L’OGM DE LA POLITIQUE

17-décembre-2009

Dimitri Soudas, qui a aujourd’hui 30 ans, est l’un des premiers et plus fidèles soldats de Stephen Harper. Adéquiste au provincial et ancien collaborateur du maire Gérald Tremblay, ce Montréalais d’origine grecque est l’attaché de presse du premier ministre depuis son accession au poste de chef de l’Alliance canadienne, en 2002. Cyberpresse, Hugo de Granpré

Le vendeur du temple…

Trente ans,  et l’un des plus influents auprès du P.M. Harper…

Pas besoin de tracer un CV plus long de Monsieur Sidas (sic). De la graine de politiciens à remplir une pomme de vers.

—— Forwarded Message
From: « Soudas, Dimitri » <Dimitri.Soudas@pmo-cpm.gc.ca>
Date: Mon, 14 Dec 2009 07:45:12 -0600
Conversation: Hoax press release
Subject: Hoax press release

Dear media,

You may have received a release entitled:

« CANADA ANNOUNCES REVISED FIGURES FOR EMISSIONS REDUCTIONS, RELIEF FUNDS »

This is not a government of Canada press release.

We’re told it may have been issued by mr. Guilbault from equiterre.

If that’s the case, time would be better used by supporting Canada’s efforts to reach an agreement instead of sending out hoax press releases.

More time should be dedicated to playing a constructive role instead of childish pranks.

Dimitri N. Soudas
Associate Director | Press Secretary
Directeur  associé | Attaché de presse

Communications
Prime Minister’s Office
Cabinet du Premier ministre

On ne peut pas produire plus beau torchon. Assez surprenant que ces gens de « haut niveau » se croient intelligents dans leurs manœuvres pour duper les citoyens, la presse, et le reste du monde.

En plus d’être le maître du « tampon », sabordant les rapports entre les journalistes et le Sieur Harper, M. Saoul d’As est aussi petit champion des combines  sous la couverture chauffante de la politique.

Insinuant que le canular aurait été lancé ou monté de toute pièce par Steven Guilbault, cela démontre un « pli ce cerveau » mal ajusté. Un brin torve…

Le gouvernement canadien n’a pas de service de renseignement pour trouver l’origine du canular? TVA l’a fait en quelques heures. Sauf que dans le cas de cet inepte fielleux, il s’est rapidement empressé de refiler la note à un « ennemi », sachant bien que dans les heures à suivre quelqu’un délogerait les auteurs.

Dans les bandes dessinées nous avions Denis la petite peste. Les enfantillages dont parle M. Soldas concernant Steven Guilbault, sont hélas les siennes. On dirait un gamin sorti d’un concours de tartes à la crème et d’un petit Génie en herbe rapides sur le piton mais moins futé qu’une branche de céleri.

C’est avec « ça » qu’on fait de la politique au Canada. On devrait changer la feuille d’érable pour une feuille de céleri… Ou d’olivier… On verra plus tard…

VERT

Monsieur de Club Sodas est plus vert que Steven Guilbault en matière de stratégie. Quoiqu’il les multiplie pour calfeutrer les médiocres…Compensation…

Affronté par M. Guilbault dans les corridors à Copenhague, on a pu voir dans ce mi sourire citronné, un rejeton à la Cheney et son insolence acide et amorale.

De la graine de politicien. Ce dont on a le moins besoin…

Je ne sais pas pour vous mais moi j’ai été choqué de voir Dimitri Soudas interagir avec Steven Guilbeault à la sortir de sa réunion. Choqué de voir Dimitri Soudas tapoter de la main l’épaule de Steven Guilbeault tout en lui disant qu’il n’a pas à être offensé. “You should not be offended. You should spend your time helping Canada…Guy Michel Lanthier

À se demander ce qu’on peut repérer derrière un front pareil.

Du vide…

Une petite filière grecque?

Depuis quelques jours, cette soirée fait des vagues sur la colline parlementaire à Ottawa, où les conservateurs doivent répondre à des allégations de conflit d’intérêts et de « trafic d’influence » puisque c’est en effet la firme BPR, dont Housakos est le président de la filiale TerrEau, qui a obtenu un gros contrat pour la réfection du pont Champlain.

