Le menu Allah carte…

16-juillet-2009
Dutron.wordpress.com

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Nous étions au restaurant, un jour de pluie, comme dans les romans de Simenon. Ou de la bruine. Manger pour survivre au petit déluge du vide de nos existences.
-Vous allez prendre le menu à la carte?
Le complotiste, voyeur de complots partout, eut un haut-le-cœur.
-Non merci!
- Pourquoi me demanda ma compagne?
- Je n’ai pas faim.

***

On a passé sa vie à ramasser son argent pour le «prêter» à un honnête homme affable et séduisant. Pour ses vieux jours… Ça étouffe un peu les rhumatismes, et on cherche à se dérider ou à simplement aller la recette du cocon. Un cocon de coton… Les esclaves devaient s’en mettre dans les poches pour se faire des matelas.  On ne veut plus mourir. Mourir ne fait pas partie de la vie. La souffrance non plus… L’argent est un Botox puisqu’il ne vaut plus rien.

C’est le grand crédo qu’un placement est un moyen de s’enrichir. Vous êtes alors une mine d’or pour les filous. Avant, on croyait en Jésus-Christ, notre sauveur. Voilà ces nouveaux témoins de Jéhovah qui frappent à votre porte, veston cravate, avec une image de lion transformé en mouton : le conseiller financier.

La peur de tout perdre est comme la lèpre : plus on la gratte, plus elle saigne.

Pour ne pas avoir peur, il suffit de ne rien vouloir dans sa tête. Surtout pas l’illusion qu’en ramassant de l’argent votre «fin de vie » sera plus facile…

Les vrais possesseurs vous offriront 400,000$ pour votre maison. Dans quelques années ils posséderont le village.

Une vieille dame a refusé un jour de vendre sa maison 3fois le prix de sa valeur. Simplement parce que son bonheur, ses souvenirs, toute sa vie était inscrite dans les murs, dans les planchers, et dans les fleurs ou la neige en hiver.

On ne vend pas ses joies et ses émotions.

L’ouest est avide, le Sud est à vendre…

Les grosse pointures  se veulent de sculpter l’Histoire. Hitler l’a peinte en rouge avec l’argent de banquiers avides qui savaient où placer leur argent. Les banquiers n’ont pas de pays… Ils les ont tous.

L’Arabie Saoudite a pris le contrôle d’environ 1,6 million d’hectares de terres en Indonésie, soit à peu près les trois quarts des terres cultivées au Québec ! Et conjointement avec les Émirats arabes unis, l’Arabie Saoudite s’est appropriée 1,4 million d’hectares dans des pays comme le Pakistan ou le Soudan. La Turquie, le Kazakhstan, le Cambodge, les Philippines, l’Ouganda sont également visés par les pays du Golfe Persique. Il s’agit là aussi d’assurer l’approvisionnement en céréales des pays investisseurs dans lesquels la rareté de l’eau limite la production agricole. Alternative.

L’impossible échappatoire

Je ne connais qu’un seul moyen : éviter d’être un citoyen. Se regrouper, investir et s’investir en utilisant les mêmes moyens que ces monstrueuses machines à appauvrir les pauvres.  Ne plus se considérer comme citoyen d’un pays qui n’existe plus. Simplement en reprenant peu à peu, goutte à goute ce qui nous appartient.

Maison, village, région… Et se répandre. S’unir, s’unifier. Et, surtout, ne pas vendre qu’à l’intérieur.  Pendant qu’il nous reste encore des moyens…

Dans quelques décennies, ce sera le retour des cerfs… Et le processus est déjà bien enclenché. Les rois sont devenus invisibles. Ils ont fait disparaître leur trône et se sont créés une flopée de petits investisseurs, de clercs, d’hommes politiques serviles, esclaves de leur égos et de leur «savoir».

Car le matérialisme n’est plus ce qu’il était.  Les pauvres vivent sur un boxing day nouveau. On les met en boîtes… Comme ça, le cadeau revient au riche le lendemain de la fête où le surplus est vendu.

