A(H1N1): EUROPE, OCTOBRE 2009

12-octobre-2009

H1N1dees-needles

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Pour ceux qui suivent de près l’actualité, voici quelques nouvelles d’Europe concernant la «pandémie» de grippe. Le texte m’a été envoyé par Madame Sophie Guillot.

La plupart des Européens sont très sceptiques sur ce fameux vaccin et c’est tant mieux !

Alors du coup les labos tentent de rassurer en nous disant soudain qu’une seule dose suffit, les ministres modèrent leurs propos en disant qu’ils n’ont pas été alarmistes mais juste prudents etc… même que les vaccins sans adjuvants semblent plus demandés. Toujours est il que nous avons encore du boulot à faire pour expliquer à la population que tous les vaccins en tous temps sont une belle saloperie ! Mais bon, déjà là ils se méfient un peu plus que ce qu’ils ont fait par le passé. Le vaccin hépatite B dans le milieu des années 90 a si bien été accuielli que 30 millions de français sont tout de même spontanément allés se faire injecter ce foutu poison. Mais précisément le nombre de victimes que cela a fait , ça, il  y en a pas mal qui s’en souviennent, tous ceux qui  ont eu des proches qui ont subi les conséquences directes ne sont pas prêts d’oublier ça…

http://www.leparisien.fr/grippe-a/monde/vaccins-contre-la-grippe-a-les-pays-europeens-font-campagne-12-10-2009-671997.php

Vaccins contre la grippe A : les pays européens font campagne

Les Européens sont-ils prêts à se faire vacciner contre la grippe A (H1N1) ? Rien n’est moins sûr. A tel point que les ministres européens de la Santé cherchent désormais à convaincre leurs concitoyens, dont beaucoup s’interrogent sur les effets secondaires des vaccins, qui sont en cours de livraison.

Alors que la Suède a débuté lundi les injections, la ministre de la Santé publique, Maria Larsson, a dit espérer «que les gens veulent toujours être vaccinés».

A l’occasion d’une réunion spéciale consacrée à la grippe avec l’ensemble de ses homologues européens, la ministre a confié que «l’épidémie ne nous a pas frappés autant que nous le pensions». «Nous devons écouter les experts qui disent : ce n’est pas le moment de baisser la garde», a-t-elle insisté, en admettant qu’un récent sondage auprès des Suédois indique que la population est désormais moins encline à se faire vacciner.

Le vaccin immunise dès la première dose

L’épidémie de grippe est en effet loin de battre son plein en Europe, une situation due en partie à une météo clémente. Parallèlement, plusieurs pays, dont la France et l’Allemagne, assistent à une montée de défiance à l’égard des nouveaux vaccins, souvent dotés de conservateurs ou d’adjuvants (qui augmentent la réponse immunitaire mais peuvent avoir des effets secondaires chez les femmes enceintes notamment).

Bonne nouvelle néanmoins pour les réfractaires aux injections : les trois vaccins déjà autorisés dans l’UE immunisent les patients dès la première dose au lieu des deux initialement prévues, viennent de trancher les fabricants. C’est ce qu’a annoncé lundi la commissaire européenne à la Santé Androulla Vassiliou. «Cela veut dire que le coût de la grippe va baisser», a-t-elle commenté. Et si l’avis des fabricants sur le dosage est approuvé, «beaucoup d’Etats européens seront en mesure de rendre une partie de ces vaccins disponibles pour d’autres pays membres de l’UE», s’est t-elle réjouie, alors que cinq d’entre eux -les pays baltes, la Bulgarie et Malte – n’ont encore passé aucune commande.

«C’est une grippe, pas la peste ni le choléra»

«La communication est très délicate, puisque nous disons au grand public qu’il s’agit d’une grippe et pas de la peste et du choléra», a convenu le ministre luxembourgeois de la Santé Mars di Bartolomeo. Mais «le taux d’attaque de la grippe, disent les experts, est plus agressif que celui d’une grippe normale saisonnière», a-t-il prévenu.

Face au caractère bénin de l’épidémie, la ministre française de la Santé, Roselyne Bachelot, a défendu lundi devant la presse sa stratégie : une communication intense et la commande de 94 millions de vaccins. «Je n’ai jamais tenu un discours alarmiste, mais un discours responsable. J’ai tout de suite dit que le virus était peu sévère mais très contaminant», a-t-elle précisé.

