Pour une période indéterminée… Repos.
Des articles ont été programmés. Après ça… Je vais aller jouer dehors. Jardin, forêt, balades, musique…
Pour une période indéterminée… Repos.
Des articles ont été programmés. Après ça… Je vais aller jouer dehors. Jardin, forêt, balades, musique…
Publié dans DIVERS
« Appareil d’éclairage formée d’une mèche
tressée enveloppée de suif».
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Je viens de vivre la perte de deux êtres chers. Ils étaient liés – du moins dans l’armoire - comme des siamois. Trois ans de vie commune. Au moins 1000 kilomètres… Quand je transpirais, pendant les canicules, ils suaient encore plus… Quand je courais, ils couraient aussi vite que moi… Plus attachants que des ombres…
Je ne sais pas pourquoi on les achète de toutes les couleurs. Quand quelqu’un vous regarde dans le visage, il ne les voit pas… Ceux-là étaient bleu…
Je les ai retrouvés ce matin… Un trou dans la tête… Comme s’ils s’étaient tiré dans le pied…Ma femme me disaient qu’ils n’allaient pas bien depuis quelque temps : un petit teint que trop javellisé. Je les voyais bien s’en aller de couleur…
Affadis.
Je les avais achetés- je m’en souviens comme si c’était le lendemain d’une veille – au magasin de chaussures. Une façon de prendre mon pied… Les meilleurs…
Ils me suivaient partout. Pas à pas. On aurait dit qu’ils avalaient toutes mes odeurs. La laine fétide, c’était eux…
Chaque soir, ils s’endormaient au pied de mon lit. Quand c’était leur tour. Mais je les choisissais souvent…
Je les ai envoyés à la poubelle. J’aurais dû les brûler, mettre leur cendres dans un petit pot de céramique fabriqué en Chine… Puis sur l’armoire… En deuil : de bas bleus aux bas noirs…
Déjà qu’ils avaient la chair ratatinée… Des plis partout. Pas de crèmes pour les remonter un peu… Des bas d’hommes…
J’étais bien avec eux… Au point de me demander si en haut c’est comme en bas…
Alors, quand j’irai là-haut, j’irai au pays des bas… Je verrai flotter dans un ciel bleu tous les bas du monde… Ailés du bas gauche et du bas droit…
Car je sais, c’est scientifique, ( parole de Murphy) , le moindre atome de cet univers ne meurt pas : il déménage. Il emporte avec lui toute les sensations dont nous avons été imprégnés…
La vie d’un bas, ce ne doit pas être facile. Surtout ceux qui transportent des américains, qui vont à la guerre, qui se font voler par des soldats de l’autre camp. En Irak. Des bas sablés et sec… Brrr! Ou des bas d’une américaine qui a trop bouffé de McDo… Les bas enfermés dans une cage de sandales…
Bas de Blair, bas de Bush… Ou d’«ambush… ( Ce qui signifie embuscade, avec un AM au début, «american ambush). Et blairer?…
Pas facile la vie de bas : ils ont la même couleur que les cravates, mais sont plus discrets… Toujours entre l’arbre et l’écorce : le pied et le soulier.
Depuis qu’ils sont décédés, je ne vois plus la vie de la même manière.
Les bas sont les itinérants des sociétés :ils traînent tous dans les rues et vont s’endormir le soir au pieds d’un lit… Toujours «au pied» de quelqu’un ou de quelque chose…
Ils vivent dans des châteaux ou des taudis.
Mais les bas ne peuvent regarder un autre bas de haut. C’est toujours ça… Ils sont toujours au même niveau. Sauf qu’un bas blanc ça peut dénigrer un bas noir… Encore… C’est comme dans nos vies…
Quand je pense qu’un bas de nylon peut faire un vol de banque… Avec la petite suce qui retrousse sur le crâne… On dirait un sein qui cherche la bouche d’un coffre-fort…
Enfin!
Je soupire!…
- Qu’est-ce que tu as à regarder tes bas comme ça, mon amour.