Le menu Allah carte, c’est un jeu de mots.  C’est le dieu que vous voyez… On peut bien voir ce qu’on veut, entendre ce qu’on veut entendre, il reste que le menu à la carte de l’avenir de l’humanité n’est pas encore tout à fait bien compris. La Terre est un resto pour les riches…

Le complot du 9/11, l’invasion de l’Irak, et le reste, c’est un jeu de complotistes qui cherchent à travers des mailles le sens de l’Histoire, en direction et en interrogation. Elle a des mailles, mais pas de chaînes.

On dirait qu’on apprend à lire en décortiquant quelques lettres ou quelques mots.

Ce qui ne veut pas dire qu’on comprend le …texte.

Le monde s’effondre comme une tour du World Trade Center : un château de cartes. Il s’effrite si bellement. Dans un rythme frôlant l’artistique achèvement.

On a des images des victimes. On n’a toutefois pas d’images réelles de ces «investisseurs» qui achètent des terres à ceux qui n’ont d’autre moyen pour vivre.

Le véritable terrorisme est dans le contrôle des biens par des financiers invisibles.

Demandez-vous ce qu’il restera à vos enfants dans dix ou vint ans.

Ah ! J’oubliais. À la carte, signifie également gruger l’atlas terrien peu à peu.

C’est pour ça qu’il y  a de jours où je n’ai pas faim. Ça me soulève le cœur de voir tous les lapins avalés dans le chapeau du magicien, pendant que nous applaudissons le spectacle.

C’est la magie des «pouvoirés»…

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Il était une fois un pays ayant trop de bouches à nourrir et pas assez de ­terres à cultiver. La bonne nouvelle, c’est que le pays en question, la Corée du Sud, disposait de suffisamment de devises pour importer du riz, du soja et du maïs. La mauvaise, c’est que l’époque était à la spéculation sur les denrées alimentaires. Et la Corée, pays certes émergent et dynamique, avait du mal à s’approvisionner sur le marché mondial. Alors, elle eut une idée : plutôt que d’acheter des récoltes, pourquoi n’achèterait-elle pas des terres ? La razzia des terres des pays pauvres


Le capitalisme et son vert dilué à l’eau

2-juillet-2009

Les affirmations du comédien Roy Dupuis selon lesquelles Hydro-Québec tenterait d’acheter l’appui des élus de la région de la Côte-Nord afin de mener à terme le projet de barrages hydroélectriques sur la rivière Romaine font bondir la société d’État.

Radio- Canada

La compagnie Hydro-Québec est une multinationale caractéristique du grand capitalisme, avec des intérêts à la fois au Québec et aux Etats-Unis. Son projet consiste, à partir de 2009, dans la construction de quatre barrages en vue de la production d’électricité qui sera vendue directement aux Etats-Unis, grand consommateur d’énergie (fossile ou naturelle). Ces barrages géants (certains devront atteindre 200 mètres de haut) anéantiront la plus grande partie de la rivière et du bassin qui en dépend. La forêt disparaîtra, ainsi que toute vie, et le résultat sera pendant longtemps la décomposition végétale et l’asphyxie de l’écosystème. La nation innue sera privée d’un seul coup de son lieu de vie. Le Monde J.M.G Le Clézio

***

J’écoutais le premier ministre du Québec, Jean Charest, hurler que le projet de la Romaine était «vert».

Depuis des décennies, à regarder la carte du Québec, on se nourrit de ce vaste territoire qu’est le Nord, et dont le seul intérêt consiste à en extraire les richesses.

Ne pas polluer en «bas» ne signifie pas qu’il n’y a pas de pollution en «haut» : on détourne les rivières, on détruit la faune, on achète les Innus, on brise leur mode de vie. Bref, on saccage.

Tout ce bassin nordique est une mine d’or, en termes d’énergie, pour les habitants vivant au Sud  du Saint-Laurent, là où est concentrée la population.

Où est donc ce vert hypocritement écolo? On râpe, on charcute, on griffe, mais en réalité, il n’y a rien pour le respect des nations. Et il n’y a toujours eu rien. Les peuples invisibles du Nord se sont fait voler en signant des traités à «l’alcool », ou à coups d’argent.

