TITANIC ÉCONOMIQUE

6-novembre-2009

TITANIC

C’était comme si quelqu’un avait passé un doigt géant

sur tout un côté du navire.

Lady Duff Gordon, rescapée

Le RMS Titanic (Royal Mail Steamer Titanic) était un paquebot transatlantique britannique de la White Star Line, construit en 1911 à Belfast et ayant comme port d’attache Liverpool. Il était le plus luxueux et le plus grand paquebot jamais construit au moment de son lancement.

Il était dit insubmersible car il possédait seize compartiments étanches mais ceux-ci ne montaient pas plus haut que le pont E. De plus, se trouvaient à bord, 8 pompes capables d’évacuer 400 tonnes d’eau par heure. ( Source, Wikipedia)

Le Titanic naviguait à plus de 20 nœuds lorsqu’il entra en collision avec l’iceberg. En moins de 10 secondes sa coque s’ouvrit en dessous de la ligne de flottaison à tribord, sur une longueur de plus de 90 mètres. En 10 minutes, les 5 compartiments avant du navire sont inondés sur une hauteur de plus de 4 mètres au-dessus de la quille. La collision entre le Titanic et l’iceberg fut un accident exceptionnel lors duquel 6 compartiments s’ouvrirent immédiatement sur l’océan. L’arrivée d’eau à laquelle les pompes et le système de subdivision de la coque ne pouvaient faire face, fut d’une ampleur colossale et condamna le navire. SOURCE, Titanic in Belfast

L’ambition Titanic

Les gens de Wall-Street, les banquiers, les dirigeants, financiers de tout acabit ont  été de grands ambitieux qui nous ont précipités dans un fond ….sans fonds.

Le Titanic fut poussé à fond, vitesse maximale, pour battre un record.

Et pour le comparer au phénomène de la «subprime», ses bateaux de sauvetage n’étaient pas assez nombreux. Il était donc surévalué, et en grande dette du point de vue de la sécurité. ¸«Ça n’arrivera pas…». Avait-t-on dit.

Il arrive aujourd’hui ce qui arriva alors sur le navire. Mais notre navire à nous est  une boule ronde et bleue appelée Terre. Et six milliards de passagers, dont une grande part crève de faim.  La débâcle,  qui ne fait que commencer , vient de retarder le souhait de tout humaniste : un ordre mondial nouveau avec une répartition plus juste des biens, et un souci de l’environnement.

Le voilà encore aux prises avec des besoins primaires : le navire coule. Personne n’a le loisir de cultiver un jardin ou planter des arbres.

En un sens, c’est peut-être cette crise d’une ampleur inégalée qui pourrait engendrer une révolution à l’échelle planétaire : ceux qui ont faim n’ont rien pour se défendre et sont acculés à leur misère. Dans le monde occidental, toutefois, la richesse, même mal distribué, a façonné de grandes illusions.

Le cauchemar commence et ces nouvelles générations, n’acceptant pas la faim et la tromperie d’une clique de financiers et de banquiers pourrait s’élever et prendre une Bastille.

La destruction créatrice

La destruction créatrice désigne le processus de disparition de secteurs d’activité conjointement à la création de nouvelles activités économiques.

La «destruction créatrice» (Schumpeter) est le concept par lequel une innovation technologique créée engendre une force motrice de l’économie.

Tous les économistes de la planète ont vite saisi ce nouveau moteur et l’ont utilisé au point de chambarder à tous les cinq ans, voire dans une période plus courte,  les marchés.

Ce phénomène, autrefois quasi accidentel, s’est avéré une stratégie nouvelle de fabrications et de ventes de produits.

Un exemple concret du début du 20ième siècle : l’arrivée de l’automobile a chambardé et détruit rapidement tout le secteur lié au déplacement à l’aide du cheval. Des métiers sont disparus : maréchal ferrant, vendeurs de chevaux, éleveurs de «moteurs», fabricants de carrioles, etc.   Par contre, il a fait naître d’autres industries, dont celles de l’automobile qui perdure encore aujourd’hui. Henry Ford conçut la chaîne de montage, embaucha un grand nombre d’ouvriers et les secteurs parallèles profitèrent de cette industrie d’une manière quasi exponentielle : il fallut développer un réseau de «services» pour répondre à la demande.

Un réseau routier adapté à ce nouveau mode de transport.

Et un réseau de vendeurs et de concessionnaires.

Et nouveaux métiers : mécaniciens, menteurs de voitures, etc.

Une révolution.

De l’or noir à l’or des fous

Ce «nouveau monde» attira les investisseurs. Ces investisseurs, toujours novateurs et toujours voraces,  ne s’arrêtèrent pas au seul concept de déplacement. Afin de creuser le filon, ils conçurent dans les années trente une nouvelle formule :  le maquillage. Ceci en modifiant les carrosseries des automobiles pour en faire un bijou.

Et c’est sur cette «idée» qui parut éternelle que se bâtit le mode actuel de toute l’industrie de l’automobile. Changer l’apparence…

On n’a pas inventé le camouflage mais on l’a peaufiné grandement.

Mais ce n’était qu’un début.

Le «concept» fut utilisé  au point de devenir une pratique courante dans toutes les industries.

L’abus du concept : les «OGM» électroniques

On a tant cru à ce «procédé» que toutes les inventions des dernières décennies sont devenues des «OGM électroniques», issus de croisements et d’améliorations de certains produits de base qui menèrent aux «besoins» de consommer.

Créer l’habitude. Une drogue électronique, ni plus ni moins.

C’est la technique qu’utilisent les vendeurs de drogue dans les rues des villes : ils donnent les premières doses qui rendent les consommateurs accrocs.

Le même procédé est utilisé en téléphonie : on donne les cellulaires pour ensuite vendre des abonnements.

Le même procédé est lui aussi utilisé dans la vente d’imprimantes : on la vend à un prix ridicule mais on vend les cartouches d’encre à un prix plus élevé que la machine elle-même.

Mais pour «prolonger» une habitude d’achat et créer l’illusion d’un concept métamorphosé, on procéda ad nauseam à des modifications d’apparences ou d’améliorations subites de façon à rendre volontairement le produit désuet.

Le crédit : le lifting réinventé

Jusqu’à une certaine époque, le crédit était basé sur la réalité des biens du consommateur. Ce qui permettait un certain équilibre une  garantie. Bref, la monnaie était le symbole d’un PRODUIT RÉEL, d’une valeur réelle correspondante au symbole de l’unité monétaire.

Le bien étant une sécurité pour le prêteur, le prêteur, emballé par ses réussites, décida d’enlever les bateaux de sauvetage du Titanic.

Il camoufla les biens réels en biens «possibles» : la maison était un investissement si sûr, et sa valeur toujours montante, qu’il vendit à des gens insolvables.

  • Les institutions financières pouvaient accepter de prêter jusqu’à 110% de la valeur du bien hypothéqué.

Ces dispositions ont eu pour effet de gonfler la demande pour les propriétés (la proportion de propriétaires a atteint 69% en 2004) en attirant une clientèle à risque. Cette hausse de la demande s’est traduite par une hausse de prix qu’on peut maintenant qualifier de « bulle immobilière ».

