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Économie : fin du « hold-up » durable?

 

Le krach de 1929 est consécutif à une bulle spéculative, dont la genèse remonte à 1927. La bulle est amplifiée par le nouveau système d’achat à crédit d’actions, qui depuis 1926 est permis à Wall Street. Les investisseurs peuvent ainsi acheter des titres avec une couverture de seulement 10 %: pour dix dollar achetés, ils ne déposent qu’un dollar. 1929

C’est drôle et pas : les citoyens sont devenus de meilleurs analystes que les analystes eux-mêmes.

Extrait d’un commentaire :

Envoyé par Justin Poisson de Montréal

22 septembre 2011 à 17 h 26 HAE

L’économie mondiale chute lentement mais sûrement. Et rien ne semble pouvoir l’arrêter. Crise économique mondiale en vue, sans aucuns doutes possibles.

C’était à prévoir, mais il y aura toujours de ceux qui préfèrent se mettre la tête dans le sable plutôt que de voir venir les coups.

Disparition complète de la classe moyenne à long terme. Extrêmement riches et extrêmement pauvres subsistants. La Chine en contrôle de toute la production mondiale de biens de consommation, et l’écroulement de l’économie des USA. Effritement jusqu’à la disparition complète des caisses de retraites.

Bref, comme disait mon grand-père avant de mourir; “je préfère m’en aller que de voir ce qui va arriver, car ce  sera pas beau. La crise de 1929, vous vous souvenez ? Eh bien ce sera de la p’tite bière comparé à ce qui vous attend.” Radio-Canada, jeudi sombre

Soit qu’on nous mente, soit qu’ils sont tous idiots, soit qu’ils cachent quelque chose, soit le trio qui précède en un « package ».

Je dis bien un « package », parce que là, c’est FEDEX qui perd des plumes. Il n’y a pas meilleur indicateur que FEDEX : tous les colis qui transigent sont « les affaires qui roulent ». Ou ne roulent pas… Même entre les États-Unis et la Chine… C’Est-ce qu’on disait à RC…

C’est un mardi noir que « s’enclencha » la crise de 1929.

On qualifie ce jeudi de « jeudi sombre ».

Play Misty for me

Ou « Un frisson dans la nuit ». C’est l’histoire d’un harcèlement. Une dame téléphone à un  animateur  radio pour lui demander de jour la chanson

Misty

 

Look at me
I’m an helpless as a kitten up a tree
and I feel like I’m clinging to a cloud
I can’t understand
I get misty
just holding your hand

Walk my way
and a thousand violins begin to play
or it might be the sound of your hello
that music I hear
I get misty
the moment you’re near

You can say
that you’re leading me on
But it’s just what I want you to do
don’t you notice how hopelessly I’m lost
that’s why I’m following you

On my own
would I wander through this wonderland alone
never knowing my right foot from my left
my hat from my glove
I’m too misty and too much in love

You can say…

On my own…

Ce pourrait être celui des « en chaleur » du plaisir de jouer. Traders compulsifs. Pour eux, c’est un jeu, pour nous, c’est la réalité.

On a introduit des jetons au lieu du bien véritable.

Le crédit. Et une panoplie de « moyens » nébuleux pour pomper l’avoir des citoyens. L’art de la guerre économique a été de donner du virtuel pour du réel. C’est comme ça qu’on a pris les terres de pauvres, la sueur des gens, inculqué la peur en chacun d’eux.

Ce qu’on ne comprend pas ou  ne veut pas comprendre – car c’est un jeu – c’est qu’un pauvre épluché ne vaut plus rien.

C’est bien là le drame.

On a cru que cela allait durer. Mais qui le croit encore?

Qui est donc assez naïf pour croire que la crise 2008 a été réglée? Elle a été épongée par une carte de crédit… qui pour être épongée demande une autre carte de crédit.

Le développement durable

Le développement durable (traduction de Sustainable development) est une nouvelle conception de l’intérêt public, appliquée à la croissance économique et reconsidérée à l’échelle mondiale afin de prendre en compte les aspects environnementaux généraux d’une planète globalisée.   WWWQUI

 

On dirait une chanson de Philippe Lafontaine, Cœur de loup

La victime est si belle
Et le crime est si gai

Des montages de « cervellés » comme ça, j’en ai vu partout. Veulent pas travailler. Veulent s’asseoir à une table avec une bouteille d’eau, un laptot  et un beau veston. Des intellectuels pissenlit : ils arrivent au printemps, on peut en faire une salade, mais on préfère s’en plaindre.

Londres

Pendant la dernière guerre mondiale ( drôle d’expression, toute guerre est devenue « mondiale » ), les anglais, pour survivre ont pris tous les terrains cultivables possibles pour « créer » de la nourriture. Le moindre recoin…

Je pense que dans peu de temps, on sera tous des Londres… Des gens courant les petits lopins de terre pour survivre.

La formule est la suivante : préparez-vous au pire.

Comme dans toute formule, il faut philosopher le tout : la pauvreté peut conduire à d’autre valeurs. En autant qu’elle ne soit pas une misère quasi systémique, organisée. Car c’est bien ce que nous vivons, mais encore plus les pays du tiers-monde.

La finale

Après ce grand crescendo bombé, on aura droit à une constatation bien étonnante : les créateurs de richesses auront fini par globaliser la pauvreté à une échelle telle que ce sera aussi la leur.

La plus grande saloperie, je l’ai vue au moment où j’étais jeune. Et c’est bien là l’image de notre « monde ».

On ramassait des noisettes. C’était ardu, piquant, et il fallait les éplucher.

Sauf qu’un jour, un petit génie paresseux eut l’idée de vider le contenu du nid de l’écureuil qui avait amassé ses noisettes pour passer l’hiver.

C’est le premier salaud que j’ai connu. J’avais 13 ou 14 ans.

L’écureuil a vraisemblablement périt pendant l’hiver.

Les bajoues de l’écureuil, c’était son coffre-fort.

Mais il contenait quelque chose…

L’inflation, cette taxe cachée

Par François Marginean

Si vous pensiez que les déboires de l’économie avait déjà assez affecté votre budget, attendez de voir la suite. Attachez votre ceinture, car maintenant une nouvelle donne commence à se faire sentir – l’inflation. Puisque l’économie va de mal en pis, il est assez évident que l’inflation n’est pas principalement causée par l’emballement et la surchauffe de l’économie. Elle est plutôt un résultat direct et mécanique de la création démesurée d’argent par les banques centrales et privées. De plus, cet argent entre dans l’économie en tant que dette, puisqu’il doit être remboursé, avec intérêts en plus de cela. Donc, pour maintenir ce système(de Ponzi), on doit toujours créer plus de dettes pour le maintenir en vie. Cette présente crise économique n’est pas dû à un manque de liquidités, mais bien par un problème de solvabilité.

L’image présentée ci-bas, montre clairement qu’il n’y a pas que les gouvernements qui s’enfoncent dans la dette tellement profondément qu’il sera simplement impossible d’arriver à la rembourser; les particuliers doivent de plus en plus d’argent sur leurs cartes de crédit qu’ils utilisent régulièrement pour arriver à joindre les deux bouts et mettre de la nourriture sur la table et aller au travail, s’ils ont la chance d’en avoir un.

Les dettes accumulées sur les cartes de crédit représentent maintenant jusqu’à 15% du revenu familial moyen. La moyenne de la dette due sur les cartes de crédit en 1980 était de $670. Elle est maintenant de $7800 aujourd’hui. (Source)

Ainsi, les plans de sauvetage et les phases d’assouplissement quantitatif (quantitative easing) ne contribuent qu’à amplifier la masse monétaire, diminuant ainsi la valeur relative de chaque unité d’échange. De cette façon, il faut débourser plus de cet argent dévalué pour acheter les mêmes biens. La spéculation et d’autres facteurs entrent certainement en jeu, mais en fin de compte, l’inflation est une forme de taxation insidieuse et cachée dans les prix à la consommation. Ceux qui collectent les dividendes de cette taxe sont évidemment les banquiers privés. Et la solution privilégiée pour combattre cette inflation est de monter les taux d’intérêts… ce qui profite également aux banquiers privés. On se demande ensuite pourquoi ce sont les banques qui possèdent les plus hauts et luxueux édifices dans les centres-villes de la planète entière.

