F1: Et on nous roule à Montréal!

30-novembre-2009

 

75 millions $ sur cinq ans  

Québec, Ottawa, la Ville de Montréal et Tourisme Montréal allongeront 75 millions $ sur cinq ans pour la tenue du Grand Prix du Canada. En novembre 2008, le grand argentier de la Formule 1, Bernie Ecclestone, avait présenté des demandes financières de 175 millions $ sur cinq ans pour amener le grand cirque de la F1 à Montréal.

Ottawa versera 5 millions $ par année contre 4 millions $ pour Québec alors que la Ville de Montréal, par l’entremise de la société du parc Jean-Drapeau fournira 1 million $. Canoe

 

Bernie, Berner et la tortue

 

Pas cher pour une insignifiance pareille. Le pailleté du cerveau, Monsieur de Gérald est fier. Tellement que s’il était «authentique» il sautillerait. Mais c’est une tortue… Le 640 K de la politique. Ordi 1988.

À compter les subventions pour une course, on se tape encore 10$ millions pour un show. Je me demande si dans la Rome antique l’État  achetait des chrétiens pour les livrer aux lions dans une arène pour cinq ans. Quand les lions sont moches…

Ma tirelire jaune Made In China vient encore de se faire éventrer d’un petit coup de couteau dans le bas ventre.

Le vampire à cheveux blanc frappe encore.

Serpent à sornettes du monde de la finance. Eagle-Stone.

Une coiffure de mouffette qui roule sa bosse sur une race en mal de sensations.

Le reste de la «province»

Pourquoi nous, payons nous pour que les autres s’amusent? Les subventions au Québec ont été de 6$ milliards, soit 160,000$ par personne.

Depuis des années…

Et voilà que deux navets – un corbeau et un reptile – s’entendent.

Et si Mon Sieur Eagle-Stone avait demandé plus pour avoir ce qu’il voulait avoir?

Des retombées économiques?

Toujours le même argument. Et si on calculait les retombées de crédit?

RDS : régime de silencieux

 

“Aujourd’hui, c’est une grande journée pour Montréal. La F1 dit oui à Montréal et Montréal dit oui à la F1, mais pas à quel n’importe prix”, a lancé, enthousiaste, le maire Gérald Tremblay, entouré notamment du ministre fédéral des Travaux publics, Christian Paradis, et du ministre des Finances du Québec, Raymond Bachand. RDS

 

Raymond Bacha dans le décor. Le poutinet de dame sacoche. La frite arrosée de sauce et assaisonnée de flocons de fromage.

Les nègres du monde de la finance ne ramassent plus de coton. Ils vous parlent du gilet tricoté sur 5 mois à coups de bouteilles d’eau et d’autres «modestes» approchent pour dégriffer ce paon des hauteurs.

Si on mettait des compteurs d’eau à toute cette artillerie de bafouilleurs technique, c’est à se demander s’ils ne trouveraient pas la note salée.

Je veux bien être ouvert à ces balivernes frelatées, mais il faut se méfier des «bons coups».

Ça fait des décennies qu’on nous arrose de bons coups.

À chaque fois, mon cochon tirelire baisse.

Ne reste plus qu’à crier quand les bolides partiront :

«On nous roule à Montréal».

Et ailleurs…  

 

 


Quand les requins bouffent tous les menés

30-novembre-2009
Source : Pan , Le journal satirique

Source : Pan , Le journal satirique

Mené

Qu’on fait marcher, dont on a la conduite. Le régiment mené à l’assaut.

Mené (Vairon, France, mené, Québec)

Poisson  fréquemment utilisé comme appât vif (esche) pour la pêche à la truite, au broche. et au sandre. Vairon, méné Wiki

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J’étais assis avec ma fiancée – comme dirait Foglia – en train de regarder Legault expliquer sa démission. Je ne suis pas un grand fan de la politique. J’y ai toujours vu de la magouille. Mais devant un Legault, ému, comment ne pas croire en la politique? Il y avait là un moment presque historique : Paul Crête, la veille avait perdu dans le comté de Rivière-du-Loup. Le parti québécois s’effritait… Si ce n’était que de la politique qui s’écaille, on pourrait passer outre. Si ce n’était que du grenouillage, on peut s’en passer également.  Mais on ne peut pas se passer d’humanisme. Et le P.Q. avec son ex. tendance sociale démocrate, représente tout de même un certain espoir. L’espoir d’un monde plus juste, ou la répartition de la richesse doit être une priorité pour un monde meilleur.

-          On n’a plus rien de la sociale démocratie, dis-je. On vient de perdre  quelque chose….

-          Pour la sociale démocratie, m’a-t-elle répondu, il faut de l’argent à distribuer.

Bang! Je suis «foudré»…

Et pour les budgets à venir, rien de très affriolant. Un petit chapelet de catastrophes, toujours imprévisibles… Comme le budget de Madame Sacoche. Avec du sirop comme ça, on risque de ne pas se guérir de ne pas aimer la politique.

Et puis, déclic.

Je venais de visionner les deux films de Richard Desjardins L’erreur Boréale et le Peuple Invisible. Documentaires qui démontrent  que les politiciens ont vendu notre richesse collective… Très tôt. Vers 1910, les bons «canadiens français» bûchaient pour des compagnies américaines du bois canadien vendu ou donné «pas cher».

Ce qui me touche,  c’est que les autochtones du Canada sont aussi des conquis. Ce sont aussi des gens à qui on a accordé des territoires qu’on a violés par la suite.

Le néo-libéralisme «sauvage»  qui par sa crise de l’automne dernier,  nous a épluchés, déplumés.

Alors, ce paon de la civilisation est devenu un charognard.

La surpêche   mondialiste

La vision «idéale» du néo-libéralisme est que les entreprises privées  créent de l’emploi, créent de la richesse,  Jusqu’ici, tout va. Mais dans la réalité, ces gens-là ne sont que des «compagnies-nombrils» prêtes à avaler toutes les richesses du monde, sans égards à l’humain. Et ça se passe partout dans le monde.  Et surtout à ne pas la partager, mais à l’engranger.

De la richesse pour la richesse. Et aussi concentrée que le jus d’orange en boîte. Suffit d’ajouter de l’eau. Mais on est trop avare ou –belle expression – fesse-mathieu. Mais qui donc  fournit la matière première à ces accapareurs qui n’ont aucune peine à saigner les peuples?

Les politiciens.

Mais ce n’est pas aussi simple… Les politiciens, surchargés, se créent une structure étagée pour déléguer. Ça, on le comprend. Du ministre aux sous-ministres, du haut-fonctionnaire au petit fonctionnaire, c’est un  modus operandi qui fait partie de la manière de faire, où la frange de l’honnêteté et de la malhonnêteté n’est pas traversée … Sauf que pour la plupart ils s’en vont tous dans le secteur privé. Qui a les moyens d’acheter un bon sous-ministre ou un haut fonctionnaire bien efficace?

Travaillent-ils pour le peuple ou les compagnies?

Borderline.

Le chantage

Nous sommes soumis à un chantage régulier : pour «attirer» ces compagnies ou ces «créateurs d’emplois et de richesses» nous devons faire des concessions : abaisser les impôts, accorder des «faveurs», etc. Pour la simple raison que nous craignons de devenir pauvres. Et plus nous nous faisons arnaquer, plus nous devenons pauvres en terme de peuple.

