Depuis que la fermentation citoyenne s’adonne à la lichette du palais en avalant des recettes produites selon le guide alimentaire de la chimie des aliments, nous, qui voulons vivre une vie simple, nous adonnons aux plaisirs du palais et de la vraie vie.
Kampaï est ne émission dont le « adonnés » mangent en éprouvette. On passe par analyse les aliments pour en décortiquer les micro-éléments agissants sur nos organismes. On se croirait dans un vieux film, « Le danger vient de l’espace », des années 50.
Depuis quand les spécialistes Dr en Oncologie se mêlent-ils de cuisine?
Depuis quand Madame Mitsou – masquée par Lise Watier et Photoshop savent-ils ce qu’est un aliment? Aussi bien demander à un technicien de la faune de nous expliquer comment un lièvre peut survivre à l’hiver, changeant de peau, et rongeant de la branchaille. Pourtant, essayez d’en attraper un…
Le lièvre n’a pas de labo pour analyser sa faune et manger en décortiquant les ingrédients. Quand on lui donne une éprouvette, il la renifle. Chez les humains, quand on la donne à un renifleur, il la boit.
Bien sûr, cela a de petits airs anodins. Prorogeons… Dans dix ans, pour se marier, il faudra que le zépoux passent par une analyse de leur chaîne d’ADN pour pouvoir se secouer au lit et faire des enfants.
Si on analysait tout ce qu’on mange, la population de la Terre serait en deçà du milliard. Et nous serions délestés des morues de Terre qui nous plongent dans le sable mouvant du maniérisme étouffant.
La liberté est un art qui ne s’analyse pas…
Direction plaisir…
Après des mois de jeûne, éloignés de la malbouffe, nous nous mîmes en tête de nous « suicider » de quelques minutes de nos vies.
Et quel plaisir! Surtout si mourir 10 minutes avant l’émission Virginie peut nous épargner cette affliction. Cela vaut bien un hamburger chaud…
Restaurant Mini-Putt
En plus du resto rapide, nous pouvons retrouver un mini-putt donnant directement sur les effluves du Saint-Laurent. Certes, Tiger Woods ne s’y est jamais présenté. À tort, car l’été, sous des vents chauds en provenance de l’air salin, les jupettes des jeunes dames ont tendance à friser. Ce qui fait, que pour une bonne partie, il ne faut jamais regarder le trou en même temps que la blonde en train de balanstiquer son fer.
En plus, si vous êtes un brin observateur, vous pouvez deviner la citoyenneté de la golfeuse. Les québécoises qui hurlent lèvent les bras. Elles ont les aisselles plus cirées qu’une Miata en été. Pas de poil. La québécoise a une sainte horreur du poil. Si on la laissait faire, elle se le brûlerait avec un lance-flamme acheté sur Ebay.
Le Plat
J’ai choisi un hamburger chaud. Pendant que ma compagne, elle, se laissait immoler dans un Big Ham.
Ce n’est pas le plat qui fait la délicieusité , c’est la manière dont il est préparé. Le truc d’un épicurien affiné –comme moi – en dehors des lâches qui prennent de grands plats pour ne pas travailler – est de prendre le plat le plus simple.
L’image présentée ici n’est pas très respective du plat. Car, en fait, le hamburger chaud est un plat simple composé de quelques ingrédients :
Un Hamburger
Des frites
Sauce et légumes.
Malgré cette trinité en apparence simpliste, elle représente un piège pour le cuisinier habitués à barioler leurs plats pour blouser le palais. Ils en font une peinture. Personne sur cette Terre ne mange des yeux…
On se retrouve alors avec un peintre-cuisinier. Ce qui n’a rien à voir avec un Chef.
Tout est question d’équilibre.
Le pain du hamburger chaud ne doit JAMAIS ÊTRE RÔTI. Cela accentue la sécheresse des frites qui doivent être absolument roides et bien grillées. Le pain, de fait, doit être nature mais chaud, bien nappé de sauce. Cette sauce doit également aller rejoindre quelques frites recroquevillées. Balance, toujours balance…
Autre remarque, ce pain ne doit pas non plus être trop gros : un pain à la taille mal adaptée au plat fait qu’on se retrouve comme devant une mignonne avec des seins d’une architecture qui vous avale les yeux. Comment admirer une toile si celle-ci n’obéit pas à certaines lois naturelles? Balance, toujours balance…
Or, tout cela était étonnamment bien balancé. D’une perfectitude à faire rougir les plus grands Chefs.
Étant musicien de violon d’Ingres, je bémolise toutefois l’accompagnement de salade aux choux offerte en surplus. Si les petits pois bénis verdissent magistralement le plat dans leur flottement sur la sauce brune, ce goût vinaigré m’a toutefois agacé.
Néanmoins, à part cette piqure de moucheron dans le palais, le plat, dans son ensemble, fut un délice.
Le seul regret à cette aventure culinaire fut que c’était le 16 décembre, à -15 degrés Celsius, et que les trous étaient gelés. Avec le facteur vent : – 30.
Tiger avait envie de jouer au golf, mais sous l’édredon…
Appréciation
Plat : 9.5/10
Ambiance : 8.5/10
Service : 4.3 minutes
Paiement : Carte de débit
Couteaux et fourchettes de plastique : mous
Personnelle : 9.9/10
Chaleur : 60 F, près du calorifère
Portes : aisées à ouvrir
Prix : 13.31$ CAD ( pour deux)
Peinture : fraîche
Plancher : froid
Décor : 6.4/10
Ketchup : Rouge
Vin : NA
Frais Chiés : absents