Housakos a travaillé fort dès le début des années 2000 pour convaincre plusieurs communautés, dont la sienne, d’abandonner la tradition du vote libéral.

Sa proximité avec le gouvernement conservateur à Ottawa, qui distribue des milliards en ce moment au moyen des programmes d’infrastructures, lui conférerait aussi, toujours selon nos informateurs, un poids certain au Québec. Son cercle d’amis comprend plusieurs noms qui ont surgi ici et là dans l’actualité. Des amis que l’on retrouve ensuite souvent pas très loin de lui, que ce soit en politique ou dans les affaires.

En premier lieu, son ami d’enfance Dimitri Soudas, conseiller et porte-parole de Stephen Harper. Soudas et Housakos ont dû se défendre pendant l’hiver 2008 d’allégations d’ingérence politique en faveur de la firme Rosdev, du puissant homme d’affaires Michael Rosenberg, plutôt influent à Outremont. Léo Housakos, Rue Frontenac

Jeux de société

Si vous n’avez rien à faire pendant les fêtes et que vous voulez vous amuser, nul besoin de vous acheter un jeu de société. Suffit de googler : tapez Soudas  BPR TerrEau, Housakos, GéniEAU, Dumont, Tremblay, Harper, sénateurs, Accurso, contrats, élections, collusion, etc.

Bref, créez votre « propre » monde à partir du cerne autour du bain… Vous arriverez aux tentacules d’un monde poli dont les ramifications vous feront oublier le cordon emmêlé de votre coupe-bordure.

La politique est tellement liée au monde des affaires dans un tortillage pestilentiel qu’il faut se boucher le nez pour jouer.

J’en ai pris un long comme ça…

La firme de génie-conseil BPR a payé au fil des ans des voyages de pêche à des élus de municipalités avec qui elle brasse des affaires. Des fonctionnaires du ministère des Affaires municipales ont également pris part à ces excursions de trois ou quatre jours toutes dépenses payées, a appris Le Devoir.

Il ne s’agit toutefois pas d’une pratique isolée. Selon les informations recueillies par Le Devoir, des dirigeants de la firme d’ingénierie Dessau invitent régulièrement à la chasse et à la pêche des clients potentiels ou déjà établis au camp appartenant au club privé Mazana, dans les Laurentides. Chez Dessau, on affirme que la firme n’est pas membre de ce club privé bien que «probablement» elle le connaisse. Dessau n’avait aucun commentaire à faire quant à la possibilité que des dirigeants de la firme puissent en être membres puisqu’il s’agit «d’adhésions personnelles».

Chez BPR, interrogée à trois reprises sur ces voyages, on a refusé de faire quelque commentaire que ce soit après avoir reconnu toutefois que l’entreprise possède bien un camp de pêche. Celui-ci est situé sur les bords du lac Wilkin, à environ 50 kilomètres au nord-est de La Tuque, dans la réserve faunique des Laurentides.

Des maires et des conseillers municipaux de différentes municipalités de la région de Charlevoix ont participé à des voyages de pêche à la fin des années 1990 et au début des années 2000 à l’invitation de BPR. À la même époque, d’importants contrats d’assainissement des eaux (égout) étaient projetés dans la région. Ont suivi des contrats concernant l’eau potable, dont une usine de filtration à Saint-Irénée conçue par BPR.

«De beaux voyages» Kathleen Lévesque, Le Devoir ( Disposaglelogins)

Monsieur Soudas a un bel avenir. Et tout le talent qu’il faut…

La politique c’est comme le maïs de Mosanto… C’est tellement mélangé et contre nature que ça finit par empoisonner. Et les vers finiront toujours par gruger les Verts…

Les études sur le maïs de Mosanto ont été effectuées sur des rats.

En politique, ce sont les rats qui nous mènent aux études.