C’est comme ça que les amérindiens, malgré les compensations, malgré, les territoires accordés (mais déflorés –c’est le cas de le dire) ont perdu leur identité et leur façon de vivre. Aucun respect. On a détruit leur environnement. Les animaux quittent, les autochtones n’ont plus de moyen de survie à leur manière : on aura beau leur donner des antennes paraboliques et tous les gadgets, habiller les jeunes en rappeurs, c’est toujours le bon vieux miroir qui séduit. Une vieille méthode qui a fait ses preuves.

Les dépossédés n’ont pas de pouvoir. Ils survivent. Ils ne vivent pas, ils survivent. Ils ne vivent pas, ils sont des esclaves. Les enfants qui travaillent dans le tiers-monde n’ont pas le choix : se nourrir. Souvent, le plus souvent, des résidus d’un monde riche qui niche sa richesse dans des paradis fiscaux. Et il y en a des milliers qui meurent de faim chaque jour. Nous, nous sommes là à débattre de théories, à regarder cette lutte de moulins-à-vent contre moulins-à-vent sans pouvoir rien faire.

Même si on adoucit le mot coupable à responsable, ça ne change rien. Dans cette hiérarchie compliquée – qui perd le contrôle – on se retrouve avec un tas de compost à l’envers : le mélange brut du dessus est celui que l’on voit en premier. Avec la corruption qui se brasse et bouillonne dans ce défilé d’égos où tout le monde prend le meilleur pour «soi», il ne reste que la poubelle du dessus pas encore mûre pour nourrir le petit jardin humain.

Ajoutez à cela la pauvreté des choix, on se retrouve pauvres en idées et en liberté. Car le système politique à deux PP (partis politiques) est désuet au point de nous avoir donné 4 élections en 5 ans. Rien que pour retourner la veste à l’envers…

L’épandage

Après avoir brassé le tas de compost et l’avoir épandu dans le champ, il ne nous reste qu’une couche chétive. Plus elle est mince, plus nous avons froid. Notre avoir commun c’est notre couverture…

Nous sommes en État de chantage depuis des décennies. Quelqu’un prend le meilleur et l’empoche. Et de nos petits déchets servant à nourrir le compost, nous n’avons plus grand chose. Le verbe taxer est passé au mot «taxage» qui signifie «obliger une prostituée à réaliser un gain minimum». Pour qui?

Alors nous sommes là, devant la télé, à regarder ces «daydream believers», de bonne foi, mais nous n’avons pas de coupables à pendre. C’est qu’au long de ce filoutage rendu invisible, nous sommes devenus un peuple aussi invisible que celui dont parle M. Desjardins dans son documentaire.

Les Algonquins vivaient jadis en symbiose avec le vaste territoire qu’ils occupaient. Cet équilibre fut rompu avec l’arrivée des Européens au 16e siècle. Peu à peu, leur mode de vie ancestral a été réduit en miettes, sans compter le pillage de leurs ressources naturelles. Ils ne sont d’ailleurs plus que 9000 personnes réparties dans une dizaine de communautés, certaines plongées dans une grande misère alors que les droits humains de ce peuple autochtone sont souvent bafoués. Le peuple invisible

Plus le riche affine ses moyens de flouer l’individu et le peuple, plus le pauvre – ce qui inclut les petits salariés – n’a les moyens de lutter.

Ce qui fait que dans les années qui viennent nous serons condamnés à vivre de la poubelle des «grandes compagnies» créatrices d’emplois et de richesses.

Nous vivons dans un système bicéphale ou le lobe gauche ignore ce que fait le lobe droit.

Alors pour ce qui est du «luxe» de la social-démocratie», on dirait que nous avons été contraints à ne plus avoir recours à un choix…

Nous avons payé la rançon. Sauf qu’elle est éparpillée dans le monde… L’amazonie

Quant au pouvoir politique, c’est la belle illusion : eux aussi ont leurs maîtres-chanteurs. Mais la facture nous est refilée…

La note coûte cher. Étant donné que nous sommes dans une ère de mondialisation, la chanson est partout pareille. On nivelle la culture et l’authenticité, la différence des peuples. Et on prend le contrôle en pillant ses richesses.

C’est à ça quand est le Québec. C’est ça qu’en sont les pays gardés dans la pauvreté.

La grande réussite de toutes les arnaques est que si – en bon citoyen – vous n’avez pas de dette, le «système» vous endette collectivement, ce qui fait que vous êtes endettés …obligatoirement.

C’est comme ça que le néo-libéralisme avale toute tentative de social-démocraties. Rien à étaler. C’est comme si vous mettiez un morceau de beurre gelé sur le coin d’une rôtie : trop dure. Elle ne s’étend pas…

Sifflage

do : le dos, il a bon dos
ré : rayon de soleil d’or
mi : c’est la moitié d’un tout
fa : c’est facile à chanter
sol : l’endroit ou nous marchons
la : l’endroit où nous allons
si: c’est siffler comme un pinson
Et nous revenons à do, do do do DO !

Le politicien est un musicien souvent honnête… Mais pour les maîtres-chanteurs, il ne peut que siffloter la mélodie. Le chanteur est victime, lui aussi, du chantage.

Les magouilleurs et les voleurs – avec signatures des représentants de l’État – ont composé la mélodie. Ils en ont le contrôle. Et les droits d’auteurs… qu’on leur a donnés.

Sur mon site, je m’amuse à écrire. Je m’amuse vraiment. Et je ne tiens pas compte si c’est bon ou non. La dernière phrase qui m’est venue à l’esprit est dans le style de Jacques Prévert. « Quand on étire trop un élastique, il pète… même s’il n’a rien mangé».

Elle a l’air anodine la phrase. Je me suis trouvé ridicule en l’écrivant. Sauf que si on l’applique ici, elle prend un sens :

Le jour où nous cesserons de manger, peut-être que l’élastique des magouilleur de la finance pètera pour de vrai.

Il faudra toutefois cesser de le nourrir comme on le fait, à genoux.


Afrique, continent des déchets et du transit de la cocaïne

27-novembre-2009

Transit par l’Afrique

L’engouement stratégique des cartels sud-américains pour l’Europe obéit à une stricte logique commerciale: le marché américain étant saturé, la cocaïne se vend plus cher en Europe où elle demeure plus rare, ce qui gonfle la marge.

L’an dernier, le prix en gros du kilo de cocaïne oscillait en Europe entre 28′000 et 56′600 euros, contre seulement 9000 à 28′000 euros aux Etats-Unis, selon les données de la DEA.

Soucieux de tromper la vigilance des polices, les trafiquants colombiens font de plus en plus transiter la cocaïne par les ports de certains pays africains, où la surveillance est moindre, et la corruption plus répandue.

Pour les contrer, plusieurs pays européens – Grande-Bretagne, France, Irlande, Italie, Espagne, Portugal et Pays-Bas – ont décidé de créer un organisme commun pour monter des opérations policières conjointes en haute mer qui sera inauguré cette année à Lisbonne.

 

 

Pour l’écrivain italien Roberto Saviano, une grande partie du continent se criminalise à grande vitesse. Principal responsable : le trafic de cocaïne.