Puisqu’on dit que la chance favorise les esprits préparés, il serait peut-être nécessaire d’observer les multiples signes d’une grave inflation qui s’installe et qui risque de sévir dans les temps à venir et s’y préparer en conséquence.

C’est que le prix de pétrole et de l’énergie est concerné, ainsi que celui de la nourriture qui s’enflamme, sans compter d’autres produits de base, comme le coton et ainsi de suite.

Voici un portrait de la situation:

- Le prix du baril de pétrole brut vient d’atteindre sont plus haut point depuis deux ans. Au début janvier il avait passé la barre des $90 le baril. Aujourd’hui,  moins de mois plus tard, le baril atteint les $100 et plus. Le Brent Crude a fermé la journée de lundi à $105,74, suite aux soulèvements populaires au Moyen-Orient. Il a même atteint $108,70 le baril après la fermeture des marchés, causé par les inquiétudes par rapport aux évènements en Libye. Le prix du pétrole aux États-Unis a été gardé temporairement sous contrôle grâce à des surplus de réserves stratégiques de pétrole à Cushing, Oklahoma et a transigé à un peu plus de $94 le baril sur le New York Mercantile Exchange. Les jours du baril de pétrole à plus de $100 sont de retour.

- Joe Petrowski, le directeur général de Gulf Oil and the Cumberland Gulf Group, a déclaré au réseau CNBC que le prix du baril de pétrole brut pourrait atteindre $150 cet été.

- Depuis la création en 1870 du New York Cotton Exchange, le prix du coton a atteint un sommet historique en décembre 2010, un record en 140 ans.

- Selon les chiffres publiés aux États-Unis par le U.S. Bureau of Labor Statistics, pour la première fois depuis 2008, les consommateurs sont frappés dans l’estomac par l’inflation. Les coûts de la nourriture augmentent et le pire est encore à venir. Les prix à l’épicerie ont gonflé 50% plus rapidement que l’inflation générale cette dernière année, surpassée seulement que par les coûts de transport et de la santé. Les économistes prévoient que ce n’est que le début. Gonflé par les coûts plus élevés du blé, maïs, sucre, soja et de l’énergie, les consommateurs pourraient voir leur facture augmenter de 4% à la fin de l’année.

- Le marché du maïs est extrêmement serré et des analystes s’attendent à des pénuries et une grande demande, ce qui devrait garder une pression à la hausse sur les prix du maïs en 2011. On recommande un rationnement du maïs disponible.

- Toutes les évidences pointent vers une augmentation dramatique des prix de la nourriture à l’échelle mondiale, incluant possiblement des pénuries. Les froides températures de cet hiver et les pertes de récoltes n’aideront certainement pas.

- Le monde pourrait faire face à des soulèvements sociaux, incluant des manifestations en avril contre le prix à la hausse des grains, a soutenu Philippe Chalmin, un conseiller auprès du gouvernement français. Les dommages causés aux cultures par les inondations en Australie et les sécheresses en Argentine vont sans aucun doute gonfler les prix des grains au cours des prochains mois, a déclaré ;e professeur en économie à l’Université de Paris- Dauphine. D’ailleurs, il est à noter que ce sont en partie les prix de la nourriture qui ont allumé la mèche des révoltes en Algérie, en Tunisie ainsi qu’en Égypte.

Les gouvernements autoritaires ont d’ailleurs commencé à emmagasiner des réserves de nourriture pour combattre la colère du public. Cependant, cette tactique ne pourrait qu’empirer la situation et pousser les prix en une spirale à la hausse, selon des analystes. Des gouvernements en Asie, au Moyen-Orient et en Afrique du nord ont récemment fait l’achat sur les marchés ouverts de larges quantités de nourriture. L’Algérie a acheté 800 000 tonnes de blé et l’Arabie Saoudite a acheté une réserve de blé de douze mois. L’Égypte devrait suivre. Le Bangladesh a triplé ses intentions d’importations de riz et l’Indonésie a acheté 820 000 tonnes de riz Thaïlandais. « Ce n’est que le début de la panique d’achat », a déclaré Ker Chung Yang, un analyste basé à Singapour.

- Selon le New York Times, la sérieuse sécheresse qui a sévi au nord de la Chine, région où le blé est produit, pose un danger sérieux à la sécurité alimentaire globale, spécialement dans le monde d’importation des nations en développement. Une alerte publiée par la Food and Agriculture Organisation (FAO) avertissait que plus des deux tiers des récoltes de blé de la Chine sont menacées par des précipitations substantiellement sous la normale cet hiver.

- Des vagues de froid dévastatrices au Mexique, les pires depuis 50 ans, ont anéanti de 80 à 100% des récoltes qui fournissent normalement l’Amérique du nord en produits frais, tels que les haricots verts, aubergines, concombres, courges, poivrons, asperges et tomates. Le Mexique et des distributeurs majeurs tels que la Sysco Corporation ont dû recourir à des importations provenant de l’extérieur du pays pour rencontrer leurs engagements commerciaux, mais ils ont récemment signalé que cela ne sera plus possible. (Source: Sysco Release/Memo: Mexico Freeze [PDF])

Ces froides températures ont sérieusement endommagé les cultures de maïs dans la région du Sinaloa, au nord du pays, avec des pertes estimées à plus de quatre millions de tonnes de maïs. Plus de 400 000 hectares de récoltes ont été affectées par le froid et le gel, soit environ 16% des récoltes annuelles mexicaines.

- Le prix du maïs sera d’autant plus affecté à la hausse que les importations chinoises devraient se multiplier par neuf, selon les projections officiellesComme le rapporte le Financial Times, les prix du maïs « - et avec eux, le prix de la viande – devraient exploser si les dernières estimations de l’importation en provenance de Chine sont corrects. Le US Grain Council, l’organisme de l’industrie de l’agriculture, a déclaré qu’il a reçu des informations montrant que les importations chinoises vont atteindre 9 millions de tonnes en 2011-12, comparé à seulement 1,3 million en 2010-11. En d’autres termes, toute la prévision d’équilibre entre l’offre et la demande est sur le point d’être déchiré en lambeaux . Le prix du maïs pourrait donc augmenter de 15% cette année.

Pour ceux qui pensent qu’il y a un quelconque espoir, même distant, d’un répit dans la montée sans fin des prix, nous vous suggérons de lire ce qui suit:
Le plus de maïs que la Chine a importé dans l’histoire moderne est 4,3 tonnes en 1994-95 et 3 millions de tonnes en 1978-79. Pour la majorité des 50 dernières années, Beijing a été largement absente du marché international, la production intérieure ayant été suffisante pour répondre à la demande. « Nous notons que la Chine pourrait devenir un importateur net de 25 millions de tonnes de maïs dès 2015?, ont déclaré des cadres supérieurs de la maison de commerce Rabobank.

 

- La Floride est normalement un important producteur de fruits et légumes, mais ils ont eux aussi été frappé par de sévères froids et gels qui ont endommagé les cultures en décembre et janvier. Ils avaient alors eu recours à des achats de produits du Mexique pour assurer leurs engagements commerciaux, mais comme on le sait maintenant, le Mexique n’est plus une option lui-même. Le Sud-Ouest américain est aussi aux prises avec les pires froids depuis 60 ans, détruisant des récoltes entières. Il a déjà été rapporté que certains supermarchés américains ont doublé, voire triplé, le prix de certains produits frais, tels que les légumes.

Le distributeur Sysco Corporation a rapporté qu’ils seraient forcés de monter les prix des produits laitiers et de la viande, mettant de la pression à la hausse des produits fabriqués par les géants comme Kellogg. C’est qu’ils ont des hausses de 10%  et plus dans le prix de la production de la viande, produits laitiers et des fruits de mer. L’inflation des prix de la nourriture constitue une inquiétude au niveau mondial. Une récente étude d’une agence de l’ONU a montré qu’ils sont atteint un niveau record en janvier et qu’ils ne s’amélioreront pas. On peut s’attendre à ce que ces coûts montants d’opération et de production viennent heurter les consommateurs durant les prochaines semaines et prochains mois.

 

 

- Le prix d’une série d’items de nourriture de base a augmenté de façon précipitée au début de l’année, affichant la plus forte hausse mensuelle depuis plus de cinq ans. Un autre coup pour les familles. L’inflation en Angleterre a sauté à 4%, le double des prévisions initiales, et se dirige vers 5% d’inflation rapidement, selon l’index des prix au détail (RPI).