Devant ses homologues, elle a concédé que «la question des adjuvants (…) reste une source de préoccupation pour nos concitoyens et peut représenter un frein important à l’adhésion à la vaccination». Mais il s’agit avant tout d’être «plus pédagogique», a-t-elle jugé, reconnaissant qu’elle avait encore du travail pour convaincre les professionnels de la santé eux-mêmes.

La composition des vaccins fait polémique en Allemagne

Une polémique sur la composition des vaccins a également éclaté lundi en Allemagne, l’armée ayant confirmé que les soldats allemands envoyés à l’étranger allaient bénéficier de vaccins du fabricant américain Baxter, sans adjuvants et présentant donc moins d’effets secondaires potentiels. «Tous les vaccins sont sûrs», a dû se défendre à Luxembourg la ministre allemande de la Santé Ulla Schmidt.

SOPHIE GUILLOT



RECHERCHE MÉDICALE: UTILISATION D’AUTEURS FANTÔMES

4-septembre-2009

Lettre au journal Le Devoir, 04 septembre 2009

Si on se fie à l’article d’un vrai «scientifique», la recherche médicale est souvent une tricherie organisée.

À vous de juger des pratiques de ce monde dont dépend notre santé. La corruption ne semble pas seulement en politique…

http://www.ledevoir.com/2009/09/04/265495.html

Marc-André Gagnon, Chercheur postdoctoral pour le Centre des politiques en propriété intellectuelle de l’Université McGill

Le New York Times et la revue PLoS Medicine dévoilaient plus tôt ce mois-ci comment tout un système de ghostwriting avait été mis en place par la compagnie Wyeth dans le but de promouvoir l’hormonothérapie pour les femmes ménopausées. Le ghostwriting (utilisation d’auteurs fantômes) consiste, pour une firme, à produire une étude favorable à ses intérêts puis à la faire signer par un expert reconnu afin qu’elle soit publiée «comme si» elle avait été produite de manière indépendante.

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La communauté scientifique québécoise a été indignée d’apprendre qu’une chercheuse reconnue de McGill, Barbara Sherwin, avait signé une de ces études favorables à l’hormonothérapie et produites par Wyeth. Le geste est évidemment condamnable, mais il faut le savoir: il est devenu d’une banalité déconcertante dans le monde de la recherche médicale.

Articles rédigés

Quatorze grandes firmes pharmaceutiques se partagent les deux tiers d’un marché mondial de 850 milliards de dollars et dépensent normalement deux fois plus en promotion qu’en recherche. Le problème s’aggrave lorsqu’on constate que la recherche scientifique est organisée comme des campagnes promotionnelles visant à produire des arguments de vente pour les produits.

Ainsi, des documents internes de Pfizer obtenus par le chercheur David Healy ont permis de révéler qu’entre 1998 et 2000, pas moins de 85 articles scientifiques sur la sertraline (l’antidépresseur Zoloft) avaient été rédigés à l’initiative directe de Pfizer. Durant cette période, l’ensemble de la littérature scientifique comptait seulement 211 articles sur cette molécule. Pfizer avait ainsi produit une masse critique d’articles favorables au médicament, ce qui lui a permis de noyer les études critiques.

En janvier 2008, on apprenait que l’industrie avait systématiquement «omis» de publier les études défavorables sur la nouvelle génération d’antidépresseurs, y compris sur le Zoloft. Sur 74 essais cliniques consacrés aux antidépresseurs, 38 étaient favorables au médicament, tandis que 36 considéraient le médicament douteux ou inutile. Néanmoins, 94 % des études favorables avaient été publiées, 15 % des études défavorables avaient été publiées dans un langage laissant croire que les résultats étaient favorables, et à peine 8 % des études défavorables avaient été publiées telles quelles.

En lisant les études disponibles, un médecin ne peut qu’avoir une opinion subjective des bienfaits de la nouvelle génération de médicaments, ce qui explique la grande facilité avec laquelle les médecins en sont venus à prescrire les antidépresseurs de manière systématique.

Fausse revue médicale

Pour orienter la recherche en faveur de son antidépresseur Paxil, on apprenait la semaine dernière que GlaxoSmithKline avait organisé une campagne secrète pour publier des études favorables au produit. La campagne de ghostwriting avait été nommée, non sans humour, Case Study Publication for Peer-Review, ou CASPPER, en référence au célèbre «friendly ghost». Pour promouvoir son tristement célèbre Vioxx, Merck avait aussi monté une campagne de ghostwriting, omettant de mentionner la mort de certains cobayes durant les essais cliniques.