L’Afrique aujourd’hui n’est pas noire. L’Afrique n’est pas brune, n’est pas verte, n’est pas jaune. L’Afrique aujourd’hui n’est pas d’ébène, n’est pas couleur de peau, ni couleur de savane ou couleur du désert. L’Afrique est blanche. Blanche non pas comme la peau des vieux descendants des Boers. Ni comme celle des médecins sans frontières qui la sillonnent. Ni comme celle des investisseurs. C’est le blanc de la cocaïne qui est aujourd’hui la couleur de l’Afrique. Toute l’Afrique occidentale est désormais gorgée de cocaïne et de l’argent des trafics de drogue. Toute la cocaïne qui entre en Espagne, en Italie, en Grèce, en Turquie, en Scandinavie, mais aussi en Roumanie, en Russie, en Pologne, toute cette poudre blanche transite par l’Afrique. L’héroïne est afghane. La cocaïne est sud-américaine, bien sûr. Mais aujourd’hui, ce n’est plus l’origine qui importe, l’origine de la culture, de la plante, ou du raffinage. Car désormais, la cocaïne est africaine. L’Afrique est devenue le continent blanc.

En Guinée-Bissau, le président João Bernardo Vieria, parvenu lui aussi au pouvoir par un coup d’État, a été assassiné parce qu’il gênait les intérêts des narcotrafiquants. Le président Vieria prenait un pourcentage sur les navires qui arrivaient d’Amérique du Sud, avait des accords avec les “armateurs” [voir CI n°873 du 26 juillet 2007]. Depuis 2006, les liaisons aériennes ont pris le relais, au départ du Brésil, de Cuba, du Mexique, du cœur de la Colombie, du sud du Venezuela. En 2004, les Etats-Unis lancent la West Africa Joint Operation. En quelques jours, ils saisissent plus de 1 300 kilos de cocaïne au Bénin, au Ghana, au Togo et au Cap-Vert. Les aéroports sont aux mains des narcotrafiquants. Sans eux, pas de kérosène pour les compagnies aériennes, pas d’argent pour les entreprises de nettoyage, pas de contrôleurs dans les tours. Et tout repart ensuite du cœur de l’Afrique équatoriale, soit par la route, soit à nouveau par la voie des airs.

C’est au Maroc que se sont téléscopées deux générations de narcotrafiquants. Les anciens et les nouveaux. Mahmud est policier, d’origine marocaine. Il s’est installé en Italie, voilà des années, pour sauver sa vie, après une longue infiltration des cartels du haschisch. Il me raconte avoir assisté à plusieurs rencontres entre jeunes et anciens trafiquants. Les anciens sont dans le haschisch, les jeunes dans la cocaïne. Les Mauritaniens acheminent la marchandise en provenance du Sénégal et des pays équatoriens à travers le désert, et la remettent aux Marocains qui la stockent dans des maisons situées à proximité du port. Du port, la drogue repart pour ses différentes destinations : l’Andalousie, la Campanie, le Péloponnèse, la Calabre, Vlora [Albanie]. Au Maroc, me rapporte Mahmud, toutes les conversations tournent autour de la même chose. Il m’en relate une, ordinaire, semblable aux autres. Les motivations sont toujours les mêmes, les motifs de dispute aussi. “Nous, on ne peut pas faire passer la cocaïne. Si la cocaïne passe, plus rien ne passe. Ils enverront l’armée, ce sera la guerre sur les plages, assure-t-il. “si ce n’est pas nous qui le faisons, ce seront les Libyens, et si ce ne sont pas les Libyens, ce seront les Algériens”, répondront à coup sûr les jeunes. Les trafiquants de haschisch sont tolérés depuis toujours. Au fond, leur drogue n’est pas une drogue dure, elle leur fait bien gagner leur vie mais ne les rend pas riches non plus. L’économie marocaine repose essentiellement sur le haschisch. Sans lui, la bourgeoisie n’existerait pas. L’histoire remonte à loin, et c’est toujours la même. Les rouages de l’économie écrasent les règles morales. Il en va toujours ainsi. Les patrons de la Cosa Nostra de la vieille génération ne voulaient pas vendre d’héroïne. Ils ont été éliminés par la nouvelle génération de mafiosi qui, elle, entendait se mêler au trafic. Les familles du clan des Casalesi [branche de la Camorra de la région de Naples] ne voulaient pas entrer dans le marché des déchets toxiques, ce qui aurait entraîné la destruction d’une grande partie de leur territoire. Mais elles se sont aperçues qu’en refusant une affaire importante, elles se trouvaient immédiatement fragilisées et perdaient du terrain. C’est ainsi qu’elles ont fini par pénétrer sur le marché.

L’Afrique est blanche. Blanche de la cocaïne. Même les trafiquants d’héroïne iraniens et afghans veulent faire de l’Afrique la plaque tournante de leur commerce. A l’aller, on transporte de la cocaïne et au retour de l’héroïne en Amérique du Sud, d’où elle repart pour les États-Unis – un circuit qui n’a pas encore l’ampleur de celui de la cocaïne en Afrique. Aujourd’hui, l’Afrique est le continent qui peut résoudre les problèmes des trafiquants de cocaïne, d’héroïne et même de déchets toxiques. Ce va-et-vient de drogue s’accompagne d’une augmentation considérable du nombre de toxicomanes africains. Des drogués, des toxicomanes et des cocaïnomanes sur un continent qui demeure associé à la misère et à la faim. Voilà un paradoxe qui en dit long. Les diamants, l’ivoire, l’ébène, le coltan et toutes les autres ressources arrachées à la terre d’Afrique auront essentiellement engendré le crime, et non la richesse.

Mais aujourd’hui, les substances importées, la cocaïne et les déchets toxiques, sont en train de transformer l’Afrique. Aujourd’hui, la richesse de l’Afrique vient de son immensité et non plus, ou plus seulement, du pillage de ses ressources, de son pétrole pompé du sol, de ses diamants arrachés à la terre, de son or extirpé. Le moindre trou fait l’affaire pour y enfouir des déchets toxiques, et l’Afrique entière devient une tombe à ciel ouvert : on ne s’en aperçoit que lorsque survient la tragédie. Le 19 août 2006, le Probo Koala accoste au port d’Abidjan, en Côte-d’Ivoire, avec l’autorisation de décharger 581 tonnes de déchets toxiques, destinés à une décharge unique. Au lieu de cela, ils sont déversés un peu partout, finissant même par déborder sur les terrains voisins. Bilan : 85 000 personnes intoxiquées. Comme en Italie, les déchets toxiques envahissent les décharges africaines. Le poison finit là où devraient finir les déchets ordinaires et les déchets ordinaires finissent dans la rue. Comme en Italie, mais à une échelle infiniment plus vaste, Car l’Afrique n’est pas un recoin d’un petit pays, mais un continent.