- Bof! Rien…
- Alors, envoie-les à la poubelle… Et puis en passant, tu as une paire de bobettes trouée… Il faudrait…
Bon! On vient de monter d’un étage… C’est le chapeau qui va y passer… Finalement, on s’éteint de bas en haut…
Ce doit être ça… Partir les deux pieds devant…
- Je pense que je vais coudre mes bobettes…
Elle me regarde d’un air effaré…
Je me suis dit que l’humain c’est comme une chandelle à l’envers : il se consume à partir d’en bas…
Un art qui me fascine, un talent que je ne pense pas avoir…
Dessiner:
En voici un assez singulier. Pour la suite, allez consulter la source indiquée en bas de l’article
























Il y en a 55 en tout:
En France, une dame a créé un calendrier avec des dames en petites tenues pour vendre du fromage. L’intention est bonne puisqu’il s’agit de trouver le moyen de contrecarrer la chute de la production de fromage contre une industrie qui inonde le marché de produits, tuant les produits artisanaux, et relayant à d’autres pays la production de fromages de haute qualité.
Advertising Art, Graphic Design 0 Comments
Les Italiens ne reculent devant rien. Dans la famille des calendriers « coups de pubs » comme le très célèbre calendrier Pirelli, voici le calendrier 2011 d’une société funéraire « Cofani Funebri« . Les cercueils sont présentés de manière assez insolite car ils sont accompagnés de Pin-up gothiques. Bonne idée ou borderline, à vous de juger, en tous cas ça nous change des pubs avec deux personnes âgées qui nous parlent de leur contrat de prévoyance. Les cercueils n’en deviennent que plus sexy (et ils ont le droit!)
J’ai toujours aimé la pluie. Je me souviens qu’à douze ans, nous courrions vers la rivière pendant qu’il pleuvait. Et cela sous un ciel noir entaillé de raies de lumière qui tailladaient l’asphalte noire.
Nous foncions vers la rivière, comme pour rejoindre toute cette eau du ciel qui pétaradait dans les rues, ruisselait, cherchait des fissures dans la Terre. Mais nous savions qu’elle finissait toujours à la rivière.
Nous nous jetions à l’eau, pataugeant, heureux. Comme dans le ventre d’une mère.
Chaque gouttelette fêtait le sol. Elles s’y enfilaient comme des aiguilles humides.
Et la rivière enflait, ses courants grossissaient.
Comme le ventre d’une mère.
Je les ai vues, et je les vois encore ….
Faire l’amour à la terre, diamantant les fleurs de perles de lumière. Des grappes de bulles pellucides. Des micas liquides.
Comme pour faire l’amour aux couleurs des fleurs et du vert des fougères.
Des micas liquides…
Je les vois… Je les ai toujours vus…
Aujourd’hui c’est un jour de pluie. Je suis paresseux comme un chat. Même si la société m’a appris à en avoir honte de l’être. Je n’ai pas travaillé : j’ai appris à savoir l’univers.
Alors je me suis assis, après le déjeuner, sur les dalles de pierre, simplement à regarder couler cette nourriture du ciel sur le potager. Silencieux comme dans les grandes peines. Mais heureux d’un silence heureux à simplement regarder et boire la beauté descendre goutte à goutte.
Pendant qu’à la télé, à travers ces hordes de vacanciers qui attendent le «beau temps», j’ai pris conscience que le beau temps n’est que celui que l’on prend quand il est là. Parfois c’est le vent qui de sa rage gifle les arbres et couche les herbes mouvantes.
Alors je laisse simplement la vie venir à moi. Qui donc a dit que la pluie était laide? Je viens d’apprendre que quelqu’un a décidé de ce qui était beau. Et j’ai avalé cette notion de beauté… Comme une vérité. Encore….
Je reste là, accroupi. La pluie tambourine sur le toit métallique du garage. Plus près, c’est un son feutré… Sur chaque objet un son différent. Une symphonie de clapotis. J’ai été sourd pendant dix ans. Dix ans… Même maladie que Beethoven… Et depuis que j’ai recouvré l’ouïe, je ne suis plus le même. J’ai appris à lire sur les lèvres, j’ai appris la faim des sons…
Je vois des taches protéiformes : quelqu’un, quelque chose, dessine des formes vivantes sur les pierres de l’entrée. Quelqu’un ou quelque chose tresse des couleurs et des lumières nouvelles sur tout ce qui entoure la maison. Tous mes sens emmêlés sont pris dans cette toile d’araignée invisible. Un yoga sans postures…
C’est beau! C’est beau parce que des diamants habillent des fleurs, et plus encore, ils musiquent sur les feuilles des arbres, descendent du toit… Je ne sais plus si j’entends où je vois.
