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Les Verts fossoyeurs de l’altermondialisme

Photo : Agence France-Presse Pedro Armestre

Je me permets de placer une lettre au Devoir de Monsieur Denis Blondin. Il y a des années que je me bats contre cette arnaque qui consiste à enrégimenter le peuple en lui faisant croire que le Vert sauvera la planète et ses habitants.

Encore un beau crédo!

De l’hitlérisme à la sauce brûlante…

Pendant que la machine de production ne cesse de « parfaire » ses produits pour qu’ils durent le moins longtemps possibles, elle culpabilise le citoyen et lui fait avaler ses cure-dents pour « sauver le monde ».

Dieu-État a créé le péché mortel du déchet… qu’il produit. Comme les versions des programmes pour les ordinateurs.

Mises à jour : 1.23.46 pour 1.23.51.

Au moins on fait un mea culpa et correctifs. Comme un confessionnal …

Le Vert n’aura d’effet que lorsque la production tournera au vrai vert.

En attendant, jetez. Vous n’avez pas le choix. Car de toute manière, on a parfait l’obsolète.

Et plus la machine à « faire des profits » s’agite, plus elle cherche les moyens de réduire la vie des appareils que  nous « consommons ».

Alors, je me suis acheté un souffleur à neige qui date de 20 ans. Dix fois plus solide que les modèles récents. Et notre voiture a dix ans… Et rien que pour vomir la racaille incapable de s’ajuster au monde actuel, je la garderai et la ferai réparer pièce par pièce.

Si les sociétés riches et avancées (sic) se mettent au Vert, les autres sont en train de faire comme il y a cinquante ans ici.

Prenons notre mal en patience… On en a pour des générations…

La planète se réchauffe et l’Europe gèle.

Est apparu un type à la télé qui a trouvé une explication.

Ou une contre explication…

:-)

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Les Vertsfossoyeurs de l’ altermondialisme, Denis Blondin,Québec

Malgré l’expansion marquée de la conscience environnementaliste, rien ne semble se pointer à l’horizon pour modifier la trajectoire de notre système de production capitaliste. C’est pourtant lui, le véritable moteur du désastre écologique. Ce système reste fondé sur un principe de croissance économique illimitée et, loin de se remettre en question, il maintient son cap insensé chez nous en même temps qu’il fleurit à une allure accélérée en Chine, en Inde ou au Brésil. Même la dernière crise financière, pourtant sévère, ne l’a pas modifié d’un iota.

Il peut sembler injuste de vouloir rendre notre nouvelle ferveur environnementaliste responsable de cette inertie, mais c’est pourtant sa part de responsabilité que je voudrais cerner ici. C’est parce qu’elle constitue un rouage essentiel de notre conscience collective et qu’elle pourrait jouer un rôle différent.

Je constate que la vague écologiste a étouffé la vague altermondialiste. Elle a déplacé sur un plan strictement matériel une réflexion qui portait au départ sur la société. Nos yeux sont maintenant braqués sur des cirques ternes comme celui de Copenhague, pendant que les forums sociaux mondiaux se font de plus en plus timides, discrets et sans conséquence. Ce joli coup de barre a requis la collaboration de tous, tant les grands manitous que les petits militants plus ou moins verts que nous sommes presque tous devenus.

Verts militants et grands récupérateurs

À la base, il y a les citoyens de bonne volonté, qui votent de plus en plus vert. Mais les Partis verts n’ont qu’un seul et unique programme: c’est la verdure. Comme les questions sociales, économiques et politiques sont trop compliquées, ils évitent de s’en mêler pour ne pas perdre de votes. Le pire, c’est qu’ils ont l’impression d’être bien partis, sous prétexte qu’ils recueillent un pourcentage croissant de votes parmi les mécontents des vieux partis. En fait, ils réussissent surtout à freiner l’essor des véritables partis alternatifs.

L’éveil d’une conscience environnementaliste ne semble susciter que des ajustements mineurs dans le choix des gadgets à consommer. Ceux qui en ont les moyens se pavanent avec des autos hybrides, les autres se contentent des petits gestes du recyclage quotidien. Le problème des petits gestes, ce n’est pas tellement qu’ils risquent de prendre la place des grands, c’est qu’ils peuvent déplacer notre champ de conscience vers la mauvaise cible. La foi a besoin d’être alimentée par des rituels, mais les rituels peuvent aussi devenir des soporifiques aussi efficaces que le chapelet ou l’aumône: ils créent de la bonne conscience à peu de frais et confortent le système social dominant sans le contester. Je préfère encore la mauvaise conscience.

Chouchous

Les citoyens de bonne volonté ne sont pas les seuls à vouloir préserver notre culture matérialiste si enivrante. Ils emboîtent le pas aux grands manitous de la nouvelle économie verte, ceux qui font fortune en convainquant les gouvernements de subventionner la destruction des vieux chars pour pouvoir en vendre plus vite des nouveaux. Ces écologistes-là sont les chouchous des gouvernements, du moins ceux qui ne vivent pas du sable bitumineux.

La progression des idéaux verts se nourrit de leur récupération comme instruments de marketing. Le vert est rapidement devenu un simple logo facilitant la vente ou le vote, tout comme le bio ou l’équitable, si bien que le consommateur finit par oublier la différence entre les trois pour ne retenir que le signe «plus»: ce sont de bons produits.

Pendant ce temps, nous laissons les riches dormir en paix. Ils ne sont pas les seuls responsables, mais leur position aux commandes des institutions leur confère une plus grande responsabilité. Il reste qu’acheter 49 $ des lecteurs DVD qu’on jettera au bout d’un an est aussi scandaleux qu’empocher des primes faramineuses pour s’acheter des jets privés, et cela en vertu de l’empreinte sociale, pas seulement de l’empreinte écologique. Ce qui importe, c’est de cibler le système même qui est en cause: celui qui définit le bonheur comme un niveau de consommation et l’être humain comme une créature animée de besoins illimités et vouée à l’irresponsabilité, puisque tout finit avec sa mort individuelle et matérielle.

Les vrais enjeux

Faut-il sauver la planète ou les humains? Comme ce sont des humains qui choisissent, la réponse semble évidente. Mais quels humains? Il peut très bien arriver que le choix soit fait par les riches seulement et vise seulement leur propre préservation, comme d’habitude. Ce qui est nouveau dans l’histoire, c’est que cette option n’est plus envisageable parce qu’on ne peut plus construire des murs ou des frontières pour séparer l’air ou l’eau des pauvres de ceux des riches, même si ces derniers préfèrent l’ignorer. Il faut à tout prix les — c’est-à-dire nous — forcer à regarder cette réalité en face.

Personne ne peut fournir les plans détaillés de la nécessaire révolution. Seuls des grands objectifs peuvent être définis. On peut les ramener à deux cibles essentielles: la transformation des institutions politiques, économiques et sociales, et l’émergence d’une nouvelle culture. C’est précisément ce à quoi s’était attaqué spontanément le mouvement altermondialiste au moment où il a émergé, au tournant du millénaire. On pourrait penser que ce mouvement s’est simplement essoufflé, mais en fait, il a été dévié. Les idéaux qui l’ont inspiré n’ont pas disparu, ils ont été noyés dans un discours écologiste plus tapageur et plus subventionné.

Culture

Au-delà de la boulimie de surconsommation et de la misère imposée à des continents entiers, il y a une culture, il y a une société avec son système économique et ses institutions. Ce sont des constructions humaines et il est donc possible de les changer, car rien de tout cela n’est irrémédiablement inscrit dans notre nature humaine. Cette nature a, pendant très longtemps, produit des économies durables et des cultures axées sur l’être humain où la liberté signifiait l’absence de contraintes, plutôt que la multiplicité des choix entre des modèles de VUS, où l’on pouvait chercher à être une richesse plutôt qu’à être riche.

Puis est arrivé le «développement», qui a fini par inverser les priorités et définir la consommation des biens matériels comme une fin en soi. Nous ne pouvons pas revenir en arrière, mais nous pouvons saisir l’occasion que nous donne la conscience écologique pour remettre notre société mondialisée sur une trajectoire historique plus prometteuse.

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Denis Blondin – Québec

Chine-USA : les citoyens –bille

La façade

La Chine s’est indignée,, samedi , des projets de vente d’armes par les Etats-Unis à Taïwan, annonçant que cette décision de l’administration Obama aurait un “impact négatif sérieux” sur les relations sino-américaines. Le vice-ministre chinois des Affaires étrangères He Yafei dénonce dans un communiqué “une ingérence grossière dans les affaires intérieures chinoise et une atteinte grave à la sécurité nationale”.