- La Banque Mondiale a publié un rapport indiquant que les prix de la nourriture sont à « des niveaux dangereux » et pourraient contribuer à de l’instabilité politique, poussant des millions de personnes dans la pauvreté et faisant monter les coûts d’épicerie.

Vous savez comment la bulle hypothécaire a rendu les banquiers riches et vous sans-abri? Et bien il y a maintenant une nouvelle bulle, une bulle de la nourriture, qui rend les banquiers plus riches et qui vous fait mourrir de faim. Comprenez-vous maintenant comment le monde fonctionne? Comprenez-vous pourquoi les Islandais ont viré leur gouvernement et mis en prison les banquiers criminels? Et pourquoi les Égyptiens et les autres pays de la région font de même?

FRANÇOIS MARGINEAN

http://www.centpapiers.com/l%E2%80%99inflation-cette-taxe-cachee/62020

Combien de « Kraft Dinner » dans un Furtif B-2 Spirit?

Furtif : 2.2 milliards de dollars US… X par 132. Sans compter les « imprévisibles »

Pendant ce temps, aux États-Unis, 45 millions de gens ont des problèmes d’alimentation.

Mais les dernières estimations vont plus loin: 65 millions. Comme en Corée du Nord, en pourcentage, ou presque…

***

Dans un reportage de CBS ( voir vidéo),   on verra des enfants pleurer parce qu’ils n’ont pas suffisamment à manger au point d’être incapables de dormir. Le plus triste est qu’ils se sentent « responsables » de leur situation. Certains veulent abandonner l’école pour travailler.

Certains se privent d’électricité pour balancer leur budget en fermant les lumières le soir.

- Combien d’entre vous font au lit, affamés?

- Combien d’entre vous ferment les lumières de la maison?

- Comment faites-vous pour étudier le soir sans lumière?

« Nous utilisons des chandelles ou des lampes de poche »

En Floride, le « foreclosure » a touché un millions de foyers et on en attend un autre million.Devant une telle misère, des mères découragées, cherchant des refuges se font consoler par leurs enfants.

- Que dites-vous à votre mère pour la consoler?

- I love you, Mom!

Certains vivent à 4 dans une pièce. Même des étrangers acceptent des résidents dans leur maison.Ce jeune garçon dira qu’il a pris énormément de maturité.

Des familles ont dû se séparer pour vivre chez des parents et se retrouvent de temps en temps pour une période courte.

Certains cherchent du travail, vivant dans un motel, sans travail. Voici la pancarte qu’il affiche pour trouver un job.

Aux États-Unis il est permis – sans que cela soit un scandale national – que les enfants n’aient pas suffisamment à manger. Le programme national de télévision de CBS News, 60 Minutes, a récemment montré les visages et les histoires de familles sans toit, dont les enfants ont dit ce qu’ils ressentent quand ils ne mangent pas suffisamment. Plus de 16 millions de mineurs vivent dans la pauvreté -2 millions de plus qu’avant la crise économique qui a éclaté en 2007 – et on constate que c’est l’écroulement le plus rapide de la classe moyenne jamais arrivé depuis que le gouvernement a commencé à les mesurer, il y a demi-siècle, explique CBS News.Lien

It you can not pay the Bank, you are on the street.
This family live in the car. They have no other place to live.
This girl is an « American traveller ». She lives on the cargo trains.
This family is lucky. They have got a new place to live in a public place.
Calefornia dreaming. Homeless in LA.
On a dollar a day, its always possible to get a cup of coffee.
Most of the native Americans live below the poverty line.
Social benefits. At last the chance to get a warm bowl of soup.
The electrical poles are out of range. The new American poor are out in the woods.
The skyline in Sacramento have got new tents, where Arny has his seat of power.
Life seen through a window of a tent in Detroit.
Houses up for sale, to raise fresh funds for the Fedreral Government.
Yesterday General Motors (GM) launched an IPO on Wall Street. These home owners in Detroit were not invited.
No invitation to American tea-parties for these hungry souls on Capitol Hill.

Les indignées…

 

Figurez-vous que le cinéaste Steven Greenstreet est violemment attaqué pour un admirable petit film sur les coeurs purs qui protestent depuis un mois devant Wall Street (Wall street, comme Carthage, doit être détruit.)
Steven Greenstreet est, comme par hasard, persécuté par des féministes parce que pour lui la révolte est gracieuse et qu’il préfère filmer des jeunes filles belles et rebelles pour illustrer l’élégance morale du mouvement. Lien

« Occupy Wall Street » est un peu la version américaine du mouvement des indignés en Europe. Depuis plusieurs semaines, des manifestants se relaient à Wall Street, temple de la finance mondiale à New York, pour  protester contre le système de capitalisme aveugle actuel. Le vidéaste Steven Greenstreet a lui décidé de voir les choses sous un autre angle: il s’est dit que parmi les manifestants il y avait quand même beaucoup de jolies filles. Du coup, il en a tiré un blog Tumblr intitulé “Hot Chicks of Occupy Wall Street”, une collection de portraits un peu voyeurs des révolutionnaires sexy. Il vient même d’éditer la vidéo ci-dessous, sorte de vision romantisée du mouvement des indignés. Parmi les « occupants », les avis sont très partagés: certains y voient une récupération machiste de la chose, d’autres au contraire pensent que tout ce qui fait parler de leur mouvement est bon à prendre. Steven, lui, ne se pose pas de questions: “Ouah, voir toutes ces filles hot et intelligentes à la manif me donne envie d’y être ». Alors, « Occupy Wall Street », sexy ou pas? Le débat est ouvert… Lien

Hot Chicks of Occupy Wall Street from Steven Greenstreet on Vimeo.

15 octobre à Rome : les vrais visages oubliés

21 octobre par Chiara Filoni

Une centaine de milliers de personnes se sont rassemblées à Rome pour participer à la grande manifestation internationale du 15 octobre, lancée par les Indigné-e-s espagnol-e-s.

Un cortège immense a défilé pour dire « Non » à l’Europe des banques et au gouvernement Berlusconi qui fait payer l’addition aux travailleurs et aux jeunes, au lieu de mettre à contribution les véritables responsables de la crise. Des autocars venus de 70 provinces italiennes (20 pour la seule province de Naples), trente-neuf lignes de bus urbains déviées pour la manifestation, la participation d’un bon nombre de mouvements sociaux, dont ceux qui avaient lancé l’appel « Dobbiamo fermarli », « Nous devons les arrêter » en italien (Groupe NO TAV composé de précaires, d’ouvriers, de réseaux féministes, de Sinistra Critica, de Rete 28 aprile, de Rete dei comunisti |1|, mais aussi des réseaux de lycéen-ne-s et d’étudiant-e-s universitaires, des syndicats et organisations de salarié-e-s et chômeurs-euses…

Se profilait ainsi une manifestation massive qui malheureusement ne fut pas pacifique.
Aux lendemains de la mobilisation, le bilan est lourd : douze personnes arrêtées et huit autres dénoncées (parmi lesquelles six mineurs), cent trente blessé-e-s, et des dommages matériels pour un montant de deux millions d’euros.

Mais que s’est-il passé ? De l’extérieur, il est difficile de comprendre. Dans les médias, on mentionne des « noirs », des « encapuchonnés » ou encore des « black blocs ». Qui sont-ils ?
Il s’agit de 700 personnes qui, selon le quotidien Il fatto quotidiano, appartiennent au mouvement autonome et anarchiste extrême (comme Autonomia Contropotere, le Centre social Askaatasuna de Turin, Gramigna de Padoue) mais aussi de supporters politisés (du Livourne, Cosenza, Venise et Modène) entraînés à la violence de stade |2|. Ces derniers étaient facilement reconnaissables : le visage couvert, des gourdins et des manches de pioche à la main, des drapeaux noirs accrochés à des bâtons.
Ainsi, peu après le début de la manifestation, la première agression commence. Une dizaine de « casseurs » se détachent du cortège et détruisent la vitrine d’un supermarché. C’est le signal. Ensuite, ce sera la mise à feu de trois voitures qui en flambant noircissent deux palais de l’hôtel Platino « où la location d’une salle équivaut à un mois de loyer », comme quelqu’un le criera au micro d’un camion. Ensuite bruleront comme des allumettes une agence d’intérim, Manpower et une caserne de la police.
Progressivement, Rome est recouverte d’une fumée dense. Le chemin vers le Parlement sera interdit. En représailles, quelqu’un réussit à voler dans une paroisse la statue d’une Vierge et un crucifix qui seront détruits dans la rue. La réaction des marcheurs-euses sera instantanée. Un retraité insulte vigoureusement le jeune « blasphématoire », et presque simultanément, l’ensemble des indigné-e-s crie : « Fuori  » ou « Via » (Allez-vous-en !).