Outre les transgressions des règles de prudence régissant la distribution du crédit, l’ampleur de cette crise vient du contournement des ratios réglementaires de solvabilité bancaire par la titrisation des créances américaines risquées. Celles-ci furent revendues sous forme d’obligations à des épargnants un peu partout dans le monde donnant à cette crise une dimension mondiale. Crise des subprimes

Comme sur le Titanic, on a réduit le nombre de bateaux qui aurait du être conforme aux normes de sécurité.

20 canots : 1178 passagers

1178 gilets de sauvetage

Nombre de passagers : 2201

La valeur «estimée» dépassait grandement la réalité des biens échangeables.

5 compartiments : 5 continents

Il était dit insubmersible car il possédait seize compartiments étanches mais ceux-ci ne montaient pas plus haut que le pont E.

En 10 minutes, les 5 compartiments avant du navire sont inondés sur une hauteur de plus de 4 mètres au-dessus de la quille.

Le naufrage de l’Économie touche maintenant tous les continents. Dans combien de temps, ce château de cartes s’effondrera-t-il? On pompe les pertes à grands coups de milliards.

Pour l’instant, cette Économie flotte, en arrêt, l’échine courbée.

Le iceberg auquel elle s’est heurtée  est composée de millions d’individus  de «glace», sans intérêt humain : de la «chair à banquiers», pour le but ultime du profit.

On pompe même une eau inexistante, car les fonds injectés proviennent de …nulle part. Sinon, comme le soulignait un économiste, tout cet «argent» aurait pu servir à financer de nombreux projets positifs…avant.

La vitesse : Titanic et Économie

Le Titanic naviguait au moment de l’impact à 22,5 nœuds. Sa vitesse maximale était de 23 nœuds.

Selon  Hervé Fischer, Directeur fondateur de l’Observatoire international du numérique, UQAM, auteur de Le choc du numérique, la virtualisation des transferts et la vitesse de ceux-ci, seraient en cause dans la débandade actuelle :

Cette virtualisation de l’économie favorise certes la fluidité des échanges mais aussi l’emprise des pulsions que l’imaginaire peut exercer sur elle, et donc sa volatilité. De fait, ses monnaies ne sont plus des unités de mesure et d’échange du réel, mais la matière première elle-même, numérique, d’une économie soumise aux aléas du gambling. L’accélération des flux de ce jeu financier active aussi sa dynamique événementielle et en fait palpiter intensément les rêves de puissance. Et ses produits toxiques peuvent contaminer la planète entière en un temps record en créant des remous d’une ampleur immédiate redoutable. L’économie numérique devient ainsi plus vulnérable à la panique

…En spéculant, on ne devient peut-être pas tant cynique ou immoral que tout simplement joueur. On joue pour jouer, en espérant bien sûr toujours gagner. Et conséquemment, le numérique déresponsabilise. Il favorise la triche, les fausses comptabilités, les fausses stratégies et la dépendance. Et on perd la conscience des conséquences réelles, éventuellement dramatiques, de ses jeux, sans penser aux ouvriers qui vont perdre leur emploi, aux familles qui ont acheté leur maison avec des hypothèques irréalistes, aux personnes âgées qui ont placé leurs fonds de retraite dans des institutions qu’ils croyaient sécuritaires. Technologies numériques et crise financière

Perte de conscience des conséquences réelles, mais également perte de conscience des avoirs réels. Le «jeu» de l’instantanéité et de l’invisible mène à la construction d’une réalité biaisée et sans rapport avec la «matérialité» économique à la base même de celle-ci.

La méthode  du lapin

La base de l’économie est un échange de biens réels : une vache contre trente lapins.

Simple.

Les lapins se reproduisent rapidement et ont la réputation de courir vite. On a donc choisi le «mode lapin» pour multiplier des «biens» échangeables.

Mais un lapin virtuel, sans égard à la réalité.

Les profondeurs de l’abîme

Les capitalistes ont été mauvais gagnants. Ils ont poussé leur système à l’extrême, c’est-à-dire à l’excès. Risques démesurés, appétits gargantuesques, incompétence et arrogance crasses, fraudes éhontées ont marqué la dernière décennie. Jusqu’à ce que les colonnes du temple s’effondrent. Le capitalisme abîmé, André Pratte, La Presse

Les analyses actuelles, venant des «experts» et également des responsables mêmes de ce naufrage, ne révèlent guère la profondeur du gouffre dans lequel nous nous enfonçons. Au contraire, elle nous crayonne un plan gras, comme si on réparait le navire avec une colle magique.

On dirait une armée de chirurgiens se retrouvant avec un patient à l’artère tranchée, n’ayant pour seul outil que leur chewing-gum qu’ils mastiquent en discours affolés pour solidifier cette matière rose et tenter de rafistoler le vaisseau  du malade.

Nous ne savons encore rien des profondeurs de l’abîme.

Et ils ne veulent pas que nous le sachions.

On se retrouve à un envers de formule dans un monde lui-même chaviré. Normalement, on hurlerait : «Les femmes et les enfants d’abord».

On le hurle, mais on sait bien qu’avec la traîtrise qui caractérise la race des seigneurs à cravate, ils sont prêts à jeter femmes et enfants par dessus bord pour s’emparer des bateaux de sauvetage.

Ils l’ont fait. Pourquoi changeraient-ils de tactique, puisque cela a fonctionné?

Du Titanic à l’Hindenburg

La catastrophe du Hindenburg est l’incendie, survenu le 6 mai 1937 à l’aéroport de Lakehurst non loin de New York, du dirigeable allemand Hindenburg. Gonflé au dihydrogène, il prit feu sous l’œil des caméras, tuant 34 personnes et sonnant le glas des vols de dirigeables commerciaux. Hindenburg

À la vitesse où coule l’Économie mondiale, il se pourrait que ce soit davantage une maison en flamme qu’un navire.

On se souvient du Titanic non pas seulement à cause du nombre de passagers, mais de l’entreprise orgueilleuse et des erreurs monumentales qui auraient pu éviter la catastrophe.

Le drame de l’Hindenburg mit fin aux vols des dirigeables.

Cela suffira-t-il à nous convaincre que la bouffissure des financiers, leur arrogance, leur incompétence, mènera cette planète et surtout, ses habitants, à un monde meilleur?

Small is Beautiful, disait Schumacher.

C’est sans doute la formule de l’avenir : une société faite de petites cellules bien compartimentées, mieux soudées.

Sinon, il ne reste qu’à attendre le 14 avril…

Et tous les 14 avril à venir.


L’HOMME SARDINE

10-octobre-2009

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Pierre Folgia

Il ne faut point aller au bois quand on a peur des feuilles.


Dans un monde d’abondance de ces dits Amériques, non n’a jamais eu peur d’avoir autant peur.

Peur de perdre son luxe, son char argenté, sa retraite dorée, son cabanon de 250,000$. Son train de vie.

Élire un gouvernement, c’est élire un comptable.

Un gouvernement c’est un comptable givré par les grandes compagnies avec des liquidités de centaines de milliards . Pas de pays pour eux. Leur pays, c’est leur avoir.

Ils sautent d’un pays à l’autre. On s’en balance-tu du pouvoir! Les quêteux des compagnies de l’industrie américaine sont des nègres de ces conglomérats qui investissent autant dans l’industrie de la fabrication du poison pour rat que des produits naturels.