La vente d’armes à Taïwan par les États-Unis a toujours été une pomme de discorde dans les relations sino-américaines, depuis l’établissement des liens diplomatiques le 1er janvier 1979. En avril de cette même année, le président américain Jimmy Carter avait signé l’Acte de relation avec Taïwan. Cet acte est considéré comme la base légale de la vente d’armes par les États-Unis à Taïwan. Washington aurait promis de réduire progressivement ces ventes, mais cela n’a apparemment pas été le cas.

En 1982, la Chine et les États-Unis ont signé le “communiqué du 17 août”, dans lequel l’Amérique s’était engagée à ne pas chercher à réaliser une politique à long terme de ventes d’armes à Taïwan, et à réduire progressivement les ventes d’armes à l’île.

Mais les États-Unis n’ont pas respecté la promesse faite dans le communiqué.

Pendant les années 80, l’échelle des ventes d’armes par les États-Unis à Taïwan était importante, mais les armes étaient principalement des équipements obsolètes.

Dans les années 90, les Etats-Unis ont intensifié leur politique de limitation de l’expansion du communisme envers la Chine. Les ventes d’armes à Taïwan n’étaient pas aussi importantes, mais elles concernaient des armes avancées, comme des avions de chasse F-16 et des missiles Patriot Two.

Les gamins aux cheveux blancs

Quand j’étais enfant, on jouait aux billes. C’était fascinant… Il y en avait de toutes les couleurs.

Les grands ont des jeux plus dangereux, mais encore plus fascinant  : la guéguerre…

Ce qui différencie la guéguerre des jeux de billes c’est que les citoyens deviennent des billes.

La recette des bègues de l’ Histoire se font de petits ulcères en se parlant à travers les journaux.

A) 2008

Les États-Unis – suite à la voracité des cravatés simiesques de la finance – sont sous l’effet d’une crise économique qui fait du 6.2 à l’échelle planétaire.

B) 2008.1.2.6.47

La Chine, en pleine expansion, disposant de fonds, prêtent aux États-Unis l’argent nécessaire au renflouement d’une grand partie de la dette.

C) 2009

On entreprend de vendre des armes à diverses nations pour retrousser un peu son allure dépenaillée de mendiant au coin de la Terre avec un gobelet de fer blanc.

Elle trouve le Taïwan. Pays en grand besoin d’auto défense.

D) 2010

La Chine proteste.

Le nœud de cravate gordien

La Chine a donc prêté de l’argent américains pour fabriquer des armes.

Les armes sont vendues au Taïwan.

Je te donne de l’argent pour manger, tu t’achètes un couteau pour me tuer.

Les chinois produisent donc – le peuple- de la richesse que les autorités passent à ceux qui vont les tuer… un peu.

On ne sait pas encore…

La vieille Histoire

L’Histoire bégay…bbbbbbbbébbbééégaye.

Ce qui nous rappelle une autre aaaaanecdottttttttttte  : celle de Prescott Bush, le grand papa de l’insignifiant niais George qui de la maison blanche s’ennuie de son ranch et le regarde par le biais de Google Earth.

Un article de juillet 1942 en une du New York Tribune sur la banque de Prescott Bush, dont le titre était : « Hitler’s Angel has 3 million in US bank » (Le bienfaiteur de HitlerFritz Thyssenpossède 3 millions dans une banque US), entraîna l’enquête du Congrès des États-Unis qui fit fermer la Union Banking Corp., mais ne causa qu’une brève interruption dans les succès personnels et politiques de Prescott Bush. Prescott Bush,

M. P. Bush a donc prêté de l’argent à Adolf qui s’est armé, puis a conquis l’Europe. Les ricains ripostèrent et la patrie des zétats-zunis-damérique perdit de nombreux enfants par des armes fabriquées au moyen d’une main d’œuvre souterraine ( les millions de prisonniers ) et de l’argent d’un … citoyen américain.

La morale de l’Histoire

L’Histoire n’a pas de morale… Comme dans le film 2012, on sauve les singes et les perroquets, mais aussi toutes les marques d’autos prestigieuses.

Le métal et la chair.

L’argent mangeuse de chair qui mange du pauvre à longueur de journée pour son métal quotidien.

Dites-vous qu’en chacun de vos dirigeants il y a un grand impérialiste qui sommeille. Et il sommeille…

Il vous dira qu’il fait l’Histoire… En fait, il ne fait que la sienne.

On est tous le déluge de psychotiques que nous prenons pour des diamants. Des micas fabriqués de X et de x…

Le hold-up historique

Internationalnews

Conférence donnée par Myret Zaki et Etienne Chouard le 17 février 2012 à Genève

“Cette crise n’en est pas une. Tout se passe comme prévu. La tenaille de la dette s’est construite selon un mode opératoire qui a été longuement rodé dans les pays du Tiers Monde avant de s’appliquer aujourd’hui dans les pays riches”. La loi Pompidou Giscard a interdit à l’Etat français de créer la monnaie pour l’obliger à emprunter aux marché financiers, ce qui nous a entraînés dans la spirale de la dette.

“Notre constitution ne nous donne aucun droit, sinon de choisir nos maitres”. Ces maitres ne sont pas choisis par nous, mais par les plus riches.”

“Les financiers n’influencent pas le gouvernement, mais SONT le gouvernement”

“L’impuissance des peuples est programmée”.

“L’article 123 du traité de Lisbonne asservit les Etats aux marchés financiers” E.Chouard

Étienne Chouard, professeur d’Économie-Gestion à Marseille, chercheur indépendant, «Enjeux pour le peuple du contrôle public de l’État et de la banque».

Myret Zaki, rédactrice en chef adjointe du magazine Bilan, «L’État, otage du secteur financier»

Modération par Fabio Lo Verso de La Cité

Très important à partir de la 37′

VERSION “ENRICHIE” DE LA CONFERENCE PREMIERE PARTIE DISPONIBLE ICI: vimeo.com

Source

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Goldman Sachs: le Saigneur des Agneaux

Cimetière de nos avoirs…

La folie militaire – payée par les citoyens de tous les pays… qui en ont les moyens. On crée, on jette le désuet, on fabrique. Après quelques années, ces cimetières, monstrueux, deviennent le « dumping » de nos avoirs et de nos sueurs.

Beaucoup d’aluminium, si je ne me trompe. On pourrait construire des millions de fauteuils roulant.

Mais on préfère donner la tâche à des écoliers qui ramassent des languettes de canettes de « sodas » en aluminium.

Et à les rendre coupable de consommer… Sauver la planète!

Bel exemple d’hypocrisie.

Quand on pense qu’un chasseur vaut dans les 60$ millions. Ce qu’on ici représente une jolie somme de l’argent gaspillé à s’entretuer, ou à se protéger des ennemis « potentiels ».

C’est le coût de « l’intelligence » humaine au pouvoir…

Sans compter les rats financiers qui siphonnent vos sueurs.

Ça donne le goût d’aller vivre en Alaska, ou dans le Nord du Québec, sous une tente…

FCCUK.ORG

Ce qui donne le goût d’être un citoyen “modèle”….

Une certaine forme d’esclavage.

Gaëtan Pelletier

L’arrivée du citoyen boulon

PARTIE 1

Un boulon crée une liaison complète, rigide et démontable, entre les pièces qu’il traverse et presse l’une contre l’autre Wiki

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Au plus élevé trône du monde, on n’est jamais assis que sur son Cul.

Montaigne

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Dans une lettre ouverte envoyée aux médias, un regroupement de professeurs d’université dénonce le fait que l’on « n’enseigne plus à l’être humain pour ce qu’il est, mais pour ce qu’il fait. »

Il y a longtemps que l’alarme est sonnée pour l’insidieux mouvement qui fait du citoyen une sorte de boulon pour les grosses machines qui s’arrachent des morceaux de pays ici et là.

Au début des années 90, les écoles commencèrent à utiliser un nouveau vocabulaire : l’élève devint un « client », et l’enseignant, un formateur. Puis le directeur, un administrateur. Un vrai. Comme les éleveurs de moutons : salaire de base plus commission au rendement.

Comme disait le comique : « Un sourd n’est pas un malentendant puisqu’il n’entend pas du tout ».

L’éducation  a calqué  le grand monde de la finance, arrachant l’âme de l’humain pour l’intégrer au monstrueux bulldozer de la mondialisation.