Les nuages se déchirent et se recousent, griffés par les mains qui brassent le gris et le noir et jettent de temps en temps une raie blanche, ou des cheminées de lumières qui fouillent les environs.
J’ai toujours aimé la pluie.
Mais on m’a défendu de l’aimer.
On m’avait tant dit que la pluie était laide.
Et toutes les chaînes de télévision le disent : « Il ne fera pas beau, il va pleuvoir».
Quelqu’un ou quelque chose a décidé de ce qui serait «beau».
Ce n’est pas New York. Ce n’est pas la Floride. Ce n’est pas non plus une île du Pacifique.
C’est ici.
Le chat est assis, tranquille, sur son promontoire de carton que je lui ai fabriqué. Il hume toutes les odeurs, s’étonne de cet abreuvoir étrange qui tombe du ciel.
Il s’appelle «Café» parce qu’il est noir…Le chat de ma fille…
Mais le café, avant d’être grillé, il est vert.
- On n’est pas mûrs, toi et moi… On ne le sera jamais… On sait s’étonner….
Le chat me regarde. Tout le monde a sept vies, c’est juste qu’on est que trop hypnotisés par la vision des autres…
- On se fait tuer, toi et moi…
- Ronnnnnnnnnnnnn!
- T’as raison… Tu n’est pas le Petit Robert, mais tu dis tout… C’est que les autres ne comprennent pas.
…. Pour dîner? Du poisson en boîte?
Il ne saura jamais que son poisson existe de par ces petits grains tombés du ciel. Tous les ruisseaux, toutes les rivières, tous les océans…
Il faudrait qu’il fasse comme les humains : aller à l’école pour apprendre à vendre des objets et des idées inutiles. Ou bien créer des armées et défendre les commandites de cigarettes sur les voitures F1.
Comme les soldats cravatés qui s’inquiètent du PIB et d’Oussama Ben Laden…
Je l’insulte :
- Viens, espèce de frite brûlée, on va aller s’étendre…
On est là sur le lit, les paupières closes, et les oreilles toutes ouvertes à ces pétarades sur le toit. Quand on tend bien l’oreille, c’est une musique… Comme si Dieu s’était fabriqué un clavier de cette tôle galvanisée…
Le chat ronronne.
La fenêtre a l’air de pleurer sous ses gouttelettes qui coulissent.
Maintenant je sais qu’elle s’en ira à la rivière.
Et ça me rend heureux.
Quand on sait où va l’eau, on entend un peu mieux la voie de la Vie.
Gaëtan Pelletier
11 octobre 2004
Publié dans DIVERS, LITTÉRATURE, POÉSIE


Joseph Édouard Beaupré naquit le 9 janvier 1881, à Willow Bunch. Il décéda à l’âge de 23 ans à Saint-Louis, Mo., U.S.A., le 3 juillet 1904.
Édouard Beaupré se trouvait conservé dans une châsse vitrée, au département d’Anatomie de l’Université de Montréal. Après plus d’un demi-siècle, il était encore en très bon état, momifié. II ne mesurait plus cependant que 7′ 1 3/8″.
La plus grande curiosité du Musée d’Anatomie de l’Université de Montréal a été sans contredit le géant Beaupré. Il ne s’écoulait pas de semaines sans que de nombreuses personnes ne tentent de lui rendre visite.
Son père Gaspard Beaupré mesurait 5′ 8″ et sa mère Florestine Piché 5′ 4″; c’était une métisse. A sa naissance, Édouard Beaupré pesait 9 livres et présentait tous les aspects d’un bébé normal et florissant. Le père Pierre St-Germain, O.M.I., le baptisa le même jour à l’église Lebret de Willow Bunch. Et ses parrains furent Jean Louis Légaré et Florestine Piché.
Tout alla bien jusqu’à l’âge de trois ans. C’est alors qu’il commença à grandir d’une façon étonnante. Si bien qu’à neuf ans il mesurait près de 6 pieds, à douze ans il atteignait 6′ 6″ et à dix-sept ans 7′ 1″.
Sa jeunesse se passa à Willow Bunch où il fréquenta l’école que très irrégulièrement. Aussi son instruction demeura-t-elle rudimentaire. S’exprimant difficilement en anglais, il parlait et écrivait son français d’une façon lamentable. Au point de vue caractériel, il montrait une hébétude presque constante, un mutisme déconcertant. On alléguait même dans son entourage qu’il était aussi insignifiant que “long”.