Le choix du Président

On a choisi Jean Charest parce que c’est un comptable cool, baveux, lutteur, arrogant,

Poly-tico-logue, harangueur, nargueur, nageur dans l’eau saline du tit mensonge religieux, borderline, frisé de la bouche comme du cuir chevelu.

Parfait.

On le sait imparfait, mais ça nous va. On ne demandera pas  au premier ministre de jouer du Van Halen. Même si c’est un brin le docteur House.

Le grenier

Séraphin a brûlé dans son grenier en comptant son or. Les québécois, les canadiens, gens de tous pays, sont en train de vivre dans le grenier de leur demeure. Ils n’osent plus descendre de peur que le toit leur tombe sur la tête. Ils n’osent plus plonger.

Quand le grenier est à la bourse, c’est d’autant plus effrayant. Y a un banquier dans le grenier. Ce fantôme rougeau, coiffuré à droite, bien lisse – autant du poil que de la pensée. Comme une piscine de 24 pieds en pleine canicule : elle ne sert pas à grand chose, l’eau est trop chaude. Mais rien qu’à la regarder ça vous rassure.

L’homme sardine

Notre Homme s’est cloisonné dans une boîte de sardine de peur de vivre. Quand on ouvre une boîte de sardines, on se dit qu’elles n’ont plus peur. Elles ont l’air de dormir collées, en bans… et la boîte a l’air d’un bateau de pêche.

On s’est fait pêchés peu à peu. À force de vivre à la religion de la banque, on y a placés nos sardines, et quand nos sardines c’est nous, c’est qu’il ne nous reste plus qu’à nous faire bouffer par les grands pêcheurs qui vident les pays comme on a vidé les océans.

Nous votons et vivons selon nos valeurs. Les politiciens n’ont plus de valeurs ni d’orientations de société.

Et nous n’ont plus.

Vive les poissons que nous sommes!

Vive les sardines!


SALAIRE

7-octobre-2009

J’ai donné 30% à l’impôt.

17% aux taxes sur les achats…

0.5% pour le procès des criminels en moto.

0.008 % pour ceux qui furent dédommagés après des accidents ayant été causés par l’alcool au volant.

0.02% pour  mes voisins, vieux, paresseux, incapables de vivre en société.

0.12% aux oeuvres de charité.

0.01% à deux religions qui vendaient leur petits livres.

0.22% sur des cassettes vierges pour des droits d’auteurs.

0.08% à des avocats qui défendaient des criminels.

0.21% aux ados en mal de vivre.

0.28% pour des coûts de psychologues pour mon mal de vivre.

2% pour mon régime d’assurance-maladie.

4% pour mes vacances.

0.069% pour les gays qui vont voter aux prochaines élections.

0.13% pour entendre les nouvelles à toutes les minutes.

0.000000001% pour la météo subventionnée par l’État.

0.01 % pour l’armée qui me défend.

0.02 % pour la lutte anti-terrorisme.

0.03 % pour le corps policier.

0.04 % pour une assurance-vie.

0.000000000000000000001% pour le parking de cet handicapé qui rentre dans son parking à 40 kilomètre heures.

0.133% pour sauver des vies de  94 ans.

0.006% pour attirer les touristes.

J’ai cessé de compter…

Je ne sais pas où je peux trouver l’argent pour être aussi riche, mais il doit y avoir quelqu’un quelque part qui me fait vivre.


LES BOURGEOIS VEULENT ROULER AU NÈGRE SUCRÉ

5-octobre-2009

Ce mois-ci, l’Eglise catholique du Brésil a dénoncé l’explosion du travail forcé pour répondre aux besoins des plantations de canne à sucre pour la production de bio-carburants.


Du nègre sous le capot

L’économie ne roule pas bien, mais le bourgeois veut rouler. À tout prix. L’or noir n’est pas que nappé sous terre, il est sur Terre.

Le gros bourgeois  transforme la nourriture des pauvres en carburant. Et il brûle tous les petits princes pour les mettre dans son réservoir.

Bref, le bourgeois roule aux nègres… Et aux nègres frais: des enfants.

Saisie pour la première fois pour une affaire d’esclavage, l’instance a estimé que les juges nigériens n’avaient pas rempli leur mission de protection de la victime, une Nigérienne qui avait travaillé comme esclave pendant neuf ans et avait saisi le tribunal de la Cédéao.

Selon le Bureau international du travail (BIT), le recours au travail forcé est «généralisé» en Birmanie. Pour d’autres raisons, sans doute, mais pour des raisons toutes aussi noires.

Vantez-nous les mérites du progrès et du développement durable. Le bourgeois moderne est vert, mais il broie des enfants. Il est vert…

«Plus de 27 millions d’hommes, de femmes, de garçons et de filles vivent chaque jour en situation d’esclavage», a dénoncé jeudi une experte de l’ONU à l’occasion de la prochaine commémoration, le 2 décembre, de la Journée internationale de l’esclavage.

Les pays riches comme les pays pauvres sont affectés mais «l’esclavage et les pratiques semblables à l’esclavage vont de pair avec la pauvreté, l’exclusion sociale, la marginalisation, la discrimination, le manque d’éducation, la déficience dans l’application de la loi et la corruption», a expliqué Mme Shahinian.

C’est là la partie impénétrable et hypocrite de notre monde. On ne pille pas que des vitrines chez les bourgeois trop riches et trop avides. On pille tout. Même la chair humaine. Il faudrait un Zola pour déclamer cette misère et nous déchiffrer un peu ce monde.

Soylent Green( Soleil vert)

Je vous rappelle le résumé de ce film des années 70.

«Soleil vert se déroule en l’an 2022.  Le monde baigne alors dans une étrange lumière jaune, qui a détruit la faune et la flore. Très peu de terres sont encore cultivables et les habitants qui n’ont pas les moyens d’acheter des aliments naturels mangent un aliment de synthèse, le “Soleil vert” (Soylent green), produit par la multinationale “Soylent”. Les émeutes sont fréquentes et sévèrement réprimées.

Après le meurtre d’un des dirigeants de la société Soylent, qui produit le Soleil vert, un policier en charge de l’affaire va découvrir que ce dernier n’est, contrairement à la publicité de la Soylent company, pas fabriqué à base de plancton. » ( Source, Wikipedia).

Il est fabriqué de chair humaine…

Des biscuits pour l’auto

Les habitants qui n’ont pas les moyens de s’acheter des aliments naturels mangent des aliments de synthèse.

Le riche n’a pas les moyens ou l’accès à son carburant souterrain. Il se lance donc dans la fabrication du biscuit-auto à base d’aliment naturel ( la canne à sucre) et d’un outil toujours disponible: l’esclave.



A BEAUTIFUL MIND :-)

30-septembre-2009

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Bush


La liste de Pfizer

24-septembre-2009

La liste de Schindler

Have you seen the little piggies
Crawling in the dirt
And for all the little piggies
Life is getting worse
Always having dirt to play around in.

George Harrison

Il est rare qu’un film ait une  évaluation de 9.5 /10 sur IMDB. Avec un budget de 22$ millions, Spielberg n’avait pas  «voulu» de faire un grand film.  Il s’était offert un cadeau, se disant qu’il n’intéresserait que peu de gens.