Aujourd’hui, tout se règle par l’administration. Sorte de panacée aux maux…qu’elle engendre. Il y a toujours une rangée de sardines de penseurs agglutinés dans leur tour à bureau.

« Je travaille dans une boîte »… L’expression est inconsciemment consacrée.

Ils pensent… Ils réfléchissent… Ils tricotent des théories souvent fumeuses, disjointes de la réalité.

Plus ça va mal, plus on en crée pour régler les problèmes.

Le système de santé du Québec en est sans doute le plus représentatif :

Depuis 2000, le personnel administratif a crû de près de 52% et les cadres de 30% dans le réseau de la santé québécois. Pendant ce temps, le personnel soignant n’a augmenté que de 6%, révèlent des données gouvernementales compilées par la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ).

Si bien que, actuellement, environ 108 000 employés du réseau de la santé se consacrent aux soins alors que 100 000 occupent des fonctions de gestion ou d’administration. «C’est quasiment un ratio de un pour un! On est actuellement surencadré, dans le réseau, affirme le président de la FMSQ, le Dr Gaétan Barrette. On sabre toujours du côté des soins aux patients. Il y a beaucoup de confort administratif.» CPAM

Éducation

De fait, depuis 20 ans, la tendance est à l’utilisation d’un citoyen-rivet, sorte de fondue d’acier qui sert à  joindre les industries éparpillées dans le monde.

Et l’éducation est la base de cette calamité qui se répand jusqu’au point de non-retour.

Dans L’éducation victime de cinq pièges, Ricardo Petrella avait déjà noté cette tendance dans les  années 90.

« Sous l’influence des systèmes de valeurs définis et promus par les écoles de management, axés sur les impératifs de la productivité et de la performance compétitive, prêchés par leurs commanditaires ( les entreprises), le travail humain a été réduit à une « ressource ». Présentée comme un progrès (…) cette réduction a eu deux effets majeurs.

En premier lieu, en tant que ressource, le travail humain a cessé d’être un sujet social. Il est organisé par l’entreprise (…) et par la société, dans le but prioritaire de tirer de la ressource humaine disponible la meilleure contribution possible, au moindre coût, à la productivité et à la compétitivité de  l’entreprise et du pays.

Deuxième effet : dépossédé de sa signification en tant que sujet social et, donc, « extrait » de son contexte politique, social et culturel propre, le travail humain est devenu un objet. Comme toute autre ressource, matérielle ou immatérielle, la ressource humaine est une marchandise « économique » qui doit être « librement » disponible partout. Les seules limites à son accessibilité et sa libre exploitation sont de natures financières ( les coûts).

La ressource humaine n’a pas de voix sociale, pas de représentation sociale. Il n’y a, d’ailleurs, pas de « syndicats de la ressource humaine »! Elle n’a pas, en tant que telle, de droits civiques, politiques, sociaux et culturels : elle est un moyen dont la valeur monétaire d’usage et d’échange est déterminée par le bilan de l’entreprise. La ressource humaine est organisée, gérée, valorisée, déclassée, recyclée, abandonnée, en fonction de son utilité pour l’entreprise.  ( P.13, 14, L’éducation, victime de cinq pièges.).

La boussole de l’école

Les « jeunesses hitlériennes » représentent un exemple parfait de la prise en charge par un État de l’éducation du jeune, en vue de le rendre totalement soumis et modelé à une idéologie. Existe-t-il encore aujourd’hui un tel « lavage de cerveau » éducatif pour posséder des instruments de prosélytisme et de conquête ? Jeunesse hitlérienne

L’auteur parle ici des talibans. Mais dans un monde en apparence démocratique, avec tous les pouvoirs de manipulation camouflés, est-il possible de reproduire un modèle semblable  sans que nous en ayons vraiment « conscience »?

On ne sera pas étonné, alors, malgré les vœux pieux du « renouveau pédagogique » enclenché il y dix ans, de faire un constat d’échec, comme ce fut le cas pour les passagers du Titanic : trop tard. Le bateau va trop vite.

On aperçoit le morceau de glace tout en ignorant ce qui se cache dans les  profondeurs.

Il n’y a pas que les élèves – les clients, dis-je- qui vont couler.

L’école s’est depuis longtemps affilié et imbriqué au secteur économique mondialisé.

Le client a raison, l’État a raison, et tout le monde osant  protester est traité d’ignorant ou de réfractaire. D’où le parfum de désobéissance civile qui en émane, ainsi que le grand déploiement – payé par les citoyens – pour maintenir l’ordre dans une société…ordonnée.

600$ millions pour un G, c’est coûteux.

Les « spécialistes » se présentent comme le petit diplôme des politiciens. La plupart des gens n’ayant jamais mis les pieds sur le terrain.

Les enseignants, professeurs, ne sont plus de rôle réel, du moins dans un contexte social élargi : c’est l’État qui « distribue » les compétences des « décideurs ».

Voilà pourquoi la lettre dont je vous parlais arrive trop tard.

C’est encore un piège des démocraties néolibérales qui se sont  donné pour tâche de créer le citoyen parfait pour …entreprises.

Le boulon qui pense ne vaut guère mieux.

C’est seulement que le boulon a pour tâche de « vendre » la bonne nouvelle sous tous les formats.

Tous les exécutants ont de beaux lavabos…

C’est comme ça qu’on se fait crucifier…

Avec la montée des prix des aliments, on est tout près d’être rationnés au vinaigre.

La faute est aux « changements climatiques ».

PARTIE 2

Il y a des gens qui parlent, qui parlent… jusqu’à ce qu’ils aient trouvé quelque chose à dire.

Sacha Guitry

Éducation : le rouleau compresseur des compétences

La crise économique, historique et culturelle qui traverse nos sociétés, sous des modes et formes différentes, structure un paysage de menace autour de l’institution scolaire et des pratiques éducatives. Une subjectivité et un ensemble de politiques de l’immédiat disciplinent et formatent le champ pédagogique actuel.

La pédagogie qu’on nous impose se veut exercice de développement d’armes pour la vie et le sens de l’humain à éduquer tend à devenir celui d’un homme sans qualités sur lequel l’éducateur est convié à coller des «compétences clés» pour une réussite dans la vie essentiellement définie par le critère de l’employabilité.

Dans cette «nouvelle» école, on n’enseigne plus à l’être humain pour ce qu’il est, mais pour ce qu’il vaut. La connaissance n’a de valeur que si elle répond aux besoins du marché, si on peut lui accorder une valeur marchande.

En provenance essentiellement du monde de l’entreprise et relayée par une volonté technocratique d’optimiser l’efficacité des systèmes éducatifs, l’approche par compétences dans l’éducation s’introduit dans tous les pays (du nord comme du sud, à tous les niveaux des systèmes éducatifs, dans l’enseignement général comme technique), au mépris du terrain et vole un temps précieux à celui d’enseigner et d’éduquer.

Se présentant tantôt sous la forme de programmes ou pédagogies par compétences, tantôt sous de nouvelles formes d’évaluation très standardisées (quand ce n’est pas sous les trois), elle impose une logique essentiellement évaluatrice et normalisatrice du comportement, tendant à rabattre le sens de l’efficacité scolaire sur l’efficacité économique et à discréditer les connaissances. Nous pensons que, pour paraphraser Hannah Arendt, on ne saurait éduquer sans un minimum d’étanchéité de l’école aux impératifs de la recherche d’un emploi.

Nos enfants ne marchent pas tous sur le même chemin. Leurs qualités, affinités électives et ancrages socioculturels conditionnent l’état de ce chemin. Mais cela ne justifie pas que nous les appréhendions essentiellement sous la forme du manque, comme le veulent les adeptes du modèle éducatif fondé sur les compétences.

Lorsque nos institutions déterminent par exemple, à travers un «socle» de compétences, «ce que nul n’est censé ignorer en fin de scolarité obligatoire sous peine de se trouver marginalisé», que font-elles sinon entériner la fracture sociale et rendre les futurs exclus (et leurs enseignants) responsables d’une exclusion dont les racines sont ailleurs? Comment pouvons-nous instruire et éduquer sous une telle menace? Les compétences clés deviendront pour nos élèves un malheureux passeport pour la survie, nous invitant à faire un tout autre métier: construire artificiellement des comportements efficaces professionnellement et utilisables économiquement.

