les profondeurs de l’Amérique et qui a connu un passé glorieux. On ne peut pas prédire la direction qu’il prendra. Néanmoins, c’est cet authentique américanisme issu de la base qui a donné le droit de vote aux femmes, la journée de travail de 8 heures, l’impôt progressif et l’étatisation. A la fin du 19eme siècle, les populistes ont été trahis par des dirigeants qui les ont poussés au compromis et à fusionner avec le Parti Démocrate. Le règne d’Obama donne une impression de déjà vu.

Ce qui est le plus extraordinaire avec les Etats-Unis aujourd’hui, c’est le rejet et le mépris, exprimé sous maintes formes, envers l’omniprésente propagande historique et contemporaine diffusée par le « gouvernement invisible ». Des sondages crédibles ont depuis longtemps confirmé que plus de deux tiers des Américains avaient des opinions progressistes. Une majorité veut un gouvernement qui prenne soin des plus démunis. Ils seraient prêts à payer plus d’impôts pour garantir une couverture médicale à l’ensemble de la population. Ils veulent un désarmement nucléaire total. 72 pour cent veulent la fin des guerres coloniales US, et ainsi de suite. Ils sont informés, subversifs, et même « anti-américains ».

Un jour j’ai demandé à une amie, grand correspondant de guerre et humaniste, Martha Gellhorn, de m’expliquer ce terme. « Je vais vous dire ce que signifie « anti-américain », m’a-t-elle répondu. « C’est comme ça que les gouvernements et les intérêts qu’ils défendent appellent ceux qui honorent l’Amérique en s’opposant à la guerre et au pillage des ressources naturelles, et qui croient en l’humanité. Il y a des millions de ces anti-américains aux Etats-Unis. Ce sont des gens ordinaires, qui n’appartiennent à aucune élite, et qui jugent leur gouvernement en termes moraux, même s’ils emploient eux-mêmes plutôt le terme de « décence élémentaire ». Ils ne sont pas vaniteux. Ce sont des gens qui ont une conscience éveillée, qui constituent le meilleur du peuple américain. On peut compter sur eux. Ils étaient dans le Sud avec le mouvement de défense des droits civiques pour faire abolir l’esclavage. Ils étaient dans la rue pour exiger la fin des guerres en Asie. Certes, ils disparaissent de temps en temps, mais ils sont comme des graines sous la neige. Je dirais qu’ils sont véritablement exceptionnels. »

John Pilger


LES TUEURS À GAGES DE L’HUMANITÉ

15-août-2009

Tueurs à gages chat

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On l’ignore et l’on n’en veut rien savoir. Le tiers-monde nous ennuie. Il demande beaucoup et il n’a rien à offrir. C’est le paillasson sur lequel on s’est essuyé les pieds et qu’on met aux ordures. Sur une planète près de chez-vous… PJCA

Le «tourisme de la misère», que les anglophones désignent sous le terme de «slum tourism» (tourisme de bidonville), est une des niches émergentes du tourisme international et semble promis à un bel avenir. André Désiront, La Presse

La cire d’Icare

Les wall-streeters, et autres financiers, attendent, que la flèche des  bourses – ces représentants de ces amoureux de l’argent, sans âmes – se relève.

La fin du monde, pour un Occidental «moyen»,  c’est la fin de sa liberté 55 qu’on a vendu pendant des années : le rêve de s’asseoir un peu, avant d’aller dormir et disparaître dans la matière. Sauf que pour ses besoins, elle veut étirer votre retraite jusqu’à 70 ans. Vous avez le temps de mourir au travail…

L’Occident n’a plus foi en rien… Ni en Jésus, ni en Allah, ni aux financiers. L’Occidental vient de perdre son dernier dieu : Le vendeur du temple bleu.

S’il n’a plus la foi, il reste la loi…

Car il faut quelque chose pour souder une communauté, un peuple. Sinon, c’est le désarroi, l’égoïsme à outrance, et la fin de l’humanisme qui mènera à la fin de l’Humanité.

L’Homme n’est pas un loup solitaire.

Plus de lois : plus de soudure.

Notre Icare, vient de voir ses ailes se fondre à l’approche du soleil.