Se succédèrent ensuite de véritables scènes de guérilla urbaine sur la place San Giovanni.
La police, les Carabinieri, et la Guardia di Finanza (corps de police italien) répondent aux jets de pierres par le recours à des bombes lacrymogènes lancées à hauteur d’homme et des jets d’eau. Les manifestant-e-s sont contraint-e-s à la fuite. Bien qu’une de leurs camionnettes ait été incendiée, la police attendit plusieurs heures avant d’attaquer et d’avoir le dessus sur les « noirs » (un policier confessera qu’ils étaient déjà prêts, mais qu’ils attendaient des ordres d’en haut !).
Le cortège a exprimé tout son rejet des violences, comme en témoignent les insultes et même les affrontements entre manifestant-e-s et « casseurs » (ayant été jusqu’au jet de pierres et de bouteilles). Alors que c’est visible sur toutes les vidéos qui circulent sur internet, cela n’apparaît nullement dans le flot de désinformation des médias dominants.

L’heure est maintenant au nettoyage de Rome. Le Ministre de l’Intérieur a lancé une opération nationale de perquisitions et de saisies chez les présumés responsables de la dévastation de la ville. Cette procédure est justifiée par l’article 41 de la loi en matière de Sécurité Publique selon laquelle si « les officiels et les agents de police ont connaissance, même par indice, de l’existence dans un quelconque lieu public ou privé, d’armes, de munitions, ou d’explosifs, non déclarés ou non consignés ou abusivement détenus, ils doivent procéder tout de suite à la perquisition et à leur saisie |3| ».

Ce qui risque d’être occulté, c’est bien le vrai message de la manifestation : la nécessité revendiquée par les indigné-e-s d’un changement le plus rapide possible et la ferme condamnation d’un système économique et financier humainement insoutenable. A cela s’ajoute en Italie, la dénonciation populaire de la lettre secrète de la BCE – rendue publique par le ministre de l’Economie (pour cacher ses responsabilités derrière les diktats européens) – qui exige plus d’austérité pour rétablir la confiance des investisseurs.

De plus, les médias italiens sont en train de déclencher une véritable chasse à l’homme. Un des journaux de droite les plus lus en Italie, Il giornale |4|, a lancé un appel à la population pour identifier les éventuels coupables de la « mise à feu et à sang de Rome » sur base du grossissement de quelques visages de jeunes « encapuchonnés ». La population est ainsi invitée à dénoncer des jeunes présentant quelque ressemblance avec ceux figurant dans les photos du journal afin qu’ils soient punis par la justice.

Sociologiquement, il est possible d’expliquer la rage et la violence de certaines personnes, tels ces diplômé-e-s promis-es à la précarité toute leur vie et sans aucune perspective d’avenir (comme l’un d’eux l’a confessé à un journaliste de La Repubblica). Il n’est cependant pas acceptable qu’un groupe de sept cents personnes ait étouffé la voix de 150 000 manifestant-e-s.

En Italie, au lendemain de la manifestation, il n’y a plus de trace de jeunes avec les mains levées devant la police pour démontrer leur pacifisme, leur innocence et leur honnêteté. Il n’y a plus de trace de leurs revendications, de leur indignation, de leur cri fort et uni « Que se vayan todos ! » (« Qu’ils s’en aillent tous ! ») dans lequel tous se reconnaissent. Mais ils existent et ils sont toujours là, campés pas loin de la place où les affrontements de samedi ont eu lieu, en soutien des travailleurs-euses de la FIOM |5| qui vendredi prochain manifesteront encore contre notre gouvernement.

Notes

|1|)Voir “L’Italie se mobilise contre la dette et l’austérité”, 29 septembre, cadtm.org
|2| ilfattoquotidiano.it
|3| repubblica.it, traduit par l’auteur.
|4| Voir www.ilgiornale.it du 17/15/2001
|5| Fédération italienne des Emploies Ouvrier Métallurgique

cadtm.org

Occupy Wall-Street : la planète prise d’assaut

Gaëtan Pelletier

Nous soutenons ce qui se passe ici parce que le système bancaire à Londres est le bénéficiaire d’argent issu de la corruption.

Julian Assange

 

— Nous ne sommes pas des marchandises entre les mains des politiciens et des banquiers qui ne nous représentent pas. Nous allons manifester pacifiquement, débattre et nous organiser jusqu’à obtenir le changement mondial que nous voulons.

— United for Global Change (Unis pour un changement global)

 

 

Sous les slogans «Peuples du monde, levez-vous» ou «Descends dans la rue, crée un nouveau monde», les «indignés» avaient appelé à manifester dans 951 villes de 82 pays, selon le site 15october.net, contre la précarité liée à la crise et le pouvoir de la finance.

 

Rome

 

À Rome, des incidents ont éclaté dès le début du cortège. Des éléments incontrôlés, masqués de foulards noirs, ont envahi un hôtel de luxe, fracassé les vitrines de banques et mis le feu à bâtiment officiel. Plusieurs véhicules, dont des fourgons de police, ont été incendiés. On dénombre 70 blessés, dont trois graves, dans les violences.

La place historique de la basilique Saint-Jean de Latran, a été transformée en champ de bataille, avec charges de police, fumigène et manifestants qui ont dû quitter les lieux les bras en l’air pour ne pas être confondus avec les casseurs. Lien

***

Parti de Wall Street il y un mois, le mouvement des indignés contre les excès du capitalisme s’est répandu samedi à travers le monde, notamment à Rome, lieu de la plus importante manifestation.

Des dizaines de milliers de protestataires parcourent les rues de la capitale italienne en brandissant des pancartes où l’on peut notamment lire « Une seule solution, la révolution » ou « Nous ne sommes pas des biens dans les mains des banquiers ». Les médias italiens estiment qu’ils sont entre 100 000 et 200 000.

Les forces de l’ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour tenter de contrôler une centaine de manifestants cagoulés de noir, en marge de la marche des indignés, lançant des bouteilles et des cocktails Molotovs.

Des coktails Molotovs auraient mis le feu à une annexe du ministère de la Défense.

Entre six et sept voitures ont été incendiées et des vitrines de magasins fracassées.

Selon des témoins, les actes de vandalisme ont été commis par les « blacks blocks », des activistes qui s’infiltrent régulièrement dans les rassemblements. Aucun blessé n’a été signalé. RC

Aux Etats-Unis, le mouvement s’étend dans tout le pays.

Crédit photo : REUTERS/Lucas Jackson

 

 

Environ 1500 villes sur la planète…

Les Vraies Ménagères de Wall Street

Pourquoi la Réserve Fédérale a détourné plus de 220 millions de dollars d’argent du renflouement bancaire pour les femmes de deux gros bonnets de Morgan Stanley ?

L’Amérique a deux budgets nationaux, un officiel, un officieux. Le budget officiel est rendu public et fait l’objet de débats: L’argent qui entre comme les impôts et qui sort comme les avions de chasse, les agents de la DEA, les subventions pour le blé et l’assurance-maladie, plus les pensions et les pilules pour cette grande menace socialiste sauvage appelée travailleurs du secteur public syndiqués dont les Républicains se plaignent toujours. Selon une légende populaire, nous sommes fauchés et il y a tant de dette que dans 40 ans, nos petites-filles seront encore en train de trimer le week-end pour payer les factures médicales des retraités de cette année fiscale, de la SEC et du Département de l’Energie.

La plupart des Américains connaissent ce budget. Ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’il y a un autre budget grossièrement de poids égal, toujours maintenu dans le secret absolu. Après le krach financier de 2008, il a grandi aux dimensions monstrueuses, comme le gouvernement a essayé de dégeler les marchés du crédit en distribuant des trillions aux banques et aux fonds spéculatifs. Et grâce à toute une pléiade de programmes de renflouement obscurs, sous couvert d’acronyme, la taille a fini par rivaliser avec celle du budget “officiel” – une énorme rivière d’argent rugissante sortant de la Réserve fédérale pour une destination ni choisie par le président ni examinée par le Congrès, mais au lieu de ça distribuée par décret par des fonctionnaires fédéraux non élus utilisant une méthodologie qui semble absurde et apparemment inconnaissable.