En la matière, l’expérience québécoise est éloquente. La réforme fondée sur les compétences, imposée depuis maintenant plus de 10 ans, a produit des ravages tels qu’aujourd’hui, ce sont les fondements mêmes de l’école publique qui sont ébranlés.

Éduquer, nous en sommes convaincus, est autre chose. Non que nous soyons agrippés aux formes académiques du passé: l’école doit répondre aux enjeux de son temps. L’un de nos défis est très certainement de parvenir à transmettre des connaissances et des savoir-faire qui «servent» aux élèves, non au sens d’une pure et simple efficacité économique et individuelle, mais d’une efficacité multiple, du sens donné au passé et au monde, de l’engagement dans la construction de l’avenir de la société…

Mais ce défi, aucune politique décidée dans l’abstrait, encore moins depuis des standards économiques et d’efficacité à courte vue, ne pourra le relever. Nous revendiquons l’expertise quant à la nécessaire invention, quotidienne et soutenue, de notre métier, l’enseignement. Et nous exigeons des instances qui nous dirigent de préférer à toute logique de pouvoir séparateur et brutal, l’accompagnement des pratiques, des recherches et expertises du terrain, afin de permettre aux enseignants de potentialiser leur puissance d’agir et de relever les défis d’une école qu’ils sont le mieux placés pour connaître.

* Les cosignataires de la lettre: Normand Baillargeon, professeur et essayiste, Université du Québec à Montréal (Québec); Gérald Boutin, professeur en sciences de l’éducation, Université du Québec à Montréal (Québec); Michel Bougard, historien des sciences, Université de Mons (Belgique); Fanny Capel, professeure agrégée de lettres, membre de l’association Sauver les lettres (France); Robert Comeau, historien, professeur associé, Université du Québec à Montréal (Québec); Kaddour Chouicha, enseignant chercheur, Université des sciences et de la technologie d’Oran (Algérie); Huguette Cordelier, ex-enseignante spécialisée, fondatrice de Sud Éducation (France); Charles Courtois, historien et professeur au Collège Royal Militaire de Saint-Jean (Québec); Liliana Degiorgis, sociologue, directrice du laboratoire de recherche de EDUCA (République Dominicaine); Angélique del Rey, professeure de philosophie et essayiste (France); Joseph Facal, professeur agrégé, Hautes études commerciales de Montréal (Québec); Luis Javier Garcés, docteur en éducation, enseignant-chercheur de l’Université Nationale de San Juan (Argentine); Willi Hajek, formateur syndical, TIE (Allemagne); Nico Hirtt, enseignant chercheur (Belgique); Ken Jones, professeur en éducation, Université de Londres (Angleterre); Sylvain Mallette, enseignant, vice-président à la vie professionnelle de la FAE (Québec); Estela Miranda, docteure en éducation, directrice du doctorat en sciences de l’éducation de l’Université nationale de Córdoba (Argentine); Rosa Nunez, membre de l’institut Paulo Freire du Portugal et professeure à la faculté de psychologie et de sciences de l’éducation de l’Université de Porto (Portugal); François Robert, consultant indépendant en éducation (France); Juan Ruiz, docteur en éducation, enseignant-chercheur de l’Université nationale de la Patagonie australe (Argentine); et Pierre Saint-Germain, enseignant, président de la FAE (Québec). Cyberpresse

Business: arme de destruction massive

Source de l’image:itelegraph

« Les barbares n’ont pas de champs, le massacre est pour eux ce que le labour est pour nous »

— Li Po (701-762), in Quand les Chinois cesseront de rire le monde pleurera de José Frèches

Des mouches aux mains d’enfants espiègles, voici ce que nous sommes pour les dieux ; ils nous tuent pour s’amuser.    Shakespeare, Le roi Lear.

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Le dieu du 20e et 21e siècle : la trilogie du business, de l’État, et du matérialisme démesuré…

Au début du siècle dernier, les frères Wright « inventaient » l’avion, Ford, la production en chaîne,  et les banquiers suivaient de près… Voler à la vitesse des chaînes de production.

Depuis des siècles, le mal a détruit des civilisations, par les guerres, l’avidité, le pouvoir.

Pourtant, le 20e siècle était prometteur : il devait de par sa technologie et ses sciences enfin soustraire l’être humain à certaines tâches pénibles.

Le progrès. Un mot certain, une notion en charpie…

Après un siècle, c’est le constat d’un échec : celui d’une autodestruction possible et de plus en plus vraisemblable.

Dans le golfe du Mexique, le pétrole coule à flot… Un incident  (sic ) qui aurait pu être évité.

Le groupe pétrolier BP était sérieusement préoccupé par sa plate-forme Deepwater Horizon, mais a néanmoins violé ses propres règles de sécurité, a rapporté tard samedi le New York Times, citant des documents de la compagnie.

Le 22 juin 2009, des ingénieurs de BP estimaient que l’enveloppe métallique que la compagnie voulait utiliser pourrait céder sous une forte pression, selon la même source.

«Cela serait certainement le pire scénario», mettait en garde dans un rapport interne Mark Hafle, un ingénieur spécialiste en forage chez BP.

La groupe pétrolier a néanmoins maintenu sa décision d’utiliser ce coffrage, mais seulement après avoir obtenu la permission d’autres responsables de BP car une telle mesure violait les propres règles de sécurité de la compagnie, poursuit le journal citant le rapport. Cyberpresse

L’alliage venimeux

La cupidité a toujours fait partie de ce monde. Ce que l’on a détruit pour civiliser a laissé des traces dans l’Histoire: les Conquistadors espagnols, non seulement détruisirent les civilisations de la Mésoamérique , mais certains s’entretuèrent  pour l’or.

C’était au temps où briser une civilisation « barbare », au sens de différente, n’avait pas d’effet sur une planète. Des boutons d’acné dans le visage d’un humain adolescent.

C’est la supériorité technologique qui permit ces « victoires ». C’était là le commencement de la « preuve faite » de la supériorité du développement technologique, ce dieu si cher à l’Occident.

Si l’idée de  Civilisation fut longtemps liée à celui de religion et d’organisation selon un modèle « précis et fermé »,  la nouvelle religion de l’argent pour l’argent est en train d’avaler une planète. Car l’alliage d’une finance corrompue avec celles de développements  technologiques vient de souder le diable à la machine.

Le monde ne sera plus jamais le même…

Connaître et savoir : l’eau de javel au service du barbarisme cravaté

Le barbarisme actuel est la censure de la différence appuyé par le rouleau compresseur des machines à produire des Inc. par procédé de robotisation.

Le « piton »…

Dès lors, les responsables n’ont plus de nom, mais seulement des acronymes : BP, GS, PC, PLC, ONE, ONU, et le reste… On a les Attila techno-monétarisés virtuels… Des Attila de claviers…

On ne sait plus trop qui pendre…

Pendre des lettres ou les passer à la guillotine?

On n’a jamais autant dormi dans un monde ou l’on vend de la « connaissance » pour camoufler le savoir…

Le savoir se distingue par divers traits d’un ensemble de connaissances en particulier par la dimension qualitative : l’acquisition d’un savoir véritable suppose un processus continu d’assimilation et d’organisation de connaissances par le sujet concerné, qui s’oppose à une simple accumulation et rétention hors de toute volonté d’application. Au niveau individuel le savoir intègre donc une valeur ajoutée en rapport avec l’expérience vécue et de multiples informations contextuelles. Savoir, Wiki

Il est important de faire la différence puisque nous vivons de plus en plus sur une accumulation de connaissances fascinantes, mais confuses, désordonnées, chaotiques…

Le « spécialiste » est le Satan du siècle…

On est loin du petit amérindien catholicisé, tiré de sa tribu, rasé et civilisé selon UN code. Nous voilà en face de pays, de continents, et d’une boule bleue…

Mais toujours UN code…

Les squeegees fluo

Quand les barbiers de la finance vous font une coupe, soyez sûr que vous vous retrouverez avec le crâne d’un squeegee, non plus au coin d’une rue, mais sur un blog ou dans le Golfe du Mexique à décrasser les macules mondialisées.

Nous sommes devenus les « femmes de ménage » de la saleté des banquiers, des requins aux dents en or… C’est ce qui nous pâme… Ils jouent de l’argent comme Jimmy Hendrix jouait de la guitare.

Des requins rock : avec la distorsion qui s’ensuit…

On ne mâche pas les proies, on les dépèce du corps à l’âme : Monsanto, BP, GS, … Fabuleux! Hitler avait Éva comme couverture… Les amours des avaricieux ont tous des amants acronymes. Ils sèment entre eux et se récoltent entre eux… Un monde Monsanto capable de créer un plante résistante  aux poisons.

