Tassez-vous! On développe… Les algonquins dans une boîte de sardines

18-septembre-2009

Ce que l’on reproche à M. Charest, Premier Ministre, on pourrait le reprocher à tous ceux qui sont passés sous toute forme de gouvernance au Québec. Les peuples autochtones, au Québec, au Canada, ne sont pas mieux traités que les autres «aborigènes» des pays en voie de …sur-développement.  Le Devoir, Richard Desjardins, Le Peuple invisible a déjà publié un article sur le problème criant de ces sociétés.

Pour sa part, le grand chef algonquin Lucien Wabanonik résume ainsi les problèmes qui affectent son peuple: «[Nos communautés] font encore face à de graves problèmes, tels que le manque de logements. Il y a plusieurs facteurs liés à cet état de fait: tout d’abord, notre dépendance à un système colonisateur qui nous sert mal et qui nous fait aussi mal. Ce système nous a été imposé par les différents gouvernements qui se sont succédé. Tous ont tenté par divers moyens de nous assimiler de façon civilisée et autocrate, de nous inculquer leur savoir, et ce, sans tenir compte de notre identité ni de notre différence culturelle et spirituelle. En ignorant notre désir de vivre paisiblement notre vie traditionnelle ou simplement de nous laisser le choix de coexister entre nos sociétés, ce que d’ailleurs nos pères et leurs pères avant eux avaient choisi.»

Les Algonquins tentent depuis trois ans de négocier avec le gouvernement du Québec la cogestion des ressources naturelles sur leurs terres ancestrales. Ils espèrent que Richard Desjardins et Robert Monderie, avec leur documentaire Le Peuple invisible, pourront leur donner une voix. LE PEUPLE INVISIBLE

Le mouvement de lutte pour les droits humains Amnistie internationale lance cette semaine une campagne interpellant directement le premier ministre Jean Charest et le gouvernement du Québec. Dans une action à l’échelle mondiale, le groupe se préoccupe de la communauté algonquine de la Long Point First Nation, au Témiscamingue.(…)

Amnistie maintient que la communauté est retranchée sur un territoire d’un demi kilomètre carré, dans des conditions de surpeuplement. Isabelle Audet, La Presse, Sep 2009

Au fur et à mesure que le fossé de la disparité des revenus s’élargit, l’environnement social se détériore,la confiance diminue, l’engagement dans la communauté s’effrite, la santé de la population décline et les actes d’hostilité et de violence augmentent.3 Les enfants qui connaissent de longues périodes de pauvreté avant l’âge de 5 ans, ou au début de leur adolescence, sont davantage susceptibles de commettre des délits.4 Quarante pour cent des jeunes des Premières Nations faisant l’objet d’une condamnation sont, au moment de celle-ci, soit pupilles de l’État, soit titulaires d’un dossier actif au sein d’un organisme de

protection de l’enfance.5 Selon la Commission royale sur les peuples autochtones :

[traduction] Les peuples autochtones sont dans la frange inférieure de pratiquement tous les

indices de bien-être socio-économique qui existent, qu’il s’agisse de mesures du niveau

d’instruction, des possibilités d’emploi, des conditions de logement, du revenu par habitant ou de toutes autres conditions qui confèrent aux Canadiens non-autochtones l’un des niveaux de vie les plus élevés au monde. Il n’y a aucun doute dans notre esprit que l’indigence économique et socialeest une cause sous-jacente majeure du taux de criminalité disproportionnément élevé des populations autochtones.6

Selon des prévisions non exagérées, les fonds investis dans les mesures les moins perturbantes possible seraient amortis en 28 ans grâce à une diminution graduelle du nombre d’enfants nécessitant des soins, à une demande de services plus modérée, à une réduction des dépenses de soins santé et à une moinsgrande représentation au sein du système judiciaire.7 En outre, le coût de la prévention du placement d’enfants en situation de garde réduirait le nombre de jeunes des Premières Nations dans des établissements pénitenciers soit, pour chaque jeune, une économie de 46 000 $ par année. Bowlus et McKenna ont, dans leur étude pour la Commission du droit du Canada, affirmé que les mauvais traitements infligés aux enfants coûtaient, par année, quelque 616 685 247 $ au système judiciaire du

Canada et quelque 1 178, 062 222 $ au réseau des services sociaux

DEMOGRAPHY

Population

Number of persons
within the community

Number of persons
outside the community

Total

393

343

736

Reference: Indian Registry, INAC, December 2008


GEOGRAPHY

Territory Name: Winneway Settlement
Type of territory: Indian settlement
Surface: 36.8 hectares (90.9 acres)
Localisation: The community is located 100 kilometres east of Ville-Marie, on the south bank of the Winneway River, near Lake Simard.
Remoteness Factor: Year-round road access and located between 50 and 350 kilometres from the nearest service center.