Maintenant, suite à une loi votée par le Congrès qui a forcé la Fed à ouvrir ses livres de l’époque du sauvetage, ce budget non officiel devient pour la première fois au moins partiellement une question de sujet public. Les équipes du Sénat et de la Chambre, dont les questions sur les dépenses de la Fed ont été repoussées pendant près d’un siècle, se penchent aujourd’hui sur 21.000 transactions et découvrent une foule de faits scandaleux et de folies dans «l’autre» budget. C’est comme si quelqu’un s’est assis et a fait une liste de chaque individu sur la terre qui en fait n’a pas besoin d’une aide financière d’urgence du gouvernement des États-Unis, puis leur a remis les clés du trésor public. La Fed a envoyé des milliards du plan d’aide à des banques dans des endroits comme le Mexique, le Bahreïn et la Bavière, des milliards à une série de constructeurs automobiles japonais, plus de 2 trillions de dollars de prêts à Citigroup ainsi qu’à Morgan Stanley, et des milliards encore à une chaîne de petits millionnaires et des milliardaires avec des adresses dans les Iles Caïmans. « Nos mâchoires sont tombées littéralement quand nous avons lu cela », a dit Warren Gunnels, un assistant du sénateur Bernie Sanders du Vermont. « Chacune de ces transactions est scandaleuse. »

Mais si vous voulez obtenir un vrai sens de ce qu’est le “budget occulte”, tout ce que vous avez à faire est de regarder de près l’argent des contribuables qui a été remis à une seule entreprise qui porte un nom en apparence anodin : Waterfall Opportunity. À première vue, le butin pour Waterfall ne semble pas si énorme – seulement neuf prêts totalisant quelques 220 millions de dollars fait par le biais d’un programme de sauvetage de la Fed. Cela ne semble pas beaucoup considérant que Goldman Sachs a reçu à lui seul 800 milliards de dollars de prêts de la Fed. Mais en regardant de plus près, Waterfall TALF Opportunity a deux ou trois noms intéressants parmi ses principaux investisseurs : Christy Mack et Susan Karches.

Christy est l’épouse de John Mack, le président de Morgan Stanley. Susan est la veuve de Peter Karches, un ami proche des Macks qui a exercé les fonctions de président de la division de banque d’investissement de Morgan Stanley. Aucune des deux femme ne semble avoir une quelconque histoire sérieuse dans les affaires, en dehors de quelques expériences philanthropiques. Pourtant, la Réserve fédérale leur à remis à toutes les deux un prêt à faible taux d’intérêt de près d’un quart de milliard de dollars à travers un programme de sauvetage compliqué qui leur a pratiquement garanti des millions de revenu sans risque.

Le nom technique du programme dont Mack et Karches ont profité est le TALF, pour Term Asset-Backed Securities Loan Facility. Mais l’aide fédérale qu’elles ont reçu en réalité s’inscrit dans une catégorie plus large d’initiatives de sauvetage, conçu et mis au point par le président de la Réserve fédérale Ben Bernanke et le secrétaire au Trésor Timothy Geithner, appelé “octroi puant pour les personnes déjà riches d’un tas d’argent sans aucune putain de raison”. Si vous voulez comprendre comment fonctionne le budget occulte, suivez la suite. Cela ressemble à de la sécurité sociale pour les riches.

En août 2009, John Mack, à l’époque encore le PDG de Morgan Stanley, a pris une décision vitale intéressante. Malgré le fait qu’il gagnait un salaire relativement faible de seulement 800.000$, et avait refusé de se donner un bonus au milieu de la crise financière, Mack a décidé de s’acheter une magnifique propriété – une vieille maison en pierre de 107 ans dans l’Upper East Side à New York, avec un garage pour 12 voitures, qui venait d’être vendue par la prestigieuse famille Mellon pour 13,5 millions de dollars. Soit Mack avait beaucoup d’argent disponible pour conclure l’affaire, ou il a obtenu un peu d’aide de son épouse, Christy, qui, apparemment, a acheté la maison avec lui.

Les Macks forment un couple intéressant. John, un Libano-Américain surnommé “Mack the Knife (Mack le Couteau)” pour sa passion légendaire pour virer les gens, est l’un des visages les plus connus de Wall Street. Christy est mince, blonde et riche – une sorte de Sunny von Bulow toujours en vie avec des passe-temps. Sa grande passion philanthropique est les dotations pour la médecine non-traditionnelle, et elle a atteint le niveau de maître Reiki, une pratique japonaise de “guérison par la paume des mains”. Le seul autre fait notable sur son curriculum vitae public, c’est que sa soeur était mariée à Charlie Rose.

Il est difficile d’imaginer un couple de gens dont vous voudriez encore moins qu’il reçoive un chèque géant d’aide sociale – mais c’est exactement ce que la Fed a fait. Juste deux mois avant que les Macks n’achètent leur ostentatoire maison à Manhattan, Christy et sa copine Susan ont lancé leur initiative d’investissement appelé Waterfall TALF. Aucune des deux femmes ne semble avoir une quelconque expérience dans la finance, au-delà du penchant de Susan en tant qu’amatrice pour les chevaux de courses pur-sang. Mais avec un investissement initial de 15 millions de dollars, elles ont rapidement reçu 220 millions de dollars en espèces de la Fed, dont la plupart ont été utilisés pour acheter des prêts étudiants et des prêts hypothécaires commerciaux. Les prêts ont été mis en place afin que Christy et Susan gardent 100% de tous les bénéfices sur les affaires, tandis que la Fed et le Trésor devraient assumer 90% des pertes. Étant distribué dans le cadre d’un programme de sauvetage apparemment conçu pour aider les gens ordinaires pour relancer le crédit à la consommation, les offres ont été un classique de l’investissement : face je gagne, pile vous perdez.

Alors, comment le gouvernement s’est-il attaquer à une crise financière causée par l’effondrement d’une bulle du marché hypothécaire résidentiel en donnant aux femmes de deux gros bonnets de Morgan Stanley de l’argent gratuit pour faire des investissements essentiellement sans risque dans les prêts étudiants et l’immobilier commercial ? La réponse est : par étapes. L’histoire de l’ère du sauvetage se lit comme une de ces histoires horribles sur ce qui arrive quand une longue compulsion criminelle en sommeil n’est pas contrôlée. Les regards de Peeping Tom (expression anglaise signifiant Voyeur) jetant un coup d’oeil à côté par une fenêtre de la salle de bains, ne pas se faire prendre, et décider d’entrer par effraction pour voler une paire de culottes. La chose suivante vous la connaissez, il escalade les échelons, violence en série dans trois États et fini par jeter les pom-pom girls dans un fourgon.

C’était la même chose avec le plan de sauvetage. Ils ont commencé petit, avec le gouvernement jetant quelques centaines de milliards de dollars en fonds publics pour soutenir véritablement les entreprises insolvables comme Bear Stearns et AIG. Puis vint le TARP et quelques autres programmes qui ont été conçus pour éviter les faillites bancaires et se débarrasser des titres adossés à des créances toxiques qui ont été une des causes profondes de la crise financière. Mais peu de temps après, la Réserve fédérale a commencé à acheter tous les investissements en difficulté à Wall Street, même ceux qui n’étaient pas en danger de défaut de paiement : des prêts immobiliers commerciaux, des prêts de cartes de crédit, prêts auto, prêts étudiants, même des prêts garantis par la Small Business Administration. Ce qui a commencé comme un effort ciblé pour arrêter le saignement dans quelques points difficiles spécifiques est devenu une frénésie gigantesque. Cela a été « l’argent gratuit pour de la merde », a dit Barry Ritholtz, auteur de « Bailout Nation ». Cela s’est transformé en « Donnez-nous vos merdes dont vous ne pouvez pas vous débarrasser autrement ».