Satan n’a d’intérêt que pour les ombres…  Les noirs, jadis, n’avaient pas d’âme… Nous voilà à l’ère des nègres fluo à laver des vitres grandes comme les océans.

Peut-on aller aussi bas dans « l’acceptation »?

Peut-on aller aussi loin dans l’auto tricotage des chaînes?

Je pense que oui…

Le « rôle » de la démocratie

Théoriquement, la démocratie serait efficace.

Comme les rois de jadis. Mais elle s’est trouvé une religion : « la banquise ». C’est froid, inhumain, mais ça a l’effet d’un stroboscope : on est étourdi et on perd de vue l’essentiel.

Regarde avec tes oreilles, disait Shakespeare. Sinon c’est la brisure  entre le savoir et la connaissance.

La démocratie?

La voilà devenue un château de pierres dormantes, une catatonie (forme de schizophrénie caractérisée par des périodes de passivité et de négativisme alternant avec des excitations soudaines) dans une soutane blanche comme un lavabo de PDG.

La démocratie est l’ombre de la finance. On ne peut pas être plus « volatile » et léger… Elle ne marche que si la finance « marche »… C’est un crédo souffreteux qui nous empoisonne l’existence.

C’est une reine qui vit dans un château, mais qui n’a plus de pouvoirs.

Il est minuit moins cinq…

Nos « représentants » portent maintenant le ridicule de leur attribut.

Comme les vendeurs de « brosses »….

L’argent soûle…

Sagesse et technologie

C’est là le drame… On a cultivé, en un siècle, une technologie enivrante – et ce dans de nombreux domaines – sans y lier le « savoir » nécessaire.  De sorte que nous nous retrouvons avec des dirigeants et « spécialistes »  en culottes courtes, les poches bourrées d’argent, comme les enfants avec des jeux vidéo.

Nos dirigeants  sont niais et ignorants,  joufflus pourprés, les jambes blanches comme la tête, à sautiller devant leur réussite sans faire le lien avec  le phénomène de la naissance du « Je » fabriquée par un « Nous ». Tout est relié… On appelle cela la socialisation… Ni conscients  des forces de la Vie. Des « supérieurs » répugnants avec un discours d’eau de Cologne. Les rois de jadis ne se lavaient pas, ils se parfumaient…

On n’a jamais autant camouflé les odeurs de la pestilence de ce dieu qui passent dans nos vies comme les lucioles que nous attrapions, enfants, et placions dans des bocaux.

***

La « machine » vient de surpasser l’Homme incapable de la contrôler ou de s’en servi à bon escient.

Tout cela peut se résumer dans le film Avatar que plusieurs critiques ont dénigré. « Avatar, n’est pas un grand film! ».

Non, ce n’est pas un grand film pour les non-voyants de l’Histoire.

Pourtant, il la résume en 162 minutes : refuser de voir la grandeur de la différence, de la Nature,  et de l’humanité  dénuée de technologie : des  nègres bleus à convertir…  Il ne peut y avoir de cohabitation entre les humains  si les humains perdent le lien qui les unit : l’échange, le don de soi, la fraternité.

Ce n’est pas un choix, c’est une nécessité pour la survie.

Tout le « mouvement » humain est désormais soumis à une technocratie de paperasse, de lois à contourner, de règlements. Nous voilà « machines issues de la machine »…

Prenons cinq minutes de silence, comme si quelqu’un d’important allait mourir…

Nous.

Les simples, les travailleurs, les éclopés, les croyants naïfs… Les gens qui luttent contre cette  trilogie de poisons organisés qui se prennent pour des dieux.

Courez   pour  vous procurer des iPad…

Le grand problème est qu’on ne peut y déplacer des nappes d’huile avec un doigt. La planète n’est pas « virtuelle »…

C’est le miroir du 21e siècle pour les indigènes aux  cerveaux stérilisés et manipulés.

En jetant un œil « en arrière » sur l’Histoire, c’est à se demander si elle n’est pas  davantage une destruction « chanceuse » mais persistante.

La survie n’est pas une réussite, c’est un échec de la Vie.

Pourtant, on avait tout pour réussir… La cupidité à la Ponzi est une arme atomique…

J’ai toujours trouvé que la cravate ressemblait à une épée suspendue au cou de ces gens « propres »…

Dialogues d’acariens

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Il était une fois deux acariens qui, le ventre plein, essayaient  de comprendre le monde dans lequel ils vivaient.

-    Notre repas vient de se lever pour aller travailler.

-    Ouais! Ils travaillent tellement ces temps-ci que leur peau tombe en lambeaux. La nourriture chute du ciel. Il ne reste plus qu’à ramasser. Plus le temps passe, plus il y a de nourriture… J’ignore de quoi ils se nourrissent,  mais on parle de carcasses d’animaux morts…

-    Ils viennent d’ouvrir le soleil…

-    Les rideaux de la chambre?

-    Je ne sais pas trop ce que c’est… C’est une théorie de notre confrère qui habite à l’autre bout du matelas.  Il prétend qu’il y a de la vie après la lumière…

-    Ridicule!

-    Penses-tu qu’il existe une vie en dehors du matelas?

-    Probablement! Mais notre nourriture est trop occupée à travailler : elle ne pense plus. Elle arrive, elle ferme les yeux et s’endort. D’ailleurs, je trouve qu’elle a un goût étrange depuis quelques vies.

-    Si on regarde dans la lumière, qu’est ce qu’il peut y avoir?

-    J’imagine qu’il ya d’autres matelas, d’autres acariens, d’autres mondes…

-    Des mondes-maison?

-    Oui.

-    Ce n’est pas sérieux?

-    C’est ce que m’a raconté un acarien. Un jour il était pris dans un orifice de notre masse de nourriture et la masse regardait un astre par la fenêtre. Comme si, loin, très loin, le monde serait infini…

-    Ça n’a aucun sens.

-    Ce n’est rien. J’ai un ami qui a inventé une lunette qui grossit.

-    Et?

-    Il a vu un monstre volant.

-    Beurk!

-    Notre nourriture l’a tué, je dirais détruite avec un manche de métal muni d’une palette jaune. Ça volait… C’était jaune, avec des stries et ça menait tout un vacarme.

-    Voyons! Voler, tu veux dire n’avoir rien sur quoi marcher….

-    Rien! Enfin, il y aurait une substance inconnue, plus légère que le matelas…

-    Je n’y crois pas…

-    Ben mon ami, le scientifique, m’a dit que c’est le carburant de notre nourriture. Ils en avalent toujours, ils ne cessent d’en avaler. C’est comme une nourriture invisible qui les fait vivre…

-    Je ne sais pas si tu es allé faire un tour sur la bouche le matin… Ça pue.

-    Il y a une nourriture qui fait tellement de pellicules que j’en ai fait une indigestion.

-    J’ai entendu dire qu’il y a une mode en ce moment : on fait venir la nourriture de la chevelure pour la transporter à des milliers de millimètres.

-    Sérieux?

-    Très sérieux. On appelle ça la globalisation. J’ai découvert toute une mine dans un orifice. Le problème est qu’il y a des bruits qui entrent, et c’est visqueux. En plus, temps en temps, on y enfonce un truc bizarre qui déloge toute la nourriture de la nourriture.

-    On pourrait faire fortune avec ça.

-    Ouais! Je sais. 90% des acariens ne connaissent rien de cet orifice.

-    Nous allons dire de ne pas y aller, c’est trop dangereux.

-    Bonne idée! On leur dira que ça n’existe pas. Et quand la nourriture sera partie en vacances, on leur vendra de ces résidus engrangés. Mieux encore, on leur fera croire que plus ça vient de loin, meilleur c’est…

-    C’est honnête?

-    T’as qu’à rien dire… J’ai d’ailleurs avertis certains de ne pas aller à certains endroits du matelas, sinon, ils risquaient de tomber en bas du monde…

-      T’es génial…

-    Comme ça on les contrôlera…

-    Et qu’est ce qu’on fera avec tout cet avoir?

-    Une fois qu’ils seront pauvres, on n’aura plus qu’à jouir de la vie. On leur dira où aller chercher la nourriture… Ils nous l’apporteront…

-    Pourquoi?

