A/H1N1: LES ANIMAUX SURDOUÉS

22-octobre-2009

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Cette semaine, à la télé, on a présenté un chien qui sait lire. On lui montrait un carton : SIT. Il s’asseyait. On lui montrait un autre carton : BARK. Il jappait.

Bon! Tout ça, c’est de l’entraînement. Répéter! Répéter! Répéter! Ce n’est pas nécessairement de «l’intelligence», c’est un réflexe appris. Suffit de taper sur le dos du chien pendant 100 fois, de lui donner un biscuit et, bien sûr, la carte. Si vous lui présentez le mot : VACCINE ( Bon! Tout est américain, ricain), il vous faudra de bon biscuits pour le convaincre, surtout si vous le piquez vraiment. Et s’il se met à vomir, vous risqueZ de ne pas aller à « USA Got Talent» … Genre!…

Faites une recherche : des chiens savent lire, d’autres savent peindre, certains ne peuvent pas rester seuls, plusieurs savent compter, etc. Allez sur Rue 89… J’apprends à lire avec mon chien

J’ai vu une femme coupé en deux dans un numéro de magie. La question que je me pose est pourquoi on coupe toujours des femmes en deux? Pourquoi pas des hommes? Ils ne sont pas coupables?

La brouette des surdoués

Ce midi, au journal télévisé, que je regarde religieusement, à genoux, en mangeant, nous avons eu droit à un essaim de docteurs venus nous sonner les oreilles.

«Faites-vous vacciner, vous mettez en danger vos enfants, vos proches».

Vous savez que le premier critère en médecine est … être surdoué. De grosses notes, de beaux travaux, bref, un Q.I. juste en haut du nombril de celui de Leonardo Da Vinci. Comme le code crétin…

Le problème avec les gros Q.I. c’est que parfois ils sont comme les brouettes à une roue : fort sur la vitesse, mais pas de bac pour ramasser et aller jeter. Pourvu qu’on roule. Et on roule!

Comme des Stradivarius! Le vibrato dans la voix, l’œil dans la colère, et le reste dans le ministère. J’étais ému…

Sur les billets américains, c’est écrit : «In God We Trust». Dans la bible que j’ai volée à l’école et que je remettrai juste avant de mourir, Jésus a jeté  hors du temple les marchants. Si Jésus était en Irak, en Afghanistan, ou ailleurs?

J’ignore comment on a fait pour réunir et faire  un 3 minutes de Titanic avec ces gens, mais c’était éprouvant.

J’avais l’impression de retourner en enfance pour me faire dire : «Fini ton assiette, sinon tu ne deviendras jamais grand.»

Tous les nains du monde on fini  leur assiette.

Même qu’à certains moments, pour les faire grandir, on a rempli des brouettes d’aliments.

Tous les nains du monde sont restés petits.

Ça fait cent ans minimum qu’on vaccine : finissez votre assiette!

Comme l’économie,  la médecine vient de crasher…


Le régime de la mouffette

27-septembre-2009

Les mouffettes, moufettes ou sconse, constituent les méphitidés, une famille d’animaux proches des mustélidés. De taille moyenne, noirs et blancs, appartenant à l’ordre des carnivores, on les trouve en Europe, particulièrement en Scandinavie et en Russie ainsi que[réf. nécessaire] sur tout le continent américain, à l’exception du nord canadien. Wikipedia

Un beau soir de septembre, je me suis assis sur une marche, derrière la maison, vers dix heures, tout en sirotant une bière. J’étais au coin de la maison…

Voilà que sort une mouffette, aux pas de Michèle Richard sur une scène, à moins d’un mètre.

Comme je ne veux pas trop l’entendre chanter de son odeur, je fuis en arrière, lentement, pour ne pas l’exciter.

Nous venions tout juste de parler de mouffettes…

-          On peut s’en débarrasser en mettant des boules à mites alentour de la maison.

C’est ce que je fais le lendemain, semant les boules à mites comme on sème l’ail pour les vampires.

Carnivore la mouffette?

Ben! Elle a changé de menu.

En me levant, samedi matin, une quinzaine de tiges de maïs, toutes en fait, étaient couchées. Elle sait comment éplucher le maïs et manger ce qui est bon. Elle a du faire un bon repas, parce qu’après 8 ou 10, elle a grignoté les bouts.

Étant donné que le maïs contient entre 4 et 6 cuillères ( à soupe???) de sucre, la charmante s’est payé un dessert-légume.

C’est tout juste si elle n’est pas rentrée pour me demander du beurre et du sel.

Avec ce qu’elle propulse, je n’aurais pas rechigné.

Quant aux boules à mites – qui éloigneraient les souris et ses semblables – dans le cas de la mouffette, avec l’odeur qu’elle peut dégager, les boules à mites peuvent bien aller se faire voir.