L’impulsion soudaine pour cette expansion maniaque de sauvetages a été un coup de bluff magistral des dirigeants de Wall Street. Une fois que l’argent a commencé à couler de la Réserve fédérale, les dirigeants ont commencé à se plaindre auprès de leurs copains à la Fed, prétendant qu’ils avaient soudainement peur d’investir dans quoi que ce soit – les prêts étudiants, de voiture, vous pouvez les énumérer – à moins que l’état ne garantisse leurs profits. « Vous ne regardez jamais le football, où le mec se roule six fois pour obtenir un carton jaune ? » a dit William Black, un ancien régulateur de la banque fédérale qui enseigne l’économie et de droit à l’Université du Missouri. « C’est ce que c’est. Si vous avez le pouvoir et les connexions, ils vous donneront beaucoup de supplément gratuit – Si vous êtes bon à plaindre. »

C’est là que le TALF s’inscrit dans l’image d’un sauvetage. Créé juste après l’élection de Barack Obama en Novembre 2008, la justification apparente du programme était d’encourager les prêts à la consommation, qui se sont asséchés au milieu de la crise financière. Mais au lieu de prêter directement aux acheteurs de voitures et aux détenteurs de cartes de crédit et étudiants – ce qui aurait été du socialisme ! – La Fed a distribué un trillion de dollars aux banques et aux fonds spéculatifs, presque sans intérêt. En d’autres termes, le gouvernement a prêté l’argent des contribuables aux mêmes “trous du cul” qui ont causé la crise, afin qu’ils puissent ensuite prêter cet argent sur le marché pratiquement sans risque, avec un énorme profit.

Prenez votre voix de Billy Mays, parce qu’attendez, il y a plus ! Un aspect clé du TALF est que la Fed distribue à l’argent grâce à ce qu’on appelle les prêts sans recours (non-recourse loans). Essentiellement, cela signifie que si vous ne payez pas la Fed en retour, c’est pas grave. Le mécanisme fonctionne comme ceci : L’Abruti d’Hedge Fund emprunte, par exemple, 100 millions de dollars de la Fed pour acheter des emprunts de merde, qui sont ensuite transférés à la Réserve fédérale à titre de garantie. Si l’Abruti d’Hedge Fund décide de ne pas rembourser les 100 millions de dollars, la Réserve fédérale garde simplement sa pile de titres merdiques et tout ce qui y ressemble.

C’est l’affaire de toute une vie. Pensez-y : Vous empruntez des millions, achetez une pile de titres merdiques et les planquez sur les livres de la Fed. Si les titres perdent de l’argent, vous les laissez sur les genoux de la Fed et le public mange les pertes. Mais s’ils font de l’argent, vous les reprenez, les encaissez et remboursez les fonds que vous avez emprunté auprès de la Fed. « Rappelez-vous de ce type fou dans les publicités qui courait couverts de billets d’un dollar en criant : Le gouvernement donne de l’argent gratuit ! », dit Black. « Aussi fou qu’il était, cela le rend réel. »

Cette entière machination – dans laquelle les millionnaires et milliardaires ont joué sur des montagnes de titres dangereux, dont les contribuables ont fourni la mise et en assumant la quasi-totalité du risque – est la raison pour laquelle il est follement prématuré pour Wall Street de prétendre que les plans de sauvetage ont effectivement fait gagner de l’argent au gouvernement. Nous ne pouvons pas tirer cette conclusion jusqu’à ce que la facture finale arrive sur tous les titres risqués que nous avons financé au cours de la frénésie de sauvetage.

Dans le cas de Waterfall TALF Opportunity, voici ce que nous savons : La société a été fondée en Juin 2009 avec 14,87 millions de dollars de capitaux d’investissement, l’argent qui provenait probablement de Christy Mack et Susan Karches. Les deux femmes de Wall Street ont ensuite utilisé les 220 millions de dollars qu’elles ont obtenus de la Fed pour acheter un tas de titres, y compris un grand nombre de prêts hypothécaires commerciaux gérés par le Credit Suisse, une société que John Mack a autrefois dirigé. Ces titres ont été évalués à 253,6 millions de dollars, bien que la Fed refuse d’expliquer comment elle est arrivée à cette estimation. Et voici le meilleur : des 220 millions de dollars que les deux épouses ont obtenu de la Fed, à peu près 150 millions de $ n’avaient pas été remboursés à l’automne dernier – ce qui signifie que vous et moi sommes toujours à payer pour la plupart de ce que les conjointes de Wall Street ont acheté dans leur frénésie d’achats financés par le gouvernement.

(le lien de cet article m’a été envoyé par Patrick, que je remercie, ayant trouvé le sujet très intéressant j’ai décidé d’en traduire une partie pour le partager avec vous)

Voici la fin de l’article non traduit :

The public has no way of knowing how much Christy Mack and Susan Karches earned on these transactions, because the Fed has repeatedly declined to provide any information about how it priced the individual securities bought as part of programs like TALF. In the Waterfall deal, for instance, we know the Fed pledged some $14 million against a block of securities called “Credit Suisse Commercial Mortgage Trust Series 2007-C2″ — but that data is meaningless without knowing how many units were bought. It’s like saying the Fed gave Waterfall $14 million to buy cars. Did Waterfall pay $5,000 per car, or $500,000? We have no idea. “There’s no way of validating or invalidating the Fed’s process in TALF without this pricing information,” says Gary Aguirre, a former SEC official who was fired years ago after he tried to interview John Mack in an insider-trading case.

In early April, in an attempt to learn exactly how much Mack and Karches made on the TALF deals, Sen. Chuck Grassley of Iowa wrote a letter to Waterfall asking 21 detailed questions about the transactions. In addition, Sen. Sanders has personally asked Fed chief Bernanke to provide more complete information on the TALF loans given not only to Christy Mack but to gazillionaires like former Miami Dolphins owner H. Wayne Huizenga and hedge-fund shark John Paulson. But Bernanke bluntly refused to provide the information — and the Fed has similarly stonewalled other oversight agencies, including the General Accounting Office and TARP’s special inspector general.

Christy Mack and Susan Karches did not respond to requests for comments for this story. But even without more information about the loans they got from the Fed, we know that TALF wasn’t the only risk-free money being handed over to Wall Street. During the financial crisis, the Fed routinely made billions of dollars in “emergency” loans to big banks at near-zero interest. Many of the banks then turned around and used the money to buy Treasury bonds at higher interest rates — essentially loaning the money back to the government at an inflated rate. “People talk about how these were loans that were paid back,” says a congressional aide who has studied the transactions. “But when the state is lending money at zero percent and the banks are turning around and lending that money back to the state at three percent, how is that different from just handing rich people money?”

Those kinds of deals were the essence of the bailout — and the vast mountains of near-zero government cash turned companies facing bankruptcy into monstrous profit machines. In 2008 and 2009, while Christy Mack was busy getting her little TALF loans for $220 million, her husband’s bank hauled in $2 trillion in emergency Fed loans. During the same period, Goldman borrowed nearly $800 billion. Shortly afterward, the two banks reported a combined annual profit of $14.5 billion.

As crazy as it is to lend to banks at near zero percent and borrow back from them at three percent, one could at least argue that the policy may have aided American companies by providing banks more cash to lend. But how do you explain the host of other bailout transactions now being examined by Congress? Like the Fed’s massive purchases of securities in foreign automakers, including BMW, Volkswagen, Honda, Mitsubishi and Nissan? Or the nearly $5 billion in cheap credit the Fed extended to Toyota and Mitsubishi? Sure, those companies have factories and dealerships in the U.S. — but does it really make sense to give them free cash at the same time taxpayers were being asked to bail out Chrysler and GM? Seems a little crazy to fund the competition of the very automakers you’re trying to rescue.

And then there are the bailout deals that make no sense at all. Republicans go mad over spending on health care and school for Mexican illegals. So why aren’t they flipping out over the $9.6 billion in loans the Fed made to the Central Bank of Mexico? How do we explain the $2.2 billion in loans that went to the Korea Development Bank, the biggest state bank of South Korea, whose sole purpose is to promote development in South Korea? And at a time when America is borrowing from the Middle East at interest rates of three percent, why did the Fed extend $35 billion in loans to the Arab Banking Corporation of Bahrain at interest rates as low as one quarter of one point?

Even more disturbing, the major stakeholder in the Bahrain bank is none other than the Central Bank of Libya, which owns 59 percent of the operation. In fact, the Bahrain bank just received a special exemption from the U.S. Treasury to prevent its assets from being frozen in accord with economic sanctions. That’s right: Muammar Qaddafi received more than 70 loans from the Federal Reserve, along with the Real Housewives of Wall Street.