-    Parce que c’est nous qui savons où elle se trouve. Il y a des moments dans la semaine où il n’y a presque pas de nourriture. Je ne sais pas trop ce qu’ils font ces nourritures. Mais ils nous quittent… Il y a une sorte de mur, là-bas, au loin : Wall Street.  Alors on reste là, presque affamés… Mais si on connaît les cycles, on pourra les mettre dans un endroit, les garder, et vendre à grand prix.

-    Mais ceux qui vivent sur ce coussin noir qui ne sert à rien, sauf à décorer le monde… On va les laisser mourir?

-    Ils sont si naïfs qu’ils croient que le coussin est le monde, alors que c’est le matelas. Le matelas est divisé en multiples carrés : les pays. Tout le monde croit que les coutures sont les limites de leur pays.

-    Mais on pourrait leur dire qu’il existe un monde plus grand qu’un coussin?

-    S’ils en  savent trop, nous risquons de perdre notre confort. Et, surtout, notre pouvoir sur le matelas. C’est ça savoir être bien : c’est garder les autres dans l’ignorance. D’ailleurs, il en est plusieurs qui habitent loin de la nourriture et à qui j’ai acheté leur carré. Étant donné qu’ils sont enfermés dans les carrés, ils sont déjà divisés. Le monde est rond, mais le pouvoir est carré.

-    Comment on fera?

-    On leur donnera des médailles et des récompenses. Tu connais l’orgueil des acariens… On n’a qu’à leur donner un peu de gloire… On leur dira que s’ils n’obéissent pas, ils seront privés de la nourriture. Puis, étant donné qu’il commence à avoir trop d’acariens, la nourriture qui couche sur le matelas commence à être insuffisante. Plus de nourriture.

-    Sans nourriture?

-    Non. Juste une médaille représentant un honneur. Il suffit de les connaître et de bien enrober notre message. Si on leur dit que le ramassage de la nourriture est la chose la plus important au monde, ils le croiront. Mais on n’est pas obligés de leur donner de la vraie nourriture. On trafique de petits mélanges… Style: Masanté…

-    Si certains découvrent notre subterfuge?

-    C’est simple, on contrôle leur savoir.

-    Comment?

-    En leur disant ce qu’il faut savoir. Comme c’est nous qui contrôle  leur faim, nous leur diront comment sortir de leur faim.

-    Comment?

-    Le moyen est simple : plus ils travailleront à ramasser la nourriture, plus ils seront riches… Comme nous… Comment pourraient-ils deviner notre combine? C’est ainsi que nous procédons. Alors ils se diront qu’en procédant comme nous ils deviendront comme nous.

-    Pour revenir aux coussins décoratifs…Il y a présentement une guerre entre le clan du cousin noir et celui du coussin blanc…

-    C’est normal : moins on possède, moins on est dans le confort. Alors au lieu de leur donner du savoir, nous allons créer une famine. Quand les acariens ont le ventre creux ils ne sont pas intéressés au  savoir, ils sont intéressés à manger. Et tout leur esprit est pris dans ce piège, dans cet enfermoir… »Le ventre vide est le plus grand avaloir de l’esprit… Tu es bien naïf!

-    Naïf?

-    C’est comme ça qu’on crée la richesse.

-    Mais c’est nous qui en profitons?

-    Ouais! Mais il y a des malins qui pensent comme moi…

-    Et la guerre des coussins?

-    Ah! J’ai engagé un fabricant d’armes. Il a trouvé le moyen de récupérer toutes les pinces des acariens morts…

-    Ça donne quoi?

-    J’ai pensé à tout : j’ai donné assez de connaissances à un acarien qui a travaillé sur le  moyen de greffer ces pinces sur d’autres acariens… De sorte qu’ils pourront se défendre mieux… Puis j’ai créé d’autres compagnies, dans presque chaque carré du matelas en leur disant qu’il fallait s’armer pour défendre leur carré.

-    Et ils se défendent mieux?

-    Disons qu’ils se tuent mieux…

-    Mais s’ils se tuent mieux nous allons perdre nos clients.

Il éclata de rire.

-    Je leur ai dit que pour progresser il fallait augmenter leur population afin d’avoir plus de cueilleurs et de soldats. Alors ils sont certains qu’en augmentant le nombre d’individus ils finiront par vivre mieux. Et leur productivité… On appelle cela, la croissance économique… Il suffit de trafiquer un peu les chiffres….

- Rien que ça?

- Non. Diviser leurs croyances… Étant donné qu’ils sont ignorants de ce qu’ils appellent « dieu », celui qui est en eux, il faut monter un système en leur faisant croire qu’il est à l’extérieur d’eux.

- Je ne comprends pas trop…

- C’est assez simple : celui qui  est la nourriture va cesser de produire  un jour.

Mais d’autres nourritures viendront, d’autres matelas. Alors si on pique leur curiosité en leur disant que la nourriture est fabriqué par une super créature qui créée toutes les nourritures, il faudra lui donner un nom. Ou en inventer un… Plus on créera de noms, plus ils vont se diviser pour affirmer « leur vérité ». Plus on aura de « vérités », plus on vendra des pinces. Plus on dira que la nourriture risque de nous quitter un jour, plus ils croiront que la vie a une fin. On pourra inventer des noms : Henri, Sébastien, Jésus, Céline, Wing-Wang, etc.

-          Tu es un génie.

-          Ah! Ça!…

-          Regarde à la fenêtre, la lumière vient de s’ouvrir.

Au moment où il se retourna, il lui flanqua une pince d’acariens dans le dos. L’autre se retourna, l’œil vitreux, et esquissa une grimace.

-          Je t’ai donné le secret… Pourquoi m’as-tu trahi?

-          Je ne suis pas dupe… En tuant ceux qui ont le secret, on multiplie par dix l’ignorance des acariens. Et la pince que tu as dans le dos vient du labeur de ceux qui ne savent rien. Il faut être peu pour être riches… En plus, tu étais devenu un dieu pour eux…Ils croyaient en toi…

L’acarien s’écroula, se mit à cracher du sang et se sentit aspiré par la fenêtre.

-          Pourquoi?

-          Pour que maintenant, ils croient en moi… Certains commençaient à ne pas être dupes de ton « secret »… Ainsi va le monde des acariens…  Celui qui tue le porteur de secrets éventrés,  a l’apparence d’un créateur…

C’est comme ça depuis le début du matelas…

On perpétue tous le même système… C’est l’apparence qui compte. Et les grands mots qu’on transmet avec orgueil comme tu l’as fait… On meurt tous d’orgueils et de miroirs. J’ai donc promis à ceux qui me suivraient d’avoir un peu de ce monde en multipliant les faux savants comme toi.

J’avais bien compris la formule : créer de faux petits rois. Quant à ceux qui ont faim, ils ont faim de rois. Et plus ils ont faim, plus ils veulent des rois.

Suffit de changer le nom des rois.

Voyons! Le roi est mort, vive le roi!

Ce jour-là, des milliards d’acariens parcoururent les rues pour fêter leur victoire en jetant la statue du tyran et en transmettant l’image de son cadavre à travers tous les médias.

Pour la délivrance, l’acarien fit faire une sculpture de la pince qui avait transpercé le tyran.

Chaque enfant reçut en cadeau, dans les semaines qui suivirent, une pince d’acarien qu’ils pendirent au coup et qui devint signe de délivrance.

Et chaque acarien reçut en cadeau la recette pour se prémunir contre les méchants acariens.

De demain à hier

Septembre 1929

“Il n’ya aucune raison de s’inquiéter. La marée haute de la prospérité va se poursuivre.” – Andrew W. Mellon, secrétaire au Trésor.

14 octobre 1929

«Secrétaire Lamont et les fonctionnaires du département du Commerce a refusé aujourd’hui les rumeurs selon lesquelles une dépression sévère dans les affaires et l’activité industrielle était imminente, ce qui avait été fondée sur une interprétation erronée d’un réexamen des industriels et des conditions de crédit émises plus tôt dans la journée par le Federal Reserve Board ». – New York Times

5 décembre 1929

«Entreprise du gouvernement est en bon état.” – Andrew W. Mellon, secrétaire au Trésor

28 décembre 1929

«Maintien d’un haut niveau général des affaires aux États-Unis au cours de Décembre a été examiné aujourd’hui par Robert P. Lamont, secrétaire au commerce, comme une indication que l’industrie américaine avait atteint un point où une rupture dans le cours des actions de New York ne signifie pas nécessairement une dépression nationale “. – Associated Press expédition.