L’erreur boréale: quand les lucioles nous flambent une forêt

26-novembre-2009

«OK, Desjardins, on va les sortir de là, mais par
contre tu vas arrêter de m’appeler le ministre
des Environs.» ( André Boisclair)

 

On voit un lac, on le vide de ses poissons. On voit
une rivière, on la barre. On voit une patch de bois,
on la bûche. Toujours à piocher dans le fond du baril.
Et maintenant, on veut commercialiser la biomasse
elle-même, le substrat de la vie… Richard Desjardins

 

La parade des Environs…

Dans le monde de la politique, comme dans celui du showbiz, les politiciens passent, mais les arbres restent… À condition que l’on gère bien notre patrimoine, et que l’on aie un suivi.  Ils ont souventes fois une vie politique aussi passagère que la lueur d’une luciole.

Je ne sais si vous avez lu les deux lettres au journal Le Devoir de M. Desjardins.

Mais ce dont je veux parler aujourd’hui, c’est qu’en lisant les lettres montrant le parcours de Richard Desjardins, c’est qu’on peut y voir jusqu’où les politiciens et fonctionnaires, alliés à des «politiques» dites de développement, peuvent aller.

La grande question que l’on se pose  – en regardant défilé de ces  bon gars « pas d’alcool, pas d’tabac»( R. Desjardins)-  est la suivante : le bon politicien est-il victime d’un mauvais système? Ou bien si c’est lui qui est en quelque sorte responsable de sa réputation?

Mais, avant, un petit rappel sur la forêt.

Constat

Durant les dernières décennies, toutefois, de nouvelles valeurs environnementales ont émergé et la population s’est de plus en plus impliquée dans le dossier des forêts. En 1999, le documentaire de Richard Desjardins, L‘erreur boréale , soulevait les passions et mettait à l’avant-plan les pratiques dévastatrices de l’industrie forestière, en dénonçant entre autres l’usage généralisé de la coupe à blanc. Déboisement dans le monde

De nouvelles valeurs environnementales? Ce n’est pas l’avis – du moins en terme de

Richard Desjardins, il en est, certes, mais l’efficacité en est plus que douteuse.

La forêt boréale représente 20% de forêts vierges qui subsistent sur la planète. 15% de cette forêt est encore originelle.

Pendant des décennies, l’État a toléré des pratiques néfastes de la part des compagnies forestières qui ont miné une partie de notre forêt publique. En 2004, le rapport Coulombe sur la gestion de la forêt publique québécoise constatait plusieurs problèmes reliés à l’exploitation de nos ressources forestières. Entre autres conclusions, le rapport recommandait la mise en place d’une gestion plus participative de la forêt, une diminution des coupes et la création de nouvelles aires protégées Déboisement dans le monde

 

J’ai visionné à nouveau le documentaire et décortiqué les lettres. Ce n’est pas qu’une «Erreur boréale», c’est une horreur d’un défilé de menteurs et d’actionnaires qui ont saboté la richesse collective du Québec.

Le pire est qu’après dix ans, le constat est que c’est irréversible. Tout simplement parce que les «spécialistes» ont été choisis en fonction des revenus et les forêts ne se renouvellent pas tel que prévu.

On se livrait alors à des études sur des scénarios de 150 ans et des investissements dans les 30 ans à venir…

On dirait que tout le monde veut le déluge mais ne veut pas être là pour construire l’arche.

Ne vous demandez plus d’où vient l’expression «développement durable»…

Un défilé qui se défile

Sur sa route, M.Desjardins fera face au «marches d’escalier» de la fonction publique, ministres, sous ministres, etc.

1. Jacques Brassard, Ministre des Ressources naturelles

Suite au documentaire, M. Brassard tente d’éteindre un peu le feu de forêt pour «résorber la mauvaise impression qu’il dégageait».

Mais personne ne l’a suivi.

2. Jacques Robitaille, ancien sous-ministre,  adressa à M. Desjardins  une lettre d’avocat me mettant en demeure de ne plus évoquer publiquement son nom. M. Robitaille étant  devenu patron d’une  des compagnies de bois du Québec.