Ses glandes anales sécrétant un liquide fortement nauséabond, la mouffette ne manquera pas d’asperger l’imprudent(e) qui s’approche un peu trop près d’elle. La mouffette n’étant pas un animal agressif de nature, ce mécanisme est avant tout une forme d’auto-défense. Le 3-Méthylbutane-1-thiol (C5H12S) se trouve dans le sac anal de la mouffette rayée. Les composés soufrés de ce type (thiols), dans lesquels un groupe – S – CH3 a remplacé un –S – H, contribuent également à l’odeur de l’urine des renards. (Wiki)

4.2. Habitudes et régime alimentaires

La Mouffette rayée est un prédateur omnivore et opportuniste (Hamilton, 1936; Godin, 1982). Elle se nourrit abondamment d’insectes, principalement de sauterelles, de criquets et de coléoptères, mais consomme également des fruits (cerises, framboises, fraises, salsepareille, amélanchier, bleuets, pommes, etc.), des petits mammifères, des oiseaux et des amphibiens (Hamilton, 1936; Godin, 1982; Greenwood et al., 1999). Parmi les petits mammifères consommés, il y a les campagnols, les souris, les tamias, les écureuils, les condylures et les taupes (Hamilton, 1936). Les insectes et les mammifères sont plus abondants dans le régime alimentaire du printemps et de l’été mais les fruits sont préférés durant la fin de l’été et l’automne (Godin, 1982). Finalement, la mouffette consomme des déchets domestiques

lorsque ceux-ci sont disponibles (Greenwood et al., 1999). Gouvernement du Québec, Écotoxicologie

C’est pas une carnivore, c’est une salope : elle mange de tout, même de l’etcétérat…

En attendant, on n’a plus de maïs pour se mettre du beurre.

Régime Moufette

CLIQUER SUR LE MENU-IMAGE, POUR VOIR LE RÉGIME DE LA SALOPE

Finalement, les mouffettes, c’est comme les villes, les gouvernements : ça pue et ça mange tout.

On va bientôt faire payer des taxes sur les routes près de Montréal pour financer le transport en commun.

Et le Québec nous annonce une taxe sur la malbouffe. Restera à déterminer ce qu’est une malbouffe. Si on se fie à l’émission de Radio-Canada de 5heures le dimanche, il ne reste plus grand choix…

Pour ne pas que ça nous coûte trop cher, je suggèrerais à tous les paliers des autorités d’utiliser la liste de ce que mange la mouffette.

Payer un permis pour la pêche et une taxe sur les vers.

Pourquoi pas une taxe sur le kilométrage des voitures?

On tracera une ligne blanche sur le toit…


LA POLLUTION PAR LES SAINTS

4-septembre-2009

Le pape est un saint.

Le pape c’est Dieu sur Terre.

On ne touche pas au Pape.

Surtout s’il est Benoit.

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La pilule contraceptive a «des effets dévastateurs sur l’environnement» et est en partie responsable de «l’infertilité chez l’homme», écrit samedi le journal du Vatican, l’Osservatore Romano.

Signalisation routière

Personnellement je ne pollue pas. Notre famille non plus. J’ai décidé, à 37 ans, d’aller vers la vasectomie. Je voulais participer à une baisse de la population qui, elle, pollue trop. Et pour ne pas que les miens meurent de faim…

Étrangement, mon chirurgien avait pour nom Couture. Et il avait – dans son art – une manière de procéder singulière : il chantait des pièces d’opéra en vous déspermadoïsant.

Je suis un déspermadoïsé sans scrupule et sans remords, sur un air de :

L’amour est enfant de bohème…

Le chemin de Rome

La pilule «a depuis des années des effets dévastateurs sur l’environnement en relâchant des tonnes d’hormones dans la nature» à travers les urines des femmes qui la prennent, affirme l’auteur de l’article, le président de la Fédération internationale des associations de médecins catholiques, Pedro José Maria Simon Castellvi.«Nous avons suffisamment de données pour affirmer qu’une cause non négligeable de l’infertilité masculine (marquée par une baisse constante du nombre de spermatozoïdes chez l’homme) en Occident est la pollution environnementale provoquée par la pilule», poursuit-il, sans donner plus d’explications.

Les plus grosses pilules que nous consommons ont la forme d’un CD ou d’un DVD.

Vierges.

Pour ce qui est de la pollution, j’ai été suffisamment pollutionné à l’âge de dix et douze ans. Tellement qu’on m’a recommandé à la prêtrise tellement j’étais goodie-goodie.

Il y a de la spiritualité dans le Christianismes, comme dans toutes les religions, mais elle a été polluée par une infertilité de conception cosmique. La Terre n’étant plus le monde, je me suis dit qu’il devait y avoir autre chose que le péché, la prière, et tous les sentiments de culpabilités par lesquels  nous avons été violés depuis.

J’ai donc lu Krishnamurti et Shri Aurobindo. Et la Bible…

«Nous sommes face à un effet anti-écologique clair qui exige davantage d’explications de la part des fabricants»,

Pour les leçons du Vatican concernant la pollution, il y aurait bien du chemin à faire. Certains dieux étant des anti-occidents, il faudrait les démêler pour les rendre propres aux besoins d’un monde en perte de bon sens et de qualité de vie.

La Terre n’est pas un œuf.

Même si on trouve trop d’incalculables  coqs panachés à queues de paons.

Et avec tout mon respect : les saints environnementaux, qui se sentent coupables de vivre et qui essaient de rétrécir leurs déchets à un sac par mois,  avalent aussi leur pilule d’un monde perdu.

Et si la souffrance menait à la sainteté, je crois que nous serions pollués de saints.


LES CHIENS ROUGE À LÈVRES…

10-août-2009



«Les quatre fléaux dans les affaires sont

l’ambition,  la cupidité, l’obstination et l’arrogance»

ZhuangZi

C’est également cette «liberté individuelle» qui conduit à la société de l’automobile conçue ici comme un « modèle de développement » reposant sur une automobile par personne, et menant à l’idée que l’automobile serait synonyme de liberté.

Or, une étude approfondie de la société de l’automobile montre très rapidement que cette «liberté» est avant tout un mythe et une escroquerie. Il s’agit d’un mythe, car l’inefficacité du système automobile est désormais avérée et d’une escroquerie, car cette soi-disant liberté s’exerce au détriment de tous.

Marcel Robert

Automobile: le mythe et l’escroquerie

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Les dirigeants des trois groupes automobiles américains ont plaidé leur cause mardi devant la commission bancaire du Sénat pour tenter d’obtenir une nouvelle rallonge de 25 G$ US d’argent public dont leur survie dépend.

Combien de fois l’industrie américaine a-t-elle fait appel à «l’argent public» pour le sauvetage de ses entreprises  dans le domaine de l’automobile ?

Toujours au bord de la faillite, blackmaillant (sic) les gouvernants du pays, les mendiants en complets griffés passent tour à tour devant une commission de Sénat pour renflouer l’industrie du je roule, donc je suis.

«Nous demandons de l’aide pour une raison: secourir une industrie automobile dévastée par une récession générée par la crise financière dans notre nation et par le gel du crédit pour les consommateurs, ce qui a engendré un assèchement critique des liquidités dans notre industrie», a martelé M. Nardelli.

Pata-thétique ! Un assèchement de liquidités… Pour qui donc travaille vraiment M. Nardelli?

M. Robert Nardelli a une longue feuille de route :

General Electric

Home Depot

Coca Cola

Et enfin, Chrysler.

Les dirigeants comme Robert Nardelli sont davantage des exécutants de groupes financiers tels que Cerberus Capital :

Voilà comment se définit Cerberus sur son site:

Cerberus holds controlling or significant minority interests in companies around the world. In aggregate, these companies currently generate over $100 billion in annual revenues.

Un chien parmi tant d’autres?

Richard Dufour, journaliste, tresse un portrait de la Cie fondée en 1992.

Cerberus Capital Management est une firme privée de New York qui a aussi des bureaux à Tokyo, Londres et Los Angeles pour ne mentionner que quelques endroits.

Dans la mythologie grecque, cerberus est représenté par un chien à trois têtes avec une queue en serpent.

Ce «chien» est responsable de garder la porte de l’enfer (gate of hades) afin de s’assurer que les esprits des morts puissent y entrer et ne jamais en sortir.

Cerberus Capital Management (Et autres appellations)

  • 51% dans GM
  • Propriétaire de Tower Automotive . Transaction : 1 Milliard.
  • 250 restaurants Burger King.
  • 81% de Chrysler.

Et voici un aperçu de ses tentacules.

cerberus

Cerberus est également le nom d’un serpent  totalement aquatique et vit principalement dans les estuaires.

C’est un exemple de groupes financiers puissants qui vont jusqu’à l’achat de banques. Les tentacules de ces grands groupes  sont quasi impossibles à classifier avec clarté. C’est un rébus machiavélique qui mène à l’imbroglio. Une machination si difficultueuse à résoudre que le cerveau finit par s’épuiser et à lâcher prise.

Qu’un exécutant de Chrysler et des autres industries de l’auto vienne quémander les autorités pour sauver l’industrie américaine…

Inquiétant.

Auto-amnésie et escroquerie

Depuis des décennies l’industrie américaine s’est acharnée à développer une automobile «profilée», à l’image de son conducteur,  musclé , indépendant, fort…

Tout le vocabulaire d’un monde aux individus disjointés,  nombrilisés, à l’égo découplé sur la puissance, le pouvoir.

À l’image même de l’Amérique états-unienne.

L’industrie américaine n’a pas écouté l’Histoire. Celle qui se développe sur une planète somme toute petite. Ignorante, têtue et conquérante, elle a oublié un concept fondamental de vie : l’adaptation.

De cette amnésie découle l’incompétence notoire des chefs d’entreprises frappés de cécité devant l’échec d’un néo-libéralisme dont la manière de fonctionner est d’ajouter un dièse à une note déjà diésée.

Qui donc s’en soucie? Les groupes financiers n’ont pas pour but de garder en vie un pays mais celui d’engranger des profits.

Le bien commun

Dans son sens ancien, le communisme

prescrivait la mise en commun de tous les biens.

Dans ce cas-ci, le capitalisme  et ses griffés hautains viennent quémander d’attrouper les petits biens communs pour revigorer le capitalisme.

On ment. On mendie. Les groupes détenant de si grands capitaux n’ont aucun intérêt dans les nations. S’ils en ont un c’est le leur.  La mondialisation leur a permis de piger dans tous les pays des ventes de garage pour les retrousser.

Mais l’échec fait partie de leur plan.

Robin la capuche

Robin Hood.

Détroussant les riches pour redistribuer aux pauvres. Ici c’est l’envers : détrousser les pauvres pour engraisser les revenus des  grands groupes.

Voilà qu’on a affaire à un Robin Hood  qui gueuse en larmoyant l’État et les pauvres pour remettre sur les rails son grand train de vie… Ou pour augmenter les revenus d’investisseurs dissimulés, clandestins.

Cela représenterait «une perte de 150 G$ en termes de salaires et un manque à gagner en termes d’impôts de 60 G$, sur une année», a-t-il ajouté. ( M. Nardelli? ) .

Un patriote à talon haut, au coin d’une rue qui s’appelle les Etats-Unis.

Il n’y a pas que la jupe qui est courte…

Le rouge à lèvre est bien trop épais.


POIREAUX

24-juillet-2009

Un jour j’ai jeté ma montre par la fenêtre…Et ma montre m’est revenue…

Un jour j’ai jeté mon chat 9 fois par la fenêtre pour qu’il ne revienne pas. J’en ai conclu que le temps n’était pas une chat.

Un jour j’ai ouvert le frigo pour savoir ce qu’il y avait dedans. Quelques tranches de vache morte assaisonnée… Un tombeau debout! J’ai paniqué…J’y ai mis mon cadran pour arrêter le temps .Le cadran s’est arrêté, mais le frigo ronronnait comme un chat . Ça m’a pris du temps à comprendre…

Un jour j’ai bêché la terre, pour y planter des poireaux .C’est si petit un poireau, on se demande comment on fera une soupe avec ça. C’est comme piquer une aiguille dans le sol au lieu d’un bras…

Ils ont pris un temps fou à venir…Les pluies se jetèrent sur eux, la sécheresse rida la terre, mais les poireaux étaient encore là …

Ils avaient pris un temps fou à venir.

Mais l’avenir on s’en fout…

Les poireaux sont-ils des chats?

Un jour, à l’automne, je n’ai pas eu le temps de les récolter

Je faisais mon Doc Jivago, je gratouillais le frimas des fenêtres, pensif et pensant, j’écrivais l’aura, poireautant vers les poireaux, las, je les laissai s’endormir.

Puis en mars, quand la neige, ce pop-corn d’eau, fut soufflée du soleil d’un timide air d’été, les poireaux surgirent, la tête un peu flasque, en prière pliés, une couette verte, une couette blanche comme s’ils étaient allés se faire coiffer au salon d’un gay lonla , le gay Desrosiers…

Curieux comme gazettier à potins j’ai décidé d’attendre, rien que pour voir ce que je pouvais apprendre des ans, de la neige et de la terre :les poireaux revinrent, plus forts encore et encore, un de mes sourcils se fronça…L’autre louchait…Mes deux yeux ne s’entendirent pas.

Les saisons firent des tours et des tours. Et moi, curieux, je fixais la tige sans jamais oser farfouiller les racines. Et je mourus au bord d’une fenêtre, les poireaux me regardant ni fiers, ni arrogants. Ils ne se questionnaient pas sur moi..

Je compris, un peu tard, le teint blanc, que j’entrais dans mon hiver…


DES SOURIS ET DES HOMMES

18-juillet-2009

Dans la grisaille des matins, pendant que le grand chandelier se dresse à l’ouest, toutes les planètes sont des yeux cachés.
Je noie la nuit d’un café noir. Moi, le blanc, moi le nègre qui ira travailler…
Sur la petite terrasse, un papillon passe. Et le chat toujours à chasser, y voit une proie…
Et moi ce chat chasseur d’idées, je vois tant ce qui m’échappe, je nous vois aveugles comme les racines enterrées. Et pourtant l’herbe est de là née…

Sur le champ d’à côté ballent au vent les rideaux verts des herbes épouvantées. Une pierre a pris sa place dans le gravier. Au ciel les oiseaux vrillent à pas d’ailes dans le frémissement des bourrasques.

Je ne sais plus, et ne saurai jamais, toujours ces puzzles à tresser.

Des humains courent avec des bombes au ventre.
Les femmes s’éventrent pour des enfants.
Un menuet de Bach.
Un bruit de moteur.
Les amours voilés.
Les rides sur les peaux qui plissent, qui sèchent, et s’en vont, s’en vont sans jamais s’en aller.
Les avoirs de Suisse.
L’odeur des lilas.
Les cacatoès.
Les lombrics.
Les cravatés.
Sol mineur.
Mes pas de doigts sur ta chair.
Les Etats-Unis de nos états d’âme.
Un Bush. Un bouché.
La flaque d’eau dans laquelle on saute.
L’air salin.
La neige.
La cendre.

Un chat qui passe, attrape finalement la souris.
Sans faim, dans un vieux réflexe de chasseurs
Comme ces hommes qui font la guerre
À tous les quart d’heures sur la Terre.
Où allons nous, nous de la vie?
Grands inventeurs des boutons à quatre trous?


VENTRE DE GARAGE

14-juillet-2009

VENTRE DE GARAGE

On a dit que la pauvreté cesse lorsqu’on a un pantalon et que la richesse commence quand on en a deux, puisque l’on n’en porte qu’un.

Pierre JC Allard

Posséder un tapis, c’est déjà trop.

Jack Kérouac.

Entrée comme plat principal

Quand tous les besoins que l’on éprouve spontanément ont pu être comblés, le système industriel a continué sur sa lancée et nous en a créé d’autres, artificiels. Il en est résulté la constitution presque obligée, par chaque citoyen qui se veut respectable, d’un invraisemblable patrimoine d’objets matériels hétéroclites dont l’utilité est souvent douteuse, mais le potentiel d’embarras bien évident. Dans un monde où la mobilité s’affirme comme condition de succès, mais aussi de joie, l’industrie en déclin a imposé, par un conditionnement incessant, le modèle pervers de l’accumulation. La masse des choses que l’on possède – et dont il faut prendre soin – occupe une place démesurée dans la vie de l’individu moyen. C’est une contribution non négligeable de l’industrie à la menace qui pèse sur chaque être humain de limiter sa vie à gérer l’insignifiance. On a créé une société obèse. ( Piere JC Allard).

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Maigre comme un clou

Quand j’ai quitté l’université, j’ai dit à mes compagnons que je travaillerais deux ans et que je prendrais ma retraite. Ils n’ont jamais autant ri. Pourtant, j’avais tout un plan…

J’étais maigre comme un clou à finir. Je vivais dans une chambre avec aucun meuble, et un seul matelas par terre pour dormir. Et comme c’était le propriétaire du «block» qui payait le chauffage, je dormais l’hiver la fenêtre ouverte.

Je mangeais quand j’avais faim, et j’oubliais tellement que manger était «important» qu’il m’arrivait de courir en hâte dans un restaurant pour avaler un bon Hot-Chicken.

Un Hot-Chicken fabriqué par un propriétaire de restaurant sur la rue Rideau, venu d’un autre pays, qui parlait un langage étrange, mais qui avait trouvé le moyen de gonfler le plat : de la dinde au lieu du poulet.

La faim était silencieuse…

J’avais trois paires de jeans, des bobettes mauves trouées, et des bas biens aérés. Et je lavais tout ça d’une seule brassée. Je n’avais plus de couleurs…

Je me suis alors fait une séance de psychothérapie personnelle avec pour conclusion que je n’étais pas «normal».

La thérapie par le groupe

J’ai fini par me lester un peu.

Puis vint l’amour et le mariage.

Je suis devenu un «citoyen normal».

Je me suis mis à travailler et à consommer. D’abord pour les biens essentiels, ensuite pour calfeutrer le mal de vivre de tout travailleur «mal dans sa peau».

Là, j’étais devenu vraiment anormal.

Du Noël à l’année longue

Quand la vie, on dirait, n’a plus de sens, que le travail tue un peu comme le supplice de la goutte, il survient toujours un phénomène de compensation. L’être, ensaché, vidé, sec, se met à calfeutrer le gruyère qu’il est devenu.

Il suit la recette des cuisiniers de l’État et des requins qui fabriquent des objets aussi éphémères que des lucioles dans un bocal.

Pas de lumière.

Des flashs. Sorte de stroboscope qui vous infiltre lentement et qui vous met en état de transe.

On achète.

Nirvana

Kurt Cobain, «fondateur» du groupe Nirvana, dans un entretien, fit remarquer qu’après son ascension et sa richesse, il avait aimé la période où il pouvait aller s’acheter des objets à 1$. Ça le rendait autant heureux.

Il s’est suicidé.

La boulimie

Mes trois paires de jeans, quelques livres, ma liberté, me rendaient heureux.

Au fil du temps je suis devenu un boulimique, sans le savoir. J’étais hypnotisé par le diktat du consumérisme.

Dans le contexte d’un sursis qui prend fin pour une industrie qui a tout donné, le credo de la Simplicité Volontaire (SV), qui fait chaque jour des adeptes, est porté par l’esprit du temps et peut apporter la rationalisation dont ils ont besoin pour changer à ceux qui comprennent qu’une consommation boulimique est incompatible avec le bonheur. LA SOCIÉTÉ OBÈSE, Pierre JC Allard, NS

Le rameur et la galère

Ce n’est qu’il a quelques années que j’ai pris conscience, un printemps, en faisant le ménage de mon garage  que j’étais devenu l’esclave de tous ces objets qui m’entouraient. Et qu’en plus, le garage était devenu obèse d’objets dormants.

Tous ces «biens», mécaniques, éphémères nécessitaient entretien, réparations, et remplacements. Si on combine le tout aux «outils» de la maison, appareils ménagers de toutes sortes, il ne se passe pas une semaine, voire moins, que ces «serviteurs» affamés réclament pièces et réparateurs. En plus du souci de recourir à des «services» de sauvetage.

Quant aux «jouets» : guitares, systèmes de son, tout le fatras qui m’entourait, pour les utiliser, il m’aurait fallu des journées de 36 heures.

J’ai soudainement réalisé que je travaillais pour EUX : les objets.

Ma madeleine proustienne

La plupart du temps où j’allais manger avec des compagnons de travail au restaurant, je «commandais» un Hot-Chicken. On se payait ma tête. So What?

On n’a pas plus rustre que moi en matière de maniérisme. Je déteste royalement les restaurants. Je déteste la cérémonie de l’entrée, du plat principal, et du dessert.

Et je ne bois jamais de vin en mangeant.

J’ai l’air de venir de la planète Mars.

Qui plus est, je n’ai vraiment pas de plat préféré.

Si c’est une banane, c’est le meilleur fruit au monde.

Si c’est une rôtie au beurre d’arachide : c’est un délice.

Et pour dessert, pendant mes années d’université, je n’ai mangé que de la mélasse.

Et je m’habille comme je mange.

Quant à la «normalité», j’en suis rendu à la conclusion que plus une société est évoluée, plus elle répand son diktat des goûts et des bonnes manières, et l’idée qu’un citoyen évolué doit évoluer dans son maniérisme.

Alors, être riche et esclave d’objets mène aussi à quelque chose de dangereux : l’esclavage des idées reçues, et d’une certaine manière à un esclavage d’idées et de comportements inconscients.

Je me sens parfois comme un nègre qui mange de la mélasse dans un monde soit disant «blanc».

Les «blanc-mangés» (Sic).

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La société est aussi obèse «d’idées».

NOUVELLE SOCIÉTÉ, PIerre JC Allard


LES VIEUX COOLS ET LES CABINES TÉLÉPHONIQUES

24-juin-2009

On «prolonge» notre belle vision matérialiste. Les vieux sont cool. Ils le sont quand ils sont en santé et encore vivants.

Après que tous les cools alentour d’eux se soient retrouvés au cimetière.

Les cools que j’ai connus l’étaient à 20 ans. Les vieux que j’ai connus l’étaient à vingt ans.

En fait, les cool sont ceux qui ne changent pas d’idée mais qui changent la façon de s’intégrer à la vie… Et de la vivre…

Être cool, pour moi, c’est d’avoir échappé à l’esclavage du travail pour simplement devenir ce que j’étais vraiment : rien.

Un petit poète qui joue de la guitare, qui a encore les cheveux long, et qui s’est dit qu’il doit y avoir autre chose dans la vie que ces vendeurs de rêves qui nous fabriquent des cauchemars.

Rien mais tout : parce que peut-être que s’il y a quelque chose à bâtir en ce monde, c’est soi.

Point.

Rien d’autre.

Alors que les prêtres de la religion du savoir bien être se pointent avec leurs recettes de bonheur, leurs servants de messes qui essaient de nous faire communier aux Oméga 3, au bio, au thé vert et au recyclage du carton.

Il n’y a rien que je déteste le plus que ces nouveaux prêtres à lunettes qui font des chroniques avec leurs boîte à outils sur comment «bien manger», comment «faire de l’exercice», comment devenir un bon petit soldat de bois de l’état.

C’est vrai que le «vieux» qui se berçait et qui fumait la pipe avant était «vieux». C’est qu’on lui avait dit- lui qui avait travaillé pendant des années de ses bras – devait se reposer pour se «ménager».

Et c’est tout le contraire qu’on nous dit : bougez, vous vivrez mieux.

On a raison. Ça vous brûle les glycérides, ça vous éloigne de l’arthrite et ça vous prolonge le moteur.

Partir à la pêche aux cools, c’est bien.

Mais un ramassis de deux ou trois «réussis» ne montre pas une réussite de société. Parce qu’on présente les cools comme une réussite de société. C’est loin d’être le cas. Thérèse est morte d’un cancer du sein à 62 ans, Gilbert d’un infarctus à 43, et une de mes élèves est décédée à 29 ans d’un cancer du colon. Et Dan à 49 ans…Pour avoir brûlé ses lampions un peu trop vite.

***

Avant, il y avait les cabines téléphoniques. Il semblerait qu’ils disparaissent, vu l’invention des cellulaires.

Avant il y avait les églises. Ces monstres plantés au milieu de petits villages pauvres pour la «gloire de Dieu». Des millions engloutis dans cet «appareil» à parler à Dieu. Aujourd’hui on ne sait plus comment se départir de ces œuvres d’art.

Il y a tellement d’orgueil dans ces monuments, avec leur panoplies de saints, leur toit jusqu’au ciel, qu’il est à se demander si les prêtes de l’époque avaient bien lu leur bible. L’orgueil étant probablement le pire péché, celui qui avait donné naissance à Satan?

C’est quoi être cool?

C’est être un peu en dehors des modes qui passent.

Ma grand-mère, née en 1880, était cool : elle fabriquait sa propre boisson, a laissé 17 enfants, et quand elle jardinait, l’été, elle rentrait un peu étourdie mais ravie. Son petit verre et son plaisir de voir pousser sa salade.

Elle savait vivre.

Elle avait appris à vivre sans téléphone et sans religion.

Être cool s’est échapper à ce qui vous tue et communiquer avec la vie, sans dieu ni cellulaire.


LA LUPOSUCCION CERVICALE

5-mai-2009

C’est drôle, hein! Je n’ai jamais eu d’admiration – les grandes, les quasi agenouillées, pour les gens qui avaient le QI plus haut que le cochon d’Inde.

J’en ai trop connus qui ont été de grands brûlés de la matière grise : ils en avaient tellement qu’ils auraient pu en vendre sur Ebay. Pour certains, la vie a été belle… Du moins en dehors. Par en dedans, ils pourrissaient et se rongeaient les ongles comme s’ils avaient voulu déterrer l’être qu’ils étaient vraiment.

Ils ont inventé l’art de se suicider en utilisant leur outil gris. À la fin de leur vie ils étaient plus amers qu’un zeste de citron.

So! What’s the use?

Le génie de la distorsion : fondre ( par l’esprit) et refaire.

Historiquement, je peux me tromper… Mais c’est un certain Léonardo Da Vinci, un gay qu’un QI qu’on aurait évalué à 220. À lui seul, Léonardo était un cirque du soleil : il a comme fondu les formes et les a retracés à sa manière, dans une optique pratique.

«la Science est le capitaine, la pratique est le soldat »[

Ses carnets présentent un grand nombre d’« inventions », à la fois pratiques et réalistes, notamment des pompes hydrauliques, des mécanismes à manivelle comme la machine à tailler les vis de bois, des ailettes pour les obus de mortier, un canon à vapeur, le sous-marin, plusieurs automates, le char de combat, l’automobile, des flotteurs pour « marcher sur l’eau », la concentration d’énergie solaire, la calculatrice, le scaphandre à casque, la double coque ou encore le roulement à billes. Leonardo Da Vinci

Ce ne fut pas le premier à «fondre par l’esprit» et à créer des mécanismes.

Mais sa descendance fut… Le reste de l’humanité jusqu’à maintenant.

Sa descendance est celle qui nous tue tous un peu…

Car notre monde «mécanique» se veut le plus grand fabricant de petits Léonardo.

On en veut comme de l’or. On en bave…

La Joconde a un beau sourire narquois.

On dirait qu’elle se moque de nous.

J’aime mieux les cochons…

Je ne me souviens plus du grand auteur qui a dit que l’Homme est un singe appliqué.

Je pense qu’il voulait signifier par là qu’il se tue à essayer d’être «intelligent».

J’ai bien appris d’un cochon.

C’est enseignant un cochon…

J’ai passé une partie de mon enfance – quelques mois – à jouer avec un porc.

Il m’a dit bien des secrets.

Entre autres, que si les humains un jour, transmettaient à ses semblables un virus quelconque qu’il n’hésiterait pas à mettre le feu à une porcherie…. Il voulait dire une ville…

Il n’a pas précisé.

Les cochons sont tassés parce qu’ils sont obligés. On les élèves, et l’espace coûte cher. Alors, plus les humains deviennent avides, plus les cochons sont tassés. Chacun le cul dans la face de l’autre.

Et mon cochon m’a confié :

«Un jour, tu vas voir, ils vont nous mettre sur 108 étages…»

Les sentiers du ciel

Avant… Et encore aujourd’hui, c’étaient les religions qui vendaient des diktats au prix d’un chinois crevant de faim. Je pense qu’on s’est dit qu’il y avait trop de dieux… Alors, on s’est forcé un peu pour ramener ça à un.

Sauf que le UN n’avait pas le même nom…

Orange écrivit un livre saint. Et tous s’agenouillèrent.

Pomme écrivit un livre saint. Et tous s’agenouillèrent.

Navet écrivit un livre saint. Et tous s’agenouillèrent.

Les livres sont beaux. Mais les Hommes ont vu des couleurs chez les autres. Un noir qui n’a pas d’orange ni de pomme… Ça n’a pas d’âme…

Alors ceux qui lisaient Pomme décidèrent un jour de se débarrasser d’Orange.

Au grand marché, Pomme et Orange, vendaient et achetaient des hommes de couleur.

Pour tester leur santé, on les encageait dans  des cages à sardines. Ils voyageant en bateau. Pour savoir jusqu’“a quel point ils pouvaient survivre à la douleur, à la misère…

C’était la période de l’humanité où les vendeurs du temple essayaient de vendre de la qualité…

Sinon, ils auraient fait l’inverse : ils auraient vendu ceux qui ne résistaient pas pour qu’ils durent moins longtemps…

De vrais crétins…

La matière grise à Wall-Street

C’est un fait que la matière grise est une marchandise. On creuse le Klondike à la recherche de pépites pour non plus améliorer le sort de l’humanité, mais pour ce creuset quasiment alchimique qui transformera les «résidus» en or des fous.

Dans la grande rivière des humains qui passent sur la Terre,  on laisse l’eau, le sable, les poissons, les petits crustacés, les minimes…

On crible.

L’appétence pour cette pépite d’or.

La vie?

On s’en contrecrisse.,.

On veut la roche.

Le mariage de la Pomme et de l’Orange

Enfin réunis sous un même toi…

La raison et l’économie.

Et tous les faux-prêtres à soutanes de cravates.

L’école est une industrie de mariages afin de procréer des Léonardo. On ne croise plus les doigts pour savoir si la combinaison gagnante sortira.

On veut créer la combinaison.

Et on a besoin de Léonardo.

On nomme cela … «une orientation de société».

Beau terme!

Loto-Pascal

J’avais 14 ans quand j’ai découvert le pari de Pascal. Pas en lisant, en vivant. Deux jeunes de 13 ans s’étaient noyées dans la petite rivière où nous allions nous baigner l’été.

13 ans.

Je me suis dit que la vie était courte. Et tous les pièges inventés par les vendeurs du Temple bleu n’étaient que des chevaux de Troie.

Et après la «vie»?

Qu’est ce qu’on fait de sa vie quand on a quelques 13 ans? Combien de 13 ans?

J’ai passé ma vie à scruter les vendeurs de Pommes et d’Oranges.

J’ai vu pousser des Léonardo frustrés.

J’en ai vu mourir frustré.

Ces petits génies qui croient que l’humain n’est qu’une visse pratique.

Au fond de l’eau, il n’y a pas qu’un petit poussin d’or.

C’est pour ça que j’ai gardé mon cerveau.

Il est tout petit, c’est un mica au fond de l’eau.

Il est pratique – parce que libre – de ne pas être aveuglé. Libre de voir le reste qui habite l’invisible dans le translucide.

Les cuisiniers à mille-feuilles

Les Léonardo sont fiers de ne plus voir que des êtres qu’on disait sans «âmes», car c’était l’époque de la culture des âmes. Aujourd’hui, dans leur univers «d’esprits ouverts» ils sacrifient cette «âme» en se contentant de leur matière grise. Entre le blanc cassé et le noir riche…

Nos sociétés sont devenues des états athées, qui répandent la bonne nouvelle à travers une bible de chiffres, qui se targue de ne pas être raciste, ni homophobe…

La société est une cuisinière spécialisée dans les gâteau mille-feuilles :

Le rang social.

Où vous situez-vous dans le grand gâteau? On ne se gêne pas pour vous talocher du regard ou de reproches de ce que vous êtes. À moins de vouloir un vote…

Sauf que dans celui-ci, on se fout royalement de votre couleur, pourvu qu’elle soit grise.

Et tous ceux qui pourront inventer une visse, morale ou amorale, destructrice plutôt que constructive, sont les artisans d’un monde adulé du vide.

Et le paradis et l’enfer sont entre votre naissance et votre mort.

La pomme et l’orange sont enfermés dans une cage étroite de temps.

L’esclave est prêt pour la vente.



LA LITIÈRE DE NOS ÉLUS

31-mars-2009

Si les honneurs purs n’étaient achetés qu’au
prix du mérite, que de gens qui sont nus seraient
couverts, que de gens qui commandent seraient
commandés.”
Le Marchand de Venise ( W.Shakespeare )

Le salaire des élus

On se plaint tous des salaires des élus. Un  ministre – au Québec – gagne environ 150,000$.

Là où le bât fait bobo, c’est au niveau des frais liés aux tâches. Il y a une certaine désinvolture masquée  dans les choix de ces dépenses dites reliées au travail.

Comme le visionnement de films pornos…

Le beurre du salaire

Jacki Smith, la ministre de l’Intérieur (GB),  une dame intransigeante a réclamé des frais  de remboursement pour des films pornos visionnés par son mari.

Elle plaide l’inadvertance. Elle a payé ses frais de télévision… Point.

La même ministre aurait aussi touché 116, 000 livres d’indemnité logement au titre d’un logement secondaire, car elle avait déclaré comme résidence principale, le logement de sa sœur !

Son mari est également un de ses employés.

Pendant qu’elle est partie, il visionne des films. Pas tous 3 X, mais enfin!…

Elle affirme  qu’elle va tout rembourser.

Son mari n’a qu’à se brancher à un peer-to-peer. C’est gratuit, et on ne risque même pas d’être poursuivi. Du moins, pas pour le moment…

La culture des Élisabeth au Canada

Étant donné que nous avons hérité du système britannique, nous avons 10 provinces et dans chaque province il y a un ou une représentante de la reine : les lieutenants-gouverneurs. Et pour le pays, un autre : ce qui nous fait onze rois ou reines.

Pour les dépenses reliées aux fonctions, nous avons bien plus que des films pornos.

Et la fonction en est une de cosmétique.  On ne sait pas trop à quoi sert cette «fonction» sauf celle de représenter la monarchie. Les vedettes de cinéma sont payées grassement pour des pubs à dérider les visages mollassons. Les ersatz de la monarchie s’empiffrent de nos sueurs.

On est redevenus des terriens au service de majestés. Les sillons de nos terres sont des rides dans lesquelles nous fertilisons leur fortune.

On cultive les Élisabeth comme des oignons. Et ça nous fait brailler à chaque fois qu’on en voit une. La monarchie c’est comme la pelure d’une pelure d’une pelure.

Voici un exemple de dépenses que l’on a reproché à notre représentante de la monarchie, au Québec seulement. Le règne de Mme Thibault :

L’enquête de Mme Fraser observe que de 1997 à 2007, Mme Thibault a utilisé 239 000 $ à des fins personnelles. Par exemple, les fonds publics ont payé une facture de 4000 $ pour souligner l’anniversaire d’un membre de la famille de Mme Thibault. Deux repas privés à Québec ont coûté 2800 $. Un voyage de pêche a représenté une dépense de 3700 $ de fonds publics. Des séjours en Ontario ou au Nouveau-Brunswick, sans activités officielles, ont coûté respectivement 2300 $ et 1600 $ -ce dernier périple s’est résumé à un voyage de golf.

Mme Thibault a bénéficié de plusieurs séjours à l’hôtel, une fois cinq nuits, une autre fois quatre, au mont Tremblant par exemple, sans que cela soit lié à ses fonctions. Chacun de ces séjours a coûté plus de 2000 $. On a aussi retrouvé des remboursements de repas sans justification pour 14 000 $, une réception sans objet, pour 4500 $ et un versement direct de 3500 $ à Mme Thibault sans explications. Denis Lessard, La Presse

Le salaire des figurants

La représentante de la reine  nous aurait coûté près de 10 millions de dollars en dix ans.

Ce qui équivaut au salaire d’environ 200 soudeurs travaillant sur une période de 10 ans. Ou de 400 plongeurs de restaurants.  Des gens qui produisent quelque chose…

Il y a de quoi se  questionner sur le «cosmétisme» du rôle de  reine, cette espèce de cintre à bijoux.

La parade des chapeaux nous coûte cher.

Sans compter que ça finit par faire des princes et des princesses. Comme dirait Benoît VI : «Il y a des condoms qui se perdent».

C’est l’envers du monde du cinéma : les figurants gagnent plus cher que les vedettes.

Si c’était un de  nous l’élu?

On serait tentés de faire comme eux. Chacun son choix, chacun-pour-soi.

Je passerais mes dépenses de la manière suivante :

- La collection de films de Charlie Chaplin

-  Une horloge du Titanic

-  Une petite culotte de Janis Joplin

- Une sculpture de Michael Jackson fabriquée par un Inuit

- Une paire de pantoufles «Obama» tricotée au noir par une Mexicaine

- Un Messerschmitt B-109.

-  Une litière à chats.

Pourquoi la litière à chats?

Nous  avons deux matous  qui coûtent très cher : ça mange comme des princes et ça se promène partout dans la maison, fiers et altiers.

Mais  quand ils vont au petit coin, le bouquet d’effluves n’est pas toujours royal.

De sorte que nous leur avons acheté la meilleure litière qui soit : couvercle fermé.

Et plus je la regarde, cette satanée litière,  plus je lui trouve des airs de parlement…

Sauf qu’elle est payée…