13 janvier 1930

“Les rapports au ministère du Commerce indiquent que les entreprises sont dans un état satisfaisant, Secrétaire Lamont dit aujourd’hui.” – Le point Nouvelles.

21 janvier 1930

“Signes évidents que les entreprises et l’industrie ont tourné le coin de la période temporaire d’urgence qui a suivi la déflation du marché spéculatif ont été vus aujourd’hui par le président Hoover. Le Président a déclaré les rapports au Conseil des ministres a montré la marée de l’emploi a changé dans la bonne direction ». – Envoi Nouvelles de Washington.

24 janvier 1930

«Le commerce de récupération maintenant terminée le Président l’a dit. Business Conference rapports d’enquête industrie a progressé de pouvoir. Aucun besoin de stimulants! Progrès dans tous les sens par les prévisions du printemps précoce.” – New York Herald Tribune.

8 mars 1930

“Le président Hoover prédit aujourd’hui que le pire effet de l’écrasement en cas de chômage aura été adoptée pendant les soixante jours suivant.” – Washington Dispatch.

1 mai 1930

«Bien que l’accident n’a eu lieu il ya six mois, je suis convaincu que nous avons maintenant passé le pire et a continué avec l’unité de l’effort de nous retrouver rapidement. Il ya une certitude de l’avenir d’un peuple dont les ressources, l’intelligence et le caractère du peuple des États-Unis – qui est, de la prospérité ». – Le président Hoover

29 juin 1930

“Le pire est passé sans aucun doute.” – James J. Davis, Secrétaire d’Etat au Travail.

29 août 1930

«Mai ouvrier américain aujourd’hui envisager l’avenir avec confiance.” – James J. Davis, Secrétaire d’Etat au Travail.

12 septembre 1930

«Nous avons touché le fond et sont à la hausse.” – James J. Davis, Secrétaire d’Etat au Travail.

16 octobre 1930

“Regarder vers l’avenir, je vois dans la nouvelle accélération de la science continue emplois pour nos travailleurs. La science permet de guérir le chômage”. – Charles M. Schwab.

20 octobre 1930

“Le président Hoover a désigné aujourd’hui Robert W. Lamont, Secrétaire du Commerce, en tant que président du comité spécial du Président sur le chômage.” – Envoi de Washington.

21 octobre 1930

“Le président Hoover a convoqué le colonel Arthur Woods pour aider à placer 2.500.000 personnes de retour au travail cet hiver. – Washington Dispatch

Novembre 1930

“Je ne vois aucune raison pour que 1931 ne devrait pas être une année extrêmement bien. – Alfred P. Sloan, Jr., General Motors Co.

20 janvier 1931

“Le pays n’est pas en bon état.” – Calvin Coolidge.

9 juin 1931

“La dépression a pris fin.” – Dr. Julius Klein, secrétaire adjoint du Commerce.

LES DÉCHETS DE LA «CIVILISATION»

Rien ne va plus dans les services sociaux du Grand Nord québécois. Aux prises avec des cas de plus en plus lourds et à des ressources faméliques, une dizaine d’intervenants sociaux du Nunavik sont sur le point de craquer. Avec l’appui de leurs patrons, ils appellent Québec à l’aide. La stuation des enfants se dégrade Cyberpresse.

Quand le plastique rencontre un arbre

La «civilisation» ne produit pas seulement des déchets matériels, elle produit des déchets humains.

Ceux qui ne servent à rien pour cet univers techno-bobo, les affriolés de l’avoir au lieu de l’être sont des sourds et de nouveaux conquérants. Et comme les conquéerants ils veulent les «transformer» en eux… Ce qu’ils considèrent de mieux.

Il n’y a pas plus grande haine que l’absence d’acceptation : car la haine est aussi une absence de compréhension des autres. Pis encore, c’est une fermeture d’esprit, une nombrilisation tuante.

Les amérindiens, les Inuits, les autres… Tous ont été victimes de cet assommoir d’un nouveau crédo : avoir c’est être.

L’amérindia

Dans les années 60 je suis allé travailler, comme étudiant, dans des camps de bûcherons en Abitibi.

J’avais 17 ans.

Nous étions «enfermés» dans un camp, à travailler 7 jours par semaine. Et puis un jour, dans cette grande forêt, les maringouins se pointaient le soir en si grand nombre, que la fenêtre était un écran noir, nous avons décidé de nous payer une petite tournée dans un village à quelques kilomètres du camp.

Trois hôtels et quelques maisons… Ce qui aurait fait une belle chanson country…

Je me suis retrouvé vers minuit dans une tente amérindienne, avec un jeune garçon, une femme, son mari, un bébé suspendu aux poteaux de la tente.

J’étais entré dans un nouveau monde.

Nous étions trois. Les autres étaient des gens dans la cinquantaine qui essayaient d’avoir les faveurs de la femme.

Je ne les ai pas trouvés pauvres. J’ai essayé de comprendre ce monde singulier. Il y avait une lampe au plafond. Comme un petit réverbère tranquille et penaud qui branlait de temps en temps.

L’amérindien était d’accord pour «prêter» sa femme…

La vente du bocal

Plus tard, on a voulu leur donner ce qu’ils n’avaient pas. On les a enfermés dans des petits lopins de terre et on leur a vendu notre mode de vie. On leur a coupé les cheveux, on les a christianisés, et on les a enfermés dans des cages de bois de quelques hectares de forêt.

Un mode de vie ne se vend pas. Une âme ne s’achète pas.

Nous, les «savants», les «civilisés», les technocrates, nous sommes incapables d’accepter qu’un poisson va dans l’eau et un oiseau dans l’air. Nous ne savons rien du bien être d’avoir tout sans rien désirer… Ni même la femme de l’autre.

Eux, savent. Eux savent que tout appartient à tout.

Même si nous leur fabriquons un château de marbre, ils n’y sont pas à l’aise. Même si nous leur donnions nos maisons préfabriquées, bien carrées, ils n’y sont pas à l’aise.

Comme les poètes dans un univers wallstreetéien (sic).

Alors nous dépensons des fortunes pour leur «bonheur» à recycler des déchets que nous avons créés.

Un amérindien avec une antenne parabolique…

Beau cadeau !

On leur envoie des «intervenants»… Comme si après leur avoir donné un bon coup de hache, on leur envoyait des «médecins de l’âme» pour calfeutrer leur fendillement intérieur.

Et pour les moutons de pharmacie…

Je ne sais pas pourquoi je les aime…

Peut-être que le «sauvage» en moi se réveille à voir ça.

Le plus grand rêve de ma vie avait été d’aller vivre dans le Nord, loin de tout… Et, en même temps, loin de rien.

Là où on ne se réveille pas la nuit pour compter des moutons à l’époque où l’on vend des moutons roses à la pharmacie.

Démolition contrôlée de l’économie mondiale

Par François Marginean

Voilà venu 2011. Bonne année. Et bonne chance! Car selon tous les indicatifs financiers et économiques, les choses ne vont pas s’améliorer cette année. En fait, elles risquent de devenir encore plus glauques.

La classe moyenne est en passe d’appartenir à la classe pauvre, pendant que les riches en empilent davantage pour ainsi agrandir le fossé entre ces deux classes qui resteront: les extrêmement pauvres et les ultra riches. C’est la tiers mondialisation des pays riches… qui ne le sont déjà plus vraiment. Tous les pays occidentaux croulent sous les dettes qui disons-le clairement, sont simplement impossibles à rembourser. Certains peuvent croire que cela n’est qu’un cycle normal ou un accident de l’économie, mais plus ça va, plus cela a l’air d’un terrorisme économique bien organisé. Assistons-nous à la démolition contrôlée de l’économie mondiale? À vous d’en juger.

Et si ce chaos était causé volontairement et par avarice? En créant un problème, on force une réaction qui demande alors une solution qui est en fait déjà préparée d’avance pour servir les intérêts de ceux qui s’enrichissent toujours de ces crises économiques. Une économie planifiée pour un nouvel ordre mondial qui passe par les systèmes financiers, dans le but d’asservir la population mondiale par la dette et le contrôle de la création de la monnaie.