Pour émerger, le Continent noir a misé sur un produit qui ne naît pas dans ses mines, qui ne poussent pas dans ses champs. Voilà pourquoi l’Afrique est devenue blanche [voir CI n°965, du 30 avril 2009]. Blanche d’une substance qui ne lui appartient pas, d’un pouvoir qui la dévore, encore une fois incapable de créer le développement, mais seulement une richesse exponentielle pour sa sempiternelle classe dirigeante corrompue. L’Afrique est devenue une plate-forme, une plate-forme blanche où les substances illégales font leur dernier saut. La malédiction africaine ne se résume plus seulement au pillage de ses ressources, mais aussi – et c’est plus terrible encore – à l’absence de justice, à la possibilité d’acheter, avec une poignée de dollars, les âmes, les corps et la cruauté de ses habitants, et la terre d’Afrique, son corps, ses espaces. S’il existe aujourd’hui un “cœur des ténèbres” semblable à celui dont parlait Joseph Conrad, il pourrait être enfoui dans les profondeurs de cette terre empoisonnée. Mais sa couleur, sa substance, son sang, serait blanc.

 http://letemps.sn/societe/1458-trafic-de-cocaine-en-afrique-.html#


L’erreur boréale: quand les lucioles nous flambent une forêt

26-novembre-2009

«OK, Desjardins, on va les sortir de là, mais par
contre tu vas arrêter de m’appeler le ministre
des Environs.» ( André Boisclair)

 

On voit un lac, on le vide de ses poissons. On voit
une rivière, on la barre. On voit une patch de bois,
on la bûche. Toujours à piocher dans le fond du baril.
Et maintenant, on veut commercialiser la biomasse
elle-même, le substrat de la vie… Richard Desjardins

 

La parade des Environs…

Dans le monde de la politique, comme dans celui du showbiz, les politiciens passent, mais les arbres restent… À condition que l’on gère bien notre patrimoine, et que l’on aie un suivi.  Ils ont souventes fois une vie politique aussi passagère que la lueur d’une luciole.

Je ne sais si vous avez lu les deux lettres au journal Le Devoir de M. Desjardins.

Mais ce dont je veux parler aujourd’hui, c’est qu’en lisant les lettres montrant le parcours de Richard Desjardins, c’est qu’on peut y voir jusqu’où les politiciens et fonctionnaires, alliés à des «politiques» dites de développement, peuvent aller.

La grande question que l’on se pose  – en regardant défilé de ces  bon gars « pas d’alcool, pas d’tabac»( R. Desjardins)-  est la suivante : le bon politicien est-il victime d’un mauvais système? Ou bien si c’est lui qui est en quelque sorte responsable de sa réputation?

Mais, avant, un petit rappel sur la forêt.

Constat

Durant les dernières décennies, toutefois, de nouvelles valeurs environnementales ont émergé et la population s’est de plus en plus impliquée dans le dossier des forêts. En 1999, le documentaire de Richard Desjardins, L‘erreur boréale , soulevait les passions et mettait à l’avant-plan les pratiques dévastatrices de l’industrie forestière, en dénonçant entre autres l’usage généralisé de la coupe à blanc. Déboisement dans le monde

De nouvelles valeurs environnementales? Ce n’est pas l’avis – du moins en terme de

Richard Desjardins, il en est, certes, mais l’efficacité en est plus que douteuse.

La forêt boréale représente 20% de forêts vierges qui subsistent sur la planète. 15% de cette forêt est encore originelle.

Pendant des décennies, l’État a toléré des pratiques néfastes de la part des compagnies forestières qui ont miné une partie de notre forêt publique. En 2004, le rapport Coulombe sur la gestion de la forêt publique québécoise constatait plusieurs problèmes reliés à l’exploitation de nos ressources forestières. Entre autres conclusions, le rapport recommandait la mise en place d’une gestion plus participative de la forêt, une diminution des coupes et la création de nouvelles aires protégées Déboisement dans le monde

 

J’ai visionné à nouveau le documentaire et décortiqué les lettres. Ce n’est pas qu’une «Erreur boréale», c’est une horreur d’un défilé de menteurs et d’actionnaires qui ont saboté la richesse collective du Québec.

Le pire est qu’après dix ans, le constat est que c’est irréversible. Tout simplement parce que les «spécialistes» ont été choisis en fonction des revenus et les forêts ne se renouvellent pas tel que prévu.

On se livrait alors à des études sur des scénarios de 150 ans et des investissements dans les 30 ans à venir…

On dirait que tout le monde veut le déluge mais ne veut pas être là pour construire l’arche.

Ne vous demandez plus d’où vient l’expression «développement durable»…

Un défilé qui se défile

Sur sa route, M.Desjardins fera face au «marches d’escalier» de la fonction publique, ministres, sous ministres, etc.

1. Jacques Brassard, Ministre des Ressources naturelles

Suite au documentaire, M. Brassard tente d’éteindre un peu le feu de forêt pour «résorber la mauvaise impression qu’il dégageait».

Mais personne ne l’a suivi.

2. Jacques Robitaille, ancien sous-ministre,  adressa à M. Desjardins  une lettre d’avocat me mettant en demeure de ne plus évoquer publiquement son nom. M. Robitaille étant  devenu patron d’une  des compagnies de bois du Québec.

Et comme intimidation :

Le documentaire, présenté en France, subventionné, le Québec décide de retirer sa subvention. Elle fut ramenée…

Après ce bluff, le Québec a maintenu sa subvention, sans doute pour ne pas donner trop de publicité à son geste déplacé. D’autant plus que notre gouvernement avait fait placarder dans tout le métro de Paris une affiche touristique, une magnifique photo aérienne de la forêt boréale québécoise avec la chevelure d’une belle pitoune en guise de ciel.

3. François Gendron et André Boisclair. ( Respectivement ministre et responsable de l’environnement.)

«Si vous ne sortez pas Norbord de là, nous allons le faire nous-mêmes!» R.D.

«OK, Desjardins, on va les sortir de là, mais par contre tu vas arrêter de m’appeler le ministre des Environs.»

«Quelques jours plus tard, en décembre 2002, nos efforts pour alerter l’opinion publique au sujet de l’incurie de notre gestion forestière trouvèrent un formidable écho lorsque la vérificatrice générale du Québec déposa son rapport sur la question. Sa conclusion: «Le ministère des Ressources naturelles n’est pas en mesure de déterminer s’il y a surrécolte du bois dans les forêts publiques.» R.Desjardins

Ah! J’oubliais… Un certain Thomas Mulcair. Déménagé au pays de l’or noir, «ottawaé» dans le parti NPD.

Plein de bonne volonté…

Le rapport Coulombe

Les élections s’en venaient. Le ministre Gendron cafouilla, le premier ministre Landry bafouilla et Charest en profita, promettant une enquête publique advenant une victoire libérale. Il gagna. En résulta la commission d’étude Coulombe (2004).

Rapport qui «étouffa» un peu le gouvernement. Car on s’attendait à ce que M. Coulombe ne frappe pas trop fort. Hors, ce fut le contraire. M. Coulombe, honnête dans sa démarche, présenta un portrait de la situation peu flatteur.

Quant à savoir qui est responsable, ou s’il n’y a pas de responsable, il semble que l’on était au courant de la situation

 

Frank Dottori, alors p.-d.g. de Tembec, l’entrepreneur forestier probablement le plus respecté dans le milieu industriel, eut cette candide réflexion: «La forêt nous a rendus riches parce que nous l’avons surexploitée. Le gouvernement a accordé des droits de coupe pour du bois qui n’existait pas. Et tout le monde le savait.» Et tout le monde le savait! Cette seule phrase aurait mérité le déclenchement d’une véritable enquête publique et la condamnation probable de tous ces sous-ministres et ministres dilapidateurs, dont plusieurs sont depuis passés à la solde de l’industrie. Ça reste à faire.( Lettre au Devoir, Richard Desjardins, juin 2009)

 

Les vendeurs

Ben! Beau! Comme dirait M. Desjardins. Le hic est que cette parade de «cvéistes» passe en coup de vent, jetant les richesses naturelles du Québec – richesse qui appartiennent au peuple – à des intérêts américains, octroyées par des acteurs de l’époque, tel Guy Chevrette, p.-d.g. du Conseil de l’industrie forestière et ancien ministre responsable de coupes de bois records, sillonne actuellement le pays, violon à quatre cordes sous le bras, pour forcer le gouvernement à se rendre à ses vues. ( R. Desjardins).

