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POIREAUX

Un jour j’ai jeté ma montre par la fenêtre…Et ma montre m’est revenue…

Un jour j’ai jeté mon chat 9 fois par la fenêtre pour qu’il ne revienne pas. J’en ai conclu que le temps n’était pas une chat.

Un jour j’ai ouvert le frigo pour savoir ce qu’il y avait dedans. Quelques tranches de vache morte assaisonnée…Un tombeau debout! J’ai paniqué…J’y ai mis mon cadran pour arrêter le temps .Le cadran s’est arrêté, mais le frigo ronronnait comme un chat . Ça m’a pris du temps à comprendre…

Un jour j’ai bêché la terre, pour y planter des poireaux .C’est si petit un poireau, on se demande comment on fera une soupe avec ça. C’est comme piquer une aiguille dans le sol au lieu d’un bras…

Ils ont pris un temps fou à venir…Les pluies se jetèrent sur eux, la sécheresse rida la terre, mais les poireaux étaient encore là …

Ils avaient pris un temps fou à venir.

Mais l’avenir on s’en fout…

Les poireaux sont-ils des chats?

Un jour, à l’automne, je n’ai pas eu le temps de les récolter

Je faisais mon Doc Jivago, je grattouillais le frimas des fenêtres, pensif et pensant, j’écrivais l’aura,poireautant vers les poireaux, las, je les laissai s’endormir.

Puisen mars, quand la neige, ce pop-corn d’eau,fut soufflée du soleild’un timide air d’été,les poireaux surgirent, la tête un peu flasque, en prière pliés,une couette verte, une couette blanche comme s’ils étaient allés se faire coiffer au salon d’un gay lonla , legay Desrosiers…

Curieux comme gazettier à potins j’ai décidé d’attendre, rien que pour voir ce que je pouvais apprendre des ans, de la neige et de la terre :les poireaux revinrent, plus forts encore et encore, un de mes sourcils se fronça…L’autre louchait…Mes deux yeux ne s’entendirent pas.

Les saisons firent des tours et des tours. Et moi, curieux, je fixais la tige sans jamais oser farfouiller les racines.Et je mourus au bord d’une fenêtre, les poireaux me regardant ni fiers, ni arrogants. Ils ne se questionnaient pas sur moi..

Je compris,un peu tard, le teint blanc,que j’entrais dans mon hiver…

Gaëtan Pelletier

Circa 1998

Les deux richesses

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Voici un texte de Pierre JC Allard, tiré de NOUVELLE SOCIÉTÉ. C’est un texte capital pour un monde meilleur.

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Mais avant…

Le roi est mort… Vive les petits rois…

Je n’insisterai jamais assez pour affirmer qu’il y a une erreur monumentale dans la perception de notre société dite démocratique. C’est assez simple, on nous fait loucher…

L’une des bases, sinon la plus « fabuleuse », consiste à nous faire croire que le système actuel « permet » à n’importe qui de devenir riche… Dans la bonté, même…

L’autre erreur consiste à croire qu’il n’y a que deux voies : capitalisme, socialisme.

L’importance du texte de M. Allard est de nous démontrer que le système – est devenu une « monarchie multi-faces ». Une sorte d’ hyper-bourgeoisie  menaçante et contrôlant.

Il y a possibilité de créer un système qui puisse non seulement distribuer la richesse mais, surtout, de garder celle que l’on détruit actuellement sans regard humain sur le monde.

Nous sommes à ce point berné qu’on nous vend même l’idée qu’il n’y a pas d’autres issues, et qu’il faut s’accommoder de cet état.

Plus les « pouvoirés » ont de pouvoirs, plus ils tiennent à le garder. Plus les « pouvoirés » ont des esclaves pour garder leur richesse, plus ils vont les garder en esclavage. Car, sans eux, ils ne sont rien.

C’est là le commencement de la prise de conscience qu’ils ne sont rien sans le simple citoyen. Ils le cultivent… Mais le gardent maigre et apeuré… Le parfait esclave.  

Le vieux discours de la gauche et la droite est une sorte de Ford-T qui n’a plus sa raison d’exister.

On tourne en rond… Les mains liées. On nous fait simplement croire qu’il n’y a pas de solution. Il y en a. Mais pour débuter une action, la première chose est une prise de conscience.

Dé-voiler. Dessiller. Ouvrir l’esprit à une perception de la réalité cachée sous cet écran de fumée.

Nous sommes des esclaves aux idées liées… C’est pire que celle des mains.

Il n’y a pas que « deux richesses », il y a deux mondes : celui de l’État visible – qui n’a plus de réel pouvoir – celui de l’invisible. Celui des « pouvoirés » camouflés sous des acronymes dans une liste infinie et maquillée.

Satan

Bien maquillée. De toute beauté!

Dans un monde d’apparence, le néo-libéralisme est une putain bisexuée qui, en la regardant, nous laisse pantois.

On ne sait plus trop à qui on a affaire, mais on sait que les affaires sont de trop…

On cultive même les faux malheurs, on les crée également, tout simplement pour nous fabriquer une certaine forme de relativité.

Un tour de force : une relativité d’avoir, de bonheur, préfabriquée.

Satan s’est mis la queue au cou en forme de cravate…

 

Le postulat des « Deux richesses »

En s’acceptant « néo-libéral », le capitalisme garantissait sa survie. En plaçant un filet de sécurité sous le trapèze de l’initiative, le capitalisme devenait plus attrayant que le communisme ou le fascisme, ses deux rivaux immédiats. Le problème était posé, toutefois, de maintenir ce filet à un coût acceptable aux acrobates de la libre-entreprise. Comment donner de la richesse sans créer une inflation qui ruinerait tout le monde, comme on en avait eu l’illustration caricaturale dans l’Allemagne de Weimar ?

Le génie du système néo-libéral a été de faire clairement la distinction entre d’une part la richesse qui est composée des biens et services qu’on consomme et, d’autre part, la richesse symbolique, scripturale, qui n’est que du papier, mais qui a une valeur indiscutée réelle si on ne s’en sert que comme outil de pouvoir. De faire cette distinction, puis de comprendre qu’il n’y a aucun problème à donner plus d’argent aux riches, dans la mesure où la part des consommateurs n’en est pas réduite et où tout ce qui est produit peut donc toujours être vendu.

On ne peut déplacer l’argent « pour consommation » des travailleurs vers les riches sans rompre l’équilibre de la demande effective, mais on peut créer et donner aux riches une richesse symbolique « pour le pouvoir » . On peut en créer et leur en donner autant qu’il en faut pour les motiver et les garder heureux, sans aucun effet négatif apparent. On peut leur en donner des trillions. C’est donc ce qu’on a fait.