Bien sûr, tout le monde a été touché par les scènes cruelles et le grand repentir d’un homme dont l’ambition était de s’enrichir sans aucune morale.

Oskar Schindler avait compris que pour devenir riche, il n’y avait pas meilleur moyen que  la corruption. Et c’est l’ouverture du film qui nous montre un Schindler en train de bâtir son empire en saupoudrant les pots-de-vin aux hauts-gradés, sachant qu’ils se répandraient par la suite chez les valets exécutants.

La corruption est définie comme la  perversion ou le détournement d’un processus ou d’une interaction entre une ou plusieurs personnes dans le dessein, pour le corrupteur, d’obtenir des avantages ou des prérogatives particuliers ou, pour le corrompu, d’obtenir une rétribution en échange de sa bienveillance. Elle conduit en général à l’enrichissement personnel du corrompu. C’est une pratique qui peut-être tenue pour illicite selon le domaine considéré (commerce, affaires).

  • l’abus de pouvoir ;
  • à des fins privées (donc ne profitant pas nécessairement à la personne abusant du pouvoir, mais incluant aussi bien les membres de sa proche famille ou ses amis) ;
  • un pouvoir que l’on a reçu en délégation (qui peut donc émaner du secteur privé comme du secteur public).

Qui donc a tapé cette liste jaunie de l’Histoire? Un simple exécutant… D’où l’art de la corruption qui consiste à créer des exécutants javellisés. C’est ainsi qu’on ne trouve jamais de coupables : ils sont noyés dans la paperasse qu’ils délèguent à des aveugles qui travaillent pour des chiens de guerre.  Toute corruption est un processus pyramidal… Et quand on arrive au sommet, on ne trouve qu’une pointe d’aiguille sur laquelle rien n’est écrit ou signifiant.

C’est là le malheur de notre As-Aylmer…

Mais, avec le temps, tout le monde se retrouve six pieds sous terres avec des richesses qui  flottent sur Terre… On coule tous… La Nature, toutefois, nous a alloué  le pouvoir d’oublier…

Alors faisons le trajet en une liste de ceux qui veulent notre bien. Et comme disaient Les Cyniques : « On veut votre bien, et on va l’avoir!».

La liste de Pfizer

En 2006, le groupe est le leader de son secteur au niveau mondial avec un chiffre  d’affaires s’élevant à 48,371 milliards USD[2], une capitalisation boursière de 219 milliards USD et des effectifs de 100 000 employés dans le monde. Le groupe a réalisé en 2006 un investissement de 7,599 milliards USD dans la recherche et le développement et obtenu un bénéfices de 19,3 milliards USD, en augmentation de 130% par rapport à 2005, dû à la vente de sa division de produits de santé grand public à Johnson & Johnson. Son titre fait partie du DJIA. PfizerWiki

Impressionnés?

Saviez-vous que Pfizer s’est plaint au gouvernement canadien de ne pas être suffisamment encouragé à produire des médicaments (sic) pour la santé des canadiens?

Dressons une petite liste des «activités»  de Pfizer et les autres compagnies de Big Pharma :

1.Un certain Dr Scott R Reuben aurait trafiqué une vingtaine d’études pour les Cies Pfhizer et Merck. Doctor Admits Pain Studies Were Frauds, Hospital Says).

2.Pfizer accepte de payer une amende de 2.3$ milliards.( 2009).  Le règlement civil met aussi fin à des allégations de commissions occultes versées par Pfizer à des prestataires de soins de santé pour les inciter à prescrire ses médicaments.

Entre autres… Radio-Canada

3.   Reuben a été payé par Pfeizer pour des conférences dévolues à la gloire des médicaments. Wall Street Journal.

4.  Glaxo SmithKline (GSK) fait l’objet, en Italie, d’une gigantesque enquête de  police, concernant 2 900 médecins, c’est un silence médiatique quasi absolu : à l’exception du British Medical Journal (BMJ) et du Guardian de Londres (13 février 2003). Le monde diplomatique, Philippe Rivière

2001 . Poursuite  judiciaire. Une trentaine de familles nigérianes ont saisi un tribunal new-yorkais afin de faire condamner le laboratoire américain Pfizer pour le test du Trovan ®, un antibiotique destiné à lutter contre la méningite. ( Et vous tapez sur un clavier lié de très loin à la fondation Bill Gates, expériences financées par la fondation… Le monde diplomatique, Jean-Philippe Chippaux

5. Utilisation des habitants des pays pauvres pour tester les médicaments.  En 1999, les fonds publics ou privés américains auraient financé 4 458 essais hors des Etats-Unis contre 271 en 1990 (3).

6. Versements illégaux, cadeaux, etc. visites « médicales » au Grand Prix de Monte-Carlo ou aux Caraïbes, versements en liquide de sommes allant jusqu’à 1 500 euros, etc. Le monde diplomatique, Philippe Rivière

7. Utilisation, encore, de «noirs» pour tester des médicaments contre le sida.

Test sur des prostituées…. Cobayes humains . ( Encore le claviériste Gates..)

Il est presque minuit, et nous venons de visualiser un reportage hallucinant sur la deuxième chaîne de télévision française. Depuis le mois de Septembre 2004 un laboratoire américain du nom de GEDEAD s’est implanté à Douala pour (officiellement) tester un médicament préventif’ du nom de VIREAD sur des jeunes camerounaises saines c.a.d. SERONEGATIVES!!

a) A raison de 4 Euro par mois + des examens médicaux gratuits et une promesse de prise en charge en cas de contamination, les filles sont encouragées à n’avoir que des rapports sexuels non protégées avec des partenaires multiples. Afrique, terre de cobayes

b) Mars 2006, Londres. Six personnes qui ont participé à l’essai d’un médicament anti-cancéreux tombent dans le coma. Elles avaient été rémunérées 3 300 euros pour ce test. La presse s’émeut et les questions fusent : les essais cliniques sont-ils dangereux ? Qui les pratique ? Cobayes humains ose briser le silence sur ce sujet tabou. Cobayes humains

10. Rédaction d’articles «tendancieux» par des «ghostwirters» signés par des «scientifiques». Les prête-noms de la recherche ( La Presse)

11. Création de pseudo-journaux scientifiques payés par les compagnies pharmaceutiques.

12. Entre 1997 et 2002 seulement, le monde pharmaceutique et médical a dépensé près d’un demi-milliard de dollars en activités de lobbying à Washington

Faut-il continuer? La liste est longue… Et je vous signale qu’elle n’est pas issue de  potins de «complotistes», mais de journaux sérieux et bien documentés.

Que la Cie Pfizer paye 2.3$ milliards, soit!… Mais qui donc va payer la facture? Pfizer n’a qu’à augmenter le coût de ses médicaments…

Et pour les médecins? Comment peuvent-ils se fier à ces compagnies et nous soigner vraiment?

Allons-y gaiment avec un copier-coller. Supposons que dans le secteur de la construction, les ouvriers travaillent avec des matériaux qui ont fait un «trajet» semblable. Vous allez payer pour la corruption et pour des matériaux qui mettent en danger vos vies : elle risque de s’écrouler, comme la maison de paille de l’histoire des trois petits cochons. Et, de plus, ça va vous coûter des yeux exhorbités… Mais on s’y habitue.