Des richesses vendues pour quelques cents…

Après dix ans, après les parades, les luttes, les petites sournoiseries, la forêt est toujours amochée. Après 2.5$  milliards, en 2005. Combien a-t-on ajouté depuis?

Deuxièmement, la qualité moyenne des arbres coupés s’est considérablement dégradée depuis 25 ans. Pour les essences résineuses, le volume de bois par tronc récolté a diminué de 35 %. Dans le cas des feuillus (bouleau jaune, hêtre, chêne, noyer, etc.), on a assisté à un tel écrémage des arbres de qualité que les scieries québécoises affirment devoir maintenant importer des États-Unis presque 40 % de leurs billes de sciage. Imaginez : le Québec importateur de bois !

Quatrièmement, malgré les 2,5 milliards de dollars investis depuis 1980, les travaux sylvicoles de remise en production restent d’une efficacité douteuse. Leur effet véritable sur le rendement de la forêt publique n’atteint pas la moitié de ce qu’on avait espéré. L’action boréale

Le béton l’a emporté sur la sylviculture.

Détournement de bois…

De 2000 à 2005, les trois plus grandes entreprises forestières ont retourné à leurs actionnaires deux fois plus d’argent qu’elles n’en ont fait. Un gros milliard qui, justement, aurait pu être investi dans la diversification de la production. Or c’est ce même milliard manquant que nous venons de prêter-donner à l’industrie, les banques traditionnelles ne voulant plus rien savoir de ces bons-à-rien corporatifs. Et parfois bandits. Abitibi-Bowater, endetté jusqu’au trognon, vient de se mettre sous la protection de la loi sur la faillite, éludant ainsi l’obligation de verser les cinq millions dus à des travailleurs saguenéens. Quant à son patron Weaver, il se sauve avec 20 millions à titre personnel.

Les ministres passent, mais ils ne restent pas toujours dans les environs…

Forget it!

J’aime mon petit titre, parce qu’il contient un petit jeu de mots un brin  subtil : IT.  

Il y a comme une petite saveur des écrits de Stephen King. J’ai été tenté de ne mettre que le lien, mais comme nous sommes tous paresseux, j’ai été assez bûcheur pour vous le copier-coller. Si ça ne vous tente pas, sautez deux paragraphes.

Ils croyaient l’avoir vaincu, au terme d’un combat douloureux et épuisant dans lequel chacun des enfants joua un rôle important ; notamment Bill, dit Bill le Bègue, qui fut le seul à être assez fort pour pouvoir combattre Ça. Mais Ça est revenu leur rappeler que la terreur ne meurt jamais et qu’ils ont fait une grossière erreur en la laissant fuir, parce que cette fois-ci Ça ne se laissera pas surprendre et tuera les êtres qui vingt-sept ans plus tôt l’avaient défié. Tenus par une promesse qu’ils ont signée de leur sang, les membres du « Club des Ratés », car c’est comme ça qu’ils se sont appelés, doivent revenir à Derry, ville infernale sous l’emprise d’une créature diabolique et vicieuse, replonger dans un passé qui peut les tuer s’il ne les rend pas fous, afin d’achever ce qu’ils ont commencé. Malgré la force de l’amitié, de la loyauté et du courage qui les habitent, leur survie est désormais incertaine car Ça veille et rôde, nuit comme jour, puisant dans leurs souffrances et dans leurs cauchemars pour assouvir sa soif de sang… et de vengeance… Ça Stephen King

C’est un peu «ça»… Ça, c’est le passage de tous les «environs»  qui nous font «oublier». Tout va tellement vite… En fait, ils se font oublier au bout de quelques mois après avoir saccagé un peu les avoirs de la collectivité. Alors arrive un autre «Ça» avec un grand sourire qui babile de grandes promesses.

***

Madame Monique Jérôme-Forget vient de se vertiliser ( recycler) dans un nouveau poste.

Après avoir quitté la vie politique en avril, Monique Jérôme-Forget se joint au cabinet d’avocats Osler, Hoskin & Harcourt à titre de conseillère spéciale rattachée au bureau de Montréal. Elle commencera sa nouvelle carrière dès demain. Les affaires  

Elle nous avait dit sortir de la vie politique pour s’occuper de ses petits enfants.

L’aviron des Environs a tenu tout juste le coup le temps d’une élection à titre de Ministre des Finances pour nous rassurer sur la crise économique. «Il n’y aura pas de déficit!».

Titre : conseillère spéciale.

Spéciale, en effet.

On suggère d’envoyer l’article à un ami. J’aurais envie de lui renvoyer…

« …renom de politicienne transparente, qui « parle vrai et qui donne toujours l’heure juste ». Radio-Canada

Une chose est sûre en démocratie au Québec : on est 7 millions à participer aux CV des élus.

Il existe une belle  expression dans la langue française : péter sa coche.

C’est tout de même surprenant  qu’en langage de comptabilité on utilise souvent l’expression ventilation des comptes.

_______

Richard Desjardins, Lettre au Devoir 1

Richard, Desjardins, Lettre au Devoir 2

 


L’AMOUR

25-novembre-2009

 

 

L’amour,
quel indiscret secret
Il s’infiltre
dans nos joies
Et nous ronge
le coeur
Ce secret
qui nous est si cher
Nous voulons
le garder pour nous
Mais aussi le crier
Et nous en devenons
esclaves
 
Comme dépendants
d’une drogue
sournoise
L’amour
est un parasite
Mais aussi
le plus beau
des sentiments
Quand l’être aimé
nous aime
en retour
 
Ève Bolieu
2000

 


LE MEURTRE DU FOETUS

25-novembre-2009

 

 

Quand le silence

Aura parlé de mon âme

De la tienne, des nôtres

Et tué le cafouillis des fouillis

Il n’y aura plus d’ombre

 

Les lumières du monde se sont tues

À travers la brume grande des sourds invisibles

Les frémissements sont dans l’oubli

Et le temps, et le temps

N’en finit jamais de faire naître des enfants

À tuer un peu plus tard, juste après l’amour

Si vite oublié

 

Et voilà que les étoiles dansent dans le ciel

Les cendres ou les bougies

La mort ou la vie

Dieu est un nous fragmenté

Et vous est un nous oublié

 

On ne respire plus que du cerveau

La nature n’a plus horreur du vide des horreurs

La paix s’en va à pas de loup

Dans les guerres qui germent

À travers les esprits des fous

Toujours et toujours de plus en plus fous…

 

Gaëtan Pelletier

25 novembre 09


L’OEUF-ENFANT

25-novembre-2009

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J’ai raclé le sol, ce printemps
Pour qu’il en sorte du vert
Comme je racle ma vie
Chaque matin

Je ne fais rien à peu près. Je fais tout près d’un rien. Quand on a un petit orteil dans l’éternité, les êtres et les choses prennent une belle lumière. C’est comme ça que j’ai le pied sur Terre et l’œil accroché à l’étoile. Je ne sais rien. Je ne veux rien du savoir. Ni même des mots.
J’ai ramassé tant d’herbe séché. Mais je n’en ramasserai jamais autant que toute la paille d’Humains rencontrée dans ma vie.
C’est comme ça.