Pourquoi, avec tout cet argent qu’on crée et qui, par définition, ne peut correspondre à la production d’aucun bien réel, la valeur de l’argent ne plonge-t-elle pas tout droit vers zéro (0) ? Parce qu’aussi longtemps que ceux dont les besoins sont déjà satisfaits n’utilisent pas leur argent pour acheter plus, ils ne constituent pas une demande supplémentaire qui pourrait créer une rareté et faire grimper les prix. Or, évidemment, ils n’utilisent pas l’argent supplémentaire qu’on leur donne pour acheter plus, puisque leurs besoins sont déjà satisfaits. CQFD.

Qu’en font-ils de cet argent ? Ils l’épargnent, ils investissent, ils spéculent, mais ils ne le consomment pas. Aussi longtemps que les gagnants gardent leur argent dans un autre univers, qui n’est pas celui de la consommation, il n’y a pas de problème d’inflation. Donner un chèque d’un milliard d’euros qui ne sera pas encaissé ne changera rien à mes fins de mois. Quand il a l’assurance qu’elle ne sera pas consommée, l’État peut créer une richesse symbolique illimitée et la distribuer comme bon lui semble. Il lui suffit d’être bien prudent, pour que cette richesse symbolique qui ne correspond à aucune richesse réelle ne filtre pas vers ceux qui ont de vrais besoins et l’utiliseraient pour consommer.

Est-ce possible ? Oui, si on garde cette richesse « pour le pouvoir » et qu’il ne faut pas dépenser loin du monde ordinaire et donc sous une forme qui, en pratique, lui est inaccessible. Sous la forme de la valeur des titres boursiers, par exemple. Une valeur qui a si peu de liens avec la réalité qu’on pourrait un jour en supprimer pour 8 trillions de dollars (USD $ 8 000 000 000 000) après l’attentat du WTC – (USD $ 28 000 par tête d’Américain moyen !) – sans que l’Américain moyen ne s’en sente vraiment plus pauvre, ni que l’économie ne s’effondre sur le champ.

Il n’est pas sans danger de mettre de l’argent en circulation en prenant pour acquis qu’il ne s ‘égarera pas et ne sera pas dépensé. Un Gagnant peut venir spéculer sur le marché de la consommation, mettant son argent virtuel « pour le pouvoir » en conflit avec cet « argent pour consommation » qu’on donne au monde ordinaire. Il peut y avoir des bavures.
Sur le marché du pétrole, par exemple, on peut spéculer avec des moyens (relativement) modestes, car la vente à la pompe est bien proche de la vente « spot » à Rotterdam. » L’argent « pour le pouvoir peut venir s’encanailler avec l’argent pour la consommation et faire des bêtises. Des fripouilles peuvent manipuler, susciter, profiter des « événements » qui font bouger les cours, comme des guerres en Iraq, des révolutions au Nigeria, des coups d’État au Venezuela. Mais le système peut survivre à ces incidents, même si l’on ne peut, hélas, en dire autant pour tous ceux qui en font les frais.

Ces bavures n’empêchent pas que la cloison soit presque étanche et que la richesse symbolique soit pratiquement interdite de séjour au niveau de la consommation courante. On peut voir certaines extravagances de ceux qui ne sont pas tout à fait assez riches et n’ont donc pas encore absolument tout ce qu’ils veulent, mais ce sont des broutilles dans le contexte de l’économie globale. Tous les Cohibas, les Petrus, les Paradis, les Ferrari du monde ne représentent qu’un léger frémissement sur la courbe de consommation.

Même les industries dites « de luxe » vivent surtout des gens à revenus modestes ; il se boit plus de Champagne dans les mariages du monde ordinaire que dans toutes les noubas des parvenus d’Hollywood et tous les « jets » privés du monde ne valent pas le seul coût de recherche et développement d’un nouveau gros-porteur comme le A 380. L’industrie est pour la masse et les riches sont bien parcimonieux.

Les argents se mêlent peu. L’« argent pour le pouvoir » et l’« argent pour la consommation » peuvent dormir dans le même lit sans se toucher, et sans même une épée entre les deux. Il y a DEUX richesses. C’est ce qui rend possible tout le système capitaliste néo-libéral.

Pierre JC Allard

Le régime de la mouffette

Les mouffettes, moufettes ou sconse, constituent les méphitidés, une famille d’animaux proches des mustélidés. De taille moyenne, noirs et blancs, appartenant à l’ordre des carnivores, on les trouve en Europe, particulièrement en Scandinavie et en Russie ainsi que[réf. nécessaire] sur tout le continent américain, à l’exception du nord canadien. Wikipedia

Un beau soir de septembre, je me suis assis sur une marche, derrière la maison, vers dix heures, tout en sirotant une bière. J’étais au coin de la maison…

Voilà que sort une mouffette, aux pas de Michèle Richard sur une scène, à moins d’un mètre.

Comme je ne veux pas trop l’entendre chanter de son odeur, je fuis en arrière, lentement, pour ne pas l’exciter.

Nous venions tout juste de parler de mouffettes…

-          On peut s’en débarrasser en mettant des boules à mites alentour de la maison.

C’est ce que je fais le lendemain, semant les boules à mites comme on sème l’ail pour les vampires.

Carnivore la mouffette?

Ben! Elle a changé de menu.

En me levant, samedi matin, une quinzaine de tiges de maïs, toutes en fait, étaient couchées. Elle sait comment éplucher le maïs et manger ce qui est bon. Elle a du faire un bon repas, parce qu’après 8 ou 10, elle a grignoté les bouts.

Étant donné que le maïs contient entre 4 et 6 cuillères ( à soupe???) de sucre, la charmante s’est payé un dessert-légume.

C’est tout juste si elle n’est pas rentrée pour me demander du beurre et du sel.

Avec ce qu’elle propulse, je n’aurais pas rechigné.

Quant aux boules à mites – qui éloigneraient les souris et ses semblables – dans le cas de la mouffette, avec l’odeur qu’elle peut dégager, les boules à mites peuvent bien aller se faire voir.