Sir Icare, ce Seigneur des plateaux, perdu dans ses châteaux,  se croit invincible,  il est possible qu’il le soit. Il vole…

Benoît, mais tordu du cerveau, il a pris soin de s’assurer d’avoir des formules de rechanges pour la colle des ses ailes.

En attendant, le monde croule sous la misère, les petites guerres et les grandes. Celles qui n’apparaissent qu’au journal télévisé.

Dire qu’on vous avertit avant que les images sont cruelles!

Quand une bombe frappe votre maison et que votre enfant est brûlé vif par une bombe, vous n’avez pas besoin d’être averti que l’image sera cruelle.

C’est la différence entre le réel et le virtuel dont nous sommes assommés et à la fois anesthésiés.

Le skieur et l’économiste

Si vous demandez à un skieur alpin le secret de sa réussite, il vous fera plaisir de vous dire tous les trucs qui l’ont mené à sa victoire.

Un skieur alpin, pour être champion, doit partir du haut de la colline et se rendre en bas à une vitesse…record.

Jamais il n’ira se vanter d’avoir chuté.

Il n’explique pas sa chute. Il explique ses victoires.

C’est un champion dans l’art de vous analyser les chutes boursières. Il ne fait que  ça…

Greenspan :

Louant sa grande expérience, les médias l’ont appelé « l’économiste des économistes », ou le « maestros. Il a cependant été mis en cause pour avoir laissé fortement augmenter la masse monétaire par une politique de taux d’intérêt très bas, ce qui est un des facteurs de l’émergence de la crise des surprimes.

Les maestros de la finance se croient grands. Ils le sont de par leur pouvoir d’analyse. On ne leur demande pas de nous expliquer, on leur demande d’être les artisans de la richesse et de nous enseigner à la conserver et à la partager.

À quoi sert tout ce  savoir de techniciens vantards bravache et bluffeur?

Quand on demande à un ingénieur de construire une voiture, on ne lui demande pas de se servir de son savoir pour expliquer la forme d’une  carcasse d’une voiture accidentée.

What’s the use? Comme disent les américains.

Les munitions mènent aux munitions.

On s’interroge sur la raison de la pauvreté, de la misère et, surtout, de la FAIM, dans le monde. On se demande ce qui s’est passé pendant un demi-siècle de «succès économiques» qui devaient gommer un brin cet univers insensé et barbare.

Partout en Inde et autour, une pauvreté abjecte. La solidarité est disparue et la corruption est PARTOUT. On vit la désillusion et la perte de confiance en toute solution. Ils sont 1,5 milliard dans la région. Les grandes provinces de l’Inde on une population qui dépasse celles des plus populeux pays africain ou du Brésil. Ils sont 15 millions à Bombay, 14 à Calcutta, 7 ou 8 millions dans des villes comme Hyderabad ou Bangalore, dont une bonne part des Québécois ne savent même pas qu’elles existent.

Ce n’est là qu’une partie du problème dont l’immensité est affolante.

L’Afrique est aux prises avec la guerre et la pauvreté depuis longtemps.

Le pauvre, par ricochet, est censément la plus grande ressource des dirigeants quasi invisibles qui ont rosé leur  or pour le rendre moins visible.

Les pays riches eux, produisent des armes. Ils les produisent pour – nous dit-on – nous protéger du mal. Ce qu’était le communisme avant la chute du mur de Berlin.  Depuis qu’il s’est «converti» à la religion du néo-libéralisme, son œuvre est une réussite totale.

Nul besoin de contester le «système». Dans la grande foire de Moscou, la ville où le coût de la vie est le plus cher au monde, l’apparence est sous un effet d’excitation et de stroboscopie.

L’Homme saoul ne compte pas ses consommations.

La richesse sert au pouvoir. Le pouvoir produit des armes. Les pays qui «mènent» la planète vendent des armes.

L’arme des pays riches est l’économiste. Ses munitions : les politiciens.

Il conduit l’État à la réussite – apparente ou non – mais à tout le moins à l’efficacité.

Le reste de «machine de guerre» est confié aux soldats lessivés mentalement  – qui accomplissent toujours des «tâches propres».