Aussi insignifiant que long…
De Gaulle fascinait.
Sarko, face de niais…
Publié dans DIVERS

J’ai piqué cette images de Marc sur Au bout de la route…
Les trains, c’est comme la vie: on y voit ce qu’on peut ou on veut y voir. Le grand voyage qui mène on ne sait où…
Ça m’a rappelé les longues marches sur la voie ferrée, par des jours de juillet où l’on suintait, fasciné par le bout de la route qu’on ne voyait jamais. Un jour, nous sommes allés tellement loin que nous avons trouvé une gare abandonnée. On était trois, 13 ans, on a fait le tour de la gare, regardé par les fenêtres givrées par la saleté. Alentour, tout plein de pousses rudérales, sèches, branlant au vent, pendant que dans le champ arrière s’affairait un fermier pour nourrir ses vaches.
Le train, c’est toujours un peu nous… Chacun, en fait. Avec un embarquement, une destination inconnue…
Le temps, c’est le train. Les passagers, c’est nous.
Et comme toujours, on le voit à peine passer…
Il doit y avoir une gare de lumière quelque part.
Gaëtan Pelletier
Publié dans DIVERS
Parce qu’ils “sautent”, on épargne de l’argent… Un mouchoir de papier taliban…
Plusieurs mamans s’y sont pris les doigts et plusieurs enfants également.
C’est bien la première fois que nous assistons à un Bye-bye aussi techno. Pour la « vue », on en avait plein les yeux. Et pour le scandale, zéro. Pour la drôlerie : 2/10. Le problème étant que les personnages – encore bien maquillés – sont plus risibles dans la vie que dans le Bye-bye.
On peut désormais jeter ses dentiers en regardant le Bye-bye sans risquer de montrer ses gencives.
Les meilleurs sketchs furent les blagues de …Familiprix.
On peut dire que ce fut un Bye-bye laïc pour la religion du rire. Le Québec a maintenant peur du ridicule et des avocats… Comme ce fut le cas en 2008 quand la ligue des noirs fut outrée et accusa RC de racisme et qu’un certain « gros sale » reçut des menaces de morts.
Un noir dans un train, ce n’est pas raciste, c’est un rappel de l’Histoire.
Le Bye-bye karaoké
Tant mieux si les comédiens se sont amusés à danser et à modifier les paroles des chansons. Ils ont ri.
Les chanceux.
Gérald Tremblay est plus insignifiant dans son rôle de maire qu’il le fut dans l’édition 2011. Et ceci vaut pour les autres ( à part Michèle Richard ), qui furent maltraités et fouettés avec une soie dentaire.
Le sketch le plus drôle fut sans doute celui de Claude Meunier avec un certain Bouchard défendant l’industrie du gaz de schiste. Quelques heures auparavant, un André Boisclair, à TLMEP, tout aussi convainquant, mais sérieux, défendait également le « gaz naturel ». Quand on sait que la moitié des puits ont des fuites et qu’il faut des quantités astronomiques d’eau pour pomper un peu de gaz.
***
On a chanté, dansé, re-texté.
Somniférant, clinquant, pas drôle, etc.
Les textes
Aussi bien oublier la dentelle…Tape à l’œil, sans plus. Des cégépiens auraient pu écrire mieux.
Le Plan Nord m’a semblé négligé. Et bien des sujets qui auraient pu faire éclater un peu ce pop-corn demeuré écrasé au fond de la marmite.
La cuisson rapide…
Quand on s’ennuie de Cyniques – pourtant dépassés en un sens -, c’est suffisant pour éteindre ce gros show à paillettes.
Un café si peu corsé qu’on peut lire son avenir dans le fond de la tasse.
C’est bien ça…
Bye-Bye Bye-bye!
Je pense qu’on devrait sérieusement songer à se débarrasser d’un peu de ces costumes pour investir dans 50 ou 100 scripteurs. Ce qui ne manque pas au Québec.
Un show d’épicerie : l’emballage est plus intéressant que le produit.
Un Bye-bye marketing.
Un produit dérivé…
Le ratage de la cible est qu’on s’est attaqué poliment à quelques personnages québécois en ratant les situations et les travers de l’année qui vient de se terminer.
Non, je ne crois pas qu’on ait rit à s’en tordre les boyaux.
Figés sur nos divans.
On a dû être un bon deux millions de dindes congelées…
Publié dans DIVERS