Archives Journalières: 11-janvier-2012

Cervelle d’écureuil

Aujourd’hui, j’observais un écureuil traverser sur le câble électrique au-dessus d’un boulevard. On voit souvent ce phénomène maintenant. Je suppose qu’à force de voir leurs petits copains se faire écraser ils ont appris qu’il valait mieux emprunter un autre chemin pour éviter le roadkill. Et je n’anthropomorphise pas en disant cela… Ils sont capables d’apprendre, au même titre que nous. 

Alors, avant de rire de la cervelle des oiseaux, des écureuils et autres, nous ferions mieux de réévaluer notre propre cervelle supérieure. À chaque forme physique sa forme d’intelligence… l’une ne vaut pas mieux que les autres. D’autant que celle que l’espèce humaine privilégie me semble présenter de nombreuses lacunes.

«L’animal a cet avantage sur l’homme qu’il ne peut être sot.» ~ Victor Hugo

«Le jour où l’on comprendra qu’une pensée sans langage existe chez les animaux, nous mourrons de honte des les avoir enfermés dans des zoos et de les avoir humiliés par nos rires.» ~ Boris Cyrulnik

«Tout ce verbiage sur la dignité, la compassion, la culture ou la morale semble ridicule lorsqu’il sort de la bouche même de ceux qui tuent des créatures innocentes, pourchassent des renards que leurs chiens ont épuisés, ou même encouragent l’existence des combats de taureaux et des abattoirs. Toutes ces explications, selon lesquelles la nature est cruelle et donc nous sommes en droit d’être cruels, sont hypocrites. Rien ne prouve que l’homme soit plus important qu’un papillon ou qu’une vache. Je considère le fait d’être devenu végétarien comme la plus grande réussite de ma vie. Je ne prétends pas sauver beaucoup d’animaux de l’abattoir, mais mon refus de manger de la viande est une protestation contre la cruauté… Personnellement, je ne crois pas qu’il puisse y avoir de paix dans ce monde tant que les animaux seront traités comme ils le sont aujourd’hui.» ~ Isaac Bashevis Singer

“Animals are reliable, many full of love, true in their affections, predictable in their actions, grateful and loyal. Difficult standards for people to live up to.” ~ Alfred A. Montapert

“I ask people why they have deer heads on their walls. They always say because it’s such a beautiful animal. There you go. I think my mother is attractive, but I have photographs of her.” ~ Ellen DeGeneres

“I think I could turn and live with animals; they are so placid and self-contained… They do not lie awake in the dark and weep for their sins. They do not make me sick discussing their duty to God.” ~ Walt Whitman

Vous aimerez peut-être :
http://airkarma-mestengo.blogspot.com/2010/11/la-preeminence-sur-les-animaux.html

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Si vous aimez les cervelles d’oiseaux : Serge Beaudette – des photos magnifiques et un parcours «naturaliste» exceptionnel  
http://www.pitpitpit.com/index.htm

J’ai mentionné ce photographe dans l’article suivant  
http://situationplanetaire.blogspot.com/2010/07/deux-pour-un.html

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Ah, toute cette belle intelligence humaine perdue…

1. La guerre

Hier soir j’ai regardé le pseudo documentaire «Je veux voir» portant sur la reconstruction du Liban (d’après un scénario de Zeima Saab De Melero, réalisé par Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, avec Catherine Deneuve et Rabih Mroué; 2008). J’ai aimé la grande simplicité de ce film et ses silences qui parlaient très fort.

La scène où l’on transporte les matériaux de construction, la pierre et les objets (sauf la ferraille qui se vend bien) provenant des villes bombardés pour les décharger en bordure de mer est frappante. «Il est plus facile et rapide de démolir que de reconstruire», disait Rabih Mroué. 

Et alors, je n’ai pu m’empêcher d’imaginer les familles qui vivaient à l’intérieur des murs de ces maisons en ruine, dans leurs objets. Ce qu’un journaliste décrivait ainsi en 2007 :
«Mais, dans tout le Liban, les tonnes de gravats des vieilles toitures et des immeubles d’appartements sont méthodiquement soulevées et l’on retrouve en dessous des familles entières, se tenant dans les bras des uns des autres au moment de la mort, lorsque l’aviation israélienne écroulait leurs maisons sur eux.» 

Conclusion : le bilan macabre des conflits guerriers qui ont eu lieu partout sur la planète entre 1950 et 2007 se situerait autour de 85 millions de morts. En près de 60 ans! – même pas la durée moyenne d’une vie de babyboumeur!

Nous sommes des champions.

2. La main-d’œuvre des pays dits «émergeants»

Après avoir présenté Les réfugiés du climat à La TOHU en 2010, le photojournaliste François Pesant est de retour pour présenter son exposition L’industrie du recyclage à Delhi, du 11 janvier au 12 février 2012.