Perhaps the most irritating facet of all of these transactions is the fact that hundreds of millions of Fed dollars were given out to hedge funds and other investors with addresses in the Cayman Islands. Many of those addresses belong to companies with American affiliations — including prominent Wall Street names like Pimco, Blackstone and… Christy Mack. Yes, even Waterfall TALF Opportunity is an offshore company. It’s one thing for the federal government to look the other way when Wall Street hotshots evade U.S. taxes by registering their investment companies in the Cayman Islands. But subsidizing tax evasion? Giving it a federal bailout? What the fuck?

As America girds itself for another round of lunatic political infighting over which barely-respirating social program or urgently necessary federal agency must have their budgets permanently sacrificed to the cause of billionaires being able to keep their third boats in the water, it’s important to point out just how scarce money isn’t in certain corners of the public-spending universe. In the coming months, when you watch Republican congressional stooges play out the desperate comedy of solving America’s deficit problems by making fewer photocopies of proposed bills, or by taking an ax to budgetary shrubberies like NPR or the SEC, remember Christy Mack and her fancy new carriage house. There is no belt-tightening on the other side of the tracks. Just a free lunch that never ends.

A lire aussi : Les banksters, le gouvernement fédéral et l’émasculation de la FOIA

rollingstone.com

melvineenaction.com
SOURCE: http://w41k.info/52090

Traduction: Patrick, http://philum.org/pat

La culture des petits baigneurs

Gaëtan Pelletier

On distingue le « profilage criminel » de l’« analyse criminelle » : le premier consiste à déterminer un profil psychologique d’après les éléments en évidence dans les délits commis, et est généralement pratiqué par des psychologues ou des psychiatres, qui font donc ici fonction de « profileurs ». L’analyse criminelle, elle, est une utilisation de l’outil informatique pour aider les enquêteurs (rapprochement de données de fichiers judiciaires, cartographies, etc.).

Le profilage criminel, tel qu’on l’utilise actuellement dans les services de police, est né aux États-Unis, où il fut consacré dans les années 1950 : le psychiatre James A. Brussel fut sollicité par les services de police pour les aider à résoudre une série d’attentats à la bombe qui frappèrent notamment les salles de cinéma de New York entre 1940 et 1956. C’est la précision du profil qu’il établit qui permit d’arrêter le criminel. Wiki

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Être  ou ne paraître? Telle est  la question.
Jétan Pelleté

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La bourse où l’avis?

La question de Cyberpresse : Vers une récession mondiale?

La crise de la dette qui secoue les États-Unis ainsi que la zone de l’euro risque-t-elle de provoquer une nouvelle récession à l’échelle planétaire? Êtes-vous confiant que la crise va se résorber sur les deux fronts?

Maximum : 150 mots

On dirait qu’il y a un minimum d’intervenants à ce genre de débat désigné  « place publique ».

Tous des « grosses têtes », des spécialistes. Des chargés de cours, des économistes, des administrateurs chevronnés (Françoise Bertrand Présidente de la Fédération des chambres de commerce du Québec) et le …démarqué Gaétan Frigon. Président exécutif de Publipage inc. et ancien président-directeur général de la Société des alcools du Québec et de Loto-Québec.

Tous ces gens-là ont l’air d’avoir un cerveau qui fonctionne aux métastases : une sorte de repousse de neurones qui naviguent dans un océan d’optimisme pur comme il y a 10,000 ans.

On leur donne un puzzle et ils découpent les pièces pour remonter le bateau.

1000 morceaux.

Les frigonneries et le petit baigneur

Gaétan Frigon

Président exécutif de Publipage inc. et ancien président-directeur général de la Société des alcools du Québec et de Loto-Québec

LA RAISON VA L’EMPORTER

La crise de la dette qui secoue à la fois les États-Unis et la zone euro va se résorber, mais va laisser des séquelles à court et à long terme. Toutefois, lesdites séquelles n’iront pas jusqu’à une nouvelle récession planétaire. Aux États-Unis, chacun en est encore au niveau d’établir son positionnement pour les élections de 2012, les démocrates voulant protéger l’intégrité de Medicare et de Medicaid, et les républicains, incluant les membres du Tea Party, voulant s’assurer qu’il n’y aura pas d’augmentations de taxes. À la fin, je suis persuadé qu’il y aura une entente de réduction des dépenses et d’augmentation des revenus d’environ 4000 milliards sur 10 ans. Ce devrait être suffisant pour éviter le pire tout en sauvant la face de chacun. Pour ce qui est de la zone euro, c’est à la fois pire et mieux qu’aux États-Unis. Pire parce que les pays affectés (Grèce, Espagne, Irlande, Italie) sont les plus pauvres et peuvent difficilement augmenter les taxes au niveau nécessaire sans créer de remous dans la population, mieux parce que les pays forts comme l’Allemagne ne laisseront pas la zone euro s’éclater, car ils auraient trop à perdre. Donc, dans les deux cas, la raison va l’emporter sur la politique partisane.

La raison va l’emporter! Eh! Comme disait Richard Desjardins : « J’travaille su moué ».

Non, « lesdites séquelles n’iront pas jusqu’ une nouvelle récession planétaire ». Je suppose que c’est la Slovénie, pays de 2 millions d’habitants  qui va en souffrir?

De quoi s’inquiéter de « l’information » et du contenu des journaux. On dirait une piscine d’écrits qui sert à stabiliser le PH pour ne pas trop inquiéter le peuple. Quand c’est trop acide, on sort la grosse tasse de PH +.
Tout baigne. On veut des baigneurs, mais on ne veut pas qu’ils soient avertis qu’ils peuvent se fondre dans l’acide

Je dois me répéter, mais Monsieur Frigon et les autres me rappellent l’histoire de cette blonde,  fière d’avoir réussit son puzzle en six mois.

-          Mais il n’y a que 20 morceaux.

-          Regardez, c’est écrit, de 3 à 6 ans.

Le grand livre des blonderies

Nous sommes rendus dans une période de «crise du confort», c’est-à-dire que nous réalisons pour la première fois qu’une génération devra peut-être diminuer son train de vie par rapport à celui de la génération précédente. Nous faisons face à un phénomène mondial de niveau de dépense désiré par rapport au niveau de dépense raisonnable.

( Chargé de cours au HEC)

Ce qui m’apparaît comme la plus grande menace, ce ne sont pas les statistiques sur l’endettement des pays en difficulté, mais le fait que leurs dirigeants politiques de ces pays et la très grande majorité de leurs citoyens ne sentent pas l’urgence d’agir, de définir une solution, de créer un consensus pour que tous les agents économiques mettent ensemble l’épaule à la roue. ( M.Économiste)

Peut-être serait-il plus juste de dire que s’est révélée la crise latente de l’État-providence. Il y a quatre ans, nos politiciens accusaient les banques; aujourd’hui, ce sont les banques qui semoncent nos gouvernements. On évoque même la faillite potentielle de plusieurs gouvernements, y compris celui des États-Unis. De toute évidence, les promesses interventionnistes ne sont pas au rendez-vous et l’endettement de nos gouvernements plombe les possibilités de reprise. Cette crise se résorbera-t-elle? Pour cela, il faudrait que les citoyens cessent de rêver au retour des Nordiques et du prince charmant, et qu’ils obligent les politiciens à mettre de l’ordre dans les finances publiques. Titre : Crise de l’État-Providence) Un professeur à l’École nationale d’administration publique du Québec).

Notre inquiétude est cependant tempérée par le fait que le Québec possède plusieurs atouts pour bien traverser cette période tumultueuse. Or, le secteur des ressources naturelles demeure en excellente santé grâce aux économies émergentes, qui ont grandement besoin de matières premières. Bien entendu, il faut que notre société permette l’exploitation de nos ressources naturelles puisque le développement économique se fait dans l’intérêt de la collectivité québécoise. Présidente de la Fédération des chambres de commerce du Québec) Cyberpresse

Jack et Rose

C’est du Cameron… L’art de transformer un désastre en une histoire d’amour : Celle des médias qui savent cibler les « intellectuels » riches et les Jack courtisans.

C’est juste un film…

C’est pour ça qu’on doit craindre les hyper-diplômés.