Un hic parmi tant d’autres.

***

L’expression, «c’est scientifique!» dans maints domaines,  est devenue semblable au grand raccourci du créationnisme.

Quelqu’un, quelque part, est en train de taper une partie de la  liste des  6 milliards d’habitants de la planète. Il serait temps que la justice ajoute autre chose que des amendes à payer à ces compagnies. La corruption acceptée passivement par les fonctionnaires et les responsables de la justice n’est pas plus valable que celle ouverte : cette tiédeur est sans doute encore due au fait que ces compagnies ont un rôle crucial dans les pays. Belle perception! Sauf que dans les faits, elles ne semblent pas fournir que du «bon stock» et prend un peu trop de distance avec l’éthique.

Il serait temps de trouver une formule un peu plus corsée et réellement punitive.

Sinon, plus tard, nous rirons de la même couleur que les feuillets décrépis  de la liste de  Schindler : Jaune.

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P.S.

Recherche médicale: la belle affaire! Marc-André Gagnon, Chercheur postdoctoral pour le Centre des politiques en propriété intellectuelle de l’Université McGill


CONSOMMER POUR SE CONSUMER

15-septembre-2009

CONSUMER :

Détruire en usant, en réduisant à rien

SOCIÉTÉ DE CONSOMMATION

Pour les opposants à la société de consommation, l’idéologie se résume ainsi : le remède à tous les désirs est de les assouvir. Et pour assouvir ses désirs, il faut gagner suffisamment d’argent pour pouvoir se le permettre. Cela suppose que, dans cette idéologie, tout est mercantilisable. (Source)

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Du papier-cul à la poésie

La consommation est une nécessité de la vie quotidienne.

L’évolution est la libération de l’être humain de la faim, des maladies, et des besoins dits primaires.

Une fois ces besoins assouvis, une aléatoire délivrance de la maladie, des accidents, des malheurs quotidiens, il advient alors ce qu’on pourrait nommer le luxe. Mais un luxe nécessairement matériel, mais le luxe pour l’humanité de s’élever, penser, réfléchir et créer.

Et vivre en harmonie…

Dans un monde idéal.

L’avidité : un sport «mondialiste»

Pour le citoyen, l’offre dépasse la demande. Mais pour une élite de dictateurs, addictés au pouvoir, à la richesse démesurée, au contrôle, notre citoyen se voit perçu comme la bûche pour surchauffer ce poêle qui n’aliment plus notre Homme, mais le brûle.

Ce n’est pas le citoyen qui invente et crée la surconsommation, c’est le vendeur camouflé derrière l’État. Le grand souffleur d’idéologies dans une pièce de théâtre où la bâtisse elle-même  est en train de se consumer emportant les acteurs et les spectateurs.

Réduits  à rien.

Mais qui sont donc ces dirigeants affublés de cravates, s’octroyant un sang bleu de par leurs compétences, qui dirigent maintenant des États, des chefs d’États en marionnettes?

Le monde est plein de gens qui ne sont plus sages :
Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs,
Tout petit prince a des ambassadeurs,
Tout marquis veut avoir des pages.

Le sens de la fable de La Fontaine : La grenouille et le bœuf.

La grenouille d’Adler

Je suis un fervent de l’œuvre d’Adler. Adler

Sa théorie est simple, mais pratique, et bien près de la vérité du comportement humain.

Le fait d’éprouver un fort sentiment d’infériorité (c’est chez Adler la notion de complexe d’infériorité) pouvait aboutir à une surcompensation sous la forme d’un effort exagéré de valorisation ou à ce qu’il appelait la volonté de puissance.

C’est souvent ce sentiment d’infériorité qui anime les «animateurs».

La chaîne de Ponzi

On cite souvent la chaîne de Ponzi dans les études économiques. Mais il est intéressant de la plaquer sur le comportement humain, tout simplement, en imaginant que chaque humain est une pièce au comportement gonflé par une série de comportements assimilés.

Une chaîne de Ponzi, dynamique de Ponzi, ou jeu de Ponzi, est un système de vente pyramidale, une forme d’escroquerie par cavalerie, fonctionnant par effet boule de neige, consistant en la promesse de profits très intéressants, financés par l’afflux de capitaux investis progressivement, jusqu’à l’explosion de la bulle spéculative ainsi créée. Ce système tient son nom de Charles Ponzi qui est devenu célèbre après avoir mis en place une opération immobilière frauduleuse en Californie fondée sur ce principe. Chaîne de Ponzi

Une chaîne de Ponzi humaine est un entrelacement d’idées, de convictions, de manière de faire issues d’une accumulation de faussetés par des dirigeants qui pour accélérer leur pouvoir ou leur richesse, se servent de cette façon de faire.

La preuve étayée est que l’accumulation de richesses mène au bonheur.

Leurs preuves : les réussites des états riches, tels les U.S.A.

Il advient donc que ce comportement en chaîne de Ponzi n’est qu’en réalité une sorte de structure chromosomique de manières de penser qui ne mène qu’à un modèle.

Ce que vend un dictateur ou un financier c’est tout simplement un modèle.

Lui.

Le «farmer» de poules…

Le financier laboure dans les terres vierges de la misère humaine. Mais il ne se promènera pas en vous vendant des brosses. Il créera des vendeurs de brosses.

I am the way…

Il cherche à créer des oeufs pour créer des poules qui créeront des oeufs.

Notre farmer a des ambitions illimitées…

Une fois son modèle vendu, il achètera le poulailler au complet. Mais d’une façon virtuelle. Il ne veut pas se ramasser avec un poulailler invisible. Il connaît la simplicité du citoyen et l’art d’intégrer l’honnêteté dans son système.

C’est un chercheur dépisteur de grenouilles qui se veulent de devenir bœuf.

La proie idéale : les élus.

Car sous les élus se cachent les humanistes (sic) idéalistes qui ont besoin d’outils pour concrétiser leur but.

L’outil est devenu le vendeur.

Bref, un bœuf.

La foi

Le financier a une religion pour vous. Il n’aime pas les vrais  pauvres, il aime les proies qui veulent se sortir de la pauvreté. Les vrais pauvres sont démunis de tout. Les moyen-pauvres sont au moins nantis d’ambition.

Il vous dira que vous n’êtes jamais assez riche. Même si vous l’êtes comparativement aux pays pauvres qui n’ont pas grand intérêt pour lui.

Le citoyen dollar

Avec lui, le citoyen est devenu une retombée économique de par ses activités. Aussitôt qu’un groupe de citoyens passe par un village, une ville, une fête, il est classé dans la colonne des actifs et vu comme un enrichissement de la société.

On multiplie alors les «fêtes» pour activer et détrousser dans le plaisir le citoyen.

La «doctrine» est à ce point répandue que tous les petits villages du monde y ont adhéré.

Les fêtes s’enfilent alors à l’année, l’une n’attendant pas l’autre, pour le plaisir, ce luxe d’une humanité bien malheureuse.

Le plaisir est souvent un bonheur ramené à la grenouille.

Faire le vide aux plaines…

Si on vous invite à participer aux fêtes de la bataille des Plaines, c’est qu’on vous veut festifs.