Et comme intimidation :

Le documentaire, présenté en France, subventionné, le Québec décide de retirer sa subvention. Elle fut ramenée…

Après ce bluff, le Québec a maintenu sa subvention, sans doute pour ne pas donner trop de publicité à son geste déplacé. D’autant plus que notre gouvernement avait fait placarder dans tout le métro de Paris une affiche touristique, une magnifique photo aérienne de la forêt boréale québécoise avec la chevelure d’une belle pitoune en guise de ciel.

3. François Gendron et André Boisclair. ( Respectivement ministre et responsable de l’environnement.)

«Si vous ne sortez pas Norbord de là, nous allons le faire nous-mêmes!» R.D.

«OK, Desjardins, on va les sortir de là, mais par contre tu vas arrêter de m’appeler le ministre des Environs.»

«Quelques jours plus tard, en décembre 2002, nos efforts pour alerter l’opinion publique au sujet de l’incurie de notre gestion forestière trouvèrent un formidable écho lorsque la vérificatrice générale du Québec déposa son rapport sur la question. Sa conclusion: «Le ministère des Ressources naturelles n’est pas en mesure de déterminer s’il y a surrécolte du bois dans les forêts publiques.» R.Desjardins

Ah! J’oubliais… Un certain Thomas Mulcair. Déménagé au pays de l’or noir, «ottawaé» dans le parti NPD.

Plein de bonne volonté…

Le rapport Coulombe

Les élections s’en venaient. Le ministre Gendron cafouilla, le premier ministre Landry bafouilla et Charest en profita, promettant une enquête publique advenant une victoire libérale. Il gagna. En résulta la commission d’étude Coulombe (2004).

Rapport qui «étouffa» un peu le gouvernement. Car on s’attendait à ce que M. Coulombe ne frappe pas trop fort. Hors, ce fut le contraire. M. Coulombe, honnête dans sa démarche, présenta un portrait de la situation peu flatteur.

Quant à savoir qui est responsable, ou s’il n’y a pas de responsable, il semble que l’on était au courant de la situation

 

Frank Dottori, alors p.-d.g. de Tembec, l’entrepreneur forestier probablement le plus respecté dans le milieu industriel, eut cette candide réflexion: «La forêt nous a rendus riches parce que nous l’avons surexploitée. Le gouvernement a accordé des droits de coupe pour du bois qui n’existait pas. Et tout le monde le savait.» Et tout le monde le savait! Cette seule phrase aurait mérité le déclenchement d’une véritable enquête publique et la condamnation probable de tous ces sous-ministres et ministres dilapidateurs, dont plusieurs sont depuis passés à la solde de l’industrie. Ça reste à faire.( Lettre au Devoir, Richard Desjardins, juin 2009)

 

Les vendeurs

Ben! Beau! Comme dirait M. Desjardins. Le hic est que cette parade de «cvéistes» passe en coup de vent, jetant les richesses naturelles du Québec – richesse qui appartiennent au peuple – à des intérêts américains, octroyées par des acteurs de l’époque, tel Guy Chevrette, p.-d.g. du Conseil de l’industrie forestière et ancien ministre responsable de coupes de bois records, sillonne actuellement le pays, violon à quatre cordes sous le bras, pour forcer le gouvernement à se rendre à ses vues. ( R. Desjardins).

Des richesses vendues pour quelques cents…

Après dix ans, après les parades, les luttes, les petites sournoiseries, la forêt est toujours amochée. Après 2.5$  milliards, en 2005. Combien a-t-on ajouté depuis?

Deuxièmement, la qualité moyenne des arbres coupés s’est considérablement dégradée depuis 25 ans. Pour les essences résineuses, le volume de bois par tronc récolté a diminué de 35 %. Dans le cas des feuillus (bouleau jaune, hêtre, chêne, noyer, etc.), on a assisté à un tel écrémage des arbres de qualité que les scieries québécoises affirment devoir maintenant importer des États-Unis presque 40 % de leurs billes de sciage. Imaginez : le Québec importateur de bois !

Quatrièmement, malgré les 2,5 milliards de dollars investis depuis 1980, les travaux sylvicoles de remise en production restent d’une efficacité douteuse. Leur effet véritable sur le rendement de la forêt publique n’atteint pas la moitié de ce qu’on avait espéré. L’action boréale

Le béton l’a emporté sur la sylviculture.