Au cours des audiences d’un recours collectif contre le Vioxx en Australie, on apprenait en mai que Merck avait aussi mis sur pied une fausse revue médicale, l’Australasian Journal of Joint and Bone Medicine, publiée par l’éditeur scientifique Elsevier, laissant croire que les articles publiés étaient revus par les pairs.

Ces pratiques sont omniprésentes et corrompent la recherche médicale. Pire: une firme qui refuserait de jouer le jeu par souci éthique perdrait rapidement ses parts de marché. Les profits pharmaceutiques ne reposent pas sur l’innovation thérapeutique améliorant la santé des patients, mais plutôt sur la capacité de modeler le savoir médical pour se créer des niches de marché. Le professeur Sherwin soutient qu’elle n’a pas été payée par la firme qui a produit l’étude de Wyeth, et que l’étude publiée était scientifiquement correcte et ne contenait aucun mensonge. Fort bien; mais là n’est pas la question.

Résultats

Il faut comprendre comment se construit le savoir médical. Supposons que dix recherches portant sur la même molécule soient toutes menées selon des protocoles de recherche approuvés. Les résultats divergeraient selon que l’on mettrait l’accent sur certains éléments ou sur d’autres. Supposons que sept de ces recherches obtiennent des résultats défavorables, et trois des résultats favorables. Le savoir médical devrait se construire en tant que synthèse de ces dix recherches.

Toutefois, par des ententes de partenariat avec les universités, les firmes sont parties prenantes de la recherche et dirigent leurs fonds vers les recherches dont les résultats sont les plus susceptibles de leur être favorables, empêchant même parfois la divulgation des résultats défavorables. C’est là une des raisons fondamentales qui expliquent qu’il y ait si peu de littérature portant sur les dangers liés aux effets secondaires des médicaments, des dangers que l’on ne peut trouver que si l’on obtient les moyens de les chercher.

Maintenant, supposons qu’un chercheur produise des études et des interprétations scientifiquement correctes, mais présentées d’une manière sympathique aux intérêts des firmes. Obtenant, sur la base de cette sympathie, plus de fonds de recherche, il jouira en conséquence d’un plus grand prestige et aura une voix plus importante dans la communauté scientifique. Un plus grand financement lui apportera aussi une plus grande reconnaissance de son université et plus de tribunes lui seront ouvertes, ce qui fera de lui un expert plus influent.

Savoir médical

Que se passe-t-il toutefois si un chercheur interprète (aussi correctement) les résultats de manière plus critique et soutient qu’un produit est peu efficace ou encore dangereux, comme l’ont fait plusieurs avant le scandale du Vioxx? Dans des courriels internes de la firme Merck, divulgués en cour, on constate que la firme avait dressé une liste noire de chercheurs «voyous»: «Discredit, Neutralize, Destroy!», explique l’un des courriels.

Les chercheurs critiques, ou pas assez complaisants envers l’industrie, sont souvent marginalisés dans la communauté scientifique et deviennent incapables d’obtenir des fonds pour poursuivre leurs recherches. Ce fut le cas du Dr Olivieri, de l’Université de Toronto, qui avait publié les résultats défavorables pour un médicament d’Apotex, grand donateur pour cette université. Le Dr David Healy, quant à lui, a perdu le poste qu’il avait obtenu à l’Université de Toronto à la suite d’une conférence trop critique sur le Prozac. Le fabricant du médicament, Eli Lilly, était aussi partenaire de l’université.

En fait, le problème est peut-être là: tant que les firmes tiendront les cordons de la bourse de la recherche médicale et académique, le savoir médical se construira de manière sélective, comme un argument de vente, et non pas comme un savoir critique visant à améliorer la santé et le bien public. Et tant que les universités, chroniquement sous-financées, encourageront de tels partenariats avec des firmes subventionnaires, la porte restera grande ouverte pour la poursuite de la corruption de la recherche scientifique.


Grippe porcine de 1976

26-août-2009

Mouton noir dépêche-toi d’évoluer 1

16-août-2009

BONS BAISERS D’ISRAËL

23-juillet-2009

Le langage d’Israël est le langage de l’Amérique : «démocratie», «liberté», «sécurité». ( The Isaraël Project. Global language Dictionary)

Un rapport publié en avril 2009, de 117 pages de Franz Lunzt, un américain sioniste qui réalise des sondages et travaille comme conseiller politique, écrit à la demande d’un groupe basé à Washington, The Israel Project (TIP) intitulé ” The Israel Project’s 2009 Global Language Dictionary” vise à faire la promotion de la version israélienne des évènements et est truffé d’expressions et vocabulaire ” prêts à l’emploi” pour donner une image positive d’Israël. Planète non violence

Ce rapport (Not for distribution or publication) a été mis à jour par Newsweek le 10 juillet dernier. C’est par hasard que je suis arrivé sur un  site où l’on peut trouver la traduction de l’article.