J’ai raclé le sol, ce printemps
Pour faire repousser l’enfant
À petits pas d’infini
Chaque matin

Je ne fais rien. Je me laisse faire. Personne ne crée les sons. Ils viennent à vous. Toute douceur n’est pas bonne à dire. Les humains, on dirait, parfois, sont des sourds qui ne s’entendent pas dans les guerres.

J’ai raclé ma vie, ces derniers temps
Pour décoquiller l’œuf enfant
Et c’est tout beau
Comme un printemps

Gaëtan Pelletier
19 avr. 09


TAAAAAAMIFLOUUUUUUUUUUUU

24-novembre-2009

Une suggestion de Sophie!

 


SARKO ET SES HÉMORROÏDES

24-novembre-2009

La légion d’honneur, c’est comme les hémorroïdes, aujourd’hui n’importe quel cul peut l’avoir. Jean Yanne

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Pour Sarkozy, les aspirations du Québec ne sont que «sectarisme»,«enfermement sur soi-même» et «détestation de l’autre»

Pierre Chantelois

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C’est comme ça que la journée a commencé : je lisais un billet de Pierre Foglia, et la phrase m’a fait sourire. Bien qu’un peu inélégante, c’est tout de même une image qui frappe.

…et Landry mielleux et même un peu gluant, tortillant du cul pour chier droit comme souvent les gens qui ne sont pas bien dans leur baskets.

Et Sarko?

Combien de médailles a-t-il dans sa trousse?

Et comment  « droite»  la semence des éloges de médailles?

 

Des médailles «As you like…»

J’ai toujours trouvé étrange que les dignitaires distribuent des médailles. Certes, il est certains cas où – par exemple – on souligne le courage d’un sauveteur. Mais là on dirait que M. Sarko les distribue comme un buffet chinois… À volonté…

La médaille est le gras  trans des bouffis de l’orgueil : ils «s’entre-engraissent» des ces décorations honorifiques. Dans un cercle rappelant celui qu’utilisent les hypnotiseurs : concentriques.

Ce doit être ça , un cercle d’amis.

M. Sarko ne sait même plus ce qu’est un pays.

Sarko le TGV

 

Sarko sur l’Afrique :

 

…le problème principal de l’Afrique venait de ce que « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire. (…) Le problème de l’Afrique, c’est qu’elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l’enfance. (…) Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine ni pour l’idée de progrès Sarkozy

Sarko est un train qui essaie de rouler à haute vitesse mais qui déraille en …marchant.

Les trains font du bruit.

Comme disait le haïtien au sujet d’un chroniqueur : «Il vit au dessus de ses moyens intellectuels, et il risque de faire faillite».

Sarko sur le Québec :

les aspirations du Québec ne sont que « sectarisme », « enfermement sur soi-même » et « détestation de l’autre ».

 

Paul Desmarais

Médaillé.

PARIS — Dans un très rare entretien avec un journaliste, l’influent homme d’affaires canadien Paul Desmarais affirme que si le Québec se sépare du reste du Canada, ce sera sa fin.

Maintenant âgé de 81 ans, M.Desmarais, qui est né et a grandi en Ontario mais qui vit au Québec, a accordé une entrevue sur sa vie au magazine français Le Point. Il y affirme fermement avoir choisi le Québec pour vivre mais que son pays est le Canada et que le Québec est sa province.

M. Sarko se fait-il souffler les réponses ?

« Quand tu entres dans la propriété, on t’ouvre un premier portail. Ensuite, tu dois faire des kilomètres et des kilomètres avant d’arriver au château », racontait Nicolas Sarkozy à propos du fief de son ami Desmarais.»

Impressionnant le château.

Un Versailles au Québec.

Une médaille, un poste

Notamment Nicolas Sarkozy, qu’il a rencontré à ses débuts et avec qui il s’est lié d’amitié. Ce dernier ne tarissait pas d’éloge sur lui, affirmant que s’il est devenu Président de la République française, c’est «grâce en partie aux conseils, à l’amitié et à la fidélité de Paul Desmarais».

Assez clair. Non?

Démocratie ou monarchie d’affaires?

La question est la suivante : ce qui a été créé pour le pays – les honneurs, les récompenses, sont-ils devenus   l’apanage d’une clique qui se médaillent sans respects envers  les   citoyens de leur pays?

Hémorroïdes

 

Les hémorroïdes sont une dilatation des veines de la zone anale (anus et rectum) et du tissu qui les entourent ; ce phénomène est semblable aux varices qui peuvent apparaître sur les jambes. Situées au niveau de la sous-muqueuse du canal anal, elles jouent un rôle physiologique dans la continence en  contribuant à la fermeture de l’orifice anal. Source

Quand le monde est à l’envers, que l’on récompense les «amis», les hémorroïdes se logent dans le cerveau.

Ça enfle, et comme disait M. Foglia, ils se promènent se  tortillant du cul pour chier droit.

C’est pas beau, c’est  pas poli, mais c’est vrai.

Comme disait Réjean Ducharme, qu’on ne vienne  pas nous faire scier.

L’origine du mot Sarkozy

J’ai fait un tour de toile. L’origine du mot -les sources ne sont pas sûres – mais certains y tiennent. Ce serait Charlie Hebdo qui aurait lancé cette «histoire» peu probable. Réfutée, remise en question, jouant sur les mots…

Eh bien, la réponse n’est pas piquée des hanetons.
On apprend d’abord que son nom se prononce “char-kö-sy” en hongrois et
signifie littéralement “dans la boue”. Il proviendrait de la ville
Hongroise de Sarköse, bâtie effectivement sur des marécages, le “y” final
indiquant une origine noble (son nom complet est en fait Sakosy (de)
Nagy-Bocsa)….

Mais ce qui fait le plus marrer les Hongrois interrogés, c’est la
prononciation de son nom à la française : “Sar-ko-sy”. En effet, le phonème
“Sar” signifie “merde” en hongrois (qui s’écrit en fait “szar” ).

Et l’on apprend que “Sarkosy”, prononcé à la française, signifie
littéralement “dans la merde” en hongrois…

Si c’est faux, maintenant c’est vrai.

 

 

 

 


BIP! BIP!

19-novembre-2009

 

Source de l’image: Slauroblogpacajob 2008

Hélas! hélas! En vain comme des chassieux
Qui marchent à tâtons et clignent les deux yeux,
Nous nous efforçons tous, pilotes sans boussole,
De lire dans les feux de la grande coupole
Vers quel noble avenir vogue le genre humain;

Barbier, Satires, Le Dernier temple, 1865, p. 273.

 Carnivorous slobbius : carnivore vulgaire

C’est le nom railleur  «latinisé» d’un personnage de  dessins animés.  On dirait toutefois une dénomination d’un  de requin de la  finance,  du pouvoir, ou des deux, Bref, tous ces ostrogoths  qui régissent notre vie pour notre bien dans en oeuvrant dans la construction d’une quincaillerie à grande surface sur  une boule ronde et bleue.