Détournement de bois…

De 2000 à 2005, les trois plus grandes entreprises forestières ont retourné à leurs actionnaires deux fois plus d’argent qu’elles n’en ont fait. Un gros milliard qui, justement, aurait pu être investi dans la diversification de la production. Or c’est ce même milliard manquant que nous venons de prêter-donner à l’industrie, les banques traditionnelles ne voulant plus rien savoir de ces bons-à-rien corporatifs. Et parfois bandits. Abitibi-Bowater, endetté jusqu’au trognon, vient de se mettre sous la protection de la loi sur la faillite, éludant ainsi l’obligation de verser les cinq millions dus à des travailleurs saguenéens. Quant à son patron Weaver, il se sauve avec 20 millions à titre personnel.

Les ministres passent, mais ils ne restent pas toujours dans les environs…

Forget it!

J’aime mon petit titre, parce qu’il contient un petit jeu de mots un brin  subtil : IT.  

Il y a comme une petite saveur des écrits de Stephen King. J’ai été tenté de ne mettre que le lien, mais comme nous sommes tous paresseux, j’ai été assez bûcheur pour vous le copier-coller. Si ça ne vous tente pas, sautez deux paragraphes.

Ils croyaient l’avoir vaincu, au terme d’un combat douloureux et épuisant dans lequel chacun des enfants joua un rôle important ; notamment Bill, dit Bill le Bègue, qui fut le seul à être assez fort pour pouvoir combattre Ça. Mais Ça est revenu leur rappeler que la terreur ne meurt jamais et qu’ils ont fait une grossière erreur en la laissant fuir, parce que cette fois-ci Ça ne se laissera pas surprendre et tuera les êtres qui vingt-sept ans plus tôt l’avaient défié. Tenus par une promesse qu’ils ont signée de leur sang, les membres du « Club des Ratés », car c’est comme ça qu’ils se sont appelés, doivent revenir à Derry, ville infernale sous l’emprise d’une créature diabolique et vicieuse, replonger dans un passé qui peut les tuer s’il ne les rend pas fous, afin d’achever ce qu’ils ont commencé. Malgré la force de l’amitié, de la loyauté et du courage qui les habitent, leur survie est désormais incertaine car Ça veille et rôde, nuit comme jour, puisant dans leurs souffrances et dans leurs cauchemars pour assouvir sa soif de sang… et de vengeance… Ça Stephen King

C’est un peu «ça»… Ça, c’est le passage de tous les «environs»  qui nous font «oublier». Tout va tellement vite… En fait, ils se font oublier au bout de quelques mois après avoir saccagé un peu les avoirs de la collectivité. Alors arrive un autre «Ça» avec un grand sourire qui babile de grandes promesses.

***

Madame Monique Jérôme-Forget vient de se vertiliser ( recycler) dans un nouveau poste.

Après avoir quitté la vie politique en avril, Monique Jérôme-Forget se joint au cabinet d’avocats Osler, Hoskin & Harcourt à titre de conseillère spéciale rattachée au bureau de Montréal. Elle commencera sa nouvelle carrière dès demain. Les affaires  

Elle nous avait dit sortir de la vie politique pour s’occuper de ses petits enfants.

L’aviron des Environs a tenu tout juste le coup le temps d’une élection à titre de Ministre des Finances pour nous rassurer sur la crise économique. «Il n’y aura pas de déficit!».

Titre : conseillère spéciale.

Spéciale, en effet.

On suggère d’envoyer l’article à un ami. J’aurais envie de lui renvoyer…

« …renom de politicienne transparente, qui « parle vrai et qui donne toujours l’heure juste ». Radio-Canada

Une chose est sûre en démocratie au Québec : on est 7 millions à participer aux CV des élus.

Il existe une belle  expression dans la langue française : péter sa coche.

C’est tout de même surprenant  qu’en langage de comptabilité on utilise souvent l’expression ventilation des comptes.