Jusque-là, rien d’excitant. Je n’aime pas les gens qui prennent des documents et qui s’en servent pour «appuyer» leur point de vue. J’estime être un observateur honnête des événements, et le conflit israélo-palestinien en est un sans fin qui mène  à une guerre d’idéologies souvent biaisées. Même l’introduction présente  me semblait un brin gauchie.

C’est au moment où l’on entre dans le rapport que les choses se gâtent. Basé sur des sondages auprès des Américains, le rapport est une leçon aux autorités américaines sur la manière de présenter le «plat Israël» à la planète. Si la présentation visuelle est jolie, le texte est une insulte directe, sur un ton infantile, comme si on s’adressait à des déficients.

Conclusion du rapport : ” ce n’est pas ce que vous dites qui compte. C’est ce que les gens entendent”.

Propagande : du latin propaganda, « ce qui doit être propagé»

Les sondages démontrant que les américains passent 4.3 heures par jour devant leur télévision, cet outil de propagande est le meilleur, il va de soi.
“Comme le montrent clairement les résultats d’un sondage d’Israël Project, les médias sont la source principale de l’information sur le Moyen Orient pour la grande majorité des Américains… Les dirigeants pro Israël doivent s’assurer que des histoires solides et “programmables à la TV” sont choisies et montrées dans les médias sur une base régulière. Si vous voulez persuader, il vous faut aller là où sont les gens – et c’est à la TV et dans d’autres médias. N’hésitez pas à contacter les journalistes locaux, et les relais des médias pour parler avec eux d’Israël.”

Les mots pour le dire

L’auteur donne en plusieurs  points les «mots pour le dire» dans des encadrés citant des exemples de ce qu’il ne faut pas dire, et ce qu’il faut dire.

Utiliser l’Empathie : Même les questions les plus difficiles  peuvent être contournées si vous êtres prêts à accepter la notion que l’autre côté a au moins une certaine crédibilité. Si vous commencez votre réponse avec ” je comprends et je sympathise avec ceux qui…” vous construisez déjà la crédibilité dont vous aurez besoin pour que votre audience sympathise et soit d’accord avec vous.

Et le vocabulaire, voire le ton : recommandation numéro 6 :

6. Surveillez  votre ton

“Un ton condescendant, paternaliste, fera fuir les Américains et Européens. Nous sommes à un moment de l’histoire où les Juifs en général ( et les Israéliens en particulier) ne sont plus perçus comme des personnes persécutées. En fait, parmi les audiences américaines et européennes – audiences non juives sophistiquées, éduquées, ayant leurs points de vue – les Israéliens sont souvent vus comme les occupants et les agresseurs. Avec ce type de baguage, c’est extrêmement important que les messages des porte-parole pro Israël n’apparaissent pas condescendants ou dédaigneux….

Enfants”, ” cooperation” ” collaboration “compromis”, ” diplomatie économique”, “exemples d’efforts de paix” “prospérité économique” (pour les Palestiniens) etc…

Les 25 règles pour une communication efficace.

P.S. : Les majuscules sont dans le texte original.

Probablement le pire des meilleurs moments. Je vais vous en glisser quelques-uns.