À chercher la signification du monde et sa direction, rien de mieux que les dessins animés qui n’ont rien à vendre, sauf de l’«entertainment». On s’amuse, on rigole… mais à la fin, on ne rigole plus.

C’est sérieux les dessins animés. 

Le Roadrunner

Coyote n’aura alors de cesse d’inventer des stratagèmes loufoques (du patin à réacteur à la catapulte géante) pour capturer son repas. Il verra ses idées se retourner les unes après les autres contre lui. Pétard mouillé, élastique capricieux ou enclume facétieuse, Coyote se fera prendre à chaque fois à son propre piège dans l’amusement du téléspectateur tandis que Bip Bip, farceur et malin, nous gratifie d’un panneau à l’humour grinçant pour commenter la situation avant de repartir en lâchant un « bip bip ! » provocateur. Bipbip et Coyotte

Toutes les discussions du monde se heurtent à une sorte de dessein animé de l’intérieur dont nous ne contrôlons pas vraiment les personnages. Nous vivons dans une schizophrénie à fragmentation continue dérivant de facteurs qui pourraient maintenant  être représentés  par un nombre infini comme le    N-track Studio qui permet un nombre de pistes selon la capacité de l’ordinateur ainsi que de  l’imagination du compositeur. À tel point que le programme lui-même, qui  à ses débuts pouvait représenter une certaine réalité, dépasse aujourd’hui le «besoin», à cause même de ce N infini devenant inutile puis que l’on ne peut plus matérialiser cet infini… Un million de pistes sonores ne donneront pas une meilleure chanson

Et il en est ainsi  dans la vie : on dépasse nos besoins, de sorte que l’illusion du pouvoir est représentée par un infini devenu obsolète par notre capacité à gérer la réalité. Et vivement enterré dans le mitraillage des produits de consommation qui est un prolongement de N.  Nous nous sommes égarés dans un infini de non besoins : les gadgets illusionnistes ayant créé un écran sur les réels besoins : travail, famille, éducation, et paix, et toutes les nécessités d’un quotidien lui aussi brisé.

La guerre des prix mène à celle des mal pris…

Le Fight Club ACME

La fausse surabondance cache celle qui disparaît lentement. Si un bonne paire de pantoufles représentent le confort, celui de l’état mental – après avoir assouvis les besoins primaires – est le plus important. 

L’activité humaine, avec sa multitude d’actions, d’interactions, en est rendue à  un niveau où il est quasi impossible de créer une œuvre commune : c’est le grand chaos, et la fin du monde est proche. Rien n’a besoin d’être détruit, car nous le sommes un peu tous de l’intérieur par un massacre continuel et invisible d’une race sous tension, vidée, en surmenage constant. On se rafistole aux antidépresseurs et autres produits de calfeutrage.

La lutte a plus d’importance que le résultat qui nécessite des sacrifices de la part de nos êtres bouffie de l’égo. . Et c’est pourquoi, comme dans «les grandes inventions» de la Cie ACME, nous en sommes à suivre des cours de boxe par correspondance, à enfermer 300 chansons dans une boîte minuscule. Chacun a ses outils, chacun a son garage, chacun est enclos dans son petit domaine clôturé…selon les règlements de la ville, de la province, de l’État en passant par une multitude de «services» tampons qui finissent par filtrer la vie et robotiser l’humain.   

Ajoutez à cela la frilosité des  ego  attelés  un orgueil de réacteur nucléaire, nous voilà forts et beaux  dans son «soi», mais laids dans la grande solitude de la société.

Malgré nos cinéma maison, tout se ramène encore au bon vieux chandail de laine : il faut mailler et démailler pour cette œuvre délicieusement anodine mais tellement pratique.

À l’heure où les moutons sont dans les champs, les grands projets vendent la laine – avec la grande hâte de tirer profit des bêêêêêtes. D’un côté, la société cultive la bête pour la laine, et dans cette fausse chaleur, nous sommes maintenant un peu perdus. À se demander si la fiction et la distance de nos rapports ne sont pas des illusions de mouvements que nous entretenons. Piétiner ne mène pas loin…

Ce qui fait l’affaire de la Cie ACME : elle ne vend que des gadgets. Et elle ne satisfait que les vendeurs de produits.

La société n’est plus pour l’Homme : elle est devenue celle de dirigeants rendus invisibles par le même procédé que la peinture de la Cie ACME : elle rend  invisible.

Qui donc dirige le monde? Et dans quel dessein?

La liberté par une démocratie tartufe?

On n’a jamais autant cultivé les petits rois et une noblesse décadente amorale, bien calée dans son fauteuil capitonné aux dollars.  Car, en fait, tous les gadgets et armes vendues son inefficaces comme celles du célèbre dessin animé.

C’est tout de même assez surprenant qu’un dessin animé nous en apprenne autant sur la conduite humaine. Car à défauts d’idées pratiques et réelles, le Roadrunner finit par créer une stratégie basée sur des inventions saugrenues, par tricherie,  par ambition,  pour une proie qui réussit à le narger … avec des pancartes. Le Roadrunner achète ou fabriques ses outils et ses armes à partir d’une seule compagnie : : ACME

En fin de compte, pour faire «universitaire» dans le modèle, on peut en conclure que la science, la politique, sous toutes ses formes, est un vaste échec que nous entretenons. C’est la fascination d’un tour  de  magie mis à jour  qui nous leurre. De surcroît, il a tous les moyens de se renouveler en apparence pour nous leurrer davantage.

Encore une fois étrange que la méthode scientifique qualifiée de «prudente» nous offre les produits les plus farfelus pour attraper la proie que nous sommes. En fait, la réponse est encore dans les dessins animés et dans sa compagnie bidon :  ACME 

L’univers ACME

À force de creuser, je me rends compte que cet univers de dessin animé est une représentation cachée d’une vérité bien profonde. C’est  assez désarmant, je l’avoue. Quand on pense à tout l’argent investi dans des livres, si une image vaut mille mots, un dessin, une fois multiplié par 23,97 fps ( frames par seconde)  vaut bien des images. Et ça bouge…

Sauf dans la vie, la réalité est en train de figer la planète dans un sable  de maniérisme  gras et pâteux qui entraînera la perte de cette merveilleuse espèce : la race humaine.

 Et voyez la suite, Ô combien démonstratrice des États et de ses goinfres à cravates, enfermés dans leur élitisme souillé , créant des INC! INC!  à grande vitesse, égale  à la stupidité de sa «philosophie» et de ses produits :

L’activité de la compagnie n’est jamais clairement définie, mais elle apparaît comme un conglomérat pouvant manufacturer n’importe quel produit et offrir n’importe quel service imaginable, et ce peu importe leur extravagance ou leur inutilité. L’acronyme de la compagnie signifierait American Company Making Everything (Compagnie Américaine Fabriquant Tout) ou, selon d’autres, A Company that Makes Everything (Une Compagnie qui Fait Tout), ou encore Another Company Making Everything. En anglais, acme signifie acmé, il s’agit donc de rétroacronymes. L’acmé désigne le point extrême d’une tension, d’un propos ou d’une situation. Appliqué à une civilisation, le terme évoque son apogée.