C’est ce à quoi on l’a formé.

Cependant, la vanité de l’économiste restera toujours qu’il se croit maître du bateau. En vérité, il n’est qu’une balle dans le canon de son propre pays.

Plus un tueur produit du progrès sous forme d’argent ou autres, techniques, postes d’intervention, plus il est gratifié.

Les gages des tueurs sont inversement proportionnels à la capacité de prise de conscience des tueurs.

Lui aussi n’est qu’un soldat. Sauf qu’il se fait octroyer souvent une médaille.

Comme les chiens.

Dans cette chaîne,  tous les «revendeurs» sont nourris de titres, car s’il est une exploitation qui fait l’unanimité chez les humains c’est celle de nourrir le grand puits de son égo avide et de sa vanité qui cherche à multiplier ses miroirs.

C’est ainsi que les armes, à bas prix, transigent à travers les trafiquants d’armes et les petits pays pauvres.

On a vite compris que les misères se battent entre elles.

Et quand ils ne veulent pas se battre, on leur enlève ce qu’ils ont de plus réel dans leur quotidien : La terre.

L’arme du paysan : la terre et le tracteur

Dans les années 80, je travaillais pour une compagnie d’alimentation. Afin de concurrencer  ses compétiteurs, la compagnie acheta des terres en Amérique du Sud. Le coût étant moindre que celles des pays «développés», et la main-œuvre à bon marché.

Vous auriez dû voir la fierté des «tueurs à gages» de seconde main vendus – et totalement ignorants – à ces beaux principes : le développement de l’entreprise en apparence privée.

Le jour où je mis le nez dans l’organigramme d’une grappe de petites compagnies sous-jacentes, je découvris que la concurrence n’était pas «réelle» car lesdits concurrents avaient des actions dans chacune d’entre elles. J’ai remonté la filière au plus loin que je pus pour découvrir finalement qu’il n’existait pas de véritable concurrence.

Camouflées comme des «snipers». Maints noms, maintes manières de faire, se protégeant mutuellement sous ce concept de portefeuille diversifié.

Depuis, le «concept» a fait des progrès (sic). On ne cherche plus les terres pour cultiver de la laitue, mais du biocarburant.

Les vendeurs d’armes achètent les seules armes que possèdent les gens simples : leur terre.

Les touristes à 1080p. La full HD

Qu’on nous vende le Slumdog Millionnaire comme un grand film est assez aberrant. On nous emmène,  sous forme de feuilleton, à  une visite de bidonville ou «l’habitant» se sort de la misère par un jeu télévisé.

Dans la réalité, le, ou les héros, sont retournés à leur bidonville…Malgré le salaire, nous dit-on, bien payé.

Jamal Malik, 18 ans, orphelin vivant dans les taudis de Mumbai, est sur le point de remporter la somme colossale de 20 millions de roupies lors de la version indienne de l’émission Qui veut gagner des millions ? Il n’est plus qu’à une question de la victoire lorsque la police l’arrête sur un soupçon de tricherie.
Sommé de justifier ses bonnes réponses, Jamal explique d’où lui viennent ses connaissances et raconte sa vie dans la rue, ses histoires de famille et même celle de cette fille dont il est tombé amoureux et qu’il a perdue.
Mais comment ce jeune homme est-il parvenu en finale d’une émission de télévision ? La réponse ne fait pas partie du jeu, mais elle est passionnante.
Synopsis, Allo Ciné

Les «fabricants» de films se prennent-ils pour Jésus ?

Non, ils s’auto-congratulent et s’oscarisent mutuellement. Le nombril mène au nombril.

On n’avance pas vite…

La barbarie des tueurs à gages,  version 1943

Je vous livre un passage d’un livre : Le livre de Stella, le témoignage d’une rescapée de la liste de Schindler. Je pourrais prendre n’importe lequel passage, car à chaque page, c’est la barbarie des tueurs à gages habitués à tuer, avec toute la liberté de leur mission. Celui-ci est en apparence anodin :

Un orchestre composé de juifs du camp qui jouent lors des «fêtes» des dirigeants. Cachés derrière un paravent, épuisés, on s’amuse à les réveiller en leur lançant de la bière.

Wilus nous raconta qu’une fois, quelqu’un lui avait lancé un morceau d’anguille dans la figure et qu’il avait réussi à ouvrir la bouche au bon moment et à avaler le délicieux morceau. Après cela, Göth et ses invités se firent un plaisir de leur donner à manger de cette façon. Les Rosner finirent par atteindre une certaine perfection dans cette technique; ils attrapaient les morceaux à la façon des chiens. (p119, France Loisirs).

On ne tue plus avec un luger, on est à ce point lassés du jeu qu’on préfère jouer avec la proie.

Le plus triste : c’est à ça que jouent les financiers de ce monde. Ils ont des exécutants pour les guerres de chairs et d’autres pour les guerres d’âmes.

La soudure à froid

Une fois les petits pays déchiquetés, les citoyens divisés, le règne des nouveaux conquérants arrive.

La faiblesse des pays n’est plus leur force d’armement, mais leur faiblesse de soudure sociale. Et cette soudure est souvent vendue par les dirigeants par le biais «d’agents de changes» venus d’ailleurs.

Ces derniers temps, j’ai visionné la trilogie de Pagnol. De vieux films datant des années 30.

La soudure à la chaleur.

Le coin de pays.

Pourtant, je n’habite pas la France.

Mais j’habite la chaleur.

Celle des humains.

Et tant qu’on nous aura divisés dans celle-ci, le monde aura beau se bijouter de cellulaires, la vraie communication n’existera plus.

Nous serons victimes de ces faux Icares chimiques.

Il n’est qu’une seule colle : l’amour et le respect.

Et il faudra que naisse une nouvelle race : celle d’une couleur de peau qui n’aura plus d’importance, pourvu que nous reprenions le contrôle de nos écoutes intérieures.

C’est pour cette raison qu’il faut écouter les artistes : ils n’ont pas de soldats ni de tueurs à former. Ils ont compris que la beauté de la vie se situe dans la simplicité et la tendresse.

Pourtant, que la montagne est belle

Comment, peut-on s’imaginer

En voyant un vol d’hirondelles

Que l’automne vient d’arriver

Jean Ferrat

Délivrons-nous du faux trône que l’on veut nous vendre.

Il fait de nous des tueurs à gages.

Même dans l’indifférence…

P.S. :L’image est de : JUJU

Et je tiens à le remercier pour cette superbe et éloquente photo.


THE «DEAR» HUNTER… L’eau sale du mercenariat

14-août-2009

«Aller en Irak et tuer le plus d’Irakiens possible était vu comme un sport, un jeu», indique le rapport.

(Los Angeles) Des armes de contrebande emballées dans des sacs de nourriture pour chiens. Des tueries spontanées. Des employés dépressifs dépendants des stéroïdes. Une licence pour tuer le plus grand nombre de «sales Arabes» possible.

Le fondateur de la compagnie Blackwater est accusé par deux ex-employés d’avoir mené en Irak une opération «corrompue», «violente» et «raciste», financée par les contribuables américains. La Presse, Nicola Bérubé

Grâce à un bon contact avec le numéro 3 de la CIA, Blackwater obtient, sans appel d’offres, son premier contrat de la «War on terror» en avril 2002 : un peu plus de 5 millions de dollars afin de fournir vingt gros bras pour protéger le QG de l’Agence à Kaboul. Blackwater est lancé. Un an plus tard, la société décroche le jackpot avec le contrat de protection du «vice-roi» d’Irak, l’émissaire américain Paul Bremer (toujours sans mise en concurrence). A partir de ce moment, Blackwater recrute sa propre armée privée sur le Tigre et l’Euphrate, et les commandes pleuvent. L’entreprise ouvre des bureaux à Bagdad, mais aussi à Amman, Koweït City et McLean, en Virginie, à équidistance du Pentagone, de la Maison Blanche et de la CIA. En quelques années, la compagnie de néomercenaires d’Erik Prince passe d’une poignée d’employés à 2 300 personnes déployées dans neuf pays, et développe une base de donnée de 21 000 candidats : anciens militaires américains et soldats étrangers, tous alléchés par l’idée d’empocher quatre à dix fois leur solde, avec moins de contraintes. Les revenus bondissent de quelques millions de dollars à plus d’un milliard ­ uniquement grâce à des contrats avec le gouvernement des Etats-Unis. Pour graisser les rouages, Blackwater recrute l’ancien inspecteur général du Pentagone et l’ex-directeur du contre-terrorisme de la CIA. Des personnalités très bien introduites, et exclusivement de droite (1).

Après avoir rechigné pendant des années, le Pentagone s’est enfin décidé à recenser le nombre de ses prestataires de service en Irak, pour aboutir au chiffre pharamineux de 100 000 personnes fin 2006. Soit le quadruple de toutes les estimations précédentes. «Blackwater n’est pas la seule entreprise dans ce business des PMC ( ”Private Military Contractors”, “sous-traitants militaires privés”), mais elle est la plus en pointe dans cette opération de réhabilitation du mercenariat», explique Jeremy Scahill, auteur d’un livre fort documenté sur la firme (2). «De nombreuses sociétés comme Halliburton et ses succursales fournissent de la nourriture, des services, de l’appui logistique, mais Blackwater fournit des combattants. Armés et responsables uniquement auprès de leur patron.» Blackwater ne rend en effet aucun compte au public : ses contrats sont classés secret défense, et ses opérations sur le terrain se déroulent dans une discrétion absolue. «Il nous a fallu quatre ans juste pour obtenir une réponse à cette simple question : quelle mission effectuaient les quatre hommes tués à Fallouja et combien le gouvernement les payait-il ?» , confie l’un des assistants d’Henry Waxman, l’élu démocrate qui se bat pour mener des auditions publiques sur les PMC. C’est d’ailleurs lors de ce travail d’enquête parlementaire qu’a été révélé un incident jusqu’ici passé sous silence. En décembre dernier, un employé de Blackwater, ivre, abat dans la zone verte de Bagdad un garde du corps irakien. Au lieu d’être appréhendé et traduit devant la justice locale ou militaire, l’employé est exfiltré aux Etats-Unis par Blackwater dès le lendemain. Une enquête, paraît-il, est en cours… Thomas d’Evry

La sous traitance… Ou le PPP….

« Le recours croissant aux sous-traitants privés, forces privées ou, comme diraient certains, « mercenaires », rend les guerres plus faciles à déclencher et à combattre – ça ne prend que de l’argent et pas de citoyens », dit Michael Ratner, président du Centre pour les droits constitutionnels, qui a engagé des poursuites contre des fournisseurs privés pour des allégations d’abus commis en Irak.  «Lorsqu’une population est appelée à aller faire la guerre, il y a de la résistance, une résistance nécessaire pour empêcher que les guerres s’étendent d’elles-mêmes, des guerres folles et dans le cas des USA, des guerres pour l’hégémonie impérialiste. Les forces privées sont presque une nécessité pour des USA soucieux de maintenir à flot leur empire déclinant. » Mondialisation.ca, Jeremy Scahill



L’ENCRE DE SCHREIBER

4-août-2009

Source: Renart Léveillé.

Le conducteur de 7 ans

La SQ a toutefois déjà constaté que personne ne portait sa ceinture, que l’enfant conduisait de toute évidence sans permis, que le responsable du véhicule le laissait conduire sans permis, et que le tout est sujet à une infraction pour conduite imprudente. Cyberpresse

Drôle de monde !…

On a peine à traquer ce cher M. Karlheins Schreiber – cette distributrice à pots-de-vin à des élus, des sous élus, des re-sous élus, des non-élus, bref, des élus soûls de pouvoir. On dirait une trempette politique où les légumes sont mélangés avec la sauce la plus épaisse… Le gratin cupide, insignifiants, dans l’honnêteté jusqu’au nombril. Il n’y a pas que les dentistes qui vous disent : «Ça ne fera pas mal».

La presse écrite, les journaux télévisés en font des Ô ! du gamin de 7 ans en train de conduire sur une route d’orignaux, pendant que son père le filme avec – probablement – une main sur le frein à main.

70 kilomètres heures. Et puis 40…

Il conduit à la vitesse d’un neurone de politiciens.

Parions que le papa va se faire décoiffer manu militari par une clique de policiers et de présentatrices de télévision avec un masque d’outrage comme si un singe venait de découvrir le secret de la  Caramilk .

Ben, le voici le secret de la Caramilk :

Ont peut résumer le procédé industriel en quelques étapes simples:

  1. Production d’un moule en chocolat servant de réceptacle pour le caramel.
  2. Le caramel est coulé dans ce réceptacle après que ce dernier a été refroidi.
  3. Le réceptacle chocolaté rempli de son caramel est scellé avec le même chocolat constituant le fond.
  4. Le produit est ensuite conditionné avant l’emballage.

Le secret de la Caramilk c’est de nous avoir vendu un mystère.

Le grand secret de Karheinz Schreiber – même si on souffre un tantinet de complotivite- c’est de cacher sous le chocolat le caramel visqueux et fondant des rats tapis dans nos organisations de Judas crémés qui se pavanent.

Alors n’allez pas vous laisser aller à la l’offense distinguée de la parade.

Bons à s’en lécher les droits. Droits comme dans avocats avocaca !

Qui n’a pas connu dans sa vie un papa qui a laissé le volant à son fils sur route déserte pour en faire un homme qui pisse un peu à côté du bol ?

Schreiber est un vendeur d’armes. Il cherche ceux qui ont le volant. Mais lui, il n’a pas de papa avec un frein à main. Il a conduit toute sa vie des femmes et des enfants à la mort sur les «grandes routes du monde» par des cols-javellisés au pouvoir.

On est vert de l’âme comme un greenpeacer copier-coller…

Rien d’autre.

Schreiber n’est pas allé sur You Tube pour filmer ses exploits. Les rats sons sous les villes. Et les viles engraissent les rats.

Il faudrait peut-être cesser de jouer à l’offensé blanc comme les neiges du Kilimandjaro.

Que passa ? On n’a que ça à traquer ? Des enfants de sept ans ? Qu’est-ce qu’on fait de ces picotés picoreurs de nos impôts, de nos vies, qui- au fond- conduisent de façon satanique les plus grandes routes du mondes ? :

LES ÉTATS

Les plus «étoffés» des arguments contre le papa et sa «conduite» : «Il aurait pu tuer du monde…» .

J’en suis à me demander si la caricature de Renart n’est pas réelle : M. Schreiber a vraisemblablement été victime d’une explosion en manipulant trop d’argent. L’argent est bien la pire arme du monde, du vrai.

C’est encore nous les payeurs de cet éclopé de la guerre économique qui a eu droit à un procès équitable à nos frais…

Pour la conduite humaine, ce dénaturé n’a peut-être pas passé sur You Tube, mais sa fortune camouflée a tout de même été imprimée à l’encre rouge du sang humain.

Publié sur les 7 du Québec

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LES PROFITEURS DE LA GUERRE ET LEURS JOUETS

28-juin-2009

democracybombs

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Les profiteurs de la guerre sont plus riches que jamais et continuent d’inventer toutes sortes d’armes jusqu’à des robots de guerre en passant par les armes à énergie, nauséabonde et affectant les émotions. Les États-Unis contrôle 42% du marché de l’armement mondial et vous trouverez plusieurs représentants au gouvernement qui ont des parts dans le secteur militaro-industriel. J’imagine que ça ne va pas aider à arrêter les guerres. L’aspect le moins connu est la présence grandissante des mercenaires privés comme ceux de Blackwater. Ces mercenaires et employés privés constituent la moitié des forces américaines présentes en Irak. C’est une guerre semi-privée. Pensez-vous vraiment qu’ils veulent que la guerre et l’occupation cesse?

François Marginean

WorldMilitarySpending

FRANÇOIS MAGINEAN,

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GAZA: L’ENFER, MÊME AVANT CETTE GUERRE

11-janvier-2009

Reportage de 2006 montrant la vie à Gaza en 2006.Violence non seulement contre les civils palestiniens, femmes et enfants mais les volontaires internationaux, même  les «reporters ».

Durée 50 minutes, mais il vaut la peine de prendre ce temps. Car dès les premières minutes nous pouvons ressentir le climat existant.

The Killing Zone