_______

Richard Desjardins, Lettre au Devoir 1

Richard, Desjardins, Lettre au Devoir 2

 


Le menu Allah carte…

16-juillet-2009
Dutron.wordpress.com

Dutron.wordpress.com

Nous étions au restaurant, un jour de pluie, comme dans les romans de Simenon. Ou de la bruine. Manger pour survivre au petit déluge du vide de nos existences.
-Vous allez prendre le menu à la carte?
Le complotiste, voyeur de complots partout, eut un haut-le-cœur.
-Non merci!
- Pourquoi me demanda ma compagne?
- Je n’ai pas faim.

***

On a passé sa vie à ramasser son argent pour le «prêter» à un honnête homme affable et séduisant. Pour ses vieux jours… Ça étouffe un peu les rhumatismes, et on cherche à se dérider ou à simplement aller la recette du cocon. Un cocon de coton… Les esclaves devaient s’en mettre dans les poches pour se faire des matelas.  On ne veut plus mourir. Mourir ne fait pas partie de la vie. La souffrance non plus… L’argent est un Botox puisqu’il ne vaut plus rien.

C’est le grand crédo qu’un placement est un moyen de s’enrichir. Vous êtes alors une mine d’or pour les filous. Avant, on croyait en Jésus-Christ, notre sauveur. Voilà ces nouveaux témoins de Jéhovah qui frappent à votre porte, veston cravate, avec une image de lion transformé en mouton : le conseiller financier.

La peur de tout perdre est comme la lèpre : plus on la gratte, plus elle saigne.

Pour ne pas avoir peur, il suffit de ne rien vouloir dans sa tête. Surtout pas l’illusion qu’en ramassant de l’argent votre «fin de vie » sera plus facile…

Les vrais possesseurs vous offriront 400,000$ pour votre maison. Dans quelques années ils posséderont le village.

Une vieille dame a refusé un jour de vendre sa maison 3fois le prix de sa valeur. Simplement parce que son bonheur, ses souvenirs, toute sa vie était inscrite dans les murs, dans les planchers, et dans les fleurs ou la neige en hiver.

On ne vend pas ses joies et ses émotions.

L’ouest est avide, le Sud est à vendre…

Les grosse pointures  se veulent de sculpter l’Histoire. Hitler l’a peinte en rouge avec l’argent de banquiers avides qui savaient où placer leur argent. Les banquiers n’ont pas de pays… Ils les ont tous.

L’Arabie Saoudite a pris le contrôle d’environ 1,6 million d’hectares de terres en Indonésie, soit à peu près les trois quarts des terres cultivées au Québec ! Et conjointement avec les Émirats arabes unis, l’Arabie Saoudite s’est appropriée 1,4 million d’hectares dans des pays comme le Pakistan ou le Soudan. La Turquie, le Kazakhstan, le Cambodge, les Philippines, l’Ouganda sont également visés par les pays du Golfe Persique. Il s’agit là aussi d’assurer l’approvisionnement en céréales des pays investisseurs dans lesquels la rareté de l’eau limite la production agricole. Alternative.

L’impossible échappatoire

Je ne connais qu’un seul moyen : éviter d’être un citoyen. Se regrouper, investir et s’investir en utilisant les mêmes moyens que ces monstrueuses machines à appauvrir les pauvres.  Ne plus se considérer comme citoyen d’un pays qui n’existe plus. Simplement en reprenant peu à peu, goutte à goute ce qui nous appartient.

Maison, village, région… Et se répandre. S’unir, s’unifier. Et, surtout, ne pas vendre qu’à l’intérieur.  Pendant qu’il nous reste encore des moyens…

Dans quelques décennies, ce sera le retour des cerfs… Et le processus est déjà bien enclenché. Les rois sont devenus invisibles. Ils ont fait disparaître leur trône et se sont créés une flopée de petits investisseurs, de clercs, d’hommes politiques serviles, esclaves de leur égos et de leur «savoir».

Car le matérialisme n’est plus ce qu’il était.  Les pauvres vivent sur un boxing day nouveau. On les met en boîtes… Comme ça, le cadeau revient au riche le lendemain de la fête où le surplus est vendu.