L’industrie du recyclage à Delhi, met à nu les conditions de vies de plus de 170 000 indiens qui vivent à la solde de 8500 tonnes des déchets à Delhi. Des images émouvantes qui reflètent la dure réalité de ces milliers de migrants défavorisés qui n’ont pour unique gagne-pain que la cueillette et le tri des ordures. Le photographe jette un regard sur les conditions de vies de ces «ragpickers», qui souvent vivent à même les dépotoirs, mais aussi sur l’industrie du recyclage en général, de la matière première, aux différents maillons de la chaine d’intermédiaires jusqu’à la revente des matériaux recyclés. Venez admirer la trentaine de clichés noir et blanc, qui explorent étape par étape ce problème grandissant des sites d’enfouissement à Delhi, mais également les effets néfastes qu’il entraine sur la population.

À voir : http://www.francoispesant.com/

Biographie
Amoureux de l’image, François Pesant développe tardivement un engouement à croquer sur le vif des scènes avec sa caméra d’amateur. La passion du jeune trentenaire devient sa profession, après un stage avec Jacques Nadeau, photographe émérite du Devoir. Il donne d’ailleurs avec ce dernier des cours de photographie de presse à l’Université de Montréal. Diplômé en sociologie de l’Université Concordia, il conjugue ce domaine d’expertise à celui de la photo en s’intéressant particulièrement aux enjeux de droits humains et environnementaux dont ses clichés sont un puissant témoignage.

Récipiendaire de plusieurs distinctions de renom à l’instar du Prix Lux (2009, 2010, 2011) et du Prix Antoine-Desilets (2010, 2011), François Pesant collabore avec plusieurs journaux et magazines notoires comme Le Devoir, La Presse, L’Actualité et The Walrus. Lors de son dernier passage à la TOHU en 2010 avec l’exposition Les refugiés du climat, il dévoilait des images bouleversantes de la vie quotidienne de refugiés environnementaux.

Conférence
Une conférence sur le sujet de l’exposition sera présentée gratuitement le mardi 17 janvier à 19 h en présence de François Pesant (photojournaliste), Béatrice Vaugrante (Amnistie Internationale) et Karel Mayrand (Fondation David Suzuki). Le nombre de places est limité et sur inscription seulement.

Encan silencieux
François Pesant s’associe à Amnistie Internationale pour offrir un encan silencieux de son travail. Toutes les œuvres présentées dans l’exposition seront mises en vente. La moitié des profits servira à financer les futurs projets de l’artiste et l’autre moitié financera les campagnes d’Amnistie Internationale.

Horaire
Du 11 janvier au 12 février 2012, tous les jours de 9 h à 17 h

Vernissage
Le jeudi 12 janvier 2012 dès 18 h
Réservation : billet@tohu.ca ou 514 376-TOHU (8648)

SITUATION PLANÉTAIRE

Dialogues d’acariens

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Il était une fois deux acariens qui, le ventre plein, essayaient  de comprendre le monde dans lequel ils vivaient.

-    Notre repas vient de se lever pour aller travailler.

-    Ouais! Ils travaillent tellement ces temps-ci que leur peau tombe en lambeaux. La nourriture chute du ciel. Il ne reste plus qu’à ramasser. Plus le temps passe, plus il y a de nourriture… J’ignore de quoi ils se nourrissent,  mais on parle de carcasses d’animaux morts…

-    Ils viennent d’ouvrir le soleil…

-    Les rideaux de la chambre?

-    Je ne sais pas trop ce que c’est… C’est une théorie de notre confrère qui habite à l’autre bout du matelas.  Il prétend qu’il y a de la vie après la lumière…

-    Ridicule!

-    Penses-tu qu’il existe une vie en dehors du matelas?

-    Probablement! Mais notre nourriture est trop occupée à travailler : elle ne pense plus. Elle arrive, elle ferme les yeux et s’endort. D’ailleurs, je trouve qu’elle a un goût étrange depuis quelques vies.

-    Si on regarde dans la lumière, qu’est ce qu’il peut y avoir?

-    J’imagine qu’il ya d’autres matelas, d’autres acariens, d’autres mondes…

-    Des mondes-maison?

-    Oui.

-    Ce n’est pas sérieux?

-    C’est ce que m’a raconté un acarien. Un jour il était pris dans un orifice de notre masse de nourriture et la masse regardait un astre par la fenêtre. Comme si, loin, très loin, le monde serait infini…

-    Ça n’a aucun sens.

-    Ce n’est rien. J’ai un ami qui a inventé une lunette qui grossit.

-    Et?

-    Il a vu un monstre volant.

-    Beurk!

-    Notre nourriture l’a tué, je dirais détruite avec un manche de métal muni d’une palette jaune. Ça volait… C’était jaune, avec des stries et ça menait tout un vacarme.