Est-ce qu’on veut votre bonheur ?

On veut sans doute vous faire oublier que vous êtes malheureux.

Le malheur créé par les marchands de bonheur est un puits encore plus profond qui leur permettra de vous vendre des cavités qui sont comme des œufs de poisson : en pondre des milliers pour ramasser dans leurs filets quelques centaines de poissons.

Mais la récolte est toute de même bonne.

Les poêles à bois

La société c’est comme le problème des poêles à bois à Montréal. Ça pollue, certes. Mais pourquoi ne pas l’avoir dit il y a dix ans ?

Probablement qu’on vous veut tranquille devant un écran de télévision avec un DVD qui simule des flammes et des crépitements.

Mais Montréal a un problème : 20 à 30 citoyens par jour apportent leur vieil appareil de télévision aux rebuts.

Alors vous aurez le poêle à bois en HD pour vous consoler du vrai feu.

Pourquoi alors un feu de cheminée dans un écran de télé ?

Le vendeur, les élus achetés par les vendeurs, ne veulent pas que vous vendre le vrai confort : ils veulent vendre l’illusion du confort et du bonheur.

On se contrecrisse d’une approche humaniste, pour eux vous êtes une bûche virtuelle qui ne ressent pas de douleur en se consumant.

Si oui, ben il y a la relève de l’industrie pharmaceutique qui vous fait brûler comme des lampions – chimiquement- dans une église de vendeurs du temple.


LA MÉLODIE DU BONHEUR

14-septembre-2009

J’étais assis avec ma fiancée – comme dirait Foglia – en train de regarder Legault expliquer sa démission. Je ne suis pas un grand fan de la politique. J’y ai toujours vu de la magouille. Mais devant un Legault, ému, comment ne pas croire en la politique? Il y avait là un moment presque historique : Paul Crête, la veille avait perdu dans le comté de Rivière-du-Loup. Le parti québécois s’effritait… Si ce n’était que de la politique qui s’écaille, on pourrait passer outre. Si ce n’était que du grenouillage, on peut s’en passer également.  Mais on ne peut pas se passer d’humanisme. Et le P.Q. avec son ex. tendance sociale démocrate, représente tout de même un certain espoir. L’espoir d’un monde plus juste, ou la répartition de la richesse doit être une priorité pour un monde meilleur.

-          On n’a plus rien de la sociale démocratie, dis-je. On vient de perdre  quelque chose….

-          Pour la sociale démocratie, m’a-t-elle répondu, il faut de l’argent à distribuer.

Et pour les budgets à venir, rien de très affriolant. Un petit chapelet de catastrophes, toujours imprévisibles… Comme le budget de Madame Sacoche. Avec du sirop comme ça, on risque de ne pas se guérir de ne pas aimer la politique.

Et puis, déclic.

Je venais de visionner les deux films de Richard Desjardins L’erreur Boréale et le Peuple Invisible. Documentaires qui démontrent  que les politiciens ont vendu notre richesse collective… Très tôt. Vers 1910, les bons «canadiens français» bûchaient pour des compagnies américaines du bois canadien vendu ou donné «pas cher».

Ce qui me touche,  c’est que les autochtones du Canada sont aussi des conquis. Ce sont aussi des gens à qui on a accordé des territoires qu’on a violés par la suite.

Le néo-libéralisme «sauvage»  qui par sa crise de l’automne dernier,  nous a épluchés, déplumés.

Alors, ce paon de la civilisation est devenu un charognard.

Les arnaqueurs mondialistes

La vision «idéale» du néo-libéralisme est que les entreprises privées s créent de l’emploi, créent de la richesse,  Jusqu’ici, tout va. Mais dans la réalité, ces gens-là ne sont que des «compagnies-nombrils» prêtes à avaler toutes les richesses du monde, sans égards à l’humain. Et surtout à ne pas la partager, mais à l’engranger.

De la richesse pour la richesse. Et aussi concentrée que le jus d’orange en boîte. Suffit d’ajouter de l’eau. Mais on est trop avare ou –belle expression – fesse-mathieu. Mais qui donc  fournit la matière première à ces accapareurs qui n’ont aucune peine à saigner les peuples?

Les politiciens.

Mais ce n’est pas aussi simple… Les politiciens, surchargés, se créent une structure étagée pour déléguer. Ça, on le comprend. Du ministre aux sous-ministres, du haut-fonctionnaire au petit fonctionnaire, c’est un  modus operandi qui fait partie de la manière de faire, où la frange de l’honnêteté et de la malhonnêteté n’est pas traversée … Sauf que pour la plupart ils s’en vont tous dans le secteur privé. Qui a les moyens d’acheter un bon sous-ministre ou un haut fonctionnaire bien efficace?

Travaillent-ils pour le peuple ou les compagnies?

Borderline

Le chantage

Nous sommes soumis à un chantage régulier : pour «attirer» ces compagnies ou ces «créateurs d’emplois et de richesses» nous devons faire des concessions : abaisser les impôts, accorder des «faveurs», etc. Pour la simple raison que nous craignons de devenir pauvres. Et plus nous nous faisons arnaquer, plus nous devenons pauvres en terme de peuple.

C’est comme ça que les amérindiens, malgré les compensations, malgré, les territoires accordés (mais déflorés –c’est le cas de le dire) ont perdu leur identité et leur façon de vivre. Aucun respect. On a détruit leur environnement. Les animaux quittent, les autochtones n’ont plus de moyen de survie à leur manière : on aura beau leur donner des antennes paraboliques et tous les gadgets, habiller les jeunes en rappeurs, c’est toujours le bon vieux miroir qui séduit. Une vieille méthode qui a fait ses preuves.

Les dépossédés n’ont pas de pouvoir. Ils survivent. Ils ne vivent pas, ils survivent. Ils ne vivent pas, ils sont des esclaves. Les enfants qui travaillent dans le tiers-monde n’ont pas le choix : se nourrir. Souvent, le plus souvent, des résidus d’un monde riche qui niche sa richesse dans des paradis fiscaux. Et il y en a des milliers qui meurent de faim chaque jour. Nous, nous sommes là à débattre de théories, à regarder cette lutte de moulins-à-vent contre moulins-à-vent sans pouvoir rien faire.

Même si on adoucit le mot coupable à responsable, ça ne change rien. Dans cette hiérarchie compliquée – qui perd le contrôle – on se retrouve avec un tas de compost à l’envers : le mélange brut du dessus est celui que l’on voit en premier. Avec la corruption qui se brasse et bouillonne dans ce défilé d’égos où tout le monde prend le meilleur pour «soi», il ne reste que la poubelle du dessus pas encore mûre pour nourrir le petit jardin humain.

Ajoutez à cela la pauvreté des choix, on se retrouve pauvres en idées et en liberté. Car le système politique à deux PP ( partis politiques) est désuet au point de nous avoir donné 4 élections en 5 ans. Rien que pour retourner la veste à l’envers…

L’épandage

Après avoir brassé le tas de compost et l’avoir épandu dans le champ, il ne nous reste qu’une couche chétive. Plus elle est mince, plus nous avons froid. Notre avoir commun c’est notre couverture…

Nous sommes en État de chantage depuis des décennies. Quelqu’un prend le meilleur et l’empoche. Et de nos petits déchets servant à nourrir le compost, nous n’avons plus grand chose. Le verbe taxer est passé au mot «taxage» qui signifie «obliger une prostituée à réaliser un gain minimum». Pour qui?