Le menu Allah carte, c’est un jeu de mots.  C’est le dieu que vous voyez… On peut bien voir ce qu’on veut, entendre ce qu’on veut entendre, il reste que le menu à la carte de l’avenir de l’humanité n’est pas encore tout à fait bien compris. La Terre est un resto pour les riches…

Le complot du 9/11, l’invasion de l’Irak, et le reste, c’est un jeu de complotistes qui cherchent à travers des mailles le sens de l’Histoire, en direction et en interrogation. Elle a des mailles, mais pas de chaînes.

On dirait qu’on apprend à lire en décortiquant quelques lettres ou quelques mots.

Ce qui ne veut pas dire qu’on comprend le …texte.

Le monde s’effondre comme une tour du World Trade Center : un château de cartes. Il s’effrite si bellement. Dans un rythme frôlant l’artistique achèvement.

On a des images des victimes. On n’a toutefois pas d’images réelles de ces «investisseurs» qui achètent des terres à ceux qui n’ont d’autre moyen pour vivre.

Le véritable terrorisme est dans le contrôle des biens par des financiers invisibles.

Demandez-vous ce qu’il restera à vos enfants dans dix ou vint ans.

Ah ! J’oubliais. À la carte, signifie également gruger l’atlas terrien peu à peu.

C’est pour ça qu’il y  a de jours où je n’ai pas faim. Ça me soulève le cœur de voir tous les lapins avalés dans le chapeau du magicien, pendant que nous applaudissons le spectacle.

C’est la magie des «pouvoirés»…

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Il était une fois un pays ayant trop de bouches à nourrir et pas assez de ­terres à cultiver. La bonne nouvelle, c’est que le pays en question, la Corée du Sud, disposait de suffisamment de devises pour importer du riz, du soja et du maïs. La mauvaise, c’est que l’époque était à la spéculation sur les denrées alimentaires. Et la Corée, pays certes émergent et dynamique, avait du mal à s’approvisionner sur le marché mondial. Alors, elle eut une idée : plutôt que d’acheter des récoltes, pourquoi n’achèterait-elle pas des terres ? La razzia des terres des pays pauvres


Le capitalisme et son vert dilué à l’eau

2-juillet-2009

Les affirmations du comédien Roy Dupuis selon lesquelles Hydro-Québec tenterait d’acheter l’appui des élus de la région de la Côte-Nord afin de mener à terme le projet de barrages hydroélectriques sur la rivière Romaine font bondir la société d’État.

Radio- Canada

La compagnie Hydro-Québec est une multinationale caractéristique du grand capitalisme, avec des intérêts à la fois au Québec et aux Etats-Unis. Son projet consiste, à partir de 2009, dans la construction de quatre barrages en vue de la production d’électricité qui sera vendue directement aux Etats-Unis, grand consommateur d’énergie (fossile ou naturelle). Ces barrages géants (certains devront atteindre 200 mètres de haut) anéantiront la plus grande partie de la rivière et du bassin qui en dépend. La forêt disparaîtra, ainsi que toute vie, et le résultat sera pendant longtemps la décomposition végétale et l’asphyxie de l’écosystème. La nation innue sera privée d’un seul coup de son lieu de vie. Le Monde J.M.G Le Clézio

***

J’écoutais le premier ministre du Québec, Jean Charest, hurler que le projet de la Romaine était «vert».

Depuis des décennies, à regarder la carte du Québec, on se nourrit de ce vaste territoire qu’est le Nord, et dont le seul intérêt consiste à en extraire les richesses.

Ne pas polluer en «bas» ne signifie pas qu’il n’y a pas de pollution en «haut» : on détourne les rivières, on détruit la faune, on achète les Innus, on brise leur mode de vie. Bref, on saccage.

Tout ce bassin nordique est une mine d’or, en termes d’énergie, pour les habitants vivant au Sud  du Saint-Laurent, là où est concentrée la population.

Où est donc ce vert hypocritement écolo? On râpe, on charcute, on griffe, mais en réalité, il n’y a rien pour le respect des nations. Et il n’y a toujours eu rien. Les peuples invisibles du Nord se sont fait voler en signant des traités à «l’alcool », ou à coups d’argent.