Ses glandes anales sécrétant un liquide fortement nauséabond, la mouffette ne manquera pas d’asperger l’imprudent(e) qui s’approche un peu trop près d’elle. La mouffette n’étant pas un animal agressif de nature, ce mécanisme est avant tout une forme d’auto-défense. Le 3-Méthylbutane-1-thiol (C5H12S) se trouve dans le sac anal de la mouffette rayée. Les composés soufrés de ce type (thiols), dans lesquels un groupe – S – CH3 a remplacé un –S – H, contribuent également à l’odeur de l’urine des renards. (Wiki)

4.2. Habitudes et régime alimentaires

La Mouffette rayée est un prédateur omnivore et opportuniste (Hamilton, 1936; Godin, 1982). Elle se nourrit abondamment d’insectes, principalement de sauterelles, de criquets et de coléoptères, mais consomme également des fruits (cerises, framboises, fraises, salsepareille, amélanchier, bleuets, pommes, etc.), des petits mammifères, des oiseaux et des amphibiens (Hamilton, 1936; Godin, 1982; Greenwood et al., 1999). Parmi les petits mammifères consommés, il y a les campagnols, les souris, les tamias, les écureuils, les condylures et les taupes (Hamilton, 1936). Les insectes et les mammifères sont plus abondants dans le régime alimentaire du printemps et de l’été mais les fruits sont préférés durant la fin de l’été et l’automne (Godin, 1982). Finalement, la mouffette consomme des déchets domestiques

lorsque ceux-ci sont disponibles (Greenwood et al., 1999). Gouvernement du Québec, Écotoxicologie

 

C’est pas une carnivore, c’est une salope : elle mange de tout, même de l’etcétérat…

En attendant, on n’a plus de maïs pour se mettre du beurre.

Régime Moufette

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Finalement, les mouffettes, c’est comme les villes, les gouvernements : ça pue et ça mange tout.

On va bientôt faire payer des taxes sur les routes près de Montréal pour financer le transport en commun.

Et le Québec nous annonce une taxe sur la malbouffe. Restera à déterminer ce qu’est une malbouffe. Si on se fie à l’émission de Radio-Canada de 5heures le dimanche, il ne reste plus grand choix…

Pour ne pas que ça nous coûte trop cher, je suggèrerais à tous les paliers des autorités d’utiliser la liste de ce que mange la mouffette.

Payer un permis pour la pêche et une taxe sur les vers.

Pourquoi pas une taxe sur le kilométrage des voitures?

On tracera une ligne blanche sur le toit…

VENTRE DE GARAGE

VENTRE DE GARAGE

On a dit que la pauvreté cesse lorsqu’on a un pantalon et que la richesse commence quand on en a deux, puisque l’on n’en porte qu’un.

Pierre JC Allard

Posséder un tapis, c’est déjà trop.

Jack Kérouac.

Entrée comme plat principal

 

Quand tous les besoins que l’on éprouve spontanément ont pu être comblés, le système industriel a continué sur sa lancée et nous en a créé d’autres, artificiels. Il en est résulté la constitution presque obligée, par chaque citoyen qui se veut respectable, d’un invraisemblable patrimoine d’objets matériels hétéroclites dont l’utilité est souvent douteuse, mais le potentiel d’embarras bien évident. Dans un monde où la mobilité s’affirme comme condition de succès, mais aussi de joie, l’industrie en déclin a imposé, par un conditionnement incessant, le modèle pervers de l’accumulation. La masse des choses que l’on possède – et dont il faut prendre soin – occupe une place démesurée dans la vie de l’individu moyen. C’est une contribution non négligeable de l’industrie à la menace qui pèse sur chaque être humain de limiter sa vie à gérer l’insignifiance. On a créé une société obèse. ( Piere JC Allard).

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Maigre comme un clou

Quand j’ai quitté l’université, j’ai dit à mes compagnons que je travaillerais deux ans et que je prendrais ma retraite. Ils n’ont jamais autant ri. Pourtant, j’avais tout un plan…

J’étais maigre comme un clou à finir. Je vivais dans une chambre avec aucun meuble, et un seul matelas par terre pour dormir. Et comme c’était le propriétaire du «block» qui payait le chauffage, je dormais l’hiver la fenêtre ouverte.

Je mangeais quand j’avais faim, et j’oubliais tellement que manger était «important» qu’il m’arrivait de courir en hâte dans un restaurant pour avaler un bon Hot-Chicken.

Un Hot-Chicken fabriqué par un propriétaire de restaurant sur la rue Rideau, venu d’un autre pays, qui parlait un langage étrange, mais qui avait trouvé le moyen de gonfler le plat : de la dinde au lieu du poulet.

La faim était silencieuse…

J’avais trois paires de jeans, des bobettes mauves trouées, et des bas biens aérés. Et je lavais tout ça d’une seule brassée. Je n’avais plus de couleurs…

Je me suis alors fait une séance de psychothérapie personnelle avec pour conclusion que je n’étais pas «normal».

La thérapie par le groupe

J’ai fini par me lester un peu.

Puis vint l’amour et le mariage.

Je suis devenu un «citoyen normal».

Je me suis mis à travailler et à consommer. D’abord pour les biens essentiels, ensuite pour calfeutrer le mal de vivre de tout travailleur «mal dans sa peau».

Là, j’étais devenu vraiment anormal.

Du Noël à l’année longue

Quand la vie, on dirait, n’a plus de sens, que le travail tue un peu comme le supplice de la goutte, il survient toujours un phénomène de compensation. L’être, ensaché, vidé, sec, se met à calfeutrer le gruyère qu’il est devenu.

Il suit la recette des cuisiniers de l’État et des requins qui fabriquent des objets aussi éphémères que des lucioles dans un bocal.

Pas de lumière.

Des flashs. Sorte de stroboscope qui vous infiltre lentement et qui vous met en état de transe.

On achète.

Nirvana

Kurt Cobain, «fondateur» du groupe Nirvana, dans un entretien, fit remarquer qu’après son ascension et sa richesse, il avait aimé la période où il pouvait aller s’acheter des objets à 1$. Ça le rendait autant heureux.

Il s’est suicidé.

La boulimie

Mes trois paires de jeans, quelques livres, ma liberté, me rendaient heureux.

Au fil du temps je suis devenu un boulimique, sans le savoir. J’étais hypnotisé par le diktat du consumérisme.

Dans le contexte d’un sursis qui prend fin pour une industrie qui a tout donné, le credo de la Simplicité Volontaire (SV), qui fait chaque jour des adeptes, est porté par l’esprit du temps et peut apporter la rationalisation dont ils ont besoin pour changer à ceux qui comprennent qu’une consommation boulimique est incompatible avec le bonheur. LA SOCIÉTÉ OBÈSE, Pierre JC Allard, NS

 

Le rameur et la galère

Ce n’est qu’il a quelques années que j’ai pris conscience, un printemps, en faisant le ménage de mon garage  que j’étais devenu l’esclave de tous ces objets qui m’entouraient. Et qu’en plus, le garage était devenu obèse d’objets dormants.

Tous ces «biens», mécaniques, éphémères nécessitaient entretien, réparations, et remplacements. Si on combine le tout aux «outils» de la maison, appareils ménagers de toutes sortes, il ne se passe pas une semaine, voire moins, que ces «serviteurs» affamés réclament pièces et réparateurs. En plus du souci de recourir à des «services» de sauvetage.

Quant aux «jouets» : guitares, systèmes de son, tout le fatras qui m’entourait, pour les utiliser, il m’aurait fallu des journées de 36 heures.

J’ai soudainement réalisé que je travaillais pour EUX : les objets.

Ma madeleine proustienne

La plupart du temps où j’allais manger avec des compagnons de travail au restaurant, je «commandais» un Hot-Chicken. On se payait ma tête. So What?

On n’a pas plus rustre que moi en matière de maniérisme. Je déteste royalement les restaurants. Je déteste la cérémonie de l’entrée, du plat principal, et du dessert.

Et je ne bois jamais de vin en mangeant.

J’ai l’air de venir de la planète Mars.

Qui plus est, je n’ai vraiment pas de plat préféré.

Si c’est une banane, c’est le meilleur fruit au monde.

Si c’est une rôtie au beurre d’arachide : c’est un délice.

Et pour dessert, pendant mes années d’université, je n’ai mangé que de la mélasse.

Et je m’habille comme je mange.

Quant à la «normalité», j’en suis rendu à la conclusion que plus une société est évoluée, plus elle répand son diktat des goûts et des bonnes manières, et l’idée qu’un citoyen évolué doit évoluer dans son maniérisme.

Alors, être riche et esclave d’objets mène aussi à quelque chose de dangereux : l’esclavage des idées reçues, et d’une certaine manière à un esclavage d’idées et de comportements inconscients.

Je me sens parfois comme un nègre qui mange de la mélasse dans un monde soit disant «blanc».

Les «blanc-mangés» (Sic).

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La société est aussi obèse «d’idées».

NOUVELLE SOCIÉTÉ, PIerre JC Allard

DES SOURIS ET DES HOMMES

Dans la grisaille des matins, pendant que le grand chandelier se dresse à l’ouest, toutes les planètes sont des yeux cachés.
Je noie la nuit d’un café noir. Moi, le blanc, moi le nègre qui ira travailler…
Sur la petite terrasse, un papillon passe. Et le chat toujours à chasser, y voit une proie…
Et moi ce chat chasseur d’idées, je vois tant ce qui m’échappe, je nous vois aveugles comme les racines enterrées. Et pourtant l’herbe est de là née…

Sur le champ d’à côté ballent au vent les rideaux verts des herbes épouvantées. Une pierre a pris sa place dans le gravier. Au ciel les oiseaux vrillent à pas d’ailes dans le frémissement des bourrasques.

Je ne sais plus, et ne saurai jamais, toujours ces puzzles à tresser.

Des humains courent avec des bombes au ventre.
Les femmes s’éventrent pour des enfants.
Un menuet de Bach.
Un bruit de moteur.
Les amours voilés.
Les rides sur les peaux qui plissent, qui sèchent, et s’en vont, s’en vont sans jamais s’en aller.
Les avoirs de Suisse.
L’odeur des lilas.
Les cacatoès.
Les lombrics.
Les cravatés.
Sol mineur.
Mes pas de doigts sur ta chair.
Les Etats-Unis de nos états d’âme.
Un Bush. Un bouché.
La flaque d’eau dans laquelle on saute.
L’air salin.
La neige.
La cendre.

Un chat qui passe, attrape finalement la souris.
Sans faim, dans un vieux réflexe de chasseurs
Comme ces hommes qui font la guerre
À tous les quart d’heures sur la Terre.
Où allons nous, nous de la vie?
Grands inventeurs des boutons à quatre trous?

 

LA POLLUTION PAR LES SAINTS

Le pape est un saint.

Le pape c’est Dieu sur Terre.

On ne touche pas au Pape.

Surtout s’il est Benoit.

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La pilule contraceptive a «des effets dévastateurs sur l’environnement» et est en partie responsable de «l’infertilité chez l’homme», écrit samedi le journal du Vatican, l’Osservatore Romano.

Signalisation routière

Personnellement je ne pollue pas. Notre famille non plus. J’ai décidé, à 37 ans, d’aller vers la vasectomie. Je voulais participer à une baisse de la population qui, elle, pollue trop. Et pour ne pas que les miens meurent de faim…

Étrangement, mon chirurgien avait pour nom Couture. Et il avait – dans son art – une manière de procéder singulière : il chantait des pièces d’opéra en vous déspermadoïsant.

Je suis un déspermadoïsé sans scrupule et sans remords, sur un air de :

L’amour est enfant de bohème…

Le chemin de Rome

La pilule «a depuis des années des effets dévastateurs sur l’environnement en relâchant des tonnes d’hormones dans la nature» à travers les urines des femmes qui la prennent, affirme l’auteur de l’article, le président de la Fédération internationale des associations de médecins catholiques, Pedro José Maria Simon Castellvi.«Nous avons suffisamment de données pour affirmer qu’une cause non négligeable de l’infertilité masculine (marquée par une baisse constante du nombre de spermatozoïdes chez l’homme) en Occident est la pollution environnementale provoquée par la pilule», poursuit-il, sans donner plus d’explications.

Les plus grosses pilules que nous consommons ont la forme d’un CD ou d’un DVD.

Vierges.

Pour ce qui est de la pollution, j’ai été suffisamment pollutionné à l’âge de dix et douze ans. Tellement qu’on m’a recommandé à la prêtrise tellement j’étais goodie-goodie.

Il y a de la spiritualité dans le Christianismes, comme dans toutes les religions, mais elle a été polluée par une infertilité de conception cosmique. La Terre n’étant plus le monde, je me suis dit qu’il devait y avoir autre chose que le péché, la prière, et tous les sentiments de culpabilités par lesquels  nous avons été violés depuis.

J’ai donc lu Krishnamurti et Shri Aurobindo. Et la Bible…

«Nous sommes face à un effet anti-écologique clair qui exige davantage d’explications de la part des fabricants»,

Pour les leçons du Vatican concernant la pollution, il y aurait bien du chemin à faire. Certains dieux étant des anti-occidents, il faudrait les démêler pour les rendre propres aux besoins d’un monde en perte de bon sens et de qualité de vie.

La Terre n’est pas un œuf.

Même si on trouve trop d’incalculables  coqs panachés à queues de paons.

Et avec tout mon respect : les saints environnementaux, qui se sentent coupables de vivre et qui essaient de rétrécir leurs déchets à un sac par mois,  avalent aussi leur pilule d’un monde perdu.

Et si la souffrance menait à la sainteté, je crois que nous serions pollués de saints.

SARKO ET SES HÉMORROÏDES

La légion d’honneur, c’est comme les hémorroïdes, aujourd’hui n’importe quel cul peut l’avoir. Jean Yanne

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C’est comme ça que la journée a commencé : je lisais un billet de Pierre Foglia, et la phrase m’a fait sourire. Bien qu’un peu inélégante, c’est tout de même une image qui frappe.

…et Landry mielleux et même un peu gluant, tortillant du cul pour chier droit comme souvent les gens qui ne sont pas bien dans leur baskets.

Et Sarko?

Combien de médailles a-t-il dans sa trousse?

Et comment  « droite»  la semence des éloges de médailles?

 

Des médailles «As you like…»

J’ai toujours trouvé étrange que les dignitaires distribuent des médailles. Certes, il est certains cas où – par exemple – on souligne le courage d’un sauveteur. Mais là on dirait que M. Sarko les distribue comme un buffet chinois… À volonté…

La médaille est le gras  trans des bouffis de l’orgueil : ils «s’entre-engraissent» des ces décorations honorifiques. Dans un cercle rappelant celui qu’utilisent les hypnotiseurs : concentriques.

Ce doit être ça , un cercle d’amis.

M. Sarko ne sait même plus ce qu’est un pays.

Sarko le TGV

 

Sarko sur l’Afrique :

 

…le problème principal de l’Afrique venait de ce que « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire. (…) Le problème de l’Afrique, c’est qu’elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l’enfance. (…) Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine ni pour l’idée de progrès Sarkozy

Sarko est un train qui essaie de rouler à haute vitesse mais qui déraille en …marchant.

Les trains font du bruit.

Comme disait le haïtien au sujet d’un chroniqueur : «Il vit au dessus de ses moyens intellectuels, et il risque de faire faillite».

Sarko sur le Québec :

les aspirations du Québec ne sont que « sectarisme », « enfermement sur soi-même » et « détestation de l’autre ».

 

Paul Desmarais

Médaillé.

PARIS — Dans un très rare entretien avec un journaliste, l’influent homme d’affaires canadien Paul Desmarais affirme que si le Québec se sépare du reste du Canada, ce sera sa fin.

Maintenant âgé de 81 ans, M.Desmarais, qui est né et a grandi en Ontario mais qui vit au Québec, a accordé une entrevue sur sa vie au magazine français Le Point. Il y affirme fermement avoir choisi le Québec pour vivre mais que son pays est le Canada et que le Québec est sa province.

M. Sarko se fait-il souffler les réponses ?

« Quand tu entres dans la propriété, on t’ouvre un premier portail. Ensuite, tu dois faire des kilomètres et des kilomètres avant d’arriver au château », racontait Nicolas Sarkozy à propos du fief de son ami Desmarais.»

Impressionnant le château.

Un Versailles au Québec.

Une médaille, un poste

Notamment Nicolas Sarkozy, qu’il a rencontré à ses débuts et avec qui il s’est lié d’amitié. Ce dernier ne tarissait pas d’éloge sur lui, affirmant que s’il est devenu Président de la République française, c’est «grâce en partie aux conseils, à l’amitié et à la fidélité de Paul Desmarais».

Assez clair. Non?

Démocratie ou monarchie d’affaires?

La question est la suivante : ce qui a été créé pour le pays – les honneurs, les récompenses, sont-ils devenus   l’apanage d’une clique qui se médaillent sans respects envers  les   citoyens de leur pays?

Hémorroïdes

 

Les hémorroïdes sont une dilatation des veines de la zone anale (anus et rectum) et du tissu qui les entourent ; ce phénomène est semblable aux varices qui peuvent apparaître sur les jambes. Situées au niveau de la sous-muqueuse du canal anal, elles jouent un rôle physiologique dans la continence en  contribuant à la fermeture de l’orifice anal. Source

Quand le monde est à l’envers, que l’on récompense les «amis», les hémorroïdes se logent dans le cerveau.

Ça enfle, et comme disait M. Foglia, ils se promènent se  tortillant du cul pour chier droit.

C’est pas beau, c’est  pas poli, mais c’est vrai.

Comme disait Réjean Ducharme, qu’on ne vienne  pas nous faire scier.

L’origine du mot Sarkozy

J’ai fait un tour de toile. L’origine du mot -les sources ne sont pas sûres – mais certains y tiennent. Ce serait Charlie Hebdo qui aurait lancé cette «histoire» peu probable. Réfutée, remise en question, jouant sur les mots…

Eh bien, la réponse n’est pas piquée des hanetons.
On apprend d’abord que son nom se prononce “char-kö-sy” en hongrois et
signifie littéralement “dans la boue”. Il proviendrait de la ville
Hongroise de Sarköse, bâtie effectivement sur des marécages, le “y” final
indiquant une origine noble (son nom complet est en fait Sakosy (de)
Nagy-Bocsa)….

Mais ce qui fait le plus marrer les Hongrois interrogés, c’est la
prononciation de son nom à la française : “Sar-ko-sy”. En effet, le phonème
“Sar” signifie “merde” en hongrois (qui s’écrit en fait “szar” ).

Et l’on apprend que “Sarkosy”, prononcé à la française, signifie
littéralement “dans la merde” en hongrois…

Si c’est faux, maintenant c’est vrai.

 

 

 

SHAKESPEARE ET LA CANTATRICE COUNTRY

Financier déguisé essayant de séduire son auditoire. Comme Vigneault : Mon pays ce n’est pas un pays, c’est un char.

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Guitars, Cadillacs

Ain’t no glamour in this tinsle land
Of lost and wasted lives
Painful scars are all that’s left of me
I wanna thank-you girl for teachin’ me
Brand new ways to be cruel
Like findin’ mine now I guess I’ll just leave

And it’s guitars, cadillacs, hillbilly music
Lonely, lonely streets that I call home
Yea, my guitars, cadillacs, hillbilly music
It’s the only thing that keep me hangin’ on

Richard.

Celui qui a beaucoup de biens, qui a fait une grande fortune.

Dictionaire Reverso

Comme les États-Unis. La culture du richard… Tout le monde peut être riche aux États-Unis. À condition de suivre le guide du parfait mentor.

L’Histoire ne changera donc jamais!

Shakespeare et son Richard III

La pièce met en scène l’ascension et la chute brutale du tyran Richard III, battu par le futur Henri VII d’Angleterre à la bataille de Bosworth. La pièce met très librement en scène des événements qui précèdent la fin de la guerre des Deux-Roses, en 1485, lorsque la dynastie des Plantagenêts fait place à celle des Tudor.

Lors de la bataille, le cheval tombe sur Richard qui dans son grand désespoir, crie : «Un cheval pour mon royaume».

On dirait le drame même des États-Unis. Dans la débandade de la grande bataille économique, on se veut tant de «sauver» l’économie de ce cheval d’acier qu’est l’auto, que c’en est ridicule. D’habitude le ridicule ne tue pas…

On en n’est plus certain…

Mais c’est tellement beau une voiture! Dans les années cinquante, elles étaient énormes, aux couleurs variées, et servaient presque de motels : on y «frenchait » à ciel ouvert et on allait aux «Drive In» visionner des films. Elle avait tué une industrie : celle du cheval. Par un «procédé» nommé par Schumpeter, la destruction créatrice.

La destruction créatrice

La destruction créatrice désigne le processus de disparition de secteurs d’activité conjointement à la création de nouvelles activités économiques.

La «destruction créatrice» (Schumpeter) est le concept par lequel une innovation technologique créée engendre une force motrice de l’économie.

Tous les économistes de la planète ont vite saisi ce nouveau moteur et l’ont utilisé au point de chambarder à tous les cinq ans, voire dans une période plus courte les marchés.

Un exemple concret du début du 20ième siècle : l’arrivée de l’automobile a chambardé et détruit rapidement tout le secteur lié au déplacement à l’aide du cheval. Des métiers sont disparus : maréchal ferrant, vendeurs de chevaux, éleveurs, fabricants de carrioles, etc.   Par contre, il a fait naître d’autres industries, dont celles de l’automobile qui perdure encore aujourd’hui.

Qui perdure lamentablement…

Il n’y a pas eu autant d’efforts pour «sauver» l’industrie chevaline et ses carrioles.

Mais c’est bien la «destruction créatrice». Ça créé de nouveaux métiers.

Le mécanicien

Il devait y avoir quelqu’un pour ramasser le crottin de cheval à l’époque. Aujourd’hui on fait des vidanges d’huiles, et pour ce qui est des sabots, on change les pneus. Pour ce qui est du reste, on est pointus comme des chirurgiens.

Ça coûte la peau des fesses.

Le menteur de voitures

On dit un conseiller-vendeur. Je ne suis pas gentil.

C’est la personne qui vous guide dans l’achat d’une voiture.

En l’an 2000, lorsque vint le moment de nous procurer ma femme et moi, ce bijou, le vendeur nous annonça que la nouvelle version de la voiture avait 225 améliorations.

Ma femme de répondre :

- Ça devait être un beau « basou» avant!

Le sourire du vendeur s’est perdu dans sa mâchoire.

Autre métier :  vendeur de pièces…

Retour à la pièce : le financier au volant de l’industrie

Richard veut devenir roi. Il décide donc de tromper, ou d’essayer de tromper tout le monde.

C’est le plus grand vendeur de voitures au monde. Mieux : il donne son âme au diable pour acheter des trônes.

Les financiers veulent devenir richards. Et ils le deviennent.

En effet cette volonté de pouvoir ne fait pas de Richard l’incarnation du Diable que l’on a souvent décrite : elle naît plutôt d’un désir de revanche sur la Nature qui l’a fait difforme et sur la société entière, sur ceux qu’il a aidés à prendre le pouvoir et qui le rejettent une fois que ses mains sont salies (c’est lui qui a tué Henry VI et ainsi permis à Édouard de monter sur le trône).

Il va donc les tromper, les monter les uns contre les autres pour devenir roi. Contre l’insignifiance et la mesquinerie qui l’entourent, Richard prend le parti de l’absolu : le Mal absolu, certes, mais qui naît de sa liberté propre. Comme le Caligula de Camus, Richard III va au bout de ses idées, dénonçant par ses propres crimes l’absurdité du Monde.

Mais tout se paye. (Wikipedia)

La cantatrice country

Le «richard» voulant sauver son industrie de chevaux d’acier, nostalgique de son cinéma à ciel ouvert, le mentor des menteurs de voitures, s’en va pleurnicher en s’excusant devant une commission, quémandant des sommes astronomiques.

Il hurle alors la phrase à l’envers :

«Un royaume pour mon cheval».

En anglais, le terme est savoureux : du blackmailing.

Du chantage.

Il avait raison le chanteur country :

Le cowboy fait le tour de la montagne
La montagne fait le tour du cowboy

Finalement, Schumpeter était visionnaire . Les crises créent de nouveaux métiers :

Quêteur de luxe.

Et pour lasso, la cravate.

Et quand toute l’industrie lui tombe dessus, ce Richard IV hurle :

«Mon cheval pour votre royaume».

Le 2012 slow motion

La catastrophe étalée

Pour ceux qui ont vu le film, la fin du monde est une catastrophe soudaine qui se déroule à une vitesse débridée. Tellement rapide que ce serait heureux que cela arrive ainsi… Il n’y aura jamais de fin du monde, il n’y aura que la fin d’un monde : celui d’une forme d’intelligence liée à la simplicité de la nature et à l’écoute de celle-ci.

Notre fin du monde, c’est justement l’illusion de transformer le monde en un monde perçu comme meilleur par une technologie appliquée à l’humain.

Satan est un technocrate qui dirige la pensée d’un politicien – ces êtres pareils aux mannequins des vitrines de mode.

Nos qualités de vie se désagrègent molécules par molécules, sans que nous nous en rendions vraiment compte. C’est là le drame… L’Alzheimer insidieuse sans Histoire. Comme dans le film de Ridley Scott  Blade Runner, ou les replicants essaient de se former un passé pour échapper aux chasseurs :

  • Les réplicants ne sont pas sensibles à la vie animale (à laquelle les humains sont très attachés, d’autant plus que les vrais animaux sont très, très rares) et ne ressentent rien lorsqu’un animal est mis à mort. Ainsi, un massacre dans une animalerie mettra sûrement le Blade Runner sur la piste de réplicants (c’est d’ailleurs la trame initiale du jeu vidéo Blade Runner).
  • Les réplicants n’ont a priori aucune forme d’empathie entre eux et envers les autres… Ainsi, ils ne feront rien pour aider l’un des leurs et deviennent souvent résignés quand un Blade Runner les attrape. C’est pourquoi les Blade Runners sont capables de détecter un réplicant en effectuant un test d’empathie Voight-Kampff, en décelant les réactions physiologiques involontaires du sujet face à une mise en situation donnée (attachement maternel, stress affectif ou moral).
  • Les réplicants ont une moelle osseuse différente de celle des humains, du fait que leur génome a été créé artificiellement, ce qui permet une vérification post-mortem.

Technopoliticoclone

Tout technocrate à l’œuvre – et la saga de la H1N1 a  en fait une certaine démonstration – se livre à la recherche d’un lendemain bâti sur une certitude navrante de chiffres, de calculs, de possibilités nébuleuses. Les charlatans ont la couenne dure et un arsenal de gadgets fourni par les maîtres à faire, et non les maîtres à penser. Car la peur de perdre ce que l’on a,  l’angoissante servitude de la crainte bien exploitée, fait des sociétés dites avancées les meilleurs esclaves : nous pensons  avoir tout à perdre.

Des milliers d’années d’évolution auraient pu nous mener à une certaine aisance. On nous a appris toutefois que l’évolution passe par une technocratie obligée. La nature n’étant pas un cheval sauvage à dompter, il faut alors choisir une voie parallèle : en faire une autre. Et l’autre n’est pas nécessairement en accord avec elle, ni avec nos êtres.

Cette autre voie empoisonnante et esclavagiste.

La rigueur scientifique

Elle ressemble à un train qui pense que toutes les routes sont devant lui. Or, il est sur des rails. Il est vrai que l’on nous dépouille chaque jour comme on défile un manteau en tirant sur les tricots. Les dépouillés n’ont plus espoir. Les dépouillés ont peur. Et ils ont raison d’avoir peur.

On a froid si lentement que l’on s’habitue à cette pénétrante froideur. Les êtres distancés, comme les atomes, perdent toute capacité de former une structure active et vivante.

Nous sommes des morts qui avons survécus, transformés jour après jour en zombies.

La rigueur dite scientifique a beau s’étaler, tout en raideur, à travers ses orgueilleuses sommités, elle n’est hélas qu’un échec qui s’ignore. Car elle a omis d’intégrer le résultat final et continu à son « projet ». Le nôtre.

Leur projet n’est plus le nôtre. Ce n’est qu’une forme de tyrannie qui a créé un langage mais pas une discussion.

La vérité du mode dit scientifique est une vérité matérielle et fausse. Elle n’intègre rien. Elle désintègre tout.

Le rat obligé

Le texte suivant – publié en 2008 – en est un exemple. D’ici quelques mois, au plus quelques années, la « vérité plastique » aura remplacé – comme toujours – l’ouverture et la compréhension de l’univers auquel nous appartenons.

Et c’est là la grande erreur : essayer de posséder l’univers en petits dieux étalés.

Ce n’est qu’une action parmi tant d’autres dans la désintégration lente de l’écoute d’un savoir réel par la nature et celle des laboratoires.

Et là, tout lentement, on fait des citoyens, des humains, des artisans, des rats. On plastifie la nature humaine dans une insidieuse et malveillante manière de faire.

Chacune de ces « actions » est un  atome invisible aux chaînes qui font de nous les esclaves et qui trahissent notre appartenance à la Terre.

Car, c’est elle, la vivante. Et c’est nous la vie.

Mais on a oublié la vie…

En même temps, on nous fait taire à la nôtre. Plus d’écoute à la Vie, plus d’écoute à nos besoins ni à une ouverture.

La science et la politique, de par leur liaison fatale, est devenue un cri qui enterre le beau et grand murmure de l’Univers.

Le projet de loi canadien C-51 interdira la vente de 60% des produits de santé naturels

Ne laissez pas l’industrie pharmaceutique faire une chose pareille au Canada

Au Canada, un projet de loi mis de l’avant par l’industrie pharmaceutique vise à proscrire jusqu’à 60 % des produits de santé naturels actuellement vendus au pays, allant même jusqu’à criminaliser les parents qui donnent des plantes médicinales ou des suppléments à leurs enfants. Le projet de loi, connu sous le nom de Bill C-51 et présenté par le ministre canadien de la santé le 8 avril 2008, propose des changements radicaux à la Loi canadienne sur les aliments et drogues et qui pourraient avoir des conséquences dévastatrices sur l’industrie des produits de santé naturels.

Parmi les modifications proposées par le projet de loi on retrouve des modifications radicales aux définitions dont, entre autre, le remplacement dans le texte de loi du mot « drogue » par « produit thérapeutique, » donnant ainsi de plus grands pouvoirs au gouvernement canadien afin qu’il puisse réglementer la vente de toutes les plantes médicinales, les vitamines, les suppléments et autres produits semblables. Par cette simple modification linguistique, tout ce qui est «thérapeutique » devient automatiquement régi par la Loi sur les aliments et drogues. Ça pourrait même inclure l’eau embouteillée, les bleuets, les feuilles de pissenlit et la quasi-totalité des substances dérivées de plantes.

La loi modifie également la définition du mot « vendre » afin d’inclure à cette définition toute personne qui donne de tels produits thérapeutiques à quelqu’un d’autre. Ainsi, une mère qui donne des plantes médicinales à son enfant pourrait, en vertu des nouvelles définitions proposées, être arrêtée pour avoir fait la «vente » non permise et non autorisée de « substances thérapeutiques. » Vous pouvez en apprendre davantage au sujet de ces modifications proposées visant à restreindre les libertés sur le site anglais « Stopc51.com » : http://www.stopc51.com

De nouveaux pouvoirs d’exécution donnés au gouvernement canadien permettront de saisir votre maison ou votre entreprise

Par la même occasion, ce projet de loi C-51 qui rend illégal les plantes médicinales, les vitamines et les suppléments, accordera de nouveaux pouvoirs « d’exécution » alarmants aux délateurs des forces de l’ordre qui prétendent « protéger » le public contre les effets néfastes et non autorisés des « produits thérapeutiques » tels que, par exemple, les feuilles de pissenlit. Tel qu’il est expliqué sur le site anglais http://www.Educate-Yourself.orgwebsite ((http://educate-yourself.org/cn/canadian …), le projet de loi C-51 permettra aux délateurs des forces de l’ordre du gouvernement canadien:

• de perquisitionner votre maison ou votre entreprise sans mandat;

• de saisir vos comptes bancaires;

• d’imposer des amendes allant jusqu’à 5 millions de dollars et une période d’emprisonnement allant jusqu’à 2 ans et ce, simplement pour avoir vendu des plantes médicinales;

• de confisquer votre propriété et de vous facturer les frais d’entreposage encourus pour stocker les produits qu’ils vous auront volés.

Le projet de loi C-51 criminaliserait même les simples herbes séchées qui se retrouvent dans votre cuisine et qui seraient susceptibles d’être utilisées dans un produit ayant des propriétés médicinales. Ce sera désormais considérée une «activité contrôlée, » et toute personne qui se livrera à de telles « activités contrôlées » sera arrêtée, condamnée à une amende voire même emprisonnée. Les autres « activités contrôlées » comprennent l’étiquetage des bouteilles, la récolte des plantes sur une ferme, la cueillette des herbes dans votre cour arrière, ou même des essais sur vous-même de produits à valeur médicinale! (Oui, pratiquement toutes les activités impliquant des plantes médicinales ou des suppléments seront criminalisées …)

Mais il y a bien plus. Le projet de loi C-51 représente la « solution finales » du gouvernement canadien contre l’industrie des produits de santé naturels. C’est un effort désespéré qui vise à détruire cette industrie qui menace les bénéfices et la viabilité de la médecine conventionnelle.

La médecine naturelle fonctionne si bien parce qu’elle devient tellement utilisée, que les gouvernements canadien et américain ont décidé d’attaquer cette industrie en votant de nouvelles lois qui ont pour effet de criminaliser toute personne qui vend de tels produits. Ils ne peuvent tout simplement pas tolérer qu’il soit permis aux consommateurs d’avoir un accès simple et facile aux produits naturels. S’ils ne faisaient rien, cela représenterait finalement la destruction de l’exploitation criminelle de l’industrie pharmaceutique, son délabrement et la corruption qui l’entoure de même qu’à ceux qui exploitent de manière criminelle le gouvernement, afin qu’il tente de la protéger. Mike Adams, Mondialisation.ca

LASSE VÉGAS, HOMOCRAVATUS

 

J’aurais bien aimé écrire un poème aujourd’hui… Créer du beau. Me torturer d’émotions comme les chrétiens qui se flagellent. Ou juste me délester d’un pus de ce cancer de l’avoir, le chant naturel des oiseaux dans leur cage «ressembler national».


Hélas!

Le prix des maisons me coupe le sifflet.

Le prix de l’essence me coupe les jambes…

Le prix de l’effort me coupe ma liberté.

Je suis quelqu’un de coupé.

Il est une consolation : quand je vais quelque part, je suis une retombée économique.

Avec toutes ces statistiques je me suis demandé combien de déchets j’ai pu produire aujourd’hui. Autant que vous, sinon plus…Mais je demeure une retombée économique.

Monsieur Suzuki dit réussir à ne faire qu’un sac de déchets par mois. Étonnant : c’est l’équivalent des serviettes sanitaire des femmes de ma courte rue.

Un ti brin maniaque et vendu à la cause des politiciens qui nous injectent dans le cerveau la culpabilité. Beau mot… Décrotte ton mouchoir de papier si tu veux faire ta part pour le pays.

Ce matin, j’ai fait ma part : j’ai écrasé un pois vert sur le plancher et je l’ai fait sécher en le pendant sur la corde à linge. On peut tu être plus nature!

L’équation de la richesse serait E= Aime C2. Mais il n’y a pas d’amour dans les budgets des gouvernements. Plus on produit de déchets, plus on est riche. Et c’est là l’équation du bonheur… Riche pour voyager, riche pour acheter, riche pour soulager des varices. Riches comme Crésus…

Je dois souffrir de malheurite   parce que je n’ai rien acheté aujourd’hui. Je devrais consulter un psy ou un Walt…J’ai opté pour le Walt. Ce spy à grande surface.

Pour satisfaire à ce bonheur tout dévoué et martelé à coups de pubs, je pense que je vais aller me procurer une vieille ampoule 100 watts qui dépense et qui chauffe. C’est comme faire un start sur le coin d’une rue avec une Hunday.

Le grand plaisir!

Comme le sexe : la sortir de la boîte, la regarder attentivement, en découvrir toutes les courbes comme si on allait jouir au moment où sa lumière jaillirait en un éclat tellement ressemblant à orgasme qu’un clitoris ne peut pas être halogène. Là où il y a de l’halogène, y a pas de plaisir. Parce qu’il n’y a pas de combustion. Pas de combustion : pas de chaleur. Pas de chaleur : pas de feu.

J’ai jamais aimé vivre à petits feux : ça me tue. J’ai l’impression de faire le mime dans un monde où la guerre bat son plein, que des étincelles font la fête dans le ciel.

Et je suis là, terré, sec comme un rat pris dans une trappe après un long hiver. Empoisonné à la mort au rat.

Elle est belle cette vie?

La nature, oui.

L’humain, oui… La plupart. Mais les gros chiens font des tas partout…

L’Homocravatus est comme un spam dans un courriel. Un backdoor fichier collé comme une sangsue au fond d’un ordinateur. Ce grêlon de tour à bureaux me fait plus mal qu’un créature de Stephen King.

Pus capable de voir un gérant de banque sans avoir l’estomac viré à l’envers. C’est plein de furoncles, ça pue, et c’est gras comme un trio McDo.

En passant, si vous voulez être vert, envoyez vos vieux ordinateurs aux pays pauvres : les enfant défont les souris avec un tournevis Made in China pour en arracher les métaux.

Comme on creusait une rivière jadis pour une pépite. Là, c’est la rivière de notre consumérisme.

Ils font ça dans une usine qui est un dépotoir à ciel ouvert.

Les chanceux! Ils travaillent sous le soleil, pendant que nous, à l’ombre on tape sur un clavier.

C’est beau la civilisation! Surtout quand on est bouffi d’orgueil et qu’on se fait enseigner Sartre par une fille de l’Abitibi avec un accent de Paris.

Finalement, nous finissons tous dans un Las Vegas! Sable sec, ampoules de 1000000000 de watts, et brigbotherés jusqu’au premier ministre, ce cintre sans manteau.

Sauf au service des rats de la finance.