Alors nous sommes là, devant la télé, à regarder ces «daydream believers», de bonne foi, mais nous n’avons pas de coupables à pendre. C’est qu’au long de ce filoutage rendu invisible, nous sommes devenus un peuple aussi invisible que celui dont parle M. Desjardins.

Plus le riche affine ses moyens de flouer l’individu et le peuple, plus le pauvre – ce qui inclut les petits salariés – n’a les moyens de lutter.

Ce qui fait que dans les années qui viennent nous serons condamnés à vivre de la poubelle des «grandes compagnies» créatrices d’emplois et de richesses.

Nous vivons dans un système bicéphale ou le lobe gauche ignore ce que fait le lobe droit.

Alors pour ce qui est du «luxe» de la social-démocratie», on dirait que nous avons été enlevés…

Nous avons payé la rançon. Sauf qu’elle est éparpillée dans le monde…

Quant au pouvoir politique, c’est la belle illusion : eux aussi ont leurs maîtres-chanteurs. Mais la facture nous est refilée…

La note coûte cher. Étant donné que nous sommes dans une ère de mondialisation, la chanson est partout pareille.

Comme dans ce vieux  film «La mélodie du Bonheur».

do : le dos, il a bon dos
ré : rayon de soleil d’or
mi : c’est la moitié d’un tout
fa : c’est facile à chanter
sol : l’endroit ou nous marchons
la : l’endroit où nous allons
si: c’est siffler comme un pinson
Et nous revenons à do, do do do DO !

Le politicien, c’est du bas de gamme…


RECETTE DE MON PÂTÉ CHINOIS SOCIAL

1-septembre-2009

Le «pâté chinois» est un mets à trois étages.

Premier étage : Le steak haché

Prendre un humain, de préférence pas trop gras. ( Les pauvres et les gens de classe moyenne, sont la meilleure chaire).

Le sortir de son habitat naturel et le broyer.

Afin de bien broyer la viande, utiliser une série de lames invisibles pour   que l’humain ne soit plus reconnaissable, ou «remontable», physiquement et psychologiquement.

Le triturer dans un grand tout, plat métallique ou de plastique pendant quelques décennies, de sorte que la viande à bouchers ( financiers, banquiers, administrateurs sans vision et sans culture) deviennent un animal, non seulement mort, mais sans référence à un contexte culturel d’appartenance.

Il faut qu’il en sorte broyé, défait.

C’est le but.

Déculturiser (sic) la chaire en ne lui accordant, à travers les institutions légales, écoles, etc., qu’un savoir figé et transmissible sans RÉFÉRENCES CULTURELLES. Sauf, celles, bien sûr du consumérisme à outrance.

Second étage : le maïs

Le maïs en crème est un maïs OGM placé en seconde couche de manière à ce que la chaire finisse dans quelques décennies complètement dénaturée, donc, brisée et charcutée par un processus de transformation déstabilisant sa structure chromosomique.

Le but étant de dénaturer l’être afin de maximiser le rendement de la recette nécessitant déjà trop d’investissements de la part des financiers. Le recours aux machines permettant alors de réduire le coût de production de la chaire afin d’engranger davantage de biens concentrés en une élite.

Troisième étage : La pomme de terre

La pomme de terre sociale est une couche en apparence blanche, quoique légèrement grillée ( il ne faut surtout pas brûler  le plat), qui est l’image voulue du plat.

La pomme de terre, un fois blanchie par maints procédées, devient alors malléable et peut se sculpter à volonté selon les formes désirées des dirigeants.

Le but est d’afficher une pâte d’apparence blanche ( donc, propre et représentant la pureté).

À noter que cette couche nommée troisième étage est en fait celle qui apparaît en premier. Et cela est volontaire : c’est la couche du premier coup d’œil qui cache les deux autres couches. Épaisse, bien garnie, cet écran d’honnêteté est très souvent falsifié afin de faire disparaître l’arrière-goût de la pomme de terre reliée à la pauvreté.

Les Irlandais en savent quelque chose…

Pour plus de renseignements, concernant la recette, veuillez consulter les articles suivant :

François Marginean

http://les7duquebec.wordpress.com/2008/12/23/la-venue-des-grandes-revoltes-et-du-nouvel-ordre-mondial/


Les animaux de Compagnies

27-août-2009

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L’économie du papier-cul

C’est fou ce qu’on peut inventer pour avoir votre argent. À la recherche d’images, je trouve ce chef-d’œuvre de superflu en vente dans une boutique sur le net :

N’hésitez pas à jeter votre argent dans les toilettes ! Mais oui, puisqu’on vous le dit !
Épatez ou étonnez vos amis grâce à ce papier toilette inspiré des billets de 100$
En pleine crise, qu’il est bon de savoir que l’on peut garder près de soit, dans ses toilettes, plusieurs milliers de dollars.
N’oubliez donc pas de fermer à votre porte à double tour !!!
Pour la petite histoire, sachez qu’il est autorisé de copier un vrai billet de 100$ dès l’instant qu’il soit imprimé sur une seule face et que la largeur fasse le double de l’original.
Le coin du Geek

N’essayez pas d’en commander : ils sont au bout du rouleau. En rupture de stock. Comme la «vraie», c’est écrit en rouge.

Tout à commencé…

Le bon gars et le Gibbon

J’étais avachi  à regarder la télé,    en zappant, j’ai abouti sur  un documentaire   relatif à un français  tentant de sauver une espèce de singe en Indonésie. On rase les forêt – donc, on se débarrasse  de l’habitat naturel pour les animaux –  pour y planter des palmiers. Et les singes s’en vont et meurent…

Tout ça à cause de ces voraces investisseurs   qui ont le cœur dans le portefeuille. Et il se trouve toujours un claquedent prêt à vendre sa terre  pour manger. Le filon?

Le palme.

L’huile de palme? Vous n’avez qu’à ouvrir votre garde-manger ou votre pharmacie pour comprendre pourquoi elle est l’huile végétale la plus consommée au monde. Il y en a dans les croustilles Pringles et le savon Dove; les pizzas McCain et la crème Oil of Olay; le fromage Philadelphia et le shampoing Timotei.(…) Le pays affiche aussi le taux de déforestation le plus rapide de la planète. L’économie de la destruction

En effet, On ne peut pas fabriquer d’éthanol avec l’huile de palme. Mais on peut en faire du biodiesel. L’Indonésie, le seul pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole à acheter plus de pétrole qu’il n’en vend, y a vu un moyen de réduire ses importations.

Pour l’Union européenne, qui s’est engagée à utiliser 10% de biocarburants pour ses transports d’ici 2020, l’huile de palme a fait figure de Saint-Graal environnemental. En 2006, 2,6 millions de tonnes d’huile de palme ont été chargées dans des bateaux en direction du Vieux Continent.

On fait de tout avec l’huile de palme… Alors, pour «activer» l’économie, rien de plus facile que de raser les forêts et d’y planter des palmiers. Ensuite d’embaucher des ouvriers qui travaillent à 2 ou 3 Euros l’heure.