Et pour vendre aux États-Unis…

Vendez votre maison, vous n’aurez plus d’endroit où demeurer…

Des viols à répétition

Reste qu’après des décennies  de saccages, de filoutage, les Amérindiens, Les Innus, et bien de petites communautés amérindiennes sont en train de crever en essayant de se standardiser au mode de vie «américain».

La «guerre économique» et ses charcuteries d’âmes est en train d’achever cette œuvre de  continuité dans un viol de la différence depuis des siècles.

Après l’alcool, l’argent : des sans-abri «oubliés» au Nord

On n’a pas idée des dégâts faits aux Amérindiens… On n’a pas idée de ces peuples qui n’ont plus d’âme.

L’étude, qui a été menée durant une période de quatre ans auprès des services de la protection de la jeunesse dans la baie d’Ungava et la baie d’Hudson, fait également part des problèmes sociaux que le peuple inuit vit depuis les dernières décennies: violence familiale, consommation abusive d’alcool, toxicomanie, chômage, surpeuplement des logements et taux de suicide élevé.. Radio-Canada

Les peuples du Nord en sont rendus à n’être que des sans-abri dans un pays déboisé et déserté des animaux, et livrés à un mode de vie sédentaire… Les drogues vont jusqu’à inhaler de l’essence ou des pots de colle.

Dans la misère totale, on vend les meubles…

Après des décennies de misérabilisme, ils sont condamnés à vendre  en se «ralliant». Beau terme pour désigner une vente sous pression. Ils sont à bout. On les a usés. Ils n’ont plus rien, sinon que leur territoire à vendre.

Oubliez la dignité si chère à l’hypocrisie ornementale des fier-à-bras des États…

Le «sauvage» n’est qu’une bouchée de plus dans cette ère de manipulation.

Oubliez le phoque sur les banquises… Il y bien plus qui meut assommés et bulldozés, évidés, éventrés. Pour tenter de contrebalancer ce massacre, l’État Québécois envoie des travailleurs sociaux dépassés par l’ampleur des misères.

Rien ne va plus dans les services sociaux du Grand Nord québécois. Aux prises avec des cas de plus en plus lourds et à des ressources faméliques, une dizaine d’intervenants sociaux du Nunavik sont sur le point de craquer. Avec l’appui de leurs patrons, ils appellent Québec à l’aide. Grand Nord: la situation des enfants se dégrade

Le message de J.M.G Le Clézio s’est rendu jusqu’au Québec.

Elle parle de la fragilité de son peuple, que le projet condamne à mort», raconte-t-il.

Elle voulait aller jusqu’au procès, mais le procès n’aura pas lieu, comme vient de l’apprendre l’écrivain, la nation innue ayant décidé de se rallier au projet, «sous la pression des avocats de Hydro-Québec» et contre «la promesse d’une amélioration économique, d’emplois pour la jeunesse». Cyberpresse, Québec Le Clézio

Non, le procès n’aura pas lieu.

Une vente de feu.

M. Charest, Premier Ministre est un ami de Sarko. Sarko et ses hémorroïdes

Mais ce n’est pas l’homme qu’il faut blâmer, c’est la manière de faire.

Tant qu’il y aura de ces caniches «quatrepattés», à genoux devant les systèmes financiers qui mènent ces marionnettes égotiques, on ne respectera rien… Sauf l’énorme bulle d’un moi déshumanisé.

C’est pour cette raison que les artistes existent : pour contrer ces paons dont l’éventail de leur vision se résume à leur queue que trop colorée.

Le capitalisme s’offusque… Ah! Bon!

C’est comme ça que se perpétuent les animaux de «race» : à force de se croiser entre eux, ils finissent par devenir malades d’une consanguinité trop répétée.

Mais ils ont fière allure…

Sauf que cet ADN de sang bleu finit par étouffer et tuer les humains, les peuples, et la Terre.

Pour faire un tableau, un peintre, avec ce vert dilué à l’eau, en est rendu à une simple aquarelle où les couleurs s’enfoncent dans la terre engloutissant les humains.

Beau tableau!