-    Voyons! Voler, tu veux dire n’avoir rien sur quoi marcher….

-    Rien! Enfin, il y aurait une substance inconnue, plus légère que le matelas…

-    Je n’y crois pas…

-    Ben mon ami, le scientifique, m’a dit que c’est le carburant de notre nourriture. Ils en avalent toujours, ils ne cessent d’en avaler. C’est comme une nourriture invisible qui les fait vivre…

-    Je ne sais pas si tu es allé faire un tour sur la bouche le matin… Ça pue.

-    Il y a une nourriture qui fait tellement de pellicules que j’en ai fait une indigestion.

-    J’ai entendu dire qu’il y a une mode en ce moment : on fait venir la nourriture de la chevelure pour la transporter à des milliers de millimètres.

-    Sérieux?

-    Très sérieux. On appelle ça la globalisation. J’ai découvert toute une mine dans un orifice. Le problème est qu’il y a des bruits qui entrent, et c’est visqueux. En plus, temps en temps, on y enfonce un truc bizarre qui déloge toute la nourriture de la nourriture.

-    On pourrait faire fortune avec ça.

-    Ouais! Je sais. 90% des acariens ne connaissent rien de cet orifice.

-    Nous allons dire de ne pas y aller, c’est trop dangereux.

-    Bonne idée! On leur dira que ça n’existe pas. Et quand la nourriture sera partie en vacances, on leur vendra de ces résidus engrangés. Mieux encore, on leur fera croire que plus ça vient de loin, meilleur c’est…

-    C’est honnête?

-    T’as qu’à rien dire… J’ai d’ailleurs avertis certains de ne pas aller à certains endroits du matelas, sinon, ils risquaient de tomber en bas du monde…

-      T’es génial…

-    Comme ça on les contrôlera…

-    Et qu’est ce qu’on fera avec tout cet avoir?

-    Une fois qu’ils seront pauvres, on n’aura plus qu’à jouir de la vie. On leur dira où aller chercher la nourriture… Ils nous l’apporteront…

-    Pourquoi?

-    Parce que c’est nous qui savons où elle se trouve. Il y a des moments dans la semaine où il n’y a presque pas de nourriture. Je ne sais pas trop ce qu’ils font ces nourritures. Mais ils nous quittent… Il y a une sorte de mur, là-bas, au loin : Wall Street.  Alors on reste là, presque affamés… Mais si on connaît les cycles, on pourra les mettre dans un endroit, les garder, et vendre à grand prix.

-    Mais ceux qui vivent sur ce coussin noir qui ne sert à rien, sauf à décorer le monde… On va les laisser mourir?

-    Ils sont si naïfs qu’ils croient que le coussin est le monde, alors que c’est le matelas. Le matelas est divisé en multiples carrés : les pays. Tout le monde croit que les coutures sont les limites de leur pays.

-    Mais on pourrait leur dire qu’il existe un monde plus grand qu’un coussin?

-    S’ils en  savent trop, nous risquons de perdre notre confort. Et, surtout, notre pouvoir sur le matelas. C’est ça savoir être bien : c’est garder les autres dans l’ignorance. D’ailleurs, il en est plusieurs qui habitent loin de la nourriture et à qui j’ai acheté leur carré. Étant donné qu’ils sont enfermés dans les carrés, ils sont déjà divisés. Le monde est rond, mais le pouvoir est carré.

-    Comment on fera?

-    On leur donnera des médailles et des récompenses. Tu connais l’orgueil des acariens… On n’a qu’à leur donner un peu de gloire… On leur dira que s’ils n’obéissent pas, ils seront privés de la nourriture. Puis, étant donné qu’il commence à avoir trop d’acariens, la nourriture qui couche sur le matelas commence à être insuffisante. Plus de nourriture.

-    Sans nourriture?

-    Non. Juste une médaille représentant un honneur. Il suffit de les connaître et de bien enrober notre message. Si on leur dit que le ramassage de la nourriture est la chose la plus important au monde, ils le croiront. Mais on n’est pas obligés de leur donner de la vraie nourriture. On trafique de petits mélanges… Style: Masanté…

-    Si certains découvrent notre subterfuge?

-    C’est simple, on contrôle leur savoir.

-    Comment?

-    En leur disant ce qu’il faut savoir. Comme c’est nous qui contrôle  leur faim, nous leur diront comment sortir de leur faim.

-    Comment?

-    Le moyen est simple : plus ils travailleront à ramasser la nourriture, plus ils seront riches… Comme nous… Comment pourraient-ils deviner notre combine? C’est ainsi que nous procédons. Alors ils se diront qu’en procédant comme nous ils deviendront comme nous.