On a créé un registre d’armes à feu, on devrait en créer un pour les armes de pouvoir  de ces gros canons détêtés.

Les diplômes on les livre, on  les vends,  sans savoir si certains peuvent  s’en  servir à bon escient.

C’est dangereux de se faire les voir tirer avec autant de poudre et si peu de plomb…

Faim dans le monde: catastrophe en 2050

Pour nourrir les neuf milliards d’habitants de la planète en 2050, une réforme majeure du système alimentaire mondial s’impose alors que les récoltes de certaines régions sont menacées par le réchauffement climatique, a averti mardi l’organisation humanitaire Oxfam.

Si rien n’est fait, le prix de certaines denrées alimentaires comme le maïs aura plus que doublé d’ici 2030, frappant en premier les plus pauvres qui dépensent déjà jusqu’à 80% de leurs revenus pour se nourrir, selon le rapport de l’ONG britannique.

“Le système alimentaire ploie sous l’intense pression du changement climatique, de la dégradation écologique, de la croissance démographique, de la hausse des prix de l’énergie, de l’augmentation de la demande de viande et de produits laitiers, de la concurrence pour l’obtention de terres pour produire des biocarburants, de l’industrialisation et de l’urbanisation”, selon le document.

Bond de 70% de la demande alimentaire
Alors que plus de 900 millions de personnes sur une population mondiale de 6,9 milliards souffrent déjà de la faim aujourd’hui, le nombre des victimes pourrait s’accroître rapidement lorsque la “catastrophe annoncée” aura frappé d’ici 2050 avec un bond prévu de 70% de la demande de produits alimentaires, a estimé Oxfam.
“Notre capacité à augmenter la production alimentaire est en déclin et le taux moyen de croissance des rendements agricoles a diminué de près de moitié depuis 1990 et devrait continuer à diminuer pour atteindre moins de 1% dans la prochaine décennie”, a averti le rapport intitulé
“Cultiver un avenir meilleur”.
Les récentes périodes de sécheresses et autres incidents climatiques dans le monde “laissent augurer d’une baisse de la production céréalière et donc d’une nouvelle hausse des prix agricoles”, a noté Jean-Cyril Dagorn d’Oxfam France.

A l’approche du G20 agricole (à Paris les 22 et 23 juin), Oxfam a lancé un appel à “enrayer la spéculation sur les denrées agricoles et alimentaires et relever le défi alimentaire mondial”.

Plus d’investissements dans l’agriculture paysanne et familiale
Selon l’ONG la réforme du système alimentaire doit passer par davantage d’investissements dans l’agriculture paysanne et familiale, la valorisation des ressources naturelles, un meilleur accès aux marchés pour les petits exploitants, la lutte contre le gaspillage, d’eau notamment, et l’arrêt des subventions à la production de bio-carburants dans les pays riches.
Le rapport a également réclamé l’arrêt de la domination de quelques grandes multinationales sur le marché des matières premières agricoles et des semences.

Prenant l’exemple de l’Inde, Oxfam a rappelé que la croissance économique y a plus que doublé entre 1990 et 2005 mais que le nombre de personnes souffrant de la faim a augmenté de 65 millions.

En effet, les populations pauvres en milieu rural restent exclues du développement économique.

En parallèle, l’engouement des Etats-Unis pour le bio-éthanol a conduit à utiliser 15% du maïs mondial pour en faire du carburant, même en période de forte crise alimentaire.
Et l’ONG de rappeler que la quantité de céréales nécessaires pour faire le plein d’éthanol d’un véhicule 4×4 peut nourrir une personne pendant un an.

SOURCE: http://w41k.info/53738

La merde des Einstein

Image: source

Je suis en sécurité…

J’ai trois hôpitaux dans ma région, mais beaucoup de ceux qui y travaillent sont en burn-out. Bref, ils sont malades.

J’ai 42,000$ en banque, mais je n’ai pas un lopin de terre au cas où le système flancherait. J’ai pas de quoi faire pousser une tomate, même en bac.

J’ai une pharmacie qui me vend 300 sortes de pilules pour me guérir de celles qui me rendent malade.

Je suis en sécurité…

L’avenir est prometteur, c’est un politicien qui me l’a affirmé.

Les légumes que je mange  font en moyenne 2500 km pour arriver ici. Si les trains flanquent, ou les avions, je meure de faim, mon terrain n’étant pas assez grand pour y planter une fleur. Je mangerais toutefois des tomates….

Je suis en sécurité…

Je peux voter x et y sera élu. Si 300 y valent mieux que 30 millions de x, les y  botoxés à l’argent me font craindre le pire.

Mais je suis en sécurité…

Car si je veux faire une marche contre la sécurité qui me trouille, il y a 3000 policiers pour 300 manifestants.

Au moins, je suis en sécurité…

Je suis en sécurité car la planète est gérée par le FMI, l’OTAN, L’ONU avec comme dirigeants des gens qui fument le calumet de la paix avec des pipes.

Je suis en sécurité parce que l’usine qui fabriquait de « de la fourniture pour nos hôpitaux » est déménagée dans un pays où on risque de faire un printemps avant l’hiver en vendant des seringues et leur contenu à tous les coins de rue.

Je suis en sécurité…

Dans un pays où les gens sont tellement riches qu’ils réussissent à fabriquer plus de pauvres à la minute que le FMI.

Je suis en sécurité parce que mes vrais amis sont tellement loin, et parfois sur Facebook, que je ne sais si un jour je pourrai les embrasser et les aimer dans le réel.

Je suis en sécurité parce que Fukushima c’est tellement loin que mes champignons ne seront jamais atomiques.

Je suis en sécurité, car c’est la presse qui me le dit.

Je suis en sécurité depuis que Ben Laden est mort. Ouf! Avant, je ne savais pas que j’étais en sécurité.

Je suis en sécurité parce que la Grèce est en faillite, mais pas le Canada.

Je suis en sécurité parce qu’il y a un poste d’essence pas loin de chez moi. Pour m’y rendre, ça me coûte le prix d’un voyage entre Saint-Louis-du-Ha!Ha! et Cabano dans les années cinquante.

50 mètres.

Je suis en sécurité parce que les abeilles travaillent pour nous : elles  butinent 2 millions de fleurs pour fabriquer un demi-kilo de miel.

Je suis en sécurité parce que je pense qu’il doit y avoir quelqu’un dans le monde qui a compris que si je n’ai pas l’espace pour planter une fleur, les abeilles ne pourront pas produire de miel. À moins que – comme l’usine – ils décident d’aller produire ailleurs.

Je suis en sécurité parce qu’il y a autant d’administrateurs dans le système de santé que de travailleurs.

Je suis en sécurité parce que plus il y a de diplômés plus on est en sécurité.

C’est un post-doctorisé qui me l’a dit.

Je suis en sécurité parce que je vis dans un système démocratique : tu as le droit d’être riche à condition d’avoir la recette pour utiliser 2 millions de pauvre pour en faire un demi-kilo d’argent.

Je suis en sécurité parce que 25 millions de sites WordPress sont intéressants, même si je ne vais pas tous les lire… J’ai pas le temps.

Je suis  en sécurité quand je passe en campagne en me plaignant du parfum horrible  de la merde qu’on étend. Je me dis qu’il y a encore des abeilles qui travaillent pour nous.

Je me sens moins en sécurité quand je vois des PHD et administrateurs ne pas comprendre le sens et l’utilité de la merde dans les champs, ni des abeilles.

J’ai commencé à me sentir moins en sécurité quand j’ai vu qu’une mouche à cravate dans une tour de luxe pouvait décider ce qu’est une abeille et un cultivateur.

C’est pour ça que j’écris sur WordPress. Je me dis que 25 millions de crétins doivent bien finir par faire un demi-kilo de bon sens.

Mais il y a le tueur de fleurs dans sa tour à bureau qui me fatigue. Il fabrique son purin avec des feuilles glacées.

Si un jour lui venait l’idée de faire pousser une marguerite pour alimenter ou  pour faire travailler les abeilles au lieu de signer des documents, peut-être qu’il comprendrait.

Mange tes feuilles!

Je me suis gouré moi aussi : j’ai longtemps pensé qu’en cultivant des Einstein on finirait par avoir un monde qui ne dérape pas trop dans le temps.

Mais non, c’est dans l’espace que ça se passe…