Et notre français qui passe en avion sur les grandes étendues… Comme le gazon chez nous. C’est tellement laid que les chauffeurs de taxi dévient de la route les touristes en mal de paysages.

Le bon singe  et le Terminator

Terminator

Le T-800 a été créé par le super ordinateur militaire Skynet, pour être l’arme ultime contre la résistance humaine restante. C’est un militaire travaillant pour le programme CRS, le sergent Cand, qui a servi de base pour le T-800 modèle 10.

Et pas chanceux ce jour-là, un autre documentaire sur un groupement  innu  est en train de se faire fabriquer un village «moderne» pour exploiter un   gisement d’or. Durée du village : 8 ans. Après, adieu la Compagnie. On vous laisse les déchets. Rien de nouveau. Radio-Canada, en 1993, a déjà produit  un reportage sur un un  Village innu en détresse. On pourrait continuer ainsi longtemps comme ça. Rien qu’en début d’été 2009 :

Rien ne va plus dans les services sociaux du Grand Nord québécois. Aux prises avec des cas de plus en plus lourds et à des ressources faméliques, une dizaine d’intervenants sociaux du Nunavik sont sur le point de craquer. Avec l’appui de leurs patrons, ils appellent Québec à l’aide. Grand Nord: la situation des enfants se dégrade

Si les intervenants vont mal, comment vont les enfants?

Le «soap opéra» du Grand Nord : La Romaine

Et voilà le grand projet «propre» de la Romaine. Un barrage pour vendre de l’électricité aux étatsuniens. Pour ceux qui se tordent le cou pour devenir des intellos de bunkers d’université, il ne vous reste plus qu’à nous faire un mémoire sur l’histoire du roman savon aux États-Unis. Essayez de nous relier ça à la «propreté» des viols des humains de la planète. On est à l’écoute…

Je reviens à mes moutons, et mon ton mou :

J.M.G Le Clézio, prix Nobel de littérature, grand humaniste, y va d’un coup dans le journal Le Monde. Sorte de montée de lait contre le projet. La forêt disparaîtra, ainsi que toute vie, et le résultat sera pendant longtemps la décomposition végétale et l’asphyxie de l’écosystème. La nation innue sera privée d’un seul coup de son lieu de vie.

Évidemment, la société d’État ( Hydro-Québec) via Charest ou via «déraille» Charest, se défend. Pas nouveau. Roy Dupuis, le comédien, avait aussi attaqué le projet en 2008. Radio- Canada. Ça  a fait «bondir» la société d’État, dit-on.

Mario Roy de La Presse – excellent éditorialiste –  ne voit pas du même œil cette intrusion d’un français qui «crucifie le projet hydro-électrique de la Romaine.

Faut-il d’abord signaler que la nation – et non la «tribu» – innue n’a pas pour vocation première de fournir à l’homme blanc du pittoresque (Ah! La «rivière sacrée» et son «gibier», ses «baies pour la collecte» et ses «plantes médicinales»…)? Que cette nation, loin d’être impuissante, se débrouille fort bien dans la négociation et la relation publique, y compris aux États-Unis et en France? Qu’elle n’est pas, elle, repliée sur le folklore et ne rejette pas en bloc la modernité? Qu’au Québec, d’autres nations autochtones ont, par le passé, su brillamment profiter des retombées de projets comparables à celui de la Romaine? La courtepointe de Le Clézio

Si ce n’était que du «folklore», on pourrait passer outre. Mais en creusant la question jusqu’au bout du bout, si vous «buchez» un amérindien, un Innu, un habitant de la Malaisie, ou un terrien du Brésil, les arbres finiront un jour par nous tomber sur la tête… Ce n’est qu’une question de temps… Si on pense mondialisation pour vendre, il est inéluctable de penser mondialisation pour se défendre d’une armada de robots galvanisés pour nous anéatir.

Et M. Le Clézio ne parle pas à travers son chapeau de paille : il a toute une expertise de terrain pour avoir vécu dans des tribus dites «sauvages».

La fricassée du singe et l’Exterminator

Venant de la même planète que le singe, l’Exterminator de la race de pauvres a les moyens «artificiels», la force  et l’absolution de l’État pour décimer la planète des gens simples. Ébouriffant mélange de peau de surface avec cœur et muscles artificiels.

Pourtant, ce BMW simiesque est en apparence semblable à nous. Comme disait Réjean Ducharme : il nous fait «scier». Pas étonnant que son papier-cul soit imprimé.  Et à vendre…

Le Québec perd la carte

CARTE DU QUÉBEC

En scrutant  la carte du Québec, on se rend compte que le Nord s’étire vers le bas comme le pi d’une vache à lait. Encore des décennies à violer le territoire : coupes de bois, détournements de rivières pour barrages, mines, etc.

Les besoins de la « modernité» n’ont pas de frontières. On se sacre bien de l’humanisme : tout est transformé en argent. Comme disait le grand chef indien : «L’argent ne se mange pas». Non, mais on dirait que l’argent est en train de nous manger.

Si vous avez bien regardé le documentaire l’Erreur Boréale, on n’abat  pas seulement ce qui a été donné aux compagnies, mais même des territoires accordés à des tribus amérindiennes. Sur 45 «pièces» données à une tribu.  dont j’oublie le nom, 42 sont passées – et cela sans consentement – sous les coupes de compagnies. Pour le «progrès»…

Le compost du Terminator

La visite étant dans la cuisine, la cuisine étant dans la maison, le bonhomme étant devant la télé… Je regardais ce jeune français essayant de sauver ce singe de Malaisie. Il tentait de persuader les «propriétaires» de singes de le lui donner pour la simple raison qu’ils ne survivent pas plus de trois ou quatre mois en captivité.

Comme dirais le comique : «C’est là que je suis devenu presque intelligent» Ne me manquait plus qu’une baignoire :

On est devenus des animaux de Compagnies! Comme le Gibbon!  Parce qu’au rythme où on dévaste la planète, il n’y a pas que les habitants du Nord du Québec ou de la Malaisie qui vont crever et verser dans le «folklore».

Nous aussi.

Tout simplement parce que notre économie – dans ses grandes sphères-  avec ses financiers-bulldozers,  est en train de virer notre mode de vie à l’envers. Il y a un ordre dans la Nature. Nous sommes en train de l’inverser, lentement mais sûrement.

À long terme, on achètera encore du papier-cul, même si on n’a rien à bouffer.

En pleine crise, qu’il est bon de savoir que l’on peut garder près de soit, dans ses toilettes, plusieurs milliers de dollars.

Après avoir soulé les peuples autochtones du Canada pour leur faire signer des traités pour avoir leurs terres dans les années 30 de «l’autre siècle», on leur achète à coups de milliards des terres pour de l’électricité «propre». Propre pour le bout du pi de la vache…

Le Terminator est un fumier qui veut faire de nous du compost.

Le singe de Compagnies aura besoin de bien de petits missionnaires pour sauver ce «singe appliqué»  qui, une fois  nourrit de son luxe, engraissé à l’argent virtuel, se retrouvera devant rien.

On est en train de se fabriquer un «devant rien»… Et à la grandeur de la planète.

On pourra toujours regarder son papier-cul… Le ventre vide.