-    Pour revenir aux coussins décoratifs…Il y a présentement une guerre entre le clan du cousin noir et celui du coussin blanc…

-    C’est normal : moins on possède, moins on est dans le confort. Alors au lieu de leur donner du savoir, nous allons créer une famine. Quand les acariens ont le ventre creux ils ne sont pas intéressés au  savoir, ils sont intéressés à manger. Et tout leur esprit est pris dans ce piège, dans cet enfermoir… »Le ventre vide est le plus grand avaloir de l’esprit… Tu es bien naïf!

-    Naïf?

-    C’est comme ça qu’on crée la richesse.

-    Mais c’est nous qui en profitons?

-    Ouais! Mais il y a des malins qui pensent comme moi…

-    Et la guerre des coussins?

-    Ah! J’ai engagé un fabricant d’armes. Il a trouvé le moyen de récupérer toutes les pinces des acariens morts…

-    Ça donne quoi?

-    J’ai pensé à tout : j’ai donné assez de connaissances à un acarien qui a travaillé sur le  moyen de greffer ces pinces sur d’autres acariens… De sorte qu’ils pourront se défendre mieux… Puis j’ai créé d’autres compagnies, dans presque chaque carré du matelas en leur disant qu’il fallait s’armer pour défendre leur carré.

-    Et ils se défendent mieux?

-    Disons qu’ils se tuent mieux…

-    Mais s’ils se tuent mieux nous allons perdre nos clients.

Il éclata de rire.

-    Je leur ai dit que pour progresser il fallait augmenter leur population afin d’avoir plus de cueilleurs et de soldats. Alors ils sont certains qu’en augmentant le nombre d’individus ils finiront par vivre mieux. Et leur productivité… On appelle cela, la croissance économique… Il suffit de trafiquer un peu les chiffres….

- Rien que ça?

- Non. Diviser leurs croyances… Étant donné qu’ils sont ignorants de ce qu’ils appellent « dieu », celui qui est en eux, il faut monter un système en leur faisant croire qu’il est à l’extérieur d’eux.

- Je ne comprends pas trop…

- C’est assez simple : celui qui  est la nourriture va cesser de produire  un jour.

Mais d’autres nourritures viendront, d’autres matelas. Alors si on pique leur curiosité en leur disant que la nourriture est fabriqué par une super créature qui créée toutes les nourritures, il faudra lui donner un nom. Ou en inventer un… Plus on créera de noms, plus ils vont se diviser pour affirmer « leur vérité ». Plus on aura de « vérités », plus on vendra des pinces. Plus on dira que la nourriture risque de nous quitter un jour, plus ils croiront que la vie a une fin. On pourra inventer des noms : Henri, Sébastien, Jésus, Céline, Wing-Wang, etc.

-          Tu es un génie.

-          Ah! Ça!…

-          Regarde à la fenêtre, la lumière vient de s’ouvrir.

Au moment où il se retourna, il lui flanqua une pince d’acariens dans le dos. L’autre se retourna, l’œil vitreux, et esquissa une grimace.

-          Je t’ai donné le secret… Pourquoi m’as-tu trahi?

-          Je ne suis pas dupe… En tuant ceux qui ont le secret, on multiplie par dix l’ignorance des acariens. Et la pince que tu as dans le dos vient du labeur de ceux qui ne savent rien. Il faut être peu pour être riches… En plus, tu étais devenu un dieu pour eux…Ils croyaient en toi…

L’acarien s’écroula, se mit à cracher du sang et se sentit aspiré par la fenêtre.

-          Pourquoi?

-          Pour que maintenant, ils croient en moi… Certains commençaient à ne pas être dupes de ton « secret »… Ainsi va le monde des acariens…  Celui qui tue le porteur de secrets éventrés,  a l’apparence d’un créateur…

C’est comme ça depuis le début du matelas…

On perpétue tous le même système… C’est l’apparence qui compte. Et les grands mots qu’on transmet avec orgueil comme tu l’as fait… On meurt tous d’orgueils et de miroirs. J’ai donc promis à ceux qui me suivraient d’avoir un peu de ce monde en multipliant les faux savants comme toi.

J’avais bien compris la formule : créer de faux petits rois. Quant à ceux qui ont faim, ils ont faim de rois. Et plus ils ont faim, plus ils veulent des rois.

Suffit de changer le nom des rois.

Voyons! Le roi est mort, vive le roi!

Ce jour-là, des milliards d’acariens parcoururent les rues pour fêter leur victoire en jetant la statue du tyran et en transmettant l’image de son cadavre à travers tous les médias.

Pour la délivrance, l’acarien fit faire une sculpture de la pince qui avait transpercé le tyran.

Chaque enfant reçut en cadeau, dans les semaines qui suivirent, une pince d’acarien qu’ils pendirent au coup et qui devint signe de délivrance.

Et chaque acarien reçut en cadeau la recette pour se prémunir contre les méchants acariens.