Les produits ACME

LA MACHINE À ADDITIONNER : si simples à utiliser que même les chiens peuvent calculer la raison pour laquelle les souris détestent le fromage et pourquoi les chats veulent que les chats les massacrent.

LE BOOMERANG : ils sont garantis de toujours être renvoyés au lanceur.

LE KIT D’EXPLOSIFS POUR JUNIORS : Démarrez votre carrière comme expert en démolition avec notre kit.

LA PEINTURE INVISIBLE : peinturez-vous vous-même avec la peinture invisible et rien – incluant les roadrunners – seront capable de vous voir. Le catalogue

Les règles

À première vue, elles sont  stupides. Sauf qu’en avançant dans l’Histoire, on dirait qu’elles deviennent de  plus en plus …plausibles. Il n’y a qu’une compagnie de production… C’est comme ça que probablement, les drapeaux américains sont fabriqués dans un pays asiatique. En affaires, il n’y a plus de pays, on le sait.

D’où cette vieille prise de conscience d’un astronaute américain à quelques minutes du décollage : «C’est un peu inquiétant de partir avec une machine de 50 millions de pièces toutes fabriquées par des soumissionnaires aux prix le plus bas possible»…

Selon les commentaires de Chuck Jones dans Chuck Amuck: The Life and Times Of An Animated Cartoonist, l’auteur a obéi à des règles simples mais strictes :

  • Règle 1 : Bip Bip ne peut blesser Vil Coyote sauf en hurlant « Bip ! Bip ! »
  • Règle 2 : Aucune force extérieure ne peut blesser le Coyote – si ce n’est sa propre incompétence ou les produits ACME.
  • Règle 3 : Le Coyote pourrait s’arrêter à tout moment s’il n’était pas aussi fanatique. (Rappel : « Un fanatique est une personne qui redouble d’efforts en oubliant le but de sa poursuite » – George Santayana).
  • Règle 4 : Jamais de dialogue, excepté le légendaire « Bip ! Bip ! » ou, à l’occasion, une inscription laconique sur une pancarte au moment même où Vil Coyote réalise qu’il court douloureusement à sa perte.
  • Règle 5 : Bip Bip doit rester sur la route, pour la seule raison qu’il est un roadrunner.
  • Règle 6 : Toute l’action doit se dérouler dans le milieu naturel des deux personnages, le désert du Sud-Ouest américain.
  • Règle 7 : Tout outil, arme ou équipement mécanique doit provenir de la compagnie ACME Corporation.
  • Règle 8 : Utiliser aussi souvent que possible la loi de la pesanteur comme ennemi numéro un du Coyote.
  • Règle 9 : Le Coyote est toujours plus humilié que blessé lorsqu’il échoue.
  • Règle 10 (non officielle) : Le Coyote doit toujours recueillir la sympathie du public.
  • Règle 11 (vu dans l’encyclopédie des Looney Tunes) : Chaque cartoon de Bip Bip et Vil Coyote doit comporter 11 gags. Bipbip et Coyotte

Il ne reste plus de réponses à ces profiteurs,  exceptées le Bip ! Bip ! Ni  de dialogues. Comme dans la vie, il n’y en a pas dans cette bande dessinée. Il y a une légère progressions, les onze gags : nous étions à G8, nous sommes à G20. Le nombre de gags a tendance à enfler… on en a grandement besoin pour nous convaincre du sérieux d’une colonie  de sans desseins qui nous fait vivre du 2012 à tous les coins d’an.

Comme dans le cartoon, pour nous protéger, s’il ne reste plus qu’ une compagnie pour nous approvisionner, NOUS N’AVONS PLUS LE CHOIX DU PRODUIT, ni de la manière de contrôler notre production.

Le procès : Coyote VS compagnie ACME Corporation

Voilà notre Coyote détruit, anéanti  par son fanatisme et les mauvais produits de la Cie ACME. Il n’aura plus aucun recours que celle de la poursuivre en justice.

La répétition des coups le long d’un axe vertical a produit une série de plis réguliers horizontaux dans les tissus corporels de M. Coyote,  mettant M. Coyote dans une  condition rare et douloureuse, caractérisée par une suite d’élongations et de compressions verticales alternatives, lui faisant émettre à chaque pas une suite de fausses notes, telles celles produites par un accordéon désaccordé. La nature gênante et embarrassante de ces lésions a empêché  M. Coyote de suivre une vie sociale normale.  

Comme la Cour doit sans doute le savoir, le Défendeur a le quasi-monopole de fabrication et de vente de marchandises, nécessaires aux activités de M. Coyote. Nous affirmons que le Défendeur a fait usage d’une position dominante, au détriment du consommateur, quant à la vente de produits spécialisés tels que poil à gratter, cerfs-volants géants,  pièges à tigres birmans, enclumes et longues bandes de caoutchouc de deux cents pied de long. 
Comme il se méfie à présent des produits du Défendeur, M. Coyote n’a plus aucun autre fournisseur auprès duquel il puisse s’approvisionner. On peut seulement se demander ce que feraient dans une telle situation nos partenaires commerciaux en Europe de l’Ouest ou au Japon, alors qu’on permet à une société géante de transformer un client en victime, de la façon la plus insouciante et injustifiée, à maintes reprises.

M. Coyote demande avec respect que la Cour prenne en compte les implications économiques et fixe le montant des dommages et intérêts à dix-sept millions de dollars. 
De plus, M. Coyote estime les dégâts réels (repas manqués, dépenses médicales, jours perdus dans ses activités professionnelles) à un million de dollars, les dégâts généraux (cruauté mentale, atteinte à sa réputation) à vingt millions de dollars, et les honoraires d’avocat à sept cents cinquante mille dollars. 
Soit au total : trente huit millions sept cents cinquante mille dollars
En attribuant à M. Coyote la totalité de la somme, la Cour blâmera ainsi le Défendeur, son Conseil d’administration, ses dirigeants, ses actionnaires, ses héritiers et l’assignera à réparation, en une langue qu’il comprendra, et réaffirmera alors le droit du prédateur individuel en le mettant sous la protection de la Loi.
Coyote VS ACME

 

L’inutile à l’agréable

J’ai essayé de retracer une revue, celle de la célèbre  Popular Mechanics  qui faisait le bilan des pires inventions du siècle dernier, n’incluant pas la tentative de créer un steak artificiel, bien sûr. Il y en a des centaines, voire des milliers…

Genre comme… Une machine à rayons X, la Shoe-Fitting Fluoroscope (1927), vendue à 10, 000 exemplaires dans les magasins de souliers en Amérique et en Europe…Fabriquée pour trouver le bon ajustement.  Jusqu’à se qu’on se rende compte de ses dangers pour la santé : une femme s’y brûla et dut se faire amputer la jambe…

L’histoire ne parle pas des autres cas ni des poursuites contre la compagnie.

En passant, c’est scientifique. Genre comme… sans danger. Tsé veu dire…

P.S. : C’est du passé? Ah! Informez-vous auprès des techniciens en radiologie sur la fréquence et laissez-les calculer pour vous l’usage que l’on fait encore du Rayon-X aujourd’hui. Radio-Canada.

En 2001, 1500 décès par année. Sans compter les maladies provoquées, reportées à plus tard. De 1927…. à N.

Au fait, vous chaussez quelle pointure? Vérifiez, la machine est ici…

C’est sans danger : la médecine peut vous amputer en un rien de temps.

Merci médecine!