  1. Utiliser l’empathie pour les deux côtés.
  2. Expliquez vos principes. (ex. Pourquoi une clôture?)
  3. Différencez clairement palestiniens et gens du Hamas.
  4. Il n’y a jamais JAMAIS aucune justification pour le massacre délibéré de femmes et enfants. JAMAIS.
  5. Ne pas prétendre qu’Israël est dans l’erreur ou sans fautes. ( Utilisez l’humilité)
  6. Surveillez votre ton
  7. Stop. Stop.Stop. (…) Plus vous allez parler du ton militariste et des buts du Jihad et du support iranien du terrorisme – en utilisant leurs propres mots – plus vous allez créer de l’empathie pour Israël.
  8. Rappeler aux gens qu’Israël veut la paix.
  9. Faites que le public connaisse les BONNES choses concernant Israël
  10. Faites un parallèle entre les États-Unis et Israël , incluant la défense contre le terrorisme.
  11. Ne pas parler de la religion.
  12. Quoiqu’on vous demande, donnez une réponse pro-Israël. Quand on vous pose une question directe, vous n’avez pas à répondre directement.
  13. Parler du futur, pas du passé.
  14. Espoir
  15. Utiliser des questions rhétoriques : éviter une attaque directe à votre opposant. Utilisez un ton doux. Montrez vos regrets que les Palestiniens aient été si pauvrement gouvernés.
  16. Allez où sont les gens. ( Télé)
  17. K.I.S.S. et répéter  encore et encore. Une des clefs de la réussite d’une communication   est “Keep It Simple, Stupid“. Le succès de la communication n’est pas d’être à même de réciter tous les faits de la longue histoire du conflit israélo-arabe. Il s’agit de souligner quelques principes de base de valeurs partagées comme la démocratie et de liberté et de les répéter encore et encore.

Concédez un point. N’essayez pas d’augmenter votre crédibilité auprès des médias.

La presse n’a pas toujours raison et les faits sont parfois déformés (traduction libre).

«Et oui, plusieurs médias ont un agenda contre Israël»

Il y en a d’autres, mais j’arrête ici. Non, personnellement, je n’ai pas d’agenda contre Israël. J’en ai contre les propagandes malhabiles, qui sont des diktats toxiques  pour la liberté de penser et n’améliorent en rien, ni l’image, ni la situation.

Les leçons de rhétoriques

À chacun de ces «chapitres», il y a des exemples – des leçons de rhétorique – des mots à utiliser, de discours, etc.  Pour la subtilité,  c’est  antédiluvien.  Pour le reste, un document  aussi creux  est un affront pour tous les observateurs de bonne volonté.   Voici quelques exemples :

Nous savons que les Palestiniens méritent des dirigeants qui s’occuperont du bien-être de leur peuple, et qui ne prennent pas simplement des millions de dollars d’assistance de l’Amérique et de l’Europe, les placent dans des comptes en banque en Suisse et les utilisent pour soutenir le terrorisme au lieu de la paix. Les Palestiniens ont besoin de livres, pas de bombes. Ils veulent des routes pas des roquettes.

“Les obstacles sur le chemin d’un Moyen Orient prospère et pacifique sont nombreux. Israël reconnaît que la paix est faite avec ses propres adversaires non pas avec ses amis. Mais la paix ne peut être faite qu’avec des adversaires qui veulent faire la paix avec vous. Des organisations terroristes comme le Hezbollah, le Hamas, le Jihad Islamique soutenues par l’Iran, sont par définition opposées à la coexistence pacifique, et déterminées à empêcher la réconciliation. Je vous demande, comment négocie-t-on avec ceux qui vous veulent morts ?”….

Le glossaire

Une autre pièce maîtresse où la bêtise se prolonge :

Enfants : Aussi souvent que possible, faites un enjeu de promouvoir un futur pour les enfants palestiniens et israéliens dans lequel ils peuvent vivre, et grandir sans cette peur constante d’attaques.

On ne peut pas avoir une idée concrète d’un tel  «document»  si on n’a pas mis le nez dedans. Même si vous ne savez pas lire l’anglais, allez jeter un œil sur cette démarche déplacée  de maquillage. Vous allez comprendre… On dirait un feuillet d’instruction sur l’art d’utiliser une brosse à dents électrique.

Nous faisons tous partie  du K.I.S.S. , approchant de par son apparence les célèbres «four letter words» américains.

Je vais caricaturer cette  «propagande» (sic)  en vous le répétant :

K.I.S.S. et répéter  encore et encore. Une des clefs de la réussite d’une communication   est “Keep It Simple, Stupid“. Le succès de la communication n’est pas d’être à même de réciter tous les faits de la longue histoire du conflit israélo-arabe. Il s’agit de souligner quelques principes de base de valeurs partagées comme la démocratie et de liberté et de les répéter encore et encore.

Comment Israël peut-il espérer s’attirer la sympathie et le respect de la communauté internationale par des opérations d’une approche aussi écolière ?

Sommes-nous donc  simplistes et stupides pour buvoter  une croisade  aussi profonde qu’une flaque d’eau sur l’asphalte ?

Même un oiseau serait incapable de s’y baigner.

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Traductions de certains passages: Gaëtan Pelletier

The israel project.pdf (3.9 Mo)

Newsweek

France-Palestine