Portrait de l’économie

Aux États-Unis, pour la première fois depuis 2008, l’inflation frappe les consommateurs de plein fouet. Les prix de la nourriture ont augmenté 50% plus rapidement que l’inflation générale en 2010, surpassés seulement par les couts de transport et des soins de santé, selon les chiffres publiés dernièrement par le U.S. Bureau of Labor Statistics. Des économistes prédisent que cela n’est que le début. Alimenté par les couts plus élevés du blé, maïs, sucre, soja et de l’énergie, les consommateurs pourraient voir leur prix d’épicerie augmenter de 4% d’ici la fin de l’année. Toutes les évidences pointent en direction d’une augmentation dramatique des prix de la nourriture à l’échelle planétaire, incluant la possibilité de connaitre des pénuries. Ces pénuries pourraient être causées par un mélange de températures froides et d’actes manqués de la part du gouvernement.

Le prix du pétrole vient d’atteindre des sommets pas vus depuis plus de deux ans, à $92,58 le baril, avant de redescendre momentanément sur le NYMEX. Cela n’avait pas été vu depuis octobre 2008. Joe Petrowski, directeur général de Gulf Oil et du Cumberland Gulf Group, a déclaré sur CNBC que le prix du pétrole pourrait monter jusqu’à $150 le baril d’ici cet été. De plus, l’Inde est en train de considérer l’abandon du dollar américain dans ses transactions de pétrole avec l’Iran. La monnaie de remplacement serait le yen japonais et le dirham émirati. Les États du Golfe persique ont tenu des discussions privées avec la Russie, la Chine, le Japon et la France pour remplacer le dollar américain par un panier de monnaies pour effectuer les échanges de pétrole, selon ce qu’a révélé le journal britannique The Independent.

 

Selon le Centre for Economic and Business Research, l’euro a seulement 20% de chance de survivre sous sa présente forme au cours des dix prochaines années. Il se pourrait même que la zone européenne ne survive pas l’année. Le directeur Douglas McWilliams pense que le niveau de vie des européens devrait diminuer de 15% dans les plus faibles économies et que les dépenses gouvernementales soient coupées pour préserver une monnaie unique. Le CEBR averti que les problèmes financiers qui ont amputé la Grèce et l’Irlande vont se propager aux autres pays européens aux prises avec des dettes faramineuses. Selon le rapport, il pourrait y avoir une crise de la zone européenne au printemps, « si ce n’est pas avant », avec l’Espagne et l’Italie dans la mire de tir. M. McWilliams opine que pour sauver la monnaie unique européenne, il faudrait couper drastiquement dans le niveau de vie en Irlande, Grèce, Espagne, Portugal, et en Italie en plus de réduire leurs dépenses gouvernementales de l’équivalent de 10% de leur PIB.

Aux États-Unis, la liste des villes majeures qui vont manquer d’argent pour les fonds de pension s’allonge. Plusieurs villes sont dans le trouble. Voici une liste des dix principales villes qui sont menacées par ce manque de fonds de l’ordre de 1 à 122 milliards de dollars d’ici une dizaine d’années: Philadelphie, Chicago, Boston, Cincinnati, St Paul, Jacksonville, New York City, Baltimore, Détroit et Fort Worth. Une étude indépendante de Standford fait état d’un manque de plus de $500 milliards pour le système des fonds de pension de la Californie. De nouvelles lois sur les fonds de pension sont proposées pour forcer les municipalités à augmenter les taxes foncières de 60%. Ajoutez à cela un fait inquiétant: commençant le 1er janvier 2011, plus de 10 000 Baby Boomers vont atteindre l’âge de la retraite, soit 65 ans. Cela continuera de se produire à chaque jour pour les prochaines 19 années. Les statistiques pointent en direction d’une sévère crise des fonds de pension.

En réalité, c’est une centaine de villes américaines qui font face à la banqueroute en 2011, faisant défaut sur leur dette cumulée qui atteint les 2 trillions de dollars ($2000 milliards), ce qui risque de faire dérailler davantage l’économie des États-Unis. Les villes européennes sont aussi en danger: Florence, Barcelone, Madrid, Venise sont toutes dans le trouble. 2011 sera l’année des faillites municipales, selon plusieurs analystes comme Meredith Whitney. Cette tendance risque de s’accélérer sauvagement cette année.

Ce qui est a été fait aux futures générations durant les 3 dernières décennies est absolument criminel. Il y a 30 ans, la dette nationale des États-Unis était tout juste sous la barre d’un trillion de dollars. Aujourd’hui, la dette officielle est 14 fois plus élevée et les années à venir ont l’air absolument apocalyptiques à ce point-ci. Les enfants et les générations suivantes ont été rendus esclaves de dettes perpétuelles. Cet article donne 17 statistiques concernant la dette nationale américaine. En voici quelques-unes:

#1 En date du 28 décembre, la dette nationale était de $13,877,230,355,933.00.
#2 Si le gouvernement fédéral commençait à ce moment même à rembourser la dette nationale à un taux d’un dollar par seconde, cela prendrait plus de 440 000 ans pour rembourser la dette nationale.
#3 Si le gouvernement fédéral commençait à rembourser la dette nationale à un taux de 10 millions de dollars par jour, il faudrait approximativement 3800 ans pour rembourser la dette nationale.

#4 La dette nationale américaine augmente d’environ $4 milliards quotidiennement.

#5 Le gouvernement US emprunte environ 2,63 millions de dollars chaque minute.
#6 Il est prévu que le gouvernement américain devra payer 900 milliards de dollars seulement en intérêts sur la dette nationale d’ici 2019.

#7 Un trillion de billets de $10 collés ensemble, ferait le tour de la planète plus de 380 fois. Ce montant d’argent ne serait pas encore suffisant pour rembourser la dette nationale américaine.

#8 Le Congrès américain a augmenté la limite de la dette fédérale six fois en tout juste trois ans.
#9 Le 111ième Congrès a ajouté plus à la dette nationale que les 100 premiers Congrès combinés.

Si c’est chiffres semblent impressionnants, comparons-les avec ceux du Dr. Kotlikoff, professeur en économie à l’Université de Boston, qui lui possède les chiffres officiels pour 2010 provenant directement du Congressional Budget Office qui a publié son rapport officiel en juin dernier – Long-Term Budget Outlook. Selon ce qu’a calculé Kotlikoff, la dette nationale se chiffre en vérité à $202 trillions, ce qui est 15 fois le montant de la dette officielle.

 

Qu’est-ce qui sera fait pour contrôler cette dette montante? Rien. Au contraire, le gouvernement américain songe plutôt à augmenter encore une fois la limite maximale d’endettement à $14,3 trillions. Si le Congrès américain refusait d’entériner cette décision, le pays risque de faire défaut sur ses obligations.

Au Canada, la crise économique menace de limiter la croissance future du PIB, à moins que, nous dit-on, le gouvernement élimine les barrières empêchant les financiers étrangers de prendre possession de tout ainsi que celles bloquant les personnes âgées de travailler, selon un rapport publié la semaine passée, par le Centre for Study of Living Standards, qui regroupent des économistes liés au Fond Monétaire International (FMI).

La deuxième moitié de 2011 marquera le moment où tous les opérateurs financiers mondiaux vont enfin comprendre que l’Occident ne va pas repayer en totalité une partie significative des emprunts consentis au cours des deux dernières décennies. Selon LEAP/E2020, ce sera autour d’octobre 2011 que cette situation explosive sera révélée au grand jour, en raison de la chute d’un grand nombre de villes et d’États des États-Unis, pris dans une situation financières inextricable découlant de la fin du financement fédéral de leurs déficits, tandis que l’Europe fera face à un très important besoin de refinancement de la dette.

 

Des hommes d’affaires ont laissé entendre dans un article du journal The Telegraph , que les taux d’intérêts devront être multipliés par six au cours des deux prochaines années pour contenir l’inflation montante. Cela amènera une douleur financière à plus de sept millions de propriétaires de maisons qui possèdent des prêts hypothécaires à intérêts variables.

 

En 2010 aux États-Unis, la Federal Deposit Insurance Corp. (FDIC) a enregistré un nombre record de 157 faillites bancaires, du jamais vu depuis 1992. 860 institutions bancaires en problème étaient sur la liste de la FDIC en date du 30 septembre 2010.

 

Bref, la classe moyenne est systématiquement effacée et réduite à néant, autant en Amérique qu’en Europe. Voici 22 statistiques qui prouvent sans l’ombre d’un doute que la classe moyenne est systématiquement éliminée de l’existence en Amérique. Les riches deviennent plus riches et les pauvres s’appauvrissent à un rythme effarant. Dans le passé, les États-Unis avaient la plus grande classe moyenne et la plus prospère de l’histoire mondiale, mais maintenant les choses changent à un rythme aveuglant.

Source: François Marginean, Cent Papiers