Et pour vendre aux États-Unis…

Vendez votre maison, vous n’aurez plus d’endroit où demeurer…

Des viols à répétition

Reste qu’après des décennies  de saccages, de filoutage, les Amérindiens, Les Innus, et bien de petites communautés amérindiennes sont en train de crever en essayant de se standardiser au mode de vie «américain».

La «guerre économique» et ses charcuteries d’âmes est en train d’achever cette œuvre de  continuité dans un viol de la différence depuis des siècles.

Après l’alcool, l’argent : des sans-abri «oubliés» au Nord

On n’a pas idée des dégâts faits aux Amérindiens… On n’a pas idée de ces peuples qui n’ont plus d’âme.

L’étude, qui a été menée durant une période de quatre ans auprès des services de la protection de la jeunesse dans la baie d’Ungava et la baie d’Hudson, fait également part des problèmes sociaux que le peuple inuit vit depuis les dernières décennies: violence familiale, consommation abusive d’alcool, toxicomanie, chômage, surpeuplement des logements et taux de suicide élevé.. Radio-Canada

Les peuples du Nord en sont rendus à n’être que des sans-abri dans un pays déboisé et déserté des animaux, et livrés à un mode de vie sédentaire… Les drogues vont jusqu’à inhaler de l’essence ou des pots de colle.

Dans la misère totale, on vend les meubles…

Après des décennies de misérabilisme, ils sont condamnés à vendre  en se «ralliant». Beau terme pour désigner une vente sous pression. Ils sont à bout. On les a usés. Ils n’ont plus rien, sinon que leur territoire à vendre.

Oubliez la dignité si chère à l’hypocrisie ornementale des fier-à-bras des États…

Le «sauvage» n’est qu’une bouchée de plus dans cette ère de manipulation.

Oubliez le phoque sur les banquises… Il y bien plus qui meut assommés et bulldozés, évidés, éventrés. Pour tenter de contrebalancer ce massacre, l’État Québécois envoie des travailleurs sociaux dépassés par l’ampleur des misères.

Rien ne va plus dans les services sociaux du Grand Nord québécois. Aux prises avec des cas de plus en plus lourds et à des ressources faméliques, une dizaine d’intervenants sociaux du Nunavik sont sur le point de craquer. Avec l’appui de leurs patrons, ils appellent Québec à l’aide. Grand Nord: la situation des enfants se dégrade

Le message de J.M.G Le Clézio s’est rendu jusqu’au Québec.

Elle parle de la fragilité de son peuple, que le projet condamne à mort», raconte-t-il.

Elle voulait aller jusqu’au procès, mais le procès n’aura pas lieu, comme vient de l’apprendre l’écrivain, la nation innue ayant décidé de se rallier au projet, «sous la pression des avocats de Hydro-Québec» et contre «la promesse d’une amélioration économique, d’emplois pour la jeunesse». Cyberpresse, Québec Le Clézio

Non, le procès n’aura pas lieu.

Une vente de feu.

M. Charest, Premier Ministre est un ami de Sarko. Sarko et ses hémorroïdes

Mais ce n’est pas l’homme qu’il faut blâmer, c’est la manière de faire.

Tant qu’il y aura de ces caniches «quatrepattés», à genoux devant les systèmes financiers qui mènent ces marionnettes égotiques, on ne respectera rien… Sauf l’énorme bulle d’un moi déshumanisé.

C’est pour cette raison que les artistes existent : pour contrer ces paons dont l’éventail de leur vision se résume à leur queue que trop colorée.

Le capitalisme s’offusque… Ah! Bon!

C’est comme ça que se perpétuent les animaux de «race» : à force de se croiser entre eux, ils finissent par devenir malades d’une consanguinité trop répétée.

Mais ils ont fière allure…

Sauf que cet ADN de sang bleu finit par étouffer et tuer les humains, les peuples, et la Terre.

Pour faire un tableau, un peintre, avec ce vert dilué à l’eau, en est rendu à une simple aquarelle où les couleurs s’enfoncent dans la terre engloutissant les